Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:34

Les 4 axes prioritaires de la Révolution

 

 

Mon article dans « l’Humanité » de ce lundi

 

 

Lorsque les barbudos prennent le pouvoir à Cuba, le pays présente toutes les caractéristiques d’un pays colonisé, sous développé, une sorte de République bananière avec d’un côté la richesse et la corruption,  de l’autre  le dénuement.  

 

A La Havane, la mafia nord-américaine tient la capitale avec ses casinos, ses 10.000 prostituées, ses hôtels, ses réseaux de drogue, ses flics à la botte, ses élites véreux.

Dans les quartiers populaires des villes et surtout dans les campagnes,  les laissés pour compte survivent dans la misère et la violence. Le 1 er janvier 1959, tout est à construire. Tout est à penser.

 

A peine les révolutionnaires installés dans la capitale et dans toutes les villes du  pays, Fidel Castro convoque une réunion avec pour objectif  l’attribution des principaux ministères. Il fait chaud dans la salle enveloppée d’un épais nuage de fumée et Fidel a du mal à se faire entendre au milieu du brouhaha. Il demande «  qui a des dispositions pour diriger la banque nationale ? » Un doigt se lève, celui de Che Guevara.  Il ne s’attardera pas à ce poste même s’il aura le temps de signer des billets devenus collector.  Il expliquera plus tard qu’il avait confondu, croyant qu’il s’agissait du ministère de l’Economie. Un poste qu’il occupera aussi un bref moment. Che n’était pas fait pour ça.

 

Pour Fidel Castro, quatre axes d’action devaient être rapidement mis en chantier : l’éducation, la santé, la culture et le sport. 56 ans après, malgré le blocus et toutes les difficultés et erreurs, aucun pays de la région ne peut afficher un bilan comparable à celui de Cuba.

 

Education ? Il fallait d’abord alphabétiser surtout dans les campagnes. En 2016, le taux d’alphabétisation s’élève à 99,8%, l’illettrisme ayant pratiquement disparu. Le taux de scolarisation est le plus élevé de l’Amérique latine avec 99,7% des enfants disposant d’une éducation gratuite jusqu’à l’université. Résultat ? Cuba accouche de scientifiques de très haut niveau en ayant investi prioritairement dans la recherche avec des résultats spectaculaires en matière médicale notamment les cancers. Qui dit mieux ?

 

La santé ?  Les campagnes disposaient de très peu de médecins. Il fallait aller à la ville pour tenter de se faire soigner dans des structures médicales payantes. Aujourd’hui, l’île des Caraïbes est une référence mondiale dans ce domaine.

En 1959, Cuba ne comptait que 6 286 médecins. Parmi ces derniers, 3 000 ont choisi de quitter le pays, l’administration Eisenhower ayant décidé de vider la nation de son capital humain, au point de créer une grave crise sanitaire.

Face à cela, Cuba s’était engagée à investir massivement dans la médecine, en universalisant l’accès aux études supérieures et instaurant la gratuité dans tous les cursus. Ainsi, il existe aujourd’hui 24 facultés de médecine (contre une seule en 1959) dans treize des quinze provinces cubaines, et le pays dispose de plus de 43 000 professeurs de médecine. Avec un médecin pour 148 habitants, selon l’Organisation mondiale de la Santé, Cuba est la nation au monde la mieux pourvue dans ce secteur avec un réseau de 161 hôpitaux et 452 polycliniques. Les médecins cubains sont présents dans de nombreux pays et des centaines d’étudiants étrangers sont formés dans la Grande Ile. Qui fait mieux ?

 

 

La Culture  et les sports? Si à Cuba de tout temps, la musique et les danses populaires sont reines, aujourd’hui le cercle d’intérêt s’est élargi avec la musique classique et la danse. Sans compter sur une production littéraire et cinématographique internationalement reconnue. Quant au sport, des noms comme Juantorena ou Stevenson résonnent encore dans la mémoire collective. De nombreux jeunes champions suivent leur trace, alors que l’activité sportive est une matière pratiquée comme une autre dans les écoles. Quel autre pays de la région peut en dire autant ?

 

Voici un pays en développement où l’espérance de vie s’élève à 76 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs.  En matière de «  dictature », on fait mieux.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

Recherche

Articles Récents

Liens