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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 02:38

Hollande, la scoumoune

 

(Ma chronique sur Radio Arts-Mada, tous les lundi en direct à 19h)

 

Alors que sur toutes les ondes et sur tous les tons, le seul nom de Fillon revient inlassablement, je veux ce soir m’intéresser à celui qui a déjà disparu des radars de la politique, M. François Hollande. On l’aurait presque oublié, même s’il tente d’exister ce lundi soir avec un entretien publié dans le quotidien « Le Monde ».

 

Pourquoi cet intérêt allez-vous soupirer craignant pour ma santé mentale ? Et bien, parce que je me pose une question. Elle me taraude depuis cinq ans. Cet homme porte-il la scoumoune, la guigne, la mouscaille, bref la poisse ?

 

On peut raisonnablement s’interroger tant, depuis son élection, se sont abattues avec force et constance la pluie et la foudre sur ses défilés, ses commémorations, ses voyages. On pourra écrire dans les manuels d’Histoire que François Hollande a battu tous les records en matière… de calamités naturelles.

 

Ses fonctions présidentielles à peine prises, bonjour la poisse. Des tombereaux de flotte tombent lors de sa première sortie protocolaire à l’Arc de Triomphe. Un peu plus tard, la foudre frappe l’avion présidentiel en route pour Berlin.

 

Son déplacement à l’île de Sein, en Bretagne, est marqué par un déchaînement des éléments au point qu’un journaliste commentant le voyage s’exclame «Qui voit Sein voit sa fin».

 

Pour Hollande, le ciel est un ennemi puissant. En voyage au Maroc, où le temps est généralement clément, la pluie s’abat sans discontinuer sur les cérémonies officielles. Pour dérider la communauté française qui patauge sous la pluie, le chef de l'État masque ses déboires en citant le maréchal Lyautey: «Gouverner, c’est pleuvoir».

 

Il est accueilli par une pluie torrentielle à Tahiti. Deux jours plus tard, c'est l’avion présidentiel, qui reste cloué sur le tarmac de l'aéroport de Lima à cause d'une panne de la servocommande. «Peut-être à cause de l'humidité», soupirait un membre de la délégation concluant : «C'est rare. C'est pas de chance».

François Hollande change d’avion et arrive à Buenos Aires sous la grêle au milieu d'une grève générale.

La veille, à Lima, Hollande avait rencontré au plus fort d’un violent orage son homologue Ollanta Humala qui, le jour même, était accusé d'avoir reçu des pots-de-vin.

 

François Hollande porte la poisse. Jusqu’au chameau qui lui a été offert lors de son passage à Tombouctou, un cadeau du Mali lors de sa visite dans ce pays à l’occasion de l’opération « Serval ». La bête ne cessait de pousser des cris quand Hollande s’en approchait. Il avait d’abord été envisagé de la transporter en France après l’avoir fait vacciner, mais finalement il avait été décidé de le laisser sur sa terre natale dans une famille d’accueil.

On dit que Hollande a été très affecté en apprenant que l’animal avait été mangé lors d’une tajine-party géante.

 

Pas de chance avec le climat, le président. Pas de chance surtout pour nous et peut être demain pour les Européens puisqu’il briguerait, dit-on, la présidence de la Commission de Bruxelles.

 

Contrairement à ses promesses électorales, il a lâché sur tout : sur l’Europe, sur la finance, sur le social, sur la santé, sur le travail mais répondant, comme on dit familièrement, « à fond la caisse » aux exigences du patronat. Le chômage est au plus haut, la pauvreté atteint des sommets et pendant ce temps les riches n’ont jamais été aussi riches, les actionnaires empochant des dividendes de montants inégalés. Il s’est aligné sur la politique du gouvernement israélien, ignoré le terrible sort du peuple palestinien. Il a mené une politique atlantiste et renforcé la présence de la France dans l’Otan.

 

Sa malchance climatique, on s’en moque royalement. En revanche, la poisse qui tombe sur la majorité des Français nous regarde au premier chef. Jacques Chirac avait une formule savoureuse : « Les emmerdes ça volent toujours en escadrille. »

François Hollande qui remballera ses affaires dans peu de temps pourrait ajouter : « Les emmerdes ça volent en escadrille et aussi sous la pluie et la foudre. »

 

José Fort.

 

A propos d’emmerdes, je me surprends à fredonner la chanson « Mes emmerdes » interprétée par Charles Aznavour. Ecoute-le.

 

 

 

 

 

 

 

 

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