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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 23:16

Le docteur Jean-Yves Follézou est mort

 

 

Le docteur Jean-Yves Follézou est décédé  à l’âge de 68 ans dans la nuit de jeudi à vendredi à l’hôpital du Kremlin Bicêtre (94). Breton et très fier de l’être,  ce natif de Guingamp était fils d’une déportée. Le nazisme, le fascisme, la Résistance, l’histoire parfois dramatique de sa famille ont marqué et déstabilisé sa vie.

 

Il aimait rappeler son parcours : fils de gardienne d’école élevé sans père et modestement, il a été un élève et un universitaire de pointe pour devenir  docteur en Médecine puis ensuite Maître en biologie Humaine, Chef de Clinique, Maître de conférences et  Professeur associé à l’Université de Ho Chi Minh Ville et de Phnom Penh. Cancérologue de renom, il avait également travaillé sur le Sida.

 

Jean-Yves était un homme aux multiples facettes. A l’hôpital, le médecin au diagnostic toujours précis et rigoureux cachait une humanité souvent camouflée par une dose de cynisme et un humour pas toujours partagé. Il en voulait à la terre entière et à ses camarades dont il se considérait mal compris ou pas assez apprécié. Mais lorsque chez lui, une fois tranquillisé et revenu à la sérénité, entre deux whisky,  il jouait sur son piano une nocturne de Chopin, alors qu’il n’avait aucune connaissance du solfège, et nous faisait lire sa dernière poésie ou découvrir son dernier tableau, nous retrouvions Jean-Yves celui qui recousait le coup tranché à la machette d’un jeune guérillero sur une route du Salvador

 

Le docteur Follézou a irrité pas mal de gens ici et là. Ils ne percevaient pas la douleur qui minait Jean-Yves depuis son enfance. Nous sommes nombreux à lui être redevables de femmes et d’hommes chers à nos coeurs qu’il a soignés ou accompagnés vers la fin avec une extrême délicatesse.

 

Jean-Yves aux multiples diplômes universitaires avait un rêve : le journalisme. « l’Humanité » lui a souvent ouvert ses colonnes. Il en était fier. Ce soir, ses vieux copains du journal et d’ailleurs le pleurent.

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Farah G. 19/09/2017 20:17

Qui aurait pu l aider, il souffrait tellement. Paix en son Ame.

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