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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:23

 

Au Paraguay, le président élu Fernando Lugo, vient d’être purement et simplement jeté lors d’un coup d’Etat déguisé. La majorité sénatoriale du parti Colorado – cache sexe de l’ancien dictateur sanguinaire Alfredo Stroessner – a pris prétexte d’un affrontement entre policiers et paysans sans terre pour accuser le Président « d’incapacité ».

Il y a un an, pratiquement jour pour jour, le président élu du Honduras, Manuel Zelaya, était destitué. Depuis, plus de deux cents militants syndicaux et associatifs ont été assassinés par les groupes paramilitaires. Au Paraguay comme au Honduras,  les forces de l’oligarchie ne supportant pas  une politique progressiste de redistribution des terres et des richesses nationales mènent une lutte acharnée pour récupérer leur pouvoir avec soutien des Etats-Unis. Barak Obama, Hilary Clinton ne pipent pas mot. Une discrétion observée aussi par l’Union européenne et la France. Bref, on peut assassiner en silence au Honduras, commettre un coup d’Etat sans réaction au Paraguay.  Normal, selon le mot à la mode à Paris.

A Cuba, une douzaine de contestataires financés par la représentation des Etats-Unis à la Havane, manifestent dans une rue avec pour résultat des tonnes de dépêches, des photos à la pelle, des émissions  télévisées scandalisées. Avez-vous vu un reportage sur les prisons honduriennes, sur les manifestations à Tegucigalpa ? Avez-vous vu un témoignage sur les disparus au Paraguay ? Sur les 65% d’analphabètes, sur l’espérance de vie à 50 ans dans les deux pays, alors qu’à Cuba ont peut s’engueuler avec les voisins jusqu’à 76 ans ? Vous souvenez-vous du nom d’un athlète paraguayen, du nombre de médecins au Honduras ?

Que M. Obama et ses proches soutiennent les « golpe » au Honduras et au Paraguay, cela étonnera peu. En revanche, que les nouvelles autorités françaises se réfugient dans une politique de « non  intervention » dont leurs pères furent des adeptes alors que deux pays latinos subissent la violence dictatoriale donne à penser sur le futur de la politique étrangère française.

José Fort

L’Humanité Cactus 28 juin

 

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