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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 12:46

Au risque de passer pour un cœur sec, je l’affirme: les démonstrations parisiennes et obamesque par dames interposées me gênent, m’indisposent.

L’enlèvement des 200 jeunes filles par la secte Boko Haram qui sème le chaos depuis des années au Nigéria donne la nausée. L’émotion face à une telle horreur prolongée par des actions citoyennes et solidaires est compréhensible, juste, nécessaire. Les femmes, les personnalités, les artistes, les gens « de rien » qui se rassemblent pour crier « rendez-nous nos filles » ont raison d’afficher leur volonté de sauver ces gosses aux mains de tueurs fous.

Seulement fous ? Exprimer sa peine, son indignation, sa colère ne suffit pas. Il faut aller au delà, au risque sinon d’en rester au constat. Les gouvernants nigérians ont fabriqué un monstre, le Boko Haram, comme Reagan et les Occidentaux avaient accouché des Talibans en Afghanistan. Les ingrédients sont les mêmes : élites corrompues, richesses dans une partie du pays, l’autre laissée à l’abandon, appareil d’Etat gangréné bénéficiant de la complicité silencieuse des Etats-Unis et de l’Union Européenne.

Il faudra continuer à mobiliser pour obtenir la libération des 200 jeunes filles nigérianes. Dans le même mouvement, il faudra dépasser les hypocrisies faciles et médiatiques en pointant les vrais responsables du crime : ceux qui ont nourri et armé les assassins.

José Fort

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