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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:31

Dans la nuit de lundi à mardi, à Marseille, à 1h30, le Raid et d’autres forces de police enfonçaient la porte de Pierre Stambul. Le vice-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP) a été frappé, menotté, gardé à vue pendant plusieurs heures puis relâché sans explications, sans excuses.

Dans la nuit de mardi à mercredi, cette fois à Ivry sur Seine à 2h30 du matin, c’est au domicile de Jean-Claude Lefort que des forces de police ont tenté d’arrêter le député honoraire. Même procédé qu’à Marseille sauf que l’ancien député se trouvait en province. Il a demandé, lui aussi, des explications et des excuses. En vain.

Selon différentes sources, un hacker franco-israélien, vivant en Israël déjà connu pour s’être attaqué à un journaliste du site Rue 99 serait à l’origine des deux affaires. Peut-il agir de sa propre initiative ?

Trois questions viennent à l’esprit.

1/ Les interventions policières sont-elles devenues à la lumières des événements survenus ces derniers jours une pratique « normale ».

2/ Est-il « normal » qu’aucune excuse officielle notamment des préfets soit formulée ?

3/ Le hacker basé en Israël est connu des services de police et du ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement français compte-t-il intervenir auprès de Tel Aviv pour mettre fin à de tels agissements ?

JF

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:27

Serions-nous en train de vivre une dangereuse séquence, notre pays sombrant dans l’autoritarisme et la répression avec un pouvoir préférant la force au dialogue ?

La corruption des élites, nous connaissions déjà avec les Cahuzac et autre secrétaire d’Etat éphémère et un Premier ministre utilisant un avion de la République pour assister à un match de foot prolongeant ainsi les turpitudes de l’ère Sarkozy. L’alignement gouvernemental sur les directives patronales, un pouvoir s’attaquant à toutes les conquêtes sociales, la criminalisation de l’action syndicale, la participation aux aventures guerrières alimentant le retour à l’époque de la guerre froide, nous savions aussi. Depuis hier, nous savons qu’ils peuvent aller encore plus loin en donnant la matraque contre des désespérés à la recherche d’un abri, contre des élus du peuple, en fracassant au petit matin la porte du co-président de l’Union juive pour la paix. Le fascisme, dans l’Histoire, a toujours démarré ainsi.

JF

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:47

Il conviendrait de dire à l’actrice Michèle Laroque que la Sécurité Sociale n’est pas l’œuvre de son grand père, Pierre Laroque, fonctionnaire et commis en écriture chargé de la mise en forme de l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la Sécurité Sociale, comme le rappelle inlassablement l’écrivain et journaliste Michel Etievent. Par la même occasion, et avant le mois d’octobre prochain, les faiseurs en détournement de l’Histoire au gouvernement (la Résistance, par exemple) sont priés de revoir leur copie dans laquelle est exclu le véritable créateur et organisateur de notre protection sociale, le ministre communiste Ambroise Croizat. Célébrer Laroque c’est comme attribuer au directeur de cabinet de Simone Veil la loi sur l’IVG.

José Fort

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:11

Un texte de mon copain Jean Ortiz que je partage totalement

Le 3 juin 2015 un « Jardin des combattants de la Nueve » a été inauguré à Paris, près de l’Hôtel de Ville, par Anne Hidalgo, maire socialiste, issue de Cadix, et par un chef d’Etat illégitime, non élu, qui plus est un monarque, fils de l’héritier de Franco, désigné par un assassin dont les crimes contre l’humanité restent encore impunis, protégés par une loi d’amnistie (en fait d’impunité). Lorsque Sa Majesté éléphantophyle Juan Carlos abdiqua, en juin 2014, le « successeur » Felipe 6 ne fut pas soumis à référendum mais imposé par la caste bipartite qui verrouille le système espagnol (fissuré aujourd’hui) et protège l’impunité du franquisme et les « affaires » de la monarchie, si peu « immaculée », si peu « modélique ».

La Neuvième compagnie de la 2 DB, composée majoritairement de Républicains espagnols, oui de Républicains et de révolutionnaires, la plupart anarchistes et communistes entra dans Paris le 24 août 1944 au soir, en premier, sur ordre du général Leclerc, pour rejoindre l’Hôtel de Ville et participer aux ultimes combats. Paris était déjà quasiment libérée, pas par « La Nueve » comme cela a pu être souvent écrit, mais par une insurrection de sa population, répondant notamment à l’appel des communistes, qui jouèrent un rôle de premier plan, et du large Comité de Libération . Un ancien des Brigades internationales, communiste, le colonel Henri Rol Tanguy, joua un rôle crucial et signa même avec les Allemands leur reddition.

L’initiative de Anne Hidalgo bien que tardive était la bienvenue. La présence provocatrice d’un usurpateur l’a dénaturée ; elle participe du révisionnisme historique ambiant et de l’entreprise pour vider cette histoire, ce « grand récit », de son contenu politique « rouge », le dépolitiser, le consensualiser.

Que dans son discours le monarque n’ait pas prononcé une seule fois les mots « République », « Républicains », relève de la profanation. Nos parents et grands-parents combattirent le fascisme, la plupart en tant que « soldats de la République espagnole ». Oublier cette dimension, c’est les enterrer encore plus profond, c’est tuer le contenu par la « célébration ».

Jean Ortiz, universitaire,

fils de Enrique, Albacete, combattant de la Tercera Brigada Mixta, guerrillero de l’AGE-FFI dans l’Aveyron, passage au Val d’Aran... qui voulut garder jusqu’au bout la nationalité espagnole, et porta la revendication d’une troisième République sociale, fédérale, plurinationale...

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:01

Voici un texte de mon copain Jean Ortiz que je partage totalement.

Le 3 juin 2015 un « Jardin des combattants de la Nueve » a été inauguré à Paris, près de l’Hôtel de Ville, par Anne Hidalgo, maire socialiste, issue de Cadix, et par un chef d’Etat illégitime, non élu, qui plus est un monarque, fils de l’héritier de Franco, désigné par un assassin dont les crimes contre l’humanité restent encore impunis, protégés par une loi d’amnistie (en fait d’impunité). Lorsque Sa Majesté éléphantophyle Juan Carlos abdiqua, en juin 2014, le « successeur » Felipe 6 ne fut pas soumis à référendum mais imposé par la caste bipartite qui verrouille le système espagnol (fissuré aujourd’hui) et protège l’impunité du franquisme et les « affaires » de la monarchie, si peu « immaculée », si peu « modélique ».

La Neuvième compagnie de la 2 DB, composée majoritairement de Républicains espagnols, oui de Républicains et de révolutionnaires, la plupart anarchistes et communistes entra dans Paris le 24 août 1944 au soir, en premier, sur ordre du général Leclerc, pour rejoindre l’Hôtel de Ville et participer aux ultimes combats. Paris était déjà quasiment libérée, pas par « La Nueve » comme cela a pu être souvent écrit, mais par une insurrection de sa population, répondant notamment à l’appel des communistes, qui jouèrent un rôle de premier plan, et du large Comité de Libération . Un ancien des Brigades internationales, communiste, le colonel Henri Rol Tanguy, joua un rôle crucial et signa même avec les Allemands leur reddition.

L’initiative de Anne Hidalgo bien que tardive était la bienvenue. La présence provocatrice d’un usurpateur l’a dénaturée ; elle participe du révisionnisme historique ambiant et de l’entreprise pour vider cette histoire, ce « grand récit », de son contenu politique « rouge », le dépolitiser, le consensualiser.

Que dans son discours le monarque n’ait pas prononcé une seule fois les mots « République », « Républicains », relève de la profanation. Nos parents et grands-parents combattirent le fascisme, la plupart en tant que « soldats de la République espagnole ». Oublier cette dimension, c’est les enterrer encore plus profond, c’est tuer le contenu par la « célébration ».

Jean Ortiz, universitaire,

fils de Enrique, Albacete, combattant de la Tercera Brigada Mixta, guerrillero de l’AGE-FFI dans l’Aveyron, passage au Val d’Aran... qui voulut garder jusqu’au bout la nationalité espagnole, et porta la revendication d’une troisième République sociale, fédérale, plurinationale...

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 13:10

Même s'il faut bien vivre, je plains les confrères chargés de "couvrir" les "congrès" dimanche dernier de l'UMP reconverti en ripouxblicain et ce week end du PS plus ultra libéral, tu meurs.Tout plat. Pas un débat, pas un échange, sauf pour siffler l'autre. Heureusement, dans les deux " congrès", les buvettes étaient pleines. Pas bourrées, pleines.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 09:05

Alors qu’on nous bassine sur la liberté d’expression et le pluralisme, un petit rappel sur les propriétaires de ce qu’on appelle improprement « les grands médias ».

Les Échos de Bernard Arnault (1re fortune française), Le Point de François Pinault (3e), Le Figaro de Serge

de Patrick Drahi (6e), Le Monde et Le Nouvel Observateur de Xavier Niel (7e), Direct Matin et Canal Plus de Vincent Bolloré (10e) ».

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 08:58

Un article publié dans " Vie Nouvelle" du mois de juin.

Plus un jour sans l’annonce d’une « réforme », un joli mot transformé en attaque anti sociale. Au nom de l’action contre « les rigidités » qui freineraient l’économie française, blocage des salaires et des pensions, baisse du pouvoir d’achat, coupes claires dans les dépenses publiques particulièrement la santé, privatisations, remise en cause de droits syndicaux… La coupe est pleine.

« Ils font plus que si la droite était aux manettes », s’exclame Roger, le cheminot rencontré gare d’Austerlitz à Paris. « Non seulement, ils ne tiennent pas leurs promesses de campagne électorale, mais il y a comme une volonté de casse de notre industrie », poursuit Marcel, jeune retraité participant à la discussion tandis que Raymonde, elle aussi retraitée depuis plusieurs années, ajoute : « Je plains les plus jeunes. Ils auront moins de moyens pour se défendre contre les licenciements ».

Il y a eu le « pacte de responsabilité » tant vanté dont les prétendues contreparties s’apparente à l’Arlésienne qui ne se présenta pas le jour de son mariage. Il y a eu un flot continu d’euros versés au patrons sous le prétexte que « tout ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie » avec pour résultat une hausse continu du chômage, une baisse du pouvoir d’achat, une paupérisation de nouvelles franges de la population tandis que les profits du CAC40 explosent et que les actionnaires n’ont jamais connu une période aussi faste.

Le pouvoir attaque sur tous les fronts avec à la manœuvre l’ensemble du gouvernement Valls. En pointe, le bien propret ministre Macron, à sa manière méchant d’exception, un personnage à la hauteur de la société qui l’a engendré : celle de l’argent roi. Dans sa besace, l’extension du travail du dimanche, le maquillage du travail de nuit en travail de soirée avec les femmes comme premières victimes, le coup porté au tribunal des prud’hommes, de nouvelles facilités pour organiser les licenciements, des privatisations à la pelle notamment des aéroports et des hôpitaux, des coupes claires dans les personnels de santé, la déréglementation des transports instituant un transport pour les pauvres. Quant aux retraités, ces « nantis égoïstes » comme l’écrivent les médias à la botte, ils constituent une cible de choix alors qu’un retraité sur dix vit sous le seuil de pauvreté.

Depuis deux ans, les pensions sont bloquées et le Medef veut prolonger cette situation trois années de plus. Il fait pression sur le gouvernement afin de pratiquer de la même manière pour le régime général et les régimes spéciaux. Les mesures fiscales, les prélèvements sociaux et le gel des pensions ont pour résultat la très importante réduction du pouvoir d’achat des retraités. Les négociations Agirc-Arco ont débuté dans un climat de forte tension, ces deux institutions du système de retraite connaissant un lourd problème de financement, aggravé depuis 2009 par la crise et par le refus patronal d’augmenter le montant des ressources allouées aux régimes.

Dans cette nouvelle séquence de négociations, souligne l’UCR-CGT, « la partie patronale avance avec une série de propositions qui visent toutes à réduire le niveau de protection sociale et même à remettre en cause le statut cadre en proposant la fusion des deux régimes.

La CGT annonce à l’inverse des propositions qui permettraient d’assurer durablement le financement des régimes, sans porter atteinte au niveau de couverture sociale. »

Les attaques sont graves, la réplique sera-t-elle à la hauteur ?

« Les barricades n’ont que deux côtés », écrivait Elsa Triolet. François Hollande et Manuel Valls ont choisi leur camp : celui du Medef. Nous, le nôtre : celui des chômeurs, des salariés et des retraités qui souffrent d’une politique faite de renoncements. Notez combien le sens des mots est perverti par les communicants liés au pouvoir et les médias. Le beau mot de « réforme » devient une attaque sans vergogne contre les droits des travailleurs en activité et de ceux qui ont cotisé tant d’années. Celui tout aussi noble, « modernité » prend la signification de destruction de notre potentiel industriel, de licenciements de masse, d’adaptation aux transformations voulues par les actionnaires. Celui de « partenaires » laisse entendre que patronat et syndicats devraient collaborer la main dans la main, comme des frères. Celui, encore, de « nantis » vise les retraités coupables de vivre sur le dos de la société et de ses enfants. Un vocabulaire au service du libéralisme, des profits, du patronat et de l’actionnariat. Un symbole.

Que nous reste-il comme perspective sinon la lutte ? Imaginez, un seul instant, que la CGT n’apparaisse plus sur les radars du mouvement social ? Que le patronat ait les mains libres pour faire comme bon lui semble ? Imaginez que les retraités ne disposent plus de la possibilité de défendre leurs revendications en lien étroit avec les salariés et au cœur même de leur CGT ? N’imaginez pas. La CGT est bien là, debout, rassemblée et comme la tourmente déchaîne l’océan gonflé d’écume, elle ne se contente pas de répercuter la colère : elle organise, propose et agit.

José Fort

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 08:51

A propos de la "main" de Thierry Henry lors du match de foot France-Irlande, Carla Bruni avait déclaré à l’époque sur Canal + "Pas vu, pas pris". Son mari, il est vrai, avait donné l'exemple.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 04:07

Ils n’en peuvent plus de colère au « Time of Israël » qui répercute largement les réactions de Roger Cukierman, patron du Crif, la deuxième ambassade de Tel Aviv à Paris. Et de dérouler les dernières déclarations de l’impétrant.

« L’attitude française envers Israël va à l’encontre de l’atmosphère amicale créée lors de la visite du président français François Hollande en Israël et à Ramallah » (…)

« Si les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne et le Japon s’opposent ou s’abstiennent dans des votes hostiles à Israël, la France est la seule puissance démocratique à voter en faveur de ces résolutions. »

« Je regrette le zèle de votre ministère (ministère français des Affaires étrangères, NDLR) à soutenir des attitudes anti-Israël, y compris à l’UNESCO, sur des questions religieuses qui sont particulièrement sensibles », ajoute Roger Cuckierman qui note ce que le CRIF perçoit comme des « attitudes anti-israéliennes » au Conseil de sécurité où la France propose une résolution qui imposerait « une limite de temps aux négociations entre Israël et les Palestiniens ». Et le porte parole de Tel Aviv, Roger Cukierman de se plaindre de la réception, au mois de mars dernier, de Salah Hamouri - citoyen franco-palestinien - au ministère français des Affaires étrangères.

Le gouvernement israélien affiche une particularité exceptionnelle dans le monde : il dispose dans une capitale, Paris, de deux ambassades : la représentation officielle de Tel Aviv et le Crif chargé de la propagande et de la mise en demeure de ceux qui ne s’alignent pas sur la politique de M. Netanyahu.

Il convient de rappeler à M. Cukierman, au Crif et à son employeur que la France est un pays souverain appliquant une directive des Nations unies interdisant l’ingérence dans le fonctionnement et les prises de position d’un pays, sauf en cas de cataclysme humanitaire. Par contre, l’attitude systématique du Crif représente un risque majeur pour les Juifs de France : ils se trouvent ainsi comme engagés globalement dans ces prises de positions alors qu’ils sont très loin de les partager.

Une chose est l’antisémitisme, un délit, autre chose la légitime critique du gouvernement israélien. Un gouvernement raciste et extrémiste, cela se combat. C’est l’honneur de tous les Justes de ce pays.

José Fort

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