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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:58

L'insulte faite par François Hollande aux communistes ne répond pas seulement à l'inclination naturelle anti communiste des héritiers de la SFIO. Elle constitue une étape dans la reconstruction politique voulue par Hollande, Valls et l'actuelle direction du PS : le bipartisme à l'américaine avec l'autodestruction du PS et l'émergence d'un parti " démocrate" face au parti "républicain" de Sarkozy. Avec aussi un pari: l'affaiblissement de la droite traditionnelle grâce à un FN suffisamment fort et l'effacement des communistes. Hollande, Valls et leurs copains jouent avec le feu au risque de plonger la France dans le chaos. Pour des raisons de salut de la nation en danger, il faut les mettre dehors.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 11:42

Un article publié dans l’Humanité du 14 avril

L’écrivain et journaliste uruguayen Eduardo Galeano est mort lundi à 74 ans des suites d’un cancer au poumon à Montevideo. L’Amérique latine perd un de ses plus prestigieux écrivains, un combattant anti impérialiste de toujours, acteur militant de la solidarité avec les luttes libératrices menées sur le continent. De Montevideo où il est né et où il a été rédacteur en chef de la revue « Marcha », à Buenos Aires où il a fondé et dirigé la revue « Crisis », de La Havane où il affichait son soutien à la révolution cubaine, à Caracas où il avait lié amitié avec l’ancien président Hugo Chavez, la disparition de Galeano a provoqué une vive émotion. Emissions spéciales sur les radios et les télévisions, déclarations officielles et d’organisations populaires se sont multipliées lundi dans la plupart des capitales du continent sud-américain.

La joie de raconter d’Eduardo Galeano ne s’est jamais démentie. Il s’est frotté à différents genres littéraires passant de la narration à l’essai, de la poésie à la chronique rapportant les voix de l’âme et de la rue offrant ainsi une vision de la réalité et de la mémoire. « Les Veines ouvertes de l’Amérique latine » a marqué son œuvre. Paru en 1971 en espagnol puis traduit dans une vingtaine de langues, « Les veines ouvertes de l’Amérique latine », est un réquisitoire contre l’exploitation du continent. « Je n’ai pas eu la chance de connaître Shéhérazade, je n’ai pas appris l’art de la narration dans les palais de Bagdad, mes universités ont été les vieux cafés de Montevideo », confiait-il. Cet ouvrage est une référence pour tous ceux qui souhaitent comprendre l’histoire et l’actualité de ce continent. Son point de départ est une énigme : pourquoi cette terre si richement dotée par la nature a-t-elle été si peu favorisée sur le plan social et politique. Un livre aussi palpitant qu’un roman policier qui raconte le pillage du continent latino-américain d’abord par les Espagnols et les Portugais puis par l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier. Lors du sommet des Amériques à Trinidad-et-Tobago, en 2009, Hugo Chavez avait offert un exemplaire de ce livre à Barack Obama: « En lisant ce livre, vous comprendrez mieux la réalité de nos pays », avait-il lancé au président des Etats-Unis.

Pourchassé par la dictature, emprisonné, Eduardo Galeano avait été obligé de quitter son pays en 1973. Douze ans d’exil avant un retour à Montevideo salué par de chaleureuses manifestations populaires. Outre « Les Veines ouvertes de l’Amérique latine » (Plon, 1999), plusieurs de ses ouvrages ont été publiés en français.

Eduardo Galeano affirmait : « Ma seule fonction est d’essayer de mettre à jour une réalité masquée, de parler de ce que nous voyons et de ce qui reste caché. Aucune formule magique ne nous permettra de changer la réalité si nous ne commençons pas par la voir telle qu’elle est. » Et il ajoutait pince sans rire : « Nous tous, les Uruguayens, nous naissons en criant « but » ! C’est pour cela qu’il y a tant de bruit dans les maternités. »

José Fort

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 08:08

Après Cohen de France Inter voici Giesberg à la télé hier soir déchirant sa carte de presse protestant contre la " paperasse" à fournir. Giesberg est un retraité actif mais un retraité quand même de la profession. A ce titre, il a droit à vie à une carte de presse. Il s'insurge contre la "paperasse" demandée alors qu'il suffit de fournir des attestations (comme c'est normal) de ses employeurs, deux photos d'identité et un chèque d'un peu moins de 50 euros. Ah, j'oubliais, il faut fournir aussi un extrait de son casier judiciaire.

PS. Il y a quelques semaines, sous un prétexte fallacieux, Patrick Cohen a déchiré lui aussi sa carte de presse. Celle de 2014.

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 21:13

FR3 consacre le début de soirée de ce lundi à « Valls le matamore ». Avant d’en dire plus sur l'origine de « matamore », il est amusant de penser à nos amis les chats. Vous avez certainement déjà vu un de ces animaux qui, lorsqu'ils se sentent en danger, hérissent le poil de leur corps et de leur queue de manière à paraître plus gros et d'effrayer leur adversaire. Eh bien sachez que ces animaux, comme certains autres, pratiquent ainsi le « matamorisme ». Le mot « matamore » nous vient de l'espagnol « matamoros » qui signifie littéralement « tueur de maures ». Le personnage de Matamore apparaît en France dans des comédies dès le début du XVIIe siècle, mais c'est principalement "L'illusion comique" de Corneille qui en fait un héros célèbre. Comme le Capitan de la comédie italienne, c'est toujours un fabulateur qui se vante de prétendus exploits, au point que son nom deviendra un nom commun pour désigner un vantard souvent ridicule.

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:34

Le scandale n'est plus supportable. La dernière campagne électorale, la promotion de la famille Le Pen, la "couverture" ou mieux dit la non couverture du mouvement social confirme que des orientations aux télés et aux radios ont été données au plus haut niveau de l'Etat pour anesthésier l'opinion publique. L'heure n'est-elle pas venue de dépasser la protestation et d'engager des actions ciblées, massives ou de groupes, pour dire au pouvoir et à ses serviteurs-journalistes: la coupe est pleine.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 18:29

J'ai quelques défilés dans les jambes. A ce titre, je peux témoigner: la manifestation parisienne de la Place d'Italie aux Invalides ce jeudi 9 avril était une des plus importantes si ce n'est la plus importante des dernières années. Et il faut noter la très, très grande mobilisation de la CGT. Un signe fort que le gouvernement ferait bien d'entendre. Une remarque: alors que les partis politiques (PCF, NPA, Lutte ouvrière, Ensemble) étaient bien présents sur les trottoirs respectueux du défilé, le parti de gauche avait installé une tente au milieu du bld Raspail provoquant la désorganisation du défilé, retardant le départ des derniers groupes place d'Italie facilitant ainsi la tâche des caméras à la recherche d'images pouvant atténuer la force de la mobilisation. Ces trotskistes ne changeront jamais.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 06:52

Le Sommet des Amériques s'ouvre ce jeudi à Panama. Pour en savoir plus, voici l'article de Maurice Lemoine, journaliste, spécialiste de l'Amérique latine.

Depuis 1994, sous les auspices de l'Organisation des Etats américains (OEA), tous les pays du continent, à l'exception de Cuba exclue depuis 1962, se réunissent périodiquement dans le cadre du Sommet des Amériques pour débattre des questions d'intérêt commun. Sa septième édition se tiendra les 10 et 11 avril au Panamá et, présentée comme "historique", devrait compter sur la présence de Barack Obama et Raúl Castro.

La première rencontre d'Obama avec ses pairs a eu lieu lors du sommet tenu en avril 2009 à Puerto España (Trinité et Tobago). Nombre d'observateurs attendaient avec gourmandise le moment où le locataire de la Maison-Blanche croiserait le Vénézuélien Hugo Chávez, victime en 2002 d'une tentative de coup d'Etat soutenue par George W. Bush - également impliqué dans la tentative de déstabilisation du président bolivien Evo Morales en septembre 2008. Ceux qui espéraient un clash en ont été pour leurs frais. Obama a salué Chávez, en espagnol, d'un cordial "Cómo estás ?" et celui-ci lui a répondu en anglais "I want to be your friend". Face à la majorité de chefs d'Etat catalogués "de gauche" ou "de centre gauche" arrivés au pouvoir depuis la fin des années 1990, Obama a offert un dialogue "d'égal à égal", "un nouveau commencement", mais a confirmé qu'il maintiendrait l'embargo imposé à Cuba. Cette annonce a empêché la signature d'une "Déclaration finale" commune, mais, marquant un évident changement d'époque, il n'y a pas eu de confrontation.

Toutefois, rapidement, l'espoir de relations équilibrées s'est converti en déception. C'est bel et bien avec l'assentiment et parfois la participation directe de Washington, sous le mandat du même Obama, qu'ont été renversés les présidents hondurien Manuel Zelaya (2009) et paraguayen Fernando Lugo (2012), et qu'un soulèvement policier à caractère putschiste a tenté de "sortir" l'Equatorien Rafael Correa (2010). La réactivation de la IVe flotte US - pour patrouiller au large de l'Amérique centrale et du Sud - ainsi que l'utilisation par le Pentagone de sept bases militaires en Colombie ont fortement indisposé les gouvernements progressistes du sous-continent. En septembre 2013, furieuse de l'espionnage de la NSA, dont elle et ses collaborateurs avaient été victimes, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a dénoncé l'administration Obama devant l'Assemblée générale de l'ONU et, en signe de protestation, a annulé une visite d'Etat prévue à Washington. Peu de temps auparavant, en avril 2012, lors du Sommet des Amériques de Carthagène (Colombie), une majorité de pays avaient témoigné leur solidarité envers Cuba en menaçant de ne pas participer à celui de 2015, au Panamá, si l'île n'y prenait pas part.

L'annonce était assortie de dangers trop précis pour être prise à la légère, un tel boycott réduisant encore un peu plus l'influence de Washington dans son "arrière-cour" et infligeant publiquement un camouflet à la Maison-Blanche. En effet, depuis la création en 2008 de l'Union des nations sud-américaines (UNASUR ), à l'initiative de Chávez et de son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, puis, en 2011, de la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (CELAC : tout le continent sauf les Etats-Unis et le Canada), l'OEA demeure la seule instance régionale au sein de laquelle le Département d'Etat peut faire entendre sa voix. Plutôt que d'affronter un outrage tout en torpillant le forum le plus important à ses yeux, Obama, dans le registre "puisque les événements nous échappent, feignons de les organiser", a annoncé, le 14 décembre 2014, l'ouverture de négociations avec La Havane en vue de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays. Se sortant ainsi d'une situation délicate. De fait, cette décision a été saluée par l'ensemble de la communauté internationale, particulièrement sa composante interaméricaine, qui y a vu - une seconde fois ! - le début d'une nouvelle ère dans les Amériques.

Las ! Chassez le naturel, il revient au galop... Au Venezuela, incapable de l'emporter dans les urnes, la droite radicale, depuis février 2014, s'est lancée dans une campagne de déstabilisation du successeur de feu Chávez, Nicolás Maduro. Alors que cette situation conflictuelle est généralement présentée, dans les médias, comme de la seule responsabilité du gouvernement bolivarien, dès le 7 mars 2014, au nom de l'UNASUR, la présidente du Chili, la modérée Michelle Bachelet, a donné le ton : "Nous n'appuierons jamais un mouvement qui refuse le résultat des élections et cherche à renverser par la violence un gouvernement élu librement et démocratiquement." Ce qui n'empêchera pas le dirigeant d'opposition vénézuélien Leopoldo López d'encourager ses partisans, le 19 mars suivant : "Je lance à un appel à tout le pays pour maintenir et augmenter la pression jusqu'au renversement de la dictature" - ce qui lui a valu d'être inculpé et arrêté.

Après quarante-trois morts - dont de nombreux civils victimes des enragés de l'opposition et six membres des forces de l'ordre tués par balles -, une nouvelle tentative putschiste a été neutralisée le 12 février 2015, entraînant l'arrestation de plusieurs militaires et du maire de Caracas Antonio Ledezma. Se portant au secours des éléments factieux, Obama a réagi en signant le 9 mars un "Executive Order" décrétant une "urgence nationale" pour répondre à "la menace inhabituelle et extraordinaire" que représente le Venezuela "pour la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis".

Au terme d'une visite à Caracas où, en compagnie des ministres des Affaires étrangères Mauro Vieira (Brésil), María Ángela Holguin (Colombie) et Ricardo Patiño (Equateur), il a pris connaissance des preuves de la conspiration réunies par le gouvernement vénézuélien, le président de l'UNASUR, l'ex-président colombien Ernesto Samper, a recommandé à l'opposition "de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence". Réunis en session extraordinaire à Quito le 14 mars, les Etats membres de l'organisation ont manifesté leur rejet unanime du décret "impérial" et, déclarant que l'ingérence des Etats-Unis dans la région "crée une très forte tension", réclament son abrogation. Depuis, la CELAC s'est prononcée dans le même sens, de même que la Russie, le G-77 + Chine (plus de 130 membres), le Mouvement des pays non-alignés (120 pays, soit deux tiers des pays membres de l'ONU) - c'est-à-dire le gros de la "communauté internationale" (qui ne se limite pas aux Etats-Unis, à l'Union européenne et à leur excroissance, l'OTAN).

Lorsqu'il atterrira au Panamá, le 10 avril, Obama n'y sera sans doute pas accueilli avec des fleurs par ses partenaires latino-américains. Malgré la présence tant attendue et commentée de Cuba, ce Sommet des Amériques risque davantage d'être celui de la discorde que celui de la réconciliation.

ML

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 10:46

D’autres plus compétents que moi analyseront les résultats du premier tour des élections départementales. Mais j’ai lu tellement de posts d’espoir incantatoires avant le scrutin, suivis ce matin de messages accablés et désespérés, qu’il me semble utile de rappeler une donnée essentielle : la France était et reste un pays réactionnaire.

On brandit à juste titre les moments glorieux de notre Histoire (la Révolution, la Résistance etc…) en gommant souvent le reste. La France c’est aussi entre 1789 et 1799 la Contre-Révolution illustrée par les aristocrates émigrés à Coblence, les penseurs catholiques, royalistes et les chouans ; c’est le soutien des classes dominantes à Thiers pendant les fusillades de la « Semaine sanglante » lors de la Commune de Paris ; c’est le très large soutien populaire au régime de Vichy ; c’est, à la veille de la Libération, le rassemblement autour de Pétain place de l’Hôtel de ville de Paris quatre mois avant que De Gaulle soit acclamé au même endroit ; c’est l’approbation majoritaire des Français (au moins au début) des guerres coloniales au Vietnam et en Algérie ; c’est, plus près de nous, le soutien de l’opinion publique aux bombardements de la Libye et à d’autres opérations militaires avec les effroyables retombées, notamment le terrorisme. J’arrête la liste. En ajoutant que la victoire du Front populaire fut obtenue d’une courte tête, que l’élection de Mitterrand fut le résultat d’un déplacement de 200.000 voix et que l’arrivée de Hollande s’explique par un rejet massif de Sarkozy.

En fait, il n’y a rien de très nouveau dans notre beau pays. La droite retrouve son score moyen, le PS paie ses mensonges et sa politique de droite, le Front de gauche se maintient avec difficulté, le peuple abstentionniste se tenant loin de la vie de la cité et souffrant en silence pendant que les héritiers du pétainisme et de la milice surfent sur le malheur des gens et l’irresponsabilité des gouvernants qu’ils soient PS ou de droite.

A mes amis désespérés qui, quelques heures avant le scrutin étaient étrangement euphoriques, un conseil : restons lucides sur la réalité du pays pour mieux construire l’édifice qui nous permettra de combattre efficacement la France réac.

José Fort

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 14:56

A propos de la soirée arrosée à l'Elysée en présence d'artistes proches de la fiancée du Président, JoeyStarr aurait pu préciser qu'il s'est "fracassé" au rhum oui, mais au rhum haïtien. Faut savoir mettre les pendules à l'heure.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 08:24

Ainsi donc le petit caudillo à l’approche des élections départementales a « peur » du Front national. Un premier ministre exprimant la « peur » cela s’apparente au mieux à une tentative de manipulation de l’opinion au pire à une désertion devant l’ennemi. La meilleure réplique à Manuel Valls revient à Beaumarchais dans le Barbier de Séville : « Fi donc, trembler! mauvais calcul, monsieur. Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. »

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