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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:48

 

 

Ma chronique sur Radio Art-Mada (tous les lundi en direct à 19h15)

 

 

 

Tranquillisez-vous. Je ne vais pas vous faire le coup du monsieur je sais tout à propos du résultat des élections nord-américaines.   Quelques constatations, tout de même :

 

1/Tous les sondages et commentateurs se sont plantés magistralement prenant leurs désirs pour réalité.

 

2/ Hillary Clinton a recueilli 200.000 voix de plus que Donald Trump. C’est vrai et cela ne change rien compte tenu de l’ancestral système électoral en vigueur aux Etats-Unis. On oublie simplement de préciser qu’elle a perdu plusieurs millions de suffrages qui s’étaient portés, il y a quatre ans, sur Obama.

 

3/ Les électeurs qui avaient accompagné les propositions «  progressistes » de Bernie Sanders lors des primaires démocrates ont boudé en partie les urnes, les jeunes particulièrement. Il est absurde d’affirmer que Sanders aurait fait mieux que Clinton, le ventre mou du parti démocrate opposé à celui qui avait donné un véritable sens à la campagne électorale étatsunienne aurait à coup sûr fui les urnes.

 

4/ Enfin, si le milliardaire a réuni sur son nom une partie de la caste des nantis, Clinton s’en partageant l’autre moitié, le fait majeur est le très fort taux d’abstention (plus de 50%) et le ralliement au nouveau président de nombreux ouvriers, de la classe moyenne paupérisée, des chômeurs et les laissés pour compte de la société yankee.

 

Je m’arrête là. Sauf que je ne peux m’empêcher de faire un rapprochement avec le récent vote britannique et la montée de l’extrême droite dans plusieurs pays européens. Les mêmes raisons entraînent les mêmes résultats. Mêmes causes, mêmes effets.  Et si nous n’y prenons garde, au printemps prochain, en France, nous n’aurons plus, comme on dit familièrement, que les yeux pour pleurer. Alors ? Alors ?

 

 

Il reste un peu moins de six mois pour construire un vaste rassemblement à gauche pour éviter le pire. Comme Aragon l’écrivait «  quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat ».

 

Ce n’est donc pas  l’alignement sur la désastreuse politique Hollande-Valls qui permettrait de résister à la menace brune. Ce n’est pas aussi le ralliement à un candidat autoproclamé, à l’égo démesuré et au programme inquiétant qui ouvrirait la voie pour battre la droite et son extrême, certain qu’il sera disqualifié pour le second tour de la présidentielle même s’il enregistrait un score important.

 

Pour combattre la menace, il faut voir autre chose, autre chose de plus grand, plus large, plus populaire, plus efficace. Cela se construit et nous n’avons plus que 6 mois pour le faire. Si nous y parvenons, les élections nord-américaines auront servi à quelque chose.

 

 - Avant de vous quitter, je veux rendre un hommage au poète, à l’écrivain, au chanteur Leonard Cohen. J’ai choisi ce soir son interprétation de The Partisan un hymne aux combattants en lutte en Espagne et aux Résistants. Ecoutons-le.

 

 

 

 

 

 

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