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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 11:28

 

 

A paraître dans le prochain numéro de « Vie Nouvelle »

 

 

Douze mois marqués par des mouvements sociaux et des bouleversements dans le monde. Pour sortir des dictatures et des politiques néo libérales, des alternatives sont à construire. Le mouvement syndical peut y apporter sa pierre.

Texte

Qui aurait pu prévoir l’avalanche d’événements survenus depuis septembre dernier? A peine les congés d’été terminés, des millions de Français défilent à répétition  – une première dans le mouvement social - pour manifester leur opposition à la très réactionnaire réforme des retraites ; à peine la nouvelle année entamée, des soulèvements populaires explosent en Tunisie, en Egypte, en Libye. A peine Ben Ali et Moubarak dégagés, des mouvements se développent au Maroc, en Jordanie, en Syrie et aussi au Burkina Faso, récemment au Sénégal. A peine l’hiver sur le déclin, les places de plusieurs villes d’Europe se remplissent de jeunes « indignés » par la politique européenne d’étranglement des peuples et de largesses répétées aux banque et aux plus fortunés. Qui aurait pu prévoir jusqu’à la déchéance du patron du Fonds monétaire international (FMI) dont les présumés errements ont ouvert d’innombrables dossiers de viols, de machisme, d’abus de pouvoir ?

L’indignation a ses limites.  En Tunisie et en Egypte, la mobilisation particulièrement de la jeunesse souvent présentée à tort comme des « révolutions » reste cantonnée sous la pression des Etats-Unis et des pays occidentaux  dans les limites du néo-libéralisme. Dans ces deux pays comme dans d’autres, il y a des limites à ne pas franchir.

En Europe, sous des formes différentes, le processus est le même. Des centaines de milliers de Grecs, d’Espagnols, de Portugais peuvent s’indigner en masse. L’Europe à la Merkel et à la Sarkozy n’envoie pas les chars pour mâter la populace mais passe outre la protestation. En Grèce, par exemple, tout doit être privatisé, y compris les plages, les salaires et les retraites étant amputés de plus de 30% tandis que les fortunes grecques prennent en toute impunité le chemin des paradis fiscaux et celui des banques allemandes et françaises. Le temps de l’indignation semble dépassé laissant la place à la révolte. Pour quelle issue ?

Dans le Maghreb et en Afrique, la plupart des nouveaux responsables sont d’anciens courtisans des dictateurs destitués. En Europe, les politiques des gouvernements de droite comme celles de la sociale démocratie sont identiques comme le confirment les décisions prises à Athènes, à Madrid et à Lisbonne. Alors quoi ?

L’indignation et la révolte ne suffisent pas. Pour se libérer de l’oppression comme pour sortir du néo libéralisme, des alternatives doivent êtres construites prenant appui sur une orientation première : les richesses produites en Europe et dans le monde doivent être partagées.  Dans le cadre de la recherche de politiques sociales nouvelles, le mouvement syndical a toute sa place pour faire entendre la voix des salariés et des retraités.

José Fort.

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