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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 10:29

Clotilde Reiss est libre. Elle a pu quitter l’Iran et rejoindre la France. Tant mieux pour elle, pour sa famille et pour tous ses amis. Elle a vécu de durs moments. Elle doit pouvoir récupérer en paix. Pourtant, sans entrer dans le détail des conditions de ce qui apparaît comme un « échange », il n’est pas interdit de poser quelques questions. Qui est Clotilde Reiss ? Un agent immatriculé à la Direction générale de la sécurité extérieure, comme l’affirme un ancien sous directeur de la DGSE ? Une simple chercheure et enseignante prise dans la spirale de la contestation et de la violence après la farce électorale du printemps dernier en Iran ? Et si la vérité se situait entre les deux hypothèses ?

C’est archi connu : toutes les puissances tentent d’utiliser leurs meilleurs étudiants, chercheurs, scientifiques de tous poils pour aller à la « pêche aux informations ».  Clotilde Reiss faisait peut-être partie de cette catégorie  avec, il est vrai, un environnement  à risque : un père travaillant au commissariat à l’énergie atomique et une mère qui ferait ou aurait fait partie de l’armée française à un poste non déterminé, selon le site Alter-Info. Un site qui mérite d’être revisité. Au mois de septembre 2009, Alter-Info publiait une dépêche imprimée dans « Le Figaro » du 4 septembre 2009 dont voici la teneur : « Bien avant l’arrestation de Clotilde Reiss en juillet à Téhéran, les services de renseignements avaient averti l’ambassade de France en Iran du risque d’envoyer des jeunes chercheurs enquêter sur des sujets sensibles, alors que les relations entre les deux pays étaient  exécrables depuis longtemps. La mise en garde conjointe de la DGSE et de la Direction des renseignements militaires avait été lancée l’an dernier après qu’un étudiant eut passé plusieurs semaines à travailler sous l’influence croissante des gardiens de la révolution dans l’économie iranienne. »

L’extrême discrétion ce week-end de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner  ne relève pas d’une humilité soudainement retrouvée. Dans une affaire pas très propre, mieux vaut faire silence.

José Fort

 

 

 

 

 

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