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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:22

En ce début d’année, allez savoir pourquoi, je me suis plongé dans l’actualité soudanaise. Me voilà bourré (en tout bien, tout honneur) de questions. Pourquoi dans ce pays où le système judiciaire est fondé sur la charia, la peine de mort s’applique dès le premier rapport pour les hommes homosexuels, alors que pour les femmes homosexuelles la punition se limite à cent coups de fouet pour les trois premiers actes, le quatrième et seulement le quatrième entraînant la peine de mort ?

Pourquoi infliger cent coups de fouet aux femmes non mariées qui ont eu des relations sexuelles alors que la peine de mort a déjà été prononcée.

Pourquoi une lampée de Jack Daniel’s coûte 40  coups de fouet tandis que l’absorption d’alcool de datte se limite à un bref passage par la case prison ?

Et pourquoi donc le viol d’une jeune femme ne fait courir aucun risque puisque l’impétrante sera au mieux passée à trépas au pire mariée à son bienfaiteur ? Pourquoi donc ces interrogations ?

Il se trouve que le Soudan n’a pas toujours vécu dans l’obscurantisme. Au début des années 1960, le pays disposait d’une intelligentsia de haut vol. Avec le soutien des communistes très actifs et influents, la guerre au sud a été un moment stoppée, des réformes agraires engagées. Le Soudan était montré en exemple comme un pays en cours de modernisation, ouvert aux arts, à la culture, à la beauté. Les femmes – souvent superbes - se dévoilaient peu à peu, prenaient le chemin des universités,  occupaient des postes responsables dans l’économie et la politique. Le Parti communiste soudanais jouait un rôle dynamique dans le développement de la société. Trop, pour les forces locales rétrogrades et les pays occidentaux. Le processus démocratique fut stoppé par les armes avec la complicité des services spéciaux états-uniens, français et britanniques. Les dirigeants communistes furent pendus aux réverbères de Khartoum.  Depuis, le Soudan est plongé dans l’horreur.

José Fort

L’Humanité Cactus 10 janvier

 

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