Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 11:05

Le président hondurien, Manuel Zelaya, chassé de son pays il y a une semaine par un coup d’état militaire, est attendu dimanche à Tegucigalpa. Il devrait être accompagné de plusieurs personnalités politiques du continent latino américain, de prix Nobel et de nombreux journalistes. Des milliers de ses partisans se préparent à l’accueillir  à l’aéroport  dans le calme mais on ne peut exclure une provocation. Les putschistes affirment vouloir arrêter le président démocratiquement élu dès sa descente d’avion, les chefs militaires seraient prêts à faire parler les armes et  l’Archevêque de Tegucigalpa vient de menacer, lui aussi, M. Zelaya.

Les événements au Honduras invitent à quelques premières réflexions.

Le temps où les auteurs de coups d’état en Amérique latine pouvaient agir  impunément  semble dépassé. La réaction de tous les pays du continent et des Etats-Unis, le retrait des ambassadeurs de l’Union européenne, le gel des crédits des institutions financières internationales constituent une avancée considérable. 

Il fut un temps où les putschistes pouvaient commettre leurs forfaits dans la plus grande discrétion. Si les grands médias français se distinguent pour leur scandaleux désintérêt  allant même parfois jusqu’à mettre sur le même pied  la victime et le bourreau, la presse européenne  (espagnole, italienne, scandinaves notamment) accorde une large place aux événements. Il y a surtout, aujourd’hui, une chaîne de télévision (TV Sur) qui informe en continu depuis la capitale hondurienne et que l’on peut capter sur internet.

Le comportement des autorités nord-américaines est suivi de près par les gouvernements et les opinions latino américaines.  Un véritable test pour le président Obama qui ne peut en rester à la désapprobation d’autant que des voix affirment que des agents de la CIA auraient trempé dans l’affaire. Washington a les moyens de faire pression sur les putschistes : en rappelant son ambassadeur et les correspondants de la CIA en poste à Tegucigalpa, en fermant sa base militaire, en coupant tous les contacts avec les auteurs du coup d’état et les chefs militaires. Quant au pape, il serait bien inspiré de demander à l’archevêque de Tegucigalpa, pour le moins, de garder le silence.

  

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

Recherche

Articles Récents

Liens