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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:02

Pour Vienouvelle

Entre 2008 et 2010, la Commission européenne a autorisé l’octroi aux banques de 4589 milliards d’euros d’aides publiques. Ainsi, les contribuables européens ont financé les errances des grands manitous de la finance qui justifiaient leurs rémunérations abracadabrantesques par la sophistication des opérations qu’ils menaient. « On s’est alors rendu compte qu’eux-mêmes, bien souvent, ne comprenaient pas les risques associés aux produits qu’ils achetaient ou vendaient », souligne « Alternatives économiques » qui ajoute : « Quant aux services éminents qu’ils étaient  supposés rendre aux acteurs de l’économie réelle, non seulement leurs exigences de rentabilité démesurées à court terme désorganisaient déjà en temps ordinaire les entreprises mais en plus la crise déclenchée par leur cupidité sans borne a entraîné la plus grave récession depuis 1929. »

A peine les milliards d’euros d’aides publiques engrangés, les grands chefs de la finance  se sont octroyés de nouveaux bonus. A plusieurs zéros, bien entendu. Et, dans le même temps, ils exigent des gouvernements des plans drastiques d’austérité visant les plus modestes. N’y a-t-il pas de quoi se fâcher sérieusement ?

Les salariés et retraités grecs, irlandais, portugais, espagnols et français sont descendus dans les rues. Ils disent tous que cette situation d’injustice n’est plus supportable.  

Les vautours rodent sur l’Europe. Qui sont-ils ? Les agences de notation pour la plupart nord-américaines qui notent l’état de l’économie des pays avant de fondre sur leur proie, les escrocs de la finance, leurs personnels politiques aux affaires, les médias aux ordres tentant d’expliquer chaque jour l’inexplicable. La marche de l’Europe et du monde est braquée par le capitalisme sauvage ou pas. C’est donc au système qu’il faut s’attaquer au risque sinon de se limiter au replâtrage.

Souvenez-vous. Au lendemain des grandes réunions internationales suivant l’explosion de la crise, Nicolas Sarkozy était apparu à la télévision comme le chevalier blanc. Il promettait avec ses amis du G20 et du FMI la « régulation » du capitalisme, la fin des paradis fiscaux, la « mise au pas » des chefs banquiers, la réduction des bonus et autres avantages fiscaux pour les plus riches. Avez-vous constaté la moindre avancée ? La plus petite amélioration ? Rien, nada. diraient les Espagnols. Le capitalisme ne veut surtout pas être régulé, les paradis fiscaux prospèrent comme jamais. Les bonus aussi. Ils nous ont menti, mentent toujours et s’attaquent, comme d’habitude aux plus faibles. Voilà pourquoi, se taire, rester l’arme au pied reviendrait à les laisser faire. L’heure est à l’action.

José Fort

 

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