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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 22:57

Pas l’ombre du moindre doute. François Hollande s’aligne totalement sur la politique colonialiste, agressive et criminelle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. En exprimant « la solidarité de la France » avec Israël sous le prétexte de tirs de roquettes en provenance de Gaza sans prononcer le moindre mot sur les bombardements, les assassinats, les rafles et les ratonnades à Gaza et en Cisjordanie occupée, le président de la République vient d’impliquer notre pays dans une opération criminelle contre un peuple en lutte pour sa survie : le peuple palestinien. Il y a pire. En déclarant qu’il appartient « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces », le président de la République incite à la guerre.

Il ne s’agit plus seulement de complicité. Il s’agit de l’implication officielle de la France dans le camp de la droite israélienne. Désormais, Paris ne s’en tient plus aux formules diplomatiques qualifiant les actions israéliennes de « disproportionnées ». Paris joue ouvertement la carte de l’affrontement, des destructions, des meurtres et des emprisonnements de masse.

Les autorités françaises acceptent que des citoyens français intègrent une armée étrangère (l’armée israélienne) violant ainsi les lois internationales. Elles acceptent un mur de près de 700 kilomètres, une construction condamnée par les instances internationales. Elles acceptent l’apartheid instauré en Cisjordanie occupée. Elles acceptent et incitent à la guerre alors que tous les efforts devraient viser l’arrêt des violences et la construction de la paix. François Hollande a choisi son camp. Ce n’est pas celui des pacifistes israéliens. Encore moins celui du peuple palestinien martyrisé, écartelé, réprimé

José Fort.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 15:34

Cette phrase a été prononcée jeudi soir à Tel-Aviv par Robi Danelin, porte parole du "Cercle des parents ». Des parents israéliens qui ont perdu des enfants lors d’attentats au cours des dernières années. En Israël, des voix se font entendre contre la spirale de la violence et de la haine.

Israël et la Palestine viennent de connaître une semaine de folies meurtrières. Trois jeunes colons israéliens et dix jeunes palestiniens assassinés, des blessés, des arrestations pas centaines, des ratonnades, des vengeances.Tous les ingrédients sont réunis pour aller vers de nouveaux affrontements, de nouveaux crimes. Dans ce contexte d’une extrême violence et dont le gouvernement israélien porte l’entière responsabilité, des voix courageuses de la raison et de la paix se font entendre en Israël, à Tel-Aviv en particulier. Celles, par exemple, qui se sont exprimées jeudi soir sur la place faisant face au Théâtre Habima pour protester contre la « vague de haine ». La manifestation, organisée par « La Paix Maintenant », a eu lieu sous la bannière « Manifestation de bon sens, Non à la vengeance, non à l’escalade »

« Les enfants de Talmon et de Sderot, d’Hébron et de Gaza n’oublieront pas cette semaine », a déclaré Yariv Oppenheimer, animateur du mouvement « La Paix Maintenant", ajoutant : « Les enfants sont toujours les premiers à souffrir. » A la fin de la manifestation, un petit groupe de personnes tenait une bannière indiquant « De la souffrance et le deuil naît une prière pour la paix », les membres du "Cercle des Parents – Les familles endeuillées pour la réconciliation et la paix ».

« Nous faisons partie d’un club, et nous avons payé une cotisation très chère pour rentrer" , souligne Rami Elhanan, du Cercle des Parents, qui comprend deux familles israéliennes et palestiniennes ayant perdu des proches dans le conflit. « Nous n’allons pas les laisser utiliser notre douleur pour agrandir ce club », a-t-il souligné. Elhanan a présenté les autres dizaines de militants – celui-ci a perdu une mère, un frère, celui-là un fils. Qui sait comment nous [les familles qui ont perdu des fils cette semaine] nous sentons ? Je pleure avec eux. Ma fille a été tuée il y a 16 ans, et pas une seconde ne passe sans que je ne pense à elle. »

Les manifestations en Israël contre la violence ont pris de ampleur cette semaine. Pas seulement à Tel-Aviv. De nombreux observateurs notent que si une frange toujours majoritaire de l’opinion publique israélienne se range derrière les positions va-t’en guerre du gouvernement, les partisans de la paix gagnent en écoute dans une population traumatisée. Contrairement aux messages de paix venus de Tel-Aviv, Tanir Pardo, le chef du Mossad (les services spéciaux israéliens) a déclaré ce dimanche : « La plus grande menace pour la sécurité d’Israël est le conflit avec les Palestiniens et non pas le programme nucléaire iranien. » Une manière d’annoncer un regain de violence dans le silence complice de la prétendue « communauté » internationale. La sécurité d’Israël, plus que jamais, passe par la création d’un Etat palestinien avec la fin de la colonisation et de l’occupation. Il n’y a pas d’autre voix. C’est cela ou le chaos.

José Fort

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 17:51

Après avoir signée des accords stratégiques avec Pékin et plusieurs autres capitales asiatiques, la Russie accélère sa coopération avec les pays membres des Brics (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du sud) et déploie une intense activité économique et politique en direction de l’Amérique du Sud. Les dernières informations en provenance de Moscou ne sont pas de nature à faire plaisir aux chancelleries occidentales. Tour de table.

Moscou annonce l’annulation de 90% de la dette de Cuba et en investit 10% à l'intérieur du pays. Le gouvernement russe vient de transmettre à la Douma un projet de loi concernant la ratification des accords intergouvernementaux avec l'île, selon lesquels La Havane serait libéré de de 31,7 milliards de dollars sur une dette s’élevant à 35,2 milliards de dollars. La semaine prochaine Vladimir Poutine entamera une tournée sur le continent latino américain avec une première escale à Cuba.

Deuxième étape, Buenos Aires. La coopération économique et militaire sera le sujet principal des négociations avec la présidente argentine Cristina Kirchner. Poutine envisage, selon ses déclarations du début de la semaine, « d'aborder en détail tout l’éventail des questions bilatérales et internationales d’actualité, fixer des projets conjoints mutuellement avantageux dans le domaine énergétique, aussi bien que dans l’atome pacifique, la construction mécanique et la coopération militaire et technique. »

Troisième étape, Rio de Janeiro. Poutine assistera à la finale de la coupe du monde de football puis participera à la cérémonie transmettant à la Russie la charge d’organiser la prochaine coupe.

Quatrième étape, Fortaleza au nord-est du Brésil qui accueillera le 15 juillet le sixième sommet des pays du BRICS. A l’issue de cette réunion, la création de la Banque de développement du groupe sera annoncée avec pour objectif principal le financement de projets conjoints d’infrastructure. Selon les agences de presse russes, les cinq pays membres des Brics devraient verser au pot commun « des contributions égales aux fonds initiaux de la banque - 50 milliards de dollars - et au fonds anticrise - 100 milliards de dollars. » Plusieurs sources indiquent que le sommet pourrait décider l’entrée de l’Argentine dans les BRICS.

L’avenir du monde ne se joue plus seulement à Washington ou à Bruxelles. La Russie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil réunis dans les Brics que d’autres pays émergeants rejoindront d’ici peu vont prendre une place toujours plus importante. Il ne faudrait pas louper le wagon.

José Fort

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 11:28

Il y a trois semaines je suis allé en Israël, en Palestine et… dans le Golan. Voici un article sur ma rencontre avec Salman à Majda Shams publié dans « l’Humanité Dimanche ».

« Dépêchons-nous, ils vont fermer la route à 16 H.» Salman, bonnet sur la tête, solide gaillard, l’oeil pétillant, Druze et Syrien d’origine est connu de tous ou presque à Majda Shams, la dernière ville avant le mont Hermon sur le plateau du Golan. Ce territoire syrien annexé par Israël comptait 139 villages avant les guerres. Depuis, 130.000 arabes ont été expulsés. Il reste 5 villages dont Majda Shams. Salman a fait 5 ans de prison pour avoir contesté l’occupation. Il est un des « oubliés du Golan » dont on ne parle jamais ou presque.

En route pour le mont Hermon, avant la fermeture par l’armée israélienne. Dans la voiture, court rappel historique par notre guide. Le plateau du Golan est syrien. Il a été conquis par Israël en 1967 au cours de la guerre contre l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, la guerre dite des « Six Jours ». Il a fait l’objet de violents combats six ans plus tard, en 1973. La zone occupée par Israël et la Syrie sont séparées par une zone démilitarisée surveillée par les Nations unies depuis 1974. Le Golan a été annexé par Israël en 1981, une annexion non reconnue au niveau international. « Les gouvernants israéliens répètent qu’ils sont ici chez eux. Peu leur importent les résolutions de l’ONU », soupire Salman. Avec plusieurs de ses amis, il a brûlé sur la place du village les papiers d’identité israéliens que la puissance coloniale voulait lui imposer. Il l’a payé cher.

Pourquoi l’occupation du Golan par Israël alors que cette région est dépourvue de toute signification particulière dans la religion juive contrairement à la Cisjordanie palestinienne ? Selon Salman, « le plateau qui surplombe le lac de Tibériade et l'est de la Galilée, a longtemps présenté un intérêt militaire. Cet argument a perdu de sa force avec le perfectionnement des moyens militaires israéliens. La véritable raison est ailleurs : le Golan est un château d'eau stratégique d'où proviennent une partie des affluents du Jourdain et de Tibériade. Il s’agit du principal réservoir d'eau douce israélien. Dans un monde civilisé nous aurions dû trouver des accords internationaux pour une juste répartition de l’eau. Les gouvernants israéliens ont choisi la force, l’égoïsme, la domination.»

Nous arrêtons la voiture et notre ami montre du doigt un point d’eau en contre bas de la route où s’abreuvent des animaux. « Le berger de ces chèvres est Libanais », indique-t-il. « Avant la guerre, les Syriens venaient ici avec leurs bêtes. Entre les bergers libanais et syriens, les accords étaient verbaux, marqués par la confiance et le respect. Désormais, les bergers syriens doivent rester de l’autre côté. Là bas, derrière le mirador. »

Retour à Majda Shams. 20 000 colons israéliens sont installés à proximité de la ville. 22.000 Syriens y vivent toujours. Dans les faubourgs de la cité, derrière le mur, on distingue une bourgade près d’un poste militaire syrien. Depuis des années, les familles se voient à la jumelle et communiquent par mégaphone. Sur la place centrale, un meeting de soutien à Bassar el Assad se prépare. « Si vous voulez y assister, allez-y, mais sans moi », lance Salman opposant à la colonisation israélienne, refusant de cautionner « le dictateur de Damas ».

La visite des vergers s’impose. Des cerises et des pommes à profusion d’une qualité à s’empiffrer sans retenue. La soirée s’annonce avec un barbecue préparé par Salman et ses amis druzes aux allures de rugbyman. En face, la nuit est tombée sur la Syrie chère à nos hôtes. On trinque à l’arac alors qu’une patrouille militaire israélienne passe à proximité. « Ici », dit Salman, « nous sommes entre nous, chez nous. En bas, dans le village c’est l’apartheid, le ghetto comme avant en Afrique du Sud. »

José Fort

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 18:02

Il y a trois semaines, avant les récents événements, j’ai rencontré à Hébron Hashem Azzeh. Voici une partie du reportage que je lui consacre dans le numéro de juillet-août de « Vie Nouvelle », le magazine des retraités de la CGT.

Hashem Azzeh, 51 ans, est otage dans sa propre ville, Hébron, au sud de Jérusalem. Au dessus de sa maison, les colons extrémistes venus des Etats-Unis lui pourrissent la vie. A proximité, des soldats israéliens lui interdisent de dépasser un périmètre de 200 mètres autour de sa propriété. Impossible de se déplacer, de travailler. On lui propose 20 millions de dollars pour déguerpir. Pour lui « rester, c’est résister. »

Rencontrer Hashem Azzeh à Hébron relève du parcours du combattant. Cette ville a connu tout au long de son histoire la cohabitation d’une minorité juive aux côtés d’une majorité musulmane. Elle a surtout vécu des drames comme, par exemple, le massacre du 25 février 1994 de fidèles musulmans en pleine prière par un colon extrémiste, Baruch Goldstein. Depuis, la colonisation est menée à marche forcée.

Hashem nous attend à proximité du check-point séparant la vieille ville, ses rues animées caractéristiques de tout l’Orient et le quartier où les colons israéliens ont spolié les terrains appartenant aux Palestiniens. Un de ses amis est chargé de nous récupérer dans un café pour nous guider jusqu’au bout d’une rue, une sorte d’étroit goulet d’étranglement où sont postés plusieurs soldats chargés de filtrer les passages. De l’autre côté du poste de contrôle, Hashem nous attend, fumant cigarette sur cigarette. Son large sourire n’arrive pas à cacher sa nervosité. Il nous fait visiter le local de son association où les femmes écoutent ce matin des conseils gynécologiques. Puis, nous prenons le chemin de la maison qui appartient à sa famille depuis son expulsion de Jaffa en 1948.

L’entrée de son terrain lui est interdite par l’occupant israélien. Il faut emprunter une étroite bande de terre rocailleuse pour atteindre la demeure. La végétation du jardin a été brûlée par des jets d’acides, les colons balançant chaque jour leurs ordures accompagnées d’injures.

Hassan et sa famille subissent des violences à répétition. Il a été sévèrement tabassé et en porte les stigmates sur le visage. Sa femme enceinte a été battue à deux reprises perdant les deux enfants qu’elle portait. Régulièrement, et en pleine nuit, militaires et policiers israéliens accompagnés de chiens font irruption dans cette maison où il est interdit de posséder un couteau même de cuisine et parfois, selon leur humeur, cassent le mobilier entassé sur la terrasse comme témoignage de la folie de ces hommes. Hashem, sa femme et ses quatre enfants assistent aux scènes de violences sans dire un mot. Le silence pour éviter l’arrestation ou la bastonnade.

Les colons - près de 500 dans la ville, pour 4000 soldats et policiers chargés de leur « protection » - dont une famille a été installée à trente mètres au dessus de la maison d’Hashem viennent pour la plupart des Etats-Unis. Toutes ces provocations ont un objectif : rendre la vie impossible, contraindre au départ. Comme cela ne suffit pas, l’appât du gain constitue la dernière trouvaille.

Des émissaires israéliens ont proposé à Hashem et à son voisin 20 millions de dollars chacun et en cash pour quitter les lieux. Le voisin a accepté la mallette de billets puis s’est immédiatement embarqué avec femme et enfants pour les Etats-Unis. Hashem a refusé. « J’aurai trop honte », dit-il. « Trop honte face à une partie de ma famille qui vit dans un camp de réfugiés, trop honte face à mes amis, mes proches. Trop honte face à mes enfants qui, malgré la vie dure qu’ils mènent ne veulent devenir eux aussi des réfugiés. Trop honte face aux 171 enfants de notre école qui font face aux insultes et aux jets de pierres des enfants des colons sans que les soldats et les policiers les en empêchent. »

Il est l’heure de nous quitter. Hashem nous raccompagne jusqu’à un trait rouge peint sur le sol. « Je ne peux pas aller plus loin », dit-il en prenant congé. N’ayant pas le droit de s’éloigner de sa maison de plus de 200 mètres, s’il franchit ce marquage, il risque au mieux l’arrestation au pire une balle dans la tête.

José Fort

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 16:16

Je l’avoue : je ne suis pas un perdreau de l’année. Des dizaines d’années d’engagement communiste, à la direction de la JC, à « Avant-Garde », à « l’Humanité » comme correspondant à Cuba, en Amérique Latine, puis chef du service monde dans ce journal que nous avons tant aux tripes.

Je l’avoue : j’ai bénéficié d’une chance extraordinaire en franchissant bien des frontières, en côtoyant de nombreuses figures du monde, servant les idées pour lesquelles je croyais et je crois toujours. Bref, au soleil couchant de la vie, je peux faire le bilan : j’ai reçu des quolibets, des injures, des méchancetés, des moqueries et autres imbécillités. Mais jamais, au grand jamais, on m’avait traité de « dissident ». C’est fait.

Voici qu’une personne que je ne connais pas, mais qui apparemment est « communiste » me qualifie de la sorte. Raison affichée, mon commentaire sur une déclaration de Marie-George Buffet. Rappel du crime.

« En lisant ces derniers mois les « contributions » directes ou inspirées de Marie-George Buffet, je m’interrogeais sur le sens à donner aux perspectives politiques affichées par l’ancienne secrétaire générale du PCF. Puis, la dernière livraison, m’a confirmé clairement sur le réel engagement de notre camarade. Voici ce qu’elle écrit :

« Un sondage qui donne envie de se battre, ce n'est pas si courant!

Pourtant celui de BVA publié par Le Parisien donne à voir d'un électorat à gauche qui approuve la recherche d'une alliance des député-es frondeurs du PS avec le Front de gauche, à nous d’être à la hauteur en cherchant toutes les convergences sur la base de la recherche d'une alternative à gauche.

Le sondage dit aussi que les deux personnalités les plus reconnues comme à gauche, sont Jean Luc Mélenchon et Martine Aubry. Lui, est dans le combat, Martine tu te lances????

Une constatation s’impose : Marie-George Buffet affirme désormais sa ligne. Il était temps, enfin, de faire la clarté. Une autre réflexion me vient à l’esprit : comment expliquer que d’anciens dirigeants du PCF - pas tous, heureusement, refusant la retraite et la discrétion s’incrustent dans un débat qui ne leur revient pas de mener ? »

Ce commentaire friserait donc l’inadmissible, presque l’injure à personne au dessus de toute critique. Dissident ? Lorsque Robert Hue menait sa « mutation » du PCF, nous avons été quelques-uns à « l’Humanité » à refuser l’entreprise de destruction et à être remerciés ou marginalisés. Marie-George Buffet et quelques autres ont participé ou laissé faire l’opération alors que d’autres ne répondaient pas à nos appels au secours. Aujourd’hui, la même nous propose comme perspective JL Mélenchon et Martine Aubry, en fait et à terme la fusion de PCF dans une nébuleuse sans lendemain. Refuser une telle perspective, reviendrait donc à se réfugier dans la «dissidence ». Et si au contraire, il s’agissait d’un véritable combat lucide pour l’union dans le respect des différences et des identités ?

José Fort

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 05:42

Les corps des trois jeunes israéliens disparus depuis plusieurs jours en Cisjordanie occupée ont été retrouvés lundi soir près de la ville palestinienne d’Hébron. Les trois adolescents, Naftali Frenkel, 16 ans, Gilad Shaar, 16 ans, et Eyal Yifrach, 19 ans auraient été tués par balle. Leurs corps ont été retrouvés dans un champ, sous un tas de pierres, selon l'armée israélienne. Ce drame provoque, comme il se doit, émotion et condamnation. Il a entraîné une violente réaction de l’armée israélienne bloquant plusieurs villes comme Hébron, tuant sept jeunes palestiniens, emprisonnant 400 hommes, femmes et enfants au cours du plus important déploiement militaire depuis dix ans. A la disparition de jeunes israéliens a répondu une répression de masse. A l’annonce du meurtre de ces adolescents, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a affiché la volonté de « faire payer » le Hamas qu’il tient pour responsable. En fait, une nouvelle escalade se prépare contre le peuple palestinien.

Les trois jeunes étudiants, a déclaré Benyamin Nétanyahou « ont été enlevés et assassinés de sang-froid par des bêtes» tandis que son ministre de l’économie, Naftali Bennett ajoutait « Il ne peut y avoir de pardon pour les tueurs d'enfants et ceux qui les ont envoyés. Maintenant il est temps d'agir. » Le Hamas met en doute la « version israélienne » de l'enlèvement, sans nier catégoriquement son implication, il a prévenu Israël que « si les occupants se lancent dans une escalade ou une guerre, ils ouvriront sur eux les portes de l'enfer ». L'Autorité palestinienne soutient quant à elle que la disparition s'est produite dans une zone sous contrôle israélien et que « le gouvernement ne peut blâmer les Palestiniens pour des questions de sécurité » sur cette partie du territoire.

Dès lundi soir, le président américain, Barack Obama, a condamné « cet acte de terrorisme insensé commis contre de jeunes innocents ». De son côté, François Hollande qualifiait l'évènement de « lâche assassinat ». On remarquera que les mêmes et la plupart des dirigeants occidentaux ont gardé le silence ces derniers jours après les ratonnades en Cisjordanie occupée. Dans ces conditions, il n’est pas exagéré de se poser LA question : la vie d’une jeune palestinien ne vaudrait-elle pas celle d’un jeune israélien ?

José Fort

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 12:46

La "rentrée" médiatique, c'est quand même quelque chose. Ils se repassent les plats. T'es plus à Libé, tu iras à France Inter; t'es plus au Nouvel Obs, la porte de Libé est ouverte. Rassurez-vous: les chroniques de toutes les radios et télés seront tenues par les mêmes après une partie de chaises tournantes. Cela s'appelle la démocratie, la confrontation des idées, la liberté d'expression. Remarquez en passant que toutes les " sensibilités" politiques sont présentes sur les ondes ( y compris le parti de gauche et ensemble) mais pas le directeur de la rédaction et les journalistes de « l'Humanité ».

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 02:43

En lisant ces derniers mois les « contributions » directes ou inspirées de Marie-George Buffet, je m’interrogeais sur le sens à donner à ces prospectives politiques affichées par l’ancienne secrétaire générale du PCF. Puis, la dernière livraison m’a confirmé sur le réel engagement politique de notre camarade. Voici ce qu’elle écrit :

« Un sondage qui donne envie de se battre, ce n'est pas si courant!

Pourtant celui de BVA publié par Le Parisien donne à voir d'un électorat à gauche qui approuve la recherche d'une alliance des député-es frondeurs du PS avec le Front de gauche, à nous d’être à la hauteur en cherchant toutes les convergences sur la base de la recherche d'une alternative à gauche.

Le sondage dit aussi que les deux personnalités les plus reconnues comme à gauche, sont Jean Luc Melenchon et Martine Aubry. Lui, est dans le combat, Martine tu te lances????

Une constatation s’impose : Marie-George Buffet affirme désormais sa ligne. Il était temps, enfin, de faire la clarté. Une autre réflexion me vient à l’esprit : comment expliquer que d’anciens dirigeants du PCF - pas tous, heureusement, refusant la retraite et la discrétion s’incrustent dans un débat qui ne leur revient pas de mener ?

José Fort

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 17:06

Etonnant. Alors que le Conseil européen vient de présenter au Parlement son choix pour la présidence de la Commission européenne, le très droitier et démocrate chrétien luxembourgeois Jean-Claude Juncker, plusieurs sources relèvent une similitude entre les carrières politiques du nouveau annoncé et de l’ancien sur le départ, José Manuel Barroso.

Barroso, ancien Premier ministre portugais, flamboyant soutien de Bush père lors de la première guerre en Irak, avait commencé son activité politique à l’âge de 18 ans dans un groupe maoïste après la révolution des œillets. Il était devenu leader du Parti du Prolétariat (MRPP) : « J’ai choisi les prochinois parce qu’ils étaient les plus anti-communistes », soulignait-t-il.

Au mois de novembre 1975, une coalition hétéroclite allant des socialistes à l’extrême droite chassait les militaires de gauche au pouvoir et le MRPP de Barroso lui apportait son soutien. « Je me réveillais d’un rêve ou d’un cauchemar, je revenais dans mon cercle naturel, celui de la petite bourgeoisie », disait-il.

La vérité sur ce personnage mérite quelques précisions. L’ambassadeur des États-Unis au Portugal à l’époque, Franck Carlucci, dépêché par Washington pour ramener le Portugal dans le droit chemin, n’est pas étranger à la reconversion de Barroso. Agent de top niveau de la CIA, Carlucci manipulait et finançait le MRPP. Il découvrait dans le jeune José Manuel un talent d’avenir. Sur les conseils de son nouveau protecteur, Barroso adhérait au Parti social-démocrate (PSD) et gravissait tous les échelons de la hiérarchie. Jusqu’au poste de Premier ministre. L’Union européenne peut donc se satisfaire d’avoir eu à sa tête jusqu’à aujourd’hui un candidat choisi, formaté et propulsé par la CIA.

En est-il de même concernant Jean-Claude Juncker ? L‘ancien Premier ministre inamovible luxembourgeois de 1995 à 2013, protecteur acharné du statut de paradis fiscal de son pays, a été obligé de démissionner de ses mandats à la suite d’une rocambolesque affaire d’espionnage. La plupart des témoins ont soudainement perdu la parole alors que des fuites laissent entendre que les services spéciaux des Etats-Unis, parmi lesquels la célèbre NSA, entretenaient et entretiennent toujours des liens discrets avec Jean-Claude Juncker qui a indiqué lui même avoir « flirté » avec la IV internationale et le mouvement trotskiste ».

Il y a des rapprochements révélateurs. Barroso et Juncker ont tous les deux été membre ou proche d’organisations dites « d’extrême gauche » avec des lien directs ou indirects avec la CIA et les services spéciaux des Etats-Unis.

José Fort

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