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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 17:00

Absent des grandes négociations, écarté des affaires sensibles, il prend désormais la stature de potiche de Sarkozy.

Par José Fort (pour Diverses Cités)

Bernard Kouchner, officiellement ministre français des Affaires étrangères au titre de « l’ouverture » voulue par Nicolas Sarkozy, serait au bord de la dépression. Membre du parti socialiste, il avait à l’époque tenté une élection législative. Rejeté, dès le premier tour. Il a navigué d’un poste ministériel à la fonction de consultant confortablement rémunéré quitte à vanter les activités de la société Total en Birmanie. Son bâton de maréchal, il croyait l’avoir décroché en 2007 avec sa nomination au Quai d’Orsay. Deux ans et demi après, son bilan se présente tel un sac de riz percé.

Plus de caméras ou presque, plus de shows télévisés, plus de journalistes à la lèche. BK a réussi à placer plusieurs de ses copains à des postes de conseillers à travers le monde, à faire nommer - et largement rétribuée - sa femme Christine Ockrent numéro deux de la holding de l’audiovisuel extérieur de la France. A part quelques voyages semi-touristiques, il ne compte plus ou presque, sinon pour accueillir des survivants de la catastrophe en Haïti.

Un chef d’Etat africain demandant à un de ses conseillers de lui « passer Paris » affirmait haut  et fort il y a quelques jours : « Pas la potiche, trouves moi Guéant. »  Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, Jean-David Lévitte, chef de la cellule diplomatique du Château demeurent les interlocuteurs incontournables des chefs d’Etat étrangers. D’ailleurs, n’est-pas Guéant en personne que Sarkozy missionne sur les affaires « sérieuses ». « Kouchner, il a un avion. On l’expédie au Rwanda, au Congo mais surtout pas ailleurs », se moquent des diplomates chevronnés du Quai d’Orsay. Exagéré ?

Viré des négociations du sommet de Copenhague, interdit de territoires palestiniens par le gouvernement israélien, absent des discussions avec les Etats-Unis et la Chine, borduré par un proche de Sarkozy sur les questions européennes, exclu des expéditions à risque, Kouchner aura même été évincé en fin d’année par un sous-ministre à l’occasion de la libération de deux jeunes femmes emprisonnés à Saint-Domingue. Une fin de vie politique difficile  s’annonce pour le « French doctor » devenu la risée des salons parisiens. A plus de 70 ans, où pourra-t-il se recaser lors du prochain remaniement ministériel ?

 

 

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