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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 15:43

Les auteurs du coup d’état au Honduras ont, au cours des dernières heures, multiplié les opérations de terreur dans le pays. Après le couvre feu, la répression des manifestations en faveur du retour du président Manuel Zelaya, les arrestations de responsables syndicaux, ils s’attaquent aux proches du gouvernement renversé et aux biens du président. Ils tentent de faire diversion en évoquant des prétendues « menaces » militaires du Venezuela et du Nicaragua. Totalement isolés au plan international, ils n’ont plus comme seul soutien que le commandement  Sud du Pentagone véritable inspirateur et organisateur du golpe.

Plusieurs questions méritent d’être posées : le président Obama est-il impliqué dans le coup d’état ou a-t-il été mis devant le fait accompli ? A-t-il donné son feu vert à la mascarade de médiation menée par le président du Costa Rica ? Va-t-il se réfugier dans le silence, maintenir son ambassadeur et l’antenne de la CIA à Tegucigalpa, accorder à la base militaire US située à proximité de la capitale la possibilité d’informer les chefs militaires honduriens des trafics radios, des images satellitaires, des écoutes téléphoniques ?

Le président Obama ne peut rester en retrait dans cette affaire. S’il maintenait une telle attitude, il apparaîtrait comme complice d’un coup d’état. Alors, que penserait-on de ses discours sur la démocratie, sur la « nouvelle page » de l’histoire des Etats-Unis à écrire, de sa volonté de dialogue ? Il donnerait ainsi raison à ceux qui, aujourd’hui,  pointent du doigt « l’empire US » dans le renversement du président Manuel Zelaya.

 

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