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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 16:52

Je rentre d’Espagne où l’Alliance française a bien voulu m’inviter pour deux conférences-présentation de mon livre « Trente ans d’Humanité, ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire » (1). A Oviedo et à Llanes, les débats ont porté sur la liberté d’expression, le pluralisme et le terrorisme qui s’est abattu sur Paris au mois de novembre dernier. Un public attentif, de nombreuses personnalités locales rencontrées et une « couverture » médiatique radio et presse écrite au delà de toute espérance. Merci à tous pour leur accueil.

Nous venions à peine de franchir la frontière à Irun que la radio crachait l’annonce des ignobles attentats de Bruxelles. Ana, ma jeune guide-hôtesse de ces jours délicieux, dans le civil cantatrice de talent, femme espagnole jusqu’au bout de gentillesse, d’intelligence, de culture, d’humour et d’engagement social a repris sur Facebook une de mes phrases prononcées la veille : « les terroristes sont des monstres mais ce sont nos (l’occident) monstres. »

Je persiste et je signe : les guerres organisées par la famille Bush en Irak, celle du sinistre BHL reconverti en ministre de la guerre de Sarkozy en Libye, les aventures militaires occidentales menées ici et là, particulièrement en Syrie sous la houlette de Hollande, toutes menées au nom de la prétendue « démocratie » par les héritiers des croisés qui ont sali l’histoire lors des Croisades ou plus près de nous pendant les guerres coloniales, ont provoqué la totale déstabilisation du Moyen-Orient et alimenté l’irruption du fanatisme.

S’en tenir à la compassion ne suffit pas. Il faut désigner les véritables coupables : les gouvernants nord-américains et leurs fidèles caniches membres de l’Otan sont à l’origine de ce déferlement de violences, de peur et de haine.

Et puis voilà que sur mon ordinateur orphelin depuis quatre jours apparaissent des textes, des appels de communistes en errance à la recherche de signatures pour une pétition, celle voulant le retour au franc, celle plus « bolcho que moi tu meurs », celle affirmant que Mélenchon est « notre candidat », celle souhaitant un Front de gauche ragaillardi et cachant son candidat choisi, le précité. Ou encore celle qui veut et qui en même temps ne veut pas. Une série de calembredaines qui, si elles n’émanaient pas en partie d’anciens responsables du PCF ou de leurs porte-plumes à tout faire qu’on n’a pas connu aussi vifs du temps de la mutation-désagrégation de M. Hue alors qu’ils étaient aux affaires, ne pèseraient pour rien. La vision communiste ne se construit avec d’anciens membres de l’appareil. La nouvelle génération de militants et de dirigeants communistes peut s’appuyer sur l’expérience des plus anciens. S’appuyer, sans plus. Ce ne sont pas les anciens dirigeants qui feront l’histoire de demain. A eux de rester discrets et humbles, leur bilan ne relevant pas de l’exploit.

José Fort

  1. info.arcane17@orange.fr

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