Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 19:35

Ma chronique sur radio Art-Mada

(En direct tous les lundi à 19h15)

Vous souvenez-vous des assauts d’amabilités que s’échangeaient lorsqu’ils étaient au pouvoir Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire et Copé entre deux footings obligatoires au début du quinquennat démarré en 2007 ?

Les lèches-tennis sarkozistes – sauf Juppé, faut être juste -, essoufflés, ont rapidement déclaré forfait en apprenant le coup de chaud du patron du côté de la Lanterne, un midi caniculesque. Discrètement, ils avaient raillé le « petit Napoléon ». Les quolibets avaient fusé dans les cabinets ministériels, certains ayant espéré un moment que le « nabot » passe l’arme à gauche. Rien n’avait filtré sur les gentillesses de ses « collaborateurs », ainsi Sarkozy qualifiait ses ministres. Il en savait plus qu’il n’y laissait paraître grâce à ses hommes placés dans la plupart des ministères. Bref, c’était le temps du silence officiel. Tout le monde était beau. Tout le monde était gentil.

Depuis dimanche, les mêmes cités plus haut et engagés dans la primaire à droite se lâchent grave. Ils exposent leur haine, leur rancœur. Au top, l’ancien Premier ministre Fillon déclare à propos de son ex-patron, je le cite : « Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on est pas soi-même irréprochable » ajoutant : « Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen. » Et alors que Sarkozy traite Fillon « d’eunuque », Juppé de « papy », Le Maire « d’insignifiant » et Copé de « traître », le maire de Bordeaux l’invite à ne pas surfer sur « des surenchères, des compromis bancal, le dénis de réalité et les demi solutions. » Le Maire, lui, rappelle son passé « balladurien », Copé affirmant : « Sarko a fait son temps ».

Entre ces gens là, c’est l’amour fou. Prêts à tout, ils tapent, ils frappent, ils cognent, et ce n’est que le début d’une saga féroce. Des révélations ne manqueront pas de sortir sur les sales affaires de Sarkozy qu’il convient désormais d’affubler du titre : candidat-casseroles. Il le sait bien : l’élection présidentielle est sa dernière chance pour lui éviter la prison.

L’hypocrisie est la règle dans cette droite et cette fausse gauche malodorantes. L’hypocrisie qui faisait écrire

à l’écrivain américain Henri Miller

« Ce qui manque si tristement au monde actuel, ce sont la grandeur, la beauté, l’amour, la compassion – et la liberté. Fini le temps des grandes figures, des grands meneurs, des grands penseurs. À leur place, nous cultivons un bouillon de monstres, comme si nos gènes contenaient violence, cruauté et hypocrisie. »

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

Recherche

Articles Récents

Liens