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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 15:05

Au risque de me faire traiter d’orchicoclaste (1), il n’est pas inutile, une fois encore, de rafraîchir les mémoires. Notamment celles des « personnalités » expertes en larmes dès qu’une caméra se trouve à proximité. Tenez, par exemple, l’affaire des deux cents jeunes filles enlevées par la secte boko haram au Nigéria et qui, pour la plupart, sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Après les émissions spéciales, les infos en boucle, les prestations des femmes et compagnes de président en exercice ou d’ex en mal de pub, de ministres aux promesses rarement exaucées, ces pauvres jeunes nigérianes ne peuvent compter que sur elles-mêmes : elles ont sombré dans l’oubli de la prétendue « communauté » internationale, ce machin inexistant où plutôt ce fameux club rassemblant les prédateurs du monde.

On se souvient de Mme Obama brandissant une feuille sur laquelle était écrit « Bring Back our girls », rendez-nous nos filles ; on reste marqué par la scène si touchante sur l’esplanade du Trocadéro réunissant Carla Bruni et Valérie Trieweiler ; on ne peut pas oublier la tirade de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale annonçant l’envoi sur place d’une « équipe spécialisée », ses homologues britannique et nord-américain promettant des avions renifleurs, pardon d’observation, à l’heure où les satellites détectent une présence au centimètre près.

L’émotion, pour ces gens là, c’est comme un kleenex qu’on jette quand on en a plus besoin. C’est le temps du paraître et du disparaître.

José Fort

(1) Casse-couilles

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