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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 10:00

Cuba : deux ou trois choses…

 

Pas gentil, gentil un commentaire sur mon mur Facebook à propos d’une de mes réactions à propos de Cuba.

L’auteur que je ne connais pas et qui ne  fait pas partie de ma liste d’ « amis », se présente comme un « jeune » membre du PCF et assène croyant me faire mal: «  Depuis 40 ans vous écrivez des tracts et voici où nous en sommes ».  Me vient à l’esprit : «  Un jeune con est con pour longtemps. »

 

Ce personnage que je soupçonne d’écrire sous la dictée me donne l’occasion de revenir sur mon engagement, jamais tiède, aux côtés de la révolution cubaine.

 

J’aime Cuba et pas seulement pour la beauté du pays, ses plages et ses mojitos. J’aime surtout son peuple, son courage, son intelligence. Face aux agressions, au terrorisme (allant des tentatives d’assassinats de Fidel jusqu’à l’introduction de la peste porcine ou encore d’une bombe dans un avion de la Cubana), face aux pénuries provoquées par un blocus criminel, face aux campagnes de propagande organisées par les officines yankees, le peuple cubain a toujours résisté.

 

Cuba n’est pas un modèle, c’est un exemple pour les peuples latino américains. Ceux qui s’octroient le droit de juger Cuba alors qu’ils ne sont pas imprégnés de la réalité de ce pays et du continent latino américain se réfugient dans leur inculture pour au mieux s’en tenir à des généralités, au pire servir de relais aux forces impérialistes nord-américaines.

 

 

J’ai vécu plusieurs années au milieu de ce peuple. Pas dans les arcanes des autorités pour lesquelles de Fidel Castro à Diaz-Canel j’ai  le plus grand respect. J’ai vécu de près ce que veut dire  peuple, ce que veut dire solidarité lorsque seul, par exemple, ma famille rentrée en France, chaque soir, mes voisins venaient me proposer un peu de riz et quelques fruits.  

 

Avec les Cubains, même ceux qui ne supportent pas les privations, le disent haut et fort sans crainte d’être réprimés, j’ai toujours trouvé une main tendue. Voilà pourquoi et pour de multiples autres raisons, comme la disponibilité cubaine pour venir en aide aux autres, je suis et reste Cubain de cœur.

 

Pourquoi ce soir dire ces mots. Pour une raison simple : ceux qui ne connaissent pas la réalité cubaine (et souvent dispensent des avis après 15 jours de plage à Varadeiro) ne peuvent pas comprendre. Ce peuple, dans sa grande majorité (il y a bien entendu des gens hostiles à la révolution rêvant d’un retour au temps du «  rêve » américain, des bordels, de la mafia, de l’argent facile) ne supportent pas les ingérences venues de l’extérieur. La  défense de la souveraineté reste un facteur de rassemblement au delà des différences politiques, idéologiques, culturelles. Un autre facteur est à prendre en compte : une jeunesse formée, éduquée, d’un haut niveau culturel. Je me souviens d’un jour marchant dans une rue de La Havane avec Georges Wolinski et croisant un type, plein de graisse de la tête au pied, noir,  réparant une  mobylette d’un autre temps. Echange entre lui et Georges sur la littérature française, Victor Hugo, Balzac et quelques auteurs contemporains.  Et Georges de lui demander : «  D’où sortez vous tout ça ? « De l’université, compadre, » répondit-il.

 

Cuba n’est pas un modèle, je le répète. Mais un exemple pour cette partie du monde où la violence s’abat sur les mouvements populaires, où le capitalisme ravage des populations, surtout des minorités, mais où des forces libératrices émergent différentes d’hier et pourtant porteuses des mêmes espoirs.

 

Une dernière chose. A Cuba, il ne se passera pas un effondrement comparable à celui intervenu il y a 20 ans en Europe de l’Est. Le peuple cubain, avec au premier rang les communistes cubains, ne laissera pas faire. Comme hier, sur la playa Giron.

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

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