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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:24

Mercato politico-médiatique

 

(Ma chronique sur Radio Arts-Mada tous les lundi en direct à 19h)

 

Ce soir, je vais faire dans le people. Ou plutôt dans les copains comme coquins à paillettes. Ceux qui hier aux manettes du pouvoir rejoignent aujourd’hui la sphère médiatique détenue en France par quelques milliardaires. Et oui mes amis, entre ces gens là c’est copains-copains. Au nom du pluralisme, de la démocratie et de l’objectivité, je te passe les plats, tu me les repasseras un peu plus tard.

 

 

Le mercato politico-médiatique semblant en voie de conclusion, je vous propose un premier bilan en m’excusant auprès des quelques postulants braillant encore aux portes des rédactions. Le transfert des politiques de droite, de l’ex PS et des soumis, pardon des prétendus insoumis, a marché à fond au cours de l’été.

 

En tout bien tout honneur, la palme revient à Mme Roselyne Bachelot.

Cette femme à l’approche des soixante dix ans, encore dotée d’attributs que le vaste décolleté de sa robe rose bonbon n’arrive  pas à camoufler des désirs à satisfaire, a su prendre le virage dès 2012. C’est, comme on dit dans le milieu, « une bonne cliente ». Ancienne porte parole de Chirac, devenue ministre, perfide à ses heures elle avait glissé en sortant d’un conseil des ministres : «  le vieux est sourd comme un pot. » Elle sévit depuis cinq ans sur les ondes, donne des conseils y compris pharmaceutiques en oubliant de rappeler qu’elle est  l’origine d’un énorme fiasco en 2011 dans l’affaire des vaccins contre la grippe qui nous a coûté la bagatelle de 350 millions d’euros. Elle sera sur LCI pour commenter l’actualité.

 

Et voici Raffarin. L’ancien Premier ministre, celui qui apercevait «  le bout du tunnel » affirmant  « notre route est droite mais la pente est rude », un interlocuteur privilégié de la Chine, dit-on sans rire sauf à Pékin, perdant sur tous les coups sauf dans l’imitation de son idole Johnny. Il devient « chroniqueur » sur France2.

 

Et voici, Henri Guaino, l’ancien conseiller «  spécial » de Sarkozy, recalé aux dernières législatives, pour qui les électeurs de sa circonscription sont «  stupides à vomir ». Il a choisi Sud Radio.

 

Et voici Julien Dray, l’ancien copain de Mélenchon et toujours celui de Hollande, l’homme aux montres rutilantes, mêlé à des affaires pas trop claires. Destination de l’ancien de SOS racisme : la chaîne LCI.

 

Et voici Mme Garrido. Ancienne du PS, ex-vice présidente de SOS racisme, actuellement porte parole de Mélenchon. Elle sera sur C8, la chaîne de Bolloré, celui qui déclare : «  Je ne mets jamais mes œufs dans le même panier. »

 

Et voici Gaspard Gantzer, ancien conseiller de Hollande et Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture que les intermittents connaissent bien. Ils s’installent sur RTL.

 

J’arrête là.  Sans oublier pour les accompagner deux aigles qui oeuvrent pour favoriser le  développement des intelligences. Je pense à M. Morandini et le spécialiste de l’état permanent d’érection intellectuelle, le sémillant Cyril Hanouna

 

Vous allez me dire, y a pas de quoi rigoler. Vous avez raison. Ces transferts de femmes et d’hommes politiques vers les radios et les télés visent plusieurs objectifs : maintenir en laisse l’information ; la cadenasser avec la complicité de ceux qui depuis des années font l’actualité et ont plongé notre pays dans une montée des profits capitalistes et une descente vertigineuse aux enfers pour des millions de Français au chômage et dans la précarité ; réduire encore plus le pluralisme et la liberté d’expression. Bref, entrer dans la spirale de la dictature éditoriale menée par un petit groupe qui revendique un rôle d’élite.

 

 

L’élite ? Celle qui dirige, rappelons-le, à sa convenance et pour les intérêts de la haute caste avec un saint mépris de ses contemporains. Ces mêmes contemporains qui courent parfois comme des enfants après les hochets qu’on agite devant leurs yeux naïfs avides de rogatons.

 

Alors, question : l’avons-nous dans le ba ba ? Ecoutons Henry Salvador et faites-vous, vous mêmes, votre opinion.

 

 

 

 

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