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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 19:51

 

Le bal des faux culs

 

(Ma chronique sur radio Arts Mada tous les lundi en direct à 19h. Pardon pour l’interruption du réseau)

 

Le remaniement gouvernemental intervenu vendredi donne à voir sur la qualité de l’équipe Macron. Regardez-les ces petits jeunes bien proprets sur eux, ils sortent du même moule.

 

Benjamin Griveaux, ancien secrétaire d’Etat, a été promu porte-parole du gouvernement succédant à Christophe Castaner qui malgré sa désignation à la tête du parti croupion macroniste garde son portefeuille de secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement. Y a pas de petits profits.

 

Ah, ce Griveaux. C’est un petit de Dominique Strauss-Kahn. Il a 39 ans. Depuis très jeune, il traîne dans les couloirs dorés des pouvoirs. Toujours prêts, toujours à disposition, toujours dans les starting-blocks, toujours à pied d’œuvre, toujours flamberge au vent et toujours peu regardant. L’essentiel pour lui, c’est d’atteindre son objectif : exister. Son jardin secret : les petites dérives de ses petits copains rivalisant ainsi avec l’actuel ministre de l’Intérieur qui malgré son allure de grabataire avant l’âge tient encore les «  dossiers ». 

 

 

Le député socialiste Olivier Dussopt, lui, est nommé secrétaire d’Etat en charge de la Fonction publique. Dussopt, c’est le prototype de l’arriviste. La même gueule de faux-cul, les mêmes discours de bonimenteurs, les mêmes mimiques, les mêmes amis,  les mêmes origines sociales, les mêmes relations. Faut dire qu’il a été à bonne école. C’est un proche du franco-israélo-catalan Valls.  Il avait délicatement qualifié Macron de «  connard » et avait voté contre le budget présenté il y a peu. Suivant la pratique de débauchage de Sarkozy, Macron s’offre un fan de Valls qui dans un avenir proche ne manquera pas, comme d’hab chez ces gens là, de cracher sur son ancien protecteur.

 

Et voici celle qu’on présente comme « l’ingénieure » : Delphine Gény-Stephann propulsée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie. En effet, elle est ingénieure. Pas seulement. Depuis 2005, elle fait partie  de la direction du groupe Saint-Gobain. Une experte en matière de ponts. A coup sûr de ponts financiers. Certainement aussi en matière de rendements, de finances, de profits. De fric, quoi. La jeune femme a du punch, aime les gagneurs. Ses patrons lui font entière confiance. Un jour ou l’autre, elle rentrera au bercail. Un prêt, en quelque sorte.

Un rigolard, dont je tairai le nom, affirme qu’il paraît que sont « légion ceux qui ont passé des nuits entières sous la fenêtre de Delphine Gény-Stephann, à irriguer les caniveaux de leurs larmes, à faire déborder les égouts de leur chagrin, donnant des sursauts aux plaques de fonte à chaque sanglot. »  Selon moi, ce n’était certainement pas par amour de Delphine. Mais, allez savoir…

 

Ce mini remaniement gouvernemental, je le disais il y a un instant, donne à voir. Dans ce milieu, il y a plus d’ennemis que d’amis, plus de détracteurs que d’admirateurs, plus de jaloux que de compagnons, plus de personnes sans talent, d’opportunistes, de traîne-savates, de sangsues et de salopards dans toute leur splendeur. 

 

José Fort

 

Vous vous souvenez, peut être. Il y a deux semaines nous avons diffusé à la suite de la chronique du lundi la chanson « Les mots » interprétée par le groupe  La Rue Ketanou. L’autre soir au Forum Leo Ferré à Ivry, deux des trois piliers du groupe, Florent Vintrigner et Benoît Laur, ont présenté leur nouveau spectacle autour de poèmes de Victor Hugo aux couleurs de folk-blues. Un beau moment que je vous propose de partager avec une première chanson : « Quand nous habitions ensemble ».

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