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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 14:13

Afghanistan

Je ne peux oublier le pendu de Kaboul.

 

 

L’Afghanistan fait aujourd’hui la «  une » de l’actualité avec le départ de ce pays des troupes nord-américaines. Comme si depuis des mois et des mois ne se préparaient pas la poursuite d’un massacre programmé.

 

En écoutant les infos, me vient à l’esprit quelques souvenirs : les femmes décapitées dans le stade de Kaboul, les communistes torturés et assassinés dans la capitale afghane et une image qui restera pour toujours dans ma mémoire : celle de mon ami Mohamed Najibulla, dernier chef d’Etat de la République démocratique d’Afghanistan, extirpé d’une mission de l’ONU avant d’être pendu à un réverbère de la principale avenue de Kaboul.

 

J’avais rencontré Mohamed à Moscou lors d’une conférence internationale. Nous avons passé, une partie d’une nuit, à discuter grâce à un ami commun. Il militait pour la «  réconciliation nationale » mais posait la question, la véritable question : «  Pourquoi les talibans sont-ils armés, conseillés, encadrés par les Etats-Unis, les pays occidentaux avec l’aval de vos «  French doctors ? Ils jouent avec le feu, celui qui risque de tous nous détruire ».

 

Mohamed, dont je ne connais pas le sort réservé à sa famille, et je crains le pire, était un jeune cadre communiste qui avait au plus fort des dissensions internes et de la pression internationale, pris ses responsabilités : au prix de sa vie.

 

A temps de Mohamed, en Afghanistan, les femmes avaient accès libre à l’enseignement, pouvait se déplacer librement, exprimer une opinion, choisir un compagnon. Vivre. C’était au temps où les criminels étaient armés par les Etats-Unis, l’Europe avec la complicité des  «  French doctors ».

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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