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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 04:54

Sur le site UCR/CGT

En direct du congrès de la CGT

« 51 à Marseille fallait oser »

D’entrée, Philippe Martinez n’a pas hésité à faire référence, lundi à l’ouverture du congrès de la CGT, à une célèbre marque de pastis devant les 999 délégués. 78% assistent pour la première fois à un tel événement. Quelques instants auparavant, le secrétaire de l’Union départementale des Bouches-du-Rhône qui avait provoqué des cris en citant le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, avouait « qu’avant » la longue lutte des Fralib il avait « du mal à boire du thé » mais que désormais il s’y était mis, les plus récalcitrants pouvant prendre du thé à 17h et à 21h en se réservant 12h et 18h pour le pastis. Au congrès de la CGT, on mêle l’humour au sérieux des débats, on conjugue la galéjade « à la réflexion et à l’action ».

Dans le rapport d’ouverture de Philippe Martinez, il y en a pour tout le monde. Direct, sans fioriture. La première organisation syndicale qui « compte bien le rester » a traversé, selon Martinez « des périodes difficiles » mettant à mal « nos valeurs » en assurant : « Nous les avons surmontées. »

Les libertés syndicales ? Les Goodyear et les 5 d’Air France s’exprimeront pendant le congrès. Ils peuvent compter sur la solidarité car « Quand on touche un des nôtres, c’est toute la CGT qui doit répondre. » Un collectif confédéral va être crée sur cette question.

La loi sur le travail ? Un retour au XIX eme siècle « Sarkozy en rêvait, Hollande veut le faire », a affirmé Philippe Martinez soulignant le nécessaire accueil « digne » des migrants, l’action conjointe avec les sans papiers, la lutte contre le racisme et le Front national, les tentatives de division des salariés.

Les alternatives ? Il invite à « user plus de salives » pour avancer des propositions et ne pas « s’enfermer » dans un syndicalisme institutionnel, la CGT refusant les « strapontins pour simplement écouter ». Avec quatre axes principaux d’action : la dénonciation du prétendu « coût » du travail et le vrai « coût du capital », l’augmentation des salaires, la relance de l’industrie et le contrôle des finances publiques. Avec une attention soutenue pour le mouvement « Nuits debout » « favorisant le débat et la démocratie » qui doit trouver des prolongements dans les entreprises.

Les retraités ? Pour la première fois, les choses ont été dites clairement et nettement. Pour Philippe Martinez, l’organisation des retraités dans la CGT répond à un « besoin de complémentarité », la « continuité syndicale » exigeant des « mesures concrètes » passant notamment par l’instauration d’une « carte permanente ». « Chaque syndiqué compte pour un », a-t-il souligné concluant : « mettons en pratique sans attendre ».

José Fort

La délégation du PS huée

La présidente de séance égrenait la liste des organisations présentes lorsqu’elle a annoncé la délégation du parti socialiste. Il a fallu attendre de longs instants avant qu’elle puisse reprendre la parole, les délégués furieux hurlant : « Retrait de la loi ».

Ballade avant congrès

Une fois badgé, une ballade s’impose. Deux expositions photos sont présentées : celle du photographe de « Vie Nouvelle » Alloua Sayat sur le thème « paroles de syndiqués » ; la seconde retrace la compagnonnage entre l’équipe de Charlie Hebdo et la CGT, particulièrement avec nos amis dessinateurs assassinés au mois de janvier 2015.

Puis on avance vers l’espace « partenaires », ses stands, son bar et… un terrain de boules « utilisable seulement pendant les pauses », me glisse un des organisateurs.

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