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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 19:34

Aristote et les injustices sociales

 

(Sur Radio Arts Mada, le lundi à 19h)

 

La journée de samedi a confirmé l’ampleur de la mobilisation des gilets jaunes, le maintien du soutien d’une majorité  (55%) de Français à l’action contre les injustices sociales et le rejet des violences commises par des provocateurs ainsi que celles perpétuées par des policiers. 

 

Les agissements imbéciles et violents commis par des prétendus  « manifestants » doivent être condamnés sans réserve. C’est ce que disent les gilets jaunes dans leur immense majorité. En revanche, je n’entends pas beaucoup de réactions indignées à propos des violences policières. Or, depuis le début du mouvement, on dénombre dix morts, plus de 1500 blessés, certains très gravement et  plus de 2000 interpellations.

 

Le gouvernement pourrait très rapidement mettre fin à cette situation : il suffirait d’augmenter les salaires et les pensions, d’annuler la CSG sur les retraites, de rétablir l’ISF, de récupérer les milliards distribués aux grandes entreprises bénéficiaires, de taxer à la source les multinationales et de mener une véritable guerre contre les évasions fiscales. 

Les hommes et les femmes installés au pouvoir par les banques et le CAC 40 ne veulent pas entendre parler de ces revendications et annoncent un « débat national », un véritable enfumage du genre  « causes toujours tu m’intéresses. » Sauf que, si le mouvement gagne en ampleur, si de nouvelles catégories de la population entrent dans l’action, ces mêmes banques et ces mêmes milieux des affaires pourraient bien sonner la fin de la partie. Ces gens là, ces escrocs et ces faux-culs, dès qu’on touche à leurs Coffres-forts, disposent de fortes capacités d’adaptation.

Un signe mérite d’être souligné : le début d’une débandade au sein de la macronie. Des rats commencent à quitter le navire: deux ministres « d’Etat », des députés, des conseillers de la présidence ont préféré faire leurs valises. Ce n’est qu’un début.    

 
Dans son bunker élyséen, Macron ferait bien de méditer une réflexion du philosophe Aristote : « Ce sont les prétentions excessives et non les besoins nécessaires qui poussent à commettre les injustices les plus graves. »

 

Ecoutons les escrocs et les faux-culs.

 

https://youtu.be/2H4fOi1

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 19:33

Lundi vert ? Pourquoi pas le lundi de la solidarité ?

 

(Sur Radio Arts Mada, le lundi à 19h)

 

500 personnalités du monde artistique, scientifique et politique viennent de lancer un appel à un «  lundi vert », journée déclarée sans viande et sans poisson. Objectif : encourager un changement des habitudes alimentaires des Français favorisant la protection de l’environnement et une meilleure santé. 

 

 

Parmi les signataires figurent de nombreuses personnalités connues et disposant de revenus très confortables. Leur souci de préserver notre cadre naturel et notre hygiène de vie est louable. On ne manquera pas de saluer leur engagement. Mais pourquoi ne transformeraient-il pas ce « lundi vert » en un « lundi de la solidarité » en offrant au Secours populaire français, aux Restaurants du cœur, au Secours catholique où à d’autres associations caritatives la viande et le poisson qu’ils auraient pu consommer ce jour là ?

 

De nombreuses familles en difficulté pourraient ainsi au moins une fois par semaine manger autre chose que des pâtes.

 

En écrivant ces lignes me vient à l’esprit la chanson « Je suis bobo » interprétée par Frédéric Fromet. Ecoutons.

 

 

 

 

 

 

 

 

https://m.youtube.com/watch?v=qet-9ODjNx0

 

 

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 12:18

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, on dénombre dix morts, des centaines de blessés parfois très graves, des milliers d'interpellations, une justice de classe assénant des condamnations expéditives. Macron, adepte de poncifs digne d'un évangéliste sectaire dans un costume fait main ferait bien désormais d'observer la plus stricte discrétion lorsqu'il se permet de dispenser des remontrances à d'autres en matière de respect des droits humains.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 23:03

Le  loup, l’oiseau et le crocodile

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Je souhaite terminer la saison 2018 avec un conte pour enfant  - mais pas seulement - qui rassemble un loup, un oiseau et un crocodile. Tout rapprochement avec des personnages connus n’est pas le fruit du hasard. Il est voulu et chacun en tirera sa propre conclusion. Voici l’histoire.

 

C’est un loup. Un loup affamé. Depuis trois jours, il n’a rien mangé. 

Tout ça parce qu’il a mal aux dents.

 

« Ouille, ouille, ouille ! Au secours ! J’ai trop mal ! Aidez-moi ! », crie-t-il à longueur de journée. 

Qui voudrait s’approcher du loup pour l’aider ? 

« Toi ? Ou bien toi, le lièvre ? 

- Non, non, non, je le connais bien le loup, il a mangé mon frère, je ne lui fais pas confiance. 

- Et toi, le chien, tu veux bien l’aider ? 

- Moi, aider le loup, ce faux-frère qui mange les moutons que je garde ? Jamais ! »

 

Le loup ne trouve personne qui ose entrer dans sa gueule pour le soigner… Il va trouver le crocodile : lui aussi a beaucoup de dents ! 

 

« Bonjour mon frère, comment vas-tu ? 

- Pas mal, pas mal, répond le crocodile, et toi ? 

- Oh, je souffre l’enfer : j’ai mal aux dents. Tu n’aurais pas un conseil à me donner ? 

- Hé ! Moi, j’ai mon dentiste attitré ! Regarde sur mon dos : l’oiseau qui est là, dès que j’ai mangé, il vient dans ma gueule me laver les dents. 

- Voilà qui est pratique… 

- Je vais lui demander s’il peut faire quelque chose pour toi. Mais attention, interdiction de l’avaler. Tu m’as bien compris… 

- Oui, oui, oui. »

Voilà l’oiseau qui s’affaire dans la gueule noire du loup : il fouille et farfouille entre les dents pointues pour ôter toutes les petites saletés qui sont restées coincées. Le loup se sent vite soulagé, il se sent libéré de cet affreux mal de dents. Du coup, il sent qu’il a faim, très faim… Et justement, il y a ce bel oiseau, là, juste dans sa bouche… et il l’avale d’un coup.

 

« Traitre, hurle le crocodile furieux, disparais de ma vue où je te mets en pièces ! »

 

C’est depuis ce jour-là qu’on ne voit plus le crocodile et le loup ensemble. Mais, l’histoire ne finit pas là : dans le ventre du loup, l’oiseau a sorti ses petits ciseaux et coupe, coupe, coupe. il découpe son ventre, et ses fesses, et ses bras, et ses jambes, et sa tête. L’oiseau l’a mis en pièce.

 

Puis, il s’est envolé pour retrouver son ami le crocodile.

 

Question. Qui est le loup, qui est le crocodile, qui est l’oiseau ?

 

Puisque nous fêtons Noël avant l’heure sur Radio Arts Mada, je vous propose d’écouter Noël des enfants du monde. Ecoutons

 

https://m.youtube.com/watch?v=PnHmE5xtx8o

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 23:02

Hôpital : on met bien des patients dans la cave 

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Elle s’appelle Mme Agnès Buzin, la ministre de la Santé. C’est un pur produit du macronisme. Riche, pédante, suffisante, elle est rejetée par une grande partie des personnels de santé et coupe à la hache dans les budgets des hôpitaux. Elle n’entend pas les témoignages des médecins, infirmières, aide soignantes.

 

France Culture a diffusé récemment un reportage de Pascale Pascariello intitulé « On entassait les patients dans une cave ». Saisissant. Voici quelques extraits. Je cite.

 

« Les derniers mois ont été marqués, parfois de manière spectaculaire, par les démissions de médecins dans les hôpitaux publics. À Saint-Brieuc, près de cent-vingt médecins et chefs de service démissionnaient en octobre dernier pour dénoncer les décisions prises par leur direction. À Caen, le chef du service gynécologie faisait de même pour protester contre les dérives financières de l’établissement. Les exemples se multiplient : à Amiens, à Clermont-Ferrand, à Nantes ou encore à Paris. 

  

« Parmi les critiques avancées par les médecins figure celle selon laquelle les restrictions budgétaires dans les hôpitaux publics ne permettent plus d’assurer la sécurité des patients. C’est en tout cas ce qu’a constaté Philippe. Il a travaillé comme médecin réanimateur dans un hôpital public pendant huit ans.  

Les locaux du service de réanimation sont alors en sous-sol, avec quatre lits par chambre au lieu d’un. Puisque la salle est sans-fenêtre, les patients passent parfois plusieurs semaines sans voir la lumière du jour. Philippe ajoute qu’un décès a eu lieu dans une chambre à quatre lits et qu’il était impossible de retirer immédiatement le corps. Un déclic pour Philippe qui a commencé à donner l’alerte. Il suit alors la procédure habituelle : fiches de signalement d’événements indésirables, présentation des problèmes rencontrés en Commission Qualité.

Quelques mois plus tard, Philippe a reçu une lettre de non-reconduction de contrat et n’a jamais obtenu d’explications. 

  

Le professeur Eric Rosenthal, a quant à lui refusé qu’on lui demande de faire le tri entre des patients « rentables » et ceux que l’on considère comme des « débris ». Et de raconter : « un chef de pôle nous a dit : » si c’est un patient qui ne va pas rapporter, un débris ou un indigent, vous le renvoyez chez lui. » 

Eric Rosenthal dénonce la tarification à l’activité instaurée en 2004 qui encourage les hôpitaux à pratiquer certaines opérations qui « rapportent » et délaisser certains profils de patients, moins rentables. Le professeur affirme que « des traitements de chimiothérapie ont été refusés pour des patients au motif qu’ils étaient trop chers et que le patient ne valait pas la peine. » 

 

D’autres témoignages ont été diffusés sur France Culture. Un provoque l’indignation : celui où un médecin affirme : «  nous avons été obligés d’installer des patients dans la cave. » C’est Mme la ministre Buzin qu’il faudrait reléguer dans une cave pendant quelques jours pour lui apprendre à vivre.

 

Pour se faire entendre de Mme Buzin, la CGT du CHU de Toulouse lui dédie cette parodie de la chanson « Basique » d’Orelsan.

 

 

https://m.youtube.com/watch?v=b4kU-oI3tfI

 

 

 

 

 

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 23:01

Gilets jaunes, essoufflement ?

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Tenter de désamorcer les mouvements populaires et sociaux est une habitude solidement ancrée chez les gouvernants et leurs relais médiatiques. Souvenez-vous du traitement par les télés et les radios des actions menées contre la loi dite du travail.

 

Il y a encore quatre jours, jeudi dernier, un silence presque total a été observé sur les manifestations organisées à l’initiative de la CGT pour la défense du pouvoir d’achat. Et pourtant ce sont des dizaines de milliers de personnes qui ont défilé dans tout le pays, il est vrai, dans le calme. A croire qu’il faut de la violence pour se faire entendre.

 

Il y avait moins de gilets jaunes sur les Champs Elysées à Paris mais, dans le même temps, il y avait plus de monde à Bordeaux et sur les ronds points.

 

Pour rejoindre Paris, il fallait une sacrée dose de courage et de détermination. Orchestration depuis les plus hautes sphères de l’Etat de divisions internes, contrôles dans les gares et sur les autoroutes, trois filtrages avant de pourvoir accéder aux Champs, 8000 CRS et flics en civils prêts à en découdre, blindés, canons à eau, chiens et même policiers à cheval. Ajoutez à cette panoplie policière, les images des blessés du samedi précédent, le coût du voyage, le froid, la pluie, la fatigue, les assassinats intervenus à Strasbourg en début de semaine et la proximité des fêtes de fin d’année. Je le répète, il fallait avoir une sacrée dose de courage et de détermination pour « monter » à Paris.   

 

Catherine se trouvait samedi à Paris. Ecoutez son témoignage, je la cite : 

 

« Fin de manif sur les Champs. Nous sommes tous trempés et frigorifiés. Naturellement tout le monde se dirige dans le calme vers les sorties afin de rentrer. Mais toutes les rues sont bloquées par la police. Ils ne laissent passer personne. On nous demande d'attendre sans nous en dire plus. Au même moment, les deux lignes de blindés et camions à eau se resserrent. Nous sommes nassés, de plus en plus serrés, parqués à attendre. Attendre quoi ? Sans sommation, une déferlante de gaz nous asphyxie, toujours sans qu'aucune sortie ne soit ouverte. Mouvement de foule, impossible de respirer, j'ai l'impression d'être entrain de mourir par noyade, aucun repère, on ne voit pas à un mètre devant soit. Nous avons dû forcer le passage pour fuir cet enfer. »

 

Les images de Paris en état de siège ont, une fois encore, fait le tour du monde provoquant la stupéfaction. Un ami des Etats-Unis est allé jusqu’à m’écrire : «  Etes-vous en guerre ? »

 

Macron et ses députés à l’arrogance de parvenus et à l’aveuglement de ceux qui ne savent pas, n’ont rien compris ou feignent de ne rien comprendre.

 

Je pense à cette communauté des malfaisants «  experts » défilant du matin au soir à la télé et sur les radios qui, eux aussi, n’ont rien compris ou feignent de ne pas comprendre : le mouvement de colère, mesdames et messieurs, est profond, très profond. Mettez-vous bien dans la tête qu’il n’est pas prêt de s’éteindre si des mesures sociales radicales n’interviennent pas rapidement. 

 

Gaëtan Thomas a détourné la célèbre chanson «  Mes vieux » de Daniel Guichard, mis en musique par Jean Ferrat en écrivant et en interprétant «  Les Gueux ». Ecoutons Gaëtan Thomas.

 

https://youtu.be/6rBegeryaW8

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 16:40

 

Un vent d’espoir venu du Mexique

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Après le Brésil tombé aux mains des nostalgiques de la dictature militaire, enfin une bonne nouvelle. Elle nous vient du Mexique avec l’installation à la tête du pays d’Andrés Manuel Lopez Obrador.

 

Samedi, le premier président de gauche de l'histoire du Mexique, a officiellement pris ses fonctions. Son discours inaugural donne à voir sur ses intentions. Je le cite :

"Une transformation pacifique, ordonnée, profonde et radicale va être réalisée car nous allons en finir avec la corruption et l'impunité qui empêchent la renaissance du Mexique. » « La politique économique néolibérale a été un désastre, une calamité pour le pays", a-t-il souligné.

 

"Je réaffirme mon engagement à ne pas mentir, ne pas voler ni trahir le peuple mexicain", a lancé M. Lopez Obrador à la foule, tenant à la main un "bâton de commandement", symbole du pouvoir qui lui est conféré par les communautés indigènes. 

 

Arrivé au palais présidentiel dans son véhicule personnel, à la manière de l’ancien président uruguayen Pepe Mujica, il a annoncé la vente de l'avion présidentiel et la réduction de moitié de son salaire.

 

Un héritage catastrophique attend le nouveau président: la violence liée au narcotrafic, une corruption endémique, la crise migratoire et une relation diplomatique hautement inflammable avec les États-Unis et Donald Trump. 

 

Pour réduire la violence, M. Lopez Obrador veut s'attaquer à la pauvreté et compte également sur la création d'une "garde nationale" qui rassemblera une partie des corps militaires et policiers.

 

Le nouveau président mexicain va devoir affronter des adversaires prêts au pire : les corrompus, les trafiquants, la grande bourgeoisie qui vit des deux premiers cités. Il aura aussi à gérer le différent avec Donald Trump concernant les réfugiés et le projet de mur séparant les Etats-Unis et le Mexique. On ne peut que lui souhaiter plein succès en espérant que le peuple mexicain restera vigilant y compris pour préserver l’intégrité physique de leur nouveau président. 

 

Je vous propose d’écouter la célèbre chanson « La Cucaracha » interprétée par Les Motivés. La Cucaracha, une chanson traditionnelle espagnole. Elle a été introduite au Mexique au début du 19 eme siècle par les partisans du président Benito Juarez et chantée par la troupe de Pancho Villa pendant la guerre civile. Ecoutons.

 

 


https://m.youtube.com/watch?v=Z_ZRW0wKbKw

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 16:38

Y-a-t-il un pilote dans l’avion France ?

 

(Sur radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

 

Macron et son gouvernement pédalent dans la choucroute, comme on dit familièrement. Face à un mouvement populaire de colère inédit, leurs postures et leurs discours laissent pantois.

 

Ils « entendent » mais n’écoutent pas. Leurs références à la «  méthode », à  la «  pédagogie », au « dialogue », à la «  concertation», à la « négociation » relèvent d’un enfumage déclenché au lendemain de l’élection présidentielle de mai 2017. Le terrain, il est vrai, avait été banalisé par Hollande et Valls. Il suffisait à Macron d’accentuer la cadence.

 

La méthode ? Imposer, par exemple, les lois scélérates sur le travail grâce à une majorité de députés «  en marche » issus prétendument de la « société civile », souvent proches de la débilité, rasant aujourd’hui les murs.  

 

La pédagogie ? Qualifier les Français de  faignants ne comprenant pas le sens de la marche du pays et du monde, un étrange sens du respect et de l’enseignement.

 

La négociation, le dialogue, la concertation ? De la pure hypocrisie abyssale.

 

Il n’y a pas eu concertation sur la loi travail : en quelques heures l’affaire était dans le sac

 

La réforme de la SNCF ?  Une attaque sur tous les fronts contre les usagers et les salariés.

 

Les réformes de l’hôpital, de la santé, sur le chômage et la formation ? La retraite par points après le racket sur la CSG ? L’égalité professionnelle? 

On reçoit les prétendus « partenaires »,  un verre d’eau sur la table et, après quelques photos, bonjour, bonsoir.

 

Macron et son équipe ont une marque indélébile de fabrique : la morgue, le mépris, l’arrogance. 

 

Le mouvement contre les injustices sociales n’est pas prêt de s’arrêter. Pour une simple raison : les gens qui ont revêtu le  gilet jaune n’ont rien à perdre.  Et s’il faut, sans réserve, condamner et punir sévèrement les auteurs des actes fascisants inspirés par l’extrême droite et relayés par la voyoucratie, il convient aussi de s’interroger : le premier casseur n’est-il pas le pouvoir qui donne aux riches et paupérise la majorité de la population? A qui profitent les agissements inqualifiables des casseurs ? Ne seraient-ils pas autant de bulletins futurs pour le Front (rassemblement) national ?

 

Les bouffons au pouvoir et leurs relais médiatiques ont toujours le même discours : les insuffisances de « communication » expliqueraient le manque de compréhension de ces imbéciles de Français. Elle a beau dos la com alors que le mal est profond et qu’il ne peut être soigné que par des remèdes connus de tous.

 

Allons droit au but. C’est l’état d’urgence social qui doit être décrété, comme  demandé par la délégation des élus communistes conduite par le nouveau secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, lors de la rencontre avec le Premier ministre. Cet état d’urgence social devrait notamment prévoir l’annulation des nouvelles taxes sur le carburant ; l’augmentation de 200 euros du salaires minimum interprofessionnel garanti (SMIC) entraînant l’augmentation des salaires et des pensions, le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un dispositif renforcé pour agir réellement contre la fraude fiscale. Quant à la juste et nécessaire lutte contre le réchauffement de la planète, elle ne doit pas affecter en premier lieu les vrais écolos,  ceux qui ne se chauffent pas, qui mangent difficilement, qui achètent et se déplacent peu.

 

La colère du peuple français exige une gauche digne de ce nom. Avec votre ou sans votre permission, je me permets trois questions : quand allez-vous vous réveiller gens de gauche ? Quand allez-vous mettre un terme à la confusion ? Quand allez-vous et vite vous installer autour d’une table et coucher noir sur blanc un projet minimum de sortie de crise et de construction d’une société française de progrès social et de respect. Quand ? Si vous en restez à la posture, vous ouvrirez in fine la porte aux forces fascisantes. Votre responsabilité sera écrasante.

 

Melissmel chante «  Les enfants de la crise. Ecoutons

 


https://m.youtube.com/watch?v=Kaij80wkI4M

 

 

 

 

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 21:42

Le pari communiste

 

(Sur radio Arts-Mada le lundi à 19h)

 

 

Pour la première fois sur cette antenne depuis trois ans de chroniques hebdomadaires, je veux dire quelques mots sur le Parti communiste, sur les communistes.

 

Le congrès du PCF vient de se réunir à Ivry avec en conclusion un texte d’orientation voté à une très large majorité, une nouvelle direction et un candidat confirmé tête de liste communiste à la prochaine élection européenne.

 

Je ne vais pas ce soir entrer dans une analyse sur ces assises sinon vous dire que je suis très satisfait de ce résultat. Je veux plutôt remettre quelques pendules à l’heure après avoir entendu sur plusieurs médias des commentaires souvent stupides de méconnaissances et de hargne.

 

Le PCF a commis des fautes et des erreurs. Sans aucun doute. Il a parfois pris du retard à l’allumage.  C’est certain. Mais il n’a jamais participé de près ou de loin à des crimes contrairement à la plupart des autres formations politiques de droite et socialiste qui ont le sang du colonialisme sur les mains. 

 

Le PCF n’a jamais fait la guerre à d’autres peuples, les Vietnamiens et les Algériens peuvent en témoigner. Ce qui n’est pas le cas de la droite française et de son extrême, ce  qui n’est pas le cas aussi de l’ancien parti socialiste, la SFIO.  Le PCF n’a jamais eu dans ses rangs un ministre de la Justice, devenu  par la suite président de la République, ayant fait guillotiner un patriote anti colonialiste. Le PCF n’a jamais eu dans ses rangs des gouvernants qui ont ordonné des massacres comme dans la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie ; qui ont fait tirer dans le nord sur des mineurs en grève ; qui ont tué des manifestants algériens dans les rues de Paris avant de les balancer dans la Seine ; qui ont fait massacrer au métro Charonne des hommes, des femmes, presque tous communistes ; qui ont matraqué les jeunes communistes manifestants pour la libération de Mandela ; qui ont tabassé des lycéens et étudiants en lutte pour la défense de leurs droits ; des gouvernants qui aujourd’hui pourchassent les réfugiés et persécutent les héros de l’aide et de la solidarité humanitaires.

 

Les communistes français ont certainement des défauts. Sauf qu’ils n’ont jamais porté atteinte aux libertés et ont toujours œuvré pour la justice sociale, la paix et la démocratie. 

 

Un peu d’histoire pour les analphabètes qui pullulent sur les antennes, particulièrement sur les chaînes d’information continue. Tous les progrès sociaux ont été obtenus lorsque les communistes participaient aux affaires de l’Etat. En 1936, avec le Front populaire, les augmentations de salaires, les congés payés ; en 1945, le vote des femmes et la Sécurité sociale, œuvre du ministre communiste Ambroise Croizat. Quand les communistes occupent des responsabilités, la justice sociale progresse. C’est un fait incontournable comme est exemplaire la gestion des villes dirigées par des communistes avec des politiques sociales, environnementales et culturelles de pointe.  Alors ?

 

Il ne s’agit pas de sonner le clairon. Il s’agit de remettre les choses à l’endroit. Quand les communistes français ont les mains dans le cambouis, la vie des gens s’améliore : la vie des ouvriers, des salariés, des couches moyennes, des petits et moyens patrons. Quant aux grandes fortunes qui ne sont jamais sur la paille, elles en gardent simplement un peu moins.  La justice sociale est à ce prix là.

 

Les communistes ont tenu leur congrès. Ils ont décidé une série d’actions d’urgence sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’Europe qu’il faut transformer, l’environnement avec notamment l’exigence de faire payer les vrais pollueurs et non les lampistes. Vous allez les rencontrer dans les rues, dans les entreprises, partout où il y a vie et échanges. Prenez un instant, lisez leurs propositions, contestez, critiquez mais débattez. Faites le pari de ne pas perdre votre temps.

 

Vous avez souvent entendu chanter l’Internationale. Ce soir, je vous propose une version inédite par Soviet techno

 


https://m.youtube.com/watch?v=0PH72d26KTI

 

 

 

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 21:41

 

Carlos Ghosn au régime sec

 

(Sur Radio Arts-Mada le lundi à 19h)

 

Trois bols de riz par jour pour Carlos Ghosn en tôle à Tokyo pour fraude fiscale, et j’entends d’ici des ricanements. Quoi, vous jubilez de savoir que ce « grand » capitaine d’industrie se retrouve avec les bracelets ? Quoi vous souriez en vous souvenant qu’une semaine avant son arrestation dans son jet privé à peine posé à l’aéroport Haneda de la capitale nippone, Carlos avait passé un bon moment avec Macron ? Vous ricanez. Ne manquez-vous pas d’humanité ?

 

Ce libano-brésilien, devenu français sur le tard et à la demande du gouvernement de l’époque, est un drôle de type. Spécialité : «  cost killer », tueur de coûts.

Ses premières armes, il les a faites chez Michelin au Brésil. Là bas on l’appelait «  El louco ».  Le fou, déjà tueur, un fana du profit et de destructions d’emplois.

À la fin ces années 1990,Carlosmet en place chez Renault une politique radicale de «  réduction des coûts », entendez suppression de postes de travail. Au début des années 2000, il met en œuvre une politique drastique de réduction des effectifs et de restructuration chez Nissan. Sa réussite est telle que General Motors et Ford tentent de l’exfilter.

En 2002 et 2003, le magazine Fortune le nomme  « Homme d'Affaires de l'Année » et le cite parmi les dix hommes d'affaires étrangers les plus puissants.

 

 

Très admiré au Japon, Carlos Ghosn devient une célébrité et sa vie devient même le sujet d’unmanga.

Il est nommé PDG du groupe Nissan en 2000, le 1er avril 2017, il cède son poste tout en restant président du conseil d’administration.

 

Carlos menait grand train de vie : salaires vertigineux, appartements de luxe à Tokyo, Paris, Rio et dans plusieurs autres capitales. Sans oublier les largesses familiales. Tout cela, dit-on, sur le compte de Nissan et peut être de Renault. Chez ces gens là, on ne compte pas. L’argent coule à flot. 

 

Est-il tombé pour seulement fraude fiscale et détournements de bien sociaux ? L’affaire n’est-elle pas plus complexe que cela ?

 

On a beau me dire que les Japonais ne rigolent pas avec le fisc, j’ai plutôt tendance à croire que cette affaire s’apparente plus à un règlement de comptes entre fric et fric, entre capitalistes et capitalistes. Au Japon, la mafia locale « Yakuza » n’est jamais très éloignée du pouvoir et Carlos avait tendance à en faire trop.

Il me vient à l’esprit que Christophe de Margerie, patron de Total, est mort dans une étrange collusion dans un aéroport de Moscou. Comme par hasard, un engin se trouvait sur la piste au moment du décollage de son jet. Carlos n’est-il pas lui aussi victime d’un coup tordu ?

 

 

Ecoutons « La ferme Jérôme » interpréter «  Tous coupables sauf Carlos Ghosn ».

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