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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:26

Ma chronique sur Radio Art-Mada (en direct, tous les lundi à 19h15)

Le déchaînement du pouvoir, de la droite, de leurs relais médiatiques contre le mouvement social, la CGT et son secrétaire général, Philippe Martinez a atteint des sommets. A un point tel que les plus anciens militants assurent qu’il faut remonter loin dans le temps pour se remémorer un tel déferlement de hargne, de mensonges, de mépris, de chantages, de menaces.

Ils osent évoquer à l’Assemblée nationale, sur les télés, les radios, dans la presse avec leurs serviles chiens de garde, la « violence des grèves et des blocages» afin d’attiser si possible un mécontentement contre le mouvement social alors qu’une majorité de Français demande le retrait du projet de loi sur le « travail ».

Qui est violent ? Les 200 « autonomes » qui profitent des manifestations à Paris et les quelques dizaines d’autres à Nantes et à Rennes pour casser afin de dénaturer le mouvement ? Certainement. Encercler puis neutraliser ces fous furieux et dangereux, souvent infiltrés, ne relève pas de l’exploit ou alors il faut s’alarmer de la capacité réelle des forces dites de l’ordre de s’attaquer aux terroristes. En fait, la police, sur ordre, laisse faire d’abord, avant d’intervenir assurant ainsi en images les journaux télévisés.

Qui est violent ? Le pouvoir qui interdit aux députés de débattre du projet de loi ou les centaines de milliers de personnes qui depuis près de trois mois manifestent leur opposition à la loi scélérate ?

Qui est violent ? Les salariés d’Air France qui ont déchiré deux chemises ou la direction qui procède à 2500 licenciements alors que le PDG augmente sa rémunération de 60% ?

Qui est violent ? Les travailleurs de Goodyear condamnés à la prison ferme alors que le patron de la Société générale qui a menti au Sénat à propos de ses sales affaires au Panama n’est pas poursuivi ?

Qui est violent ? Ceux qui demandent le respect des promesses électorales ou ceux qui trahissent leurs engagements ?

Qui est violent ? Un Premier ministre (petit fils d’un journaliste d’une radio fasciste du temps de Franco) qui refuse le dialogue, menace la première centrale syndicale de France et le secrétaire général de la CGT (fils de républicains espagnols), faites la différence, qui porte la revendication des salariés tranquillement, sereinement avec conviction ?

Qui est violent ? Ceux qui font la grève perdant des journées de salaire ou ces actionnaires qui ont augmenté en France 50% leurs dividendes de janvier à mars 2016 ?

Qui sont les violents ? Ceux qui à l’instar du « Figaro » titrent à propos de Philippe Martinez « l’homme qui veut mettre le pays à genoux », ceux qui comme Gattaz relayés par la presse aux ordres de l’oligarchie financière qualifient les militants CGT de « voyous » où ceux qui tout en protégeant leur outil de travail avec esprit de responsabilité mènent un grève non seulement pour défendre leurs intérêts mais ceux des futures générations ?

Qui est violent ? Ceux qui résistent ou ceux qui s’alignent sur la volonté patronale ?

Qui sont les violents médiatiques, les « staliniens », c’est à dire nous, comme l’affirme l’ancien maoïste Laurent Joffrin, squatteur des ondes du service public, aujourd’hui salarié du milliardaire franco-israélien, Patrick Drahi ou les grands patrons de presse, le précité et aussi le trio Bergé-Pigasse-Niel pour Le Monde, Serge Dassault pour Le Figaro, Bernard Arnault pour Les Échos et Le Parisien, ou encore Lagardère pour Europe1 ?

Qui sont les violents ? A coup sur ceux qui évoquent le « pluralisme », la « liberté de la presse » et impose de limiter le choix entre le journal d’un marchand d’armes et celui d’un banquier d’affaires, et dans tous les cas de « s’informer » dans les colonnes de champions des holdings et des paradis fiscaux ? Ceux qui refusent de publier un communiqué du secrétaire général de la CGT et se retrouvent comme l’arroseur arrosé ?

Pourquoi ce déferlement de violences, de haine, de hargne contre le monde du travail, contre ceux qui créent les richesses du pays et contre leurs représentants ? La réponse tient en trois mots : lutte de classes, vous savez ce machin qu’on disait désuet à mettre à la poubelle. Tant que vous ne tapez pas dans leurs caisses, les oligarques et leurs mandataires laissent faire. Un peu, pas trop quand même. Mais dès que l’énergie risque de manquer, que les transports peuvent se faire rare, dès que la chimie, le pétrole, bref tout ce qui fait tourner les affaires annoncent un arrêt d’activités, alors la meute sort du bois prête à mordre.

Bonsoir à tous et restons groupés.

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commentaires

rossignol liliane 30/05/2016 23:12

Oh merci , ça fait du bien !!! car je suis asphixiée par les chiens de garde qui aboient sur tous les médias .Merci publiez le dans l huma .Aidez nous à reprendre souffle dans ce tsunami d insultes à tous les travailleurs ,les chomeurs ,les sans dents , les riens.
Enfin dès qu ils s arrêtent on s aperçoit qu ils existent et que ce sont eux qui font tourner la barraque sans en récolter le juste fruit qu on veut leur reprendre .Vive la lutte !!!

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