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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:30

C’est vrai. Vladimir Poutine n’entraîne pas spontanément la sympathie, encore moins la confiance. L’ancien des services spéciaux (KGB) de l’URSS experte en son temps dans le choix des cadres très spécieux, arrivé au pouvoir grâce au peu reluisant Boris Elstine, orfèvre en changement de casaque, manipulateur de génie, tsar à l’ancienne ouvert aux progrès technologiques, est un sacré malin, un calculateur formé à la meilleure ou pire école, un stratège de haut vol. Quoi qu’on puisse penser du personnage et de sa politique, le sous-estimer, le mépriser, tenter de le marginaliser relève de l’analyse à courte vue et d’une incompétence coupable en matière de relations internationales. C’est dans ce marigot que se complaisent actuellement l’Europe, particulièrement la France, et les Etats-Unis.

Prenez quelques uns des derniers événements internationaux sur lesquels il ne s’agit pas ici de porter un jugement.

  • La Syrie? Alors qu’il n’y a pas si longtemps les Rafales et un porte avions US chauffaient les moteurs, le statut quo est la règle aujourd’hui entre le régime de Bassar al Assad et les fous d’Al-Quaida tandis que les forces démocratiques et laïques sont la cible des deux précités, y compris actuellement à Genève. Les gesticulations de MM. Hollande et Fabius n’ont pas modifié d’une semelle la position de Poutine.
  • L’Ukraine? Les envoyés spéciaux européens et nord-américains se précipitent à Kiev. Pour quel résultat ? Poutine reste la pièce maîtresse de la situation.
  • La BRICS? La structure réunissant la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud constitue une énorme force économique et politique en mouvement. Elle joue et jouera un rôle déterminant dans les affaires du monde. Poutine n’y est pas un second couteau.

Négliger et mépriser la Russie, freiner les relations avec Moscou, multiplier les déclarations peu amènes et se glorifier, par exemple, de limiter la représentation gouvernementale française à l’inauguration des jeux de Sotchi relèvent d’une politique étrangère à la petite semaine. Certains diraient boutiquière.

José Fort

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commentaires

Trannoy 09/02/2014 17:00

Sauf que les positions, ou plutôt l'absence de positions de la direction du PCF relève elles aussi de la politique boutiquière. L'absence de positionnement de la direction du PCF sur la tentative d'organisation d'un coup d'état en Ukraine s'appuyant sur les néo nazis me laisse songeur. A-t'on un fil à la patte à ce point ?? Je t'écris ici du Venezuela où je séjourne depuis le 02/12/2013 jusqu'au 03/03/2014. A regarder TéléSur est ici une bonne cure de désintoxication. Et là aussi l'impérialisme est à l'oeuvre par déstabilisation économique interposée, une stratégie à la chilienne est ici en train de se mettre en place. Mais c'est vrai le mot impérialisme à disparu de notre vocabulaire signant ainsi peut-être un ralliement à la doxa "occidentale"

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