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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 09:28

Dans sa revue de presse sur France Inter dimanche matin, M. Yvan Levaï a évoqué la tragédie de Guernica puis le tableau de Picasso, pour accompagner la démonstration selon laquelle il faudrait intervenir en Syrie.

Comparaison n’est pas raison surtout dans ce cas précis.

Alors que les nazis bombardaient Guernica, le gouvernement républicain espagnol légalement élu tentait par tous les moyens d’acheter des armes.

Où trouver ces armes ? Une délégation officielle espagnole est venue à Paris. Les Croix-de-feu menaçaient de dynamiter l’hôtel où était descendue la mission. Et c’est le Président de Conseil français, le socialiste Léo Blum, qui annonçait aux parlementaires espagnols que « la France ne peut pas intervenir », alors que ce qui lui était demandé se limitait au respect des contrats signés. « Blum, indiquait Dolorès Ibarruri, la célèbre Pasionaria membre de la délégation, parlait comme s’il lui était difficile d’articuler. Il affirmait souffrir énormément, mais confirmait la politique de non-intervention de la France. Un moment, derrière ses longues mains fines, il se cacha les yeux. Pleurait-il ? De sa poche gauche, il tira un élégant mouchoir de soie et essuya une larme qu’il n’avait pas. »

Seuls le ministre de l’aviation de l’époque, M. Cot, son directeur de cabinet, Jean Moulin et le Parti communiste français en créant la compagnie France Navigation qui allait embarquer des armes en URSS pour les livrer à la République espagnole agirent efficacement. Quant à Pablo Picasso, il paya un avion de combat après avoir réalisé son œuvre.

Entre Guernica et l’aventure syrienne il n’ y a rien de commun. Si ce c’est, dans les deux cas, le fourvoiement des dirigeants socialistes. Hier en Espagne ou dans l’opération canal de Suez, aujourd’hui en se retrouvant seul caniche de Washington.

José Fort

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