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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 10:28

Il y a trois semaines je suis allé en Israël, en Palestine et… dans le Golan. Voici un article sur ma rencontre avec Salman à Majda Shams publié dans « l’Humanité Dimanche ».

« Dépêchons-nous, ils vont fermer la route à 16 H.» Salman, bonnet sur la tête, solide gaillard, l’oeil pétillant, Druze et Syrien d’origine est connu de tous ou presque à Majda Shams, la dernière ville avant le mont Hermon sur le plateau du Golan. Ce territoire syrien annexé par Israël comptait 139 villages avant les guerres. Depuis, 130.000 arabes ont été expulsés. Il reste 5 villages dont Majda Shams. Salman a fait 5 ans de prison pour avoir contesté l’occupation. Il est un des « oubliés du Golan » dont on ne parle jamais ou presque.

En route pour le mont Hermon, avant la fermeture par l’armée israélienne. Dans la voiture, court rappel historique par notre guide. Le plateau du Golan est syrien. Il a été conquis par Israël en 1967 au cours de la guerre contre l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, la guerre dite des « Six Jours ». Il a fait l’objet de violents combats six ans plus tard, en 1973. La zone occupée par Israël et la Syrie sont séparées par une zone démilitarisée surveillée par les Nations unies depuis 1974. Le Golan a été annexé par Israël en 1981, une annexion non reconnue au niveau international. « Les gouvernants israéliens répètent qu’ils sont ici chez eux. Peu leur importent les résolutions de l’ONU », soupire Salman. Avec plusieurs de ses amis, il a brûlé sur la place du village les papiers d’identité israéliens que la puissance coloniale voulait lui imposer. Il l’a payé cher.

Pourquoi l’occupation du Golan par Israël alors que cette région est dépourvue de toute signification particulière dans la religion juive contrairement à la Cisjordanie palestinienne ? Selon Salman, « le plateau qui surplombe le lac de Tibériade et l'est de la Galilée, a longtemps présenté un intérêt militaire. Cet argument a perdu de sa force avec le perfectionnement des moyens militaires israéliens. La véritable raison est ailleurs : le Golan est un château d'eau stratégique d'où proviennent une partie des affluents du Jourdain et de Tibériade. Il s’agit du principal réservoir d'eau douce israélien. Dans un monde civilisé nous aurions dû trouver des accords internationaux pour une juste répartition de l’eau. Les gouvernants israéliens ont choisi la force, l’égoïsme, la domination.»

Nous arrêtons la voiture et notre ami montre du doigt un point d’eau en contre bas de la route où s’abreuvent des animaux. « Le berger de ces chèvres est Libanais », indique-t-il. « Avant la guerre, les Syriens venaient ici avec leurs bêtes. Entre les bergers libanais et syriens, les accords étaient verbaux, marqués par la confiance et le respect. Désormais, les bergers syriens doivent rester de l’autre côté. Là bas, derrière le mirador. »

Retour à Majda Shams. 20 000 colons israéliens sont installés à proximité de la ville. 22.000 Syriens y vivent toujours. Dans les faubourgs de la cité, derrière le mur, on distingue une bourgade près d’un poste militaire syrien. Depuis des années, les familles se voient à la jumelle et communiquent par mégaphone. Sur la place centrale, un meeting de soutien à Bassar el Assad se prépare. « Si vous voulez y assister, allez-y, mais sans moi », lance Salman opposant à la colonisation israélienne, refusant de cautionner « le dictateur de Damas ».

La visite des vergers s’impose. Des cerises et des pommes à profusion d’une qualité à s’empiffrer sans retenue. La soirée s’annonce avec un barbecue préparé par Salman et ses amis druzes aux allures de rugbyman. En face, la nuit est tombée sur la Syrie chère à nos hôtes. On trinque à l’arac alors qu’une patrouille militaire israélienne passe à proximité. « Ici », dit Salman, « nous sommes entre nous, chez nous. En bas, dans le village c’est l’apartheid, le ghetto comme avant en Afrique du Sud. »

José Fort

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:02

Il y a trois semaines, avant les récents événements, j’ai rencontré à Hébron Hashem Azzeh. Voici une partie du reportage que je lui consacre dans le numéro de juillet-août de « Vie Nouvelle », le magazine des retraités de la CGT.

Hashem Azzeh, 51 ans, est otage dans sa propre ville, Hébron, au sud de Jérusalem. Au dessus de sa maison, les colons extrémistes venus des Etats-Unis lui pourrissent la vie. A proximité, des soldats israéliens lui interdisent de dépasser un périmètre de 200 mètres autour de sa propriété. Impossible de se déplacer, de travailler. On lui propose 20 millions de dollars pour déguerpir. Pour lui « rester, c’est résister. »

Rencontrer Hashem Azzeh à Hébron relève du parcours du combattant. Cette ville a connu tout au long de son histoire la cohabitation d’une minorité juive aux côtés d’une majorité musulmane. Elle a surtout vécu des drames comme, par exemple, le massacre du 25 février 1994 de fidèles musulmans en pleine prière par un colon extrémiste, Baruch Goldstein. Depuis, la colonisation est menée à marche forcée.

Hashem nous attend à proximité du check-point séparant la vieille ville, ses rues animées caractéristiques de tout l’Orient et le quartier où les colons israéliens ont spolié les terrains appartenant aux Palestiniens. Un de ses amis est chargé de nous récupérer dans un café pour nous guider jusqu’au bout d’une rue, une sorte d’étroit goulet d’étranglement où sont postés plusieurs soldats chargés de filtrer les passages. De l’autre côté du poste de contrôle, Hashem nous attend, fumant cigarette sur cigarette. Son large sourire n’arrive pas à cacher sa nervosité. Il nous fait visiter le local de son association où les femmes écoutent ce matin des conseils gynécologiques. Puis, nous prenons le chemin de la maison qui appartient à sa famille depuis son expulsion de Jaffa en 1948.

L’entrée de son terrain lui est interdite par l’occupant israélien. Il faut emprunter une étroite bande de terre rocailleuse pour atteindre la demeure. La végétation du jardin a été brûlée par des jets d’acides, les colons balançant chaque jour leurs ordures accompagnées d’injures.

Hassan et sa famille subissent des violences à répétition. Il a été sévèrement tabassé et en porte les stigmates sur le visage. Sa femme enceinte a été battue à deux reprises perdant les deux enfants qu’elle portait. Régulièrement, et en pleine nuit, militaires et policiers israéliens accompagnés de chiens font irruption dans cette maison où il est interdit de posséder un couteau même de cuisine et parfois, selon leur humeur, cassent le mobilier entassé sur la terrasse comme témoignage de la folie de ces hommes. Hashem, sa femme et ses quatre enfants assistent aux scènes de violences sans dire un mot. Le silence pour éviter l’arrestation ou la bastonnade.

Les colons - près de 500 dans la ville, pour 4000 soldats et policiers chargés de leur « protection » - dont une famille a été installée à trente mètres au dessus de la maison d’Hashem viennent pour la plupart des Etats-Unis. Toutes ces provocations ont un objectif : rendre la vie impossible, contraindre au départ. Comme cela ne suffit pas, l’appât du gain constitue la dernière trouvaille.

Des émissaires israéliens ont proposé à Hashem et à son voisin 20 millions de dollars chacun et en cash pour quitter les lieux. Le voisin a accepté la mallette de billets puis s’est immédiatement embarqué avec femme et enfants pour les Etats-Unis. Hashem a refusé. « J’aurai trop honte », dit-il. « Trop honte face à une partie de ma famille qui vit dans un camp de réfugiés, trop honte face à mes amis, mes proches. Trop honte face à mes enfants qui, malgré la vie dure qu’ils mènent ne veulent devenir eux aussi des réfugiés. Trop honte face aux 171 enfants de notre école qui font face aux insultes et aux jets de pierres des enfants des colons sans que les soldats et les policiers les en empêchent. »

Il est l’heure de nous quitter. Hashem nous raccompagne jusqu’à un trait rouge peint sur le sol. « Je ne peux pas aller plus loin », dit-il en prenant congé. N’ayant pas le droit de s’éloigner de sa maison de plus de 200 mètres, s’il franchit ce marquage, il risque au mieux l’arrestation au pire une balle dans la tête.

José Fort

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:16

Je l’avoue : je ne suis pas un perdreau de l’année. Des dizaines d’années d’engagement communiste, à la direction de la JC, à « Avant-Garde », à « l’Humanité » comme correspondant à Cuba, en Amérique Latine, puis chef du service monde dans ce journal que nous avons tant aux tripes.

Je l’avoue : j’ai bénéficié d’une chance extraordinaire en franchissant bien des frontières, en côtoyant de nombreuses figures du monde, servant les idées pour lesquelles je croyais et je crois toujours. Bref, au soleil couchant de la vie, je peux faire le bilan : j’ai reçu des quolibets, des injures, des méchancetés, des moqueries et autres imbécillités. Mais jamais, au grand jamais, on m’avait traité de « dissident ». C’est fait.

Voici qu’une personne que je ne connais pas, mais qui apparemment est « communiste » me qualifie de la sorte. Raison affichée, mon commentaire sur une déclaration de Marie-George Buffet. Rappel du crime.

« En lisant ces derniers mois les « contributions » directes ou inspirées de Marie-George Buffet, je m’interrogeais sur le sens à donner aux perspectives politiques affichées par l’ancienne secrétaire générale du PCF. Puis, la dernière livraison, m’a confirmé clairement sur le réel engagement de notre camarade. Voici ce qu’elle écrit :

« Un sondage qui donne envie de se battre, ce n'est pas si courant!

Pourtant celui de BVA publié par Le Parisien donne à voir d'un électorat à gauche qui approuve la recherche d'une alliance des député-es frondeurs du PS avec le Front de gauche, à nous d’être à la hauteur en cherchant toutes les convergences sur la base de la recherche d'une alternative à gauche.

Le sondage dit aussi que les deux personnalités les plus reconnues comme à gauche, sont Jean Luc Mélenchon et Martine Aubry. Lui, est dans le combat, Martine tu te lances????

Une constatation s’impose : Marie-George Buffet affirme désormais sa ligne. Il était temps, enfin, de faire la clarté. Une autre réflexion me vient à l’esprit : comment expliquer que d’anciens dirigeants du PCF - pas tous, heureusement, refusant la retraite et la discrétion s’incrustent dans un débat qui ne leur revient pas de mener ? »

Ce commentaire friserait donc l’inadmissible, presque l’injure à personne au dessus de toute critique. Dissident ? Lorsque Robert Hue menait sa « mutation » du PCF, nous avons été quelques-uns à « l’Humanité » à refuser l’entreprise de destruction et à être remerciés ou marginalisés. Marie-George Buffet et quelques autres ont participé ou laissé faire l’opération alors que d’autres ne répondaient pas à nos appels au secours. Aujourd’hui, la même nous propose comme perspective JL Mélenchon et Martine Aubry, en fait et à terme la fusion de PCF dans une nébuleuse sans lendemain. Refuser une telle perspective, reviendrait donc à se réfugier dans la «dissidence ». Et si au contraire, il s’agissait d’un véritable combat lucide pour l’union dans le respect des différences et des identités ?

José Fort

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 04:42

Les corps des trois jeunes israéliens disparus depuis plusieurs jours en Cisjordanie occupée ont été retrouvés lundi soir près de la ville palestinienne d’Hébron. Les trois adolescents, Naftali Frenkel, 16 ans, Gilad Shaar, 16 ans, et Eyal Yifrach, 19 ans auraient été tués par balle. Leurs corps ont été retrouvés dans un champ, sous un tas de pierres, selon l'armée israélienne. Ce drame provoque, comme il se doit, émotion et condamnation. Il a entraîné une violente réaction de l’armée israélienne bloquant plusieurs villes comme Hébron, tuant sept jeunes palestiniens, emprisonnant 400 hommes, femmes et enfants au cours du plus important déploiement militaire depuis dix ans. A la disparition de jeunes israéliens a répondu une répression de masse. A l’annonce du meurtre de ces adolescents, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a affiché la volonté de « faire payer » le Hamas qu’il tient pour responsable. En fait, une nouvelle escalade se prépare contre le peuple palestinien.

Les trois jeunes étudiants, a déclaré Benyamin Nétanyahou « ont été enlevés et assassinés de sang-froid par des bêtes» tandis que son ministre de l’économie, Naftali Bennett ajoutait « Il ne peut y avoir de pardon pour les tueurs d'enfants et ceux qui les ont envoyés. Maintenant il est temps d'agir. » Le Hamas met en doute la « version israélienne » de l'enlèvement, sans nier catégoriquement son implication, il a prévenu Israël que « si les occupants se lancent dans une escalade ou une guerre, ils ouvriront sur eux les portes de l'enfer ». L'Autorité palestinienne soutient quant à elle que la disparition s'est produite dans une zone sous contrôle israélien et que « le gouvernement ne peut blâmer les Palestiniens pour des questions de sécurité » sur cette partie du territoire.

Dès lundi soir, le président américain, Barack Obama, a condamné « cet acte de terrorisme insensé commis contre de jeunes innocents ». De son côté, François Hollande qualifiait l'évènement de « lâche assassinat ». On remarquera que les mêmes et la plupart des dirigeants occidentaux ont gardé le silence ces derniers jours après les ratonnades en Cisjordanie occupée. Dans ces conditions, il n’est pas exagéré de se poser LA question : la vie d’une jeune palestinien ne vaudrait-elle pas celle d’un jeune israélien ?

José Fort

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:46

La "rentrée" médiatique, c'est quand même quelque chose. Ils se repassent les plats. T'es plus à Libé, tu iras à France Inter; t'es plus au Nouvel Obs, la porte de Libé est ouverte. Rassurez-vous: les chroniques de toutes les radios et télés seront tenues par les mêmes après une partie de chaises tournantes. Cela s'appelle la démocratie, la confrontation des idées, la liberté d'expression. Remarquez en passant que toutes les " sensibilités" politiques sont présentes sur les ondes ( y compris le parti de gauche et ensemble) mais pas le directeur de la rédaction et les journalistes de « l'Humanité ».

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 01:43

En lisant ces derniers mois les « contributions » directes ou inspirées de Marie-George Buffet, je m’interrogeais sur le sens à donner à ces prospectives politiques affichées par l’ancienne secrétaire générale du PCF. Puis, la dernière livraison m’a confirmé sur le réel engagement politique de notre camarade. Voici ce qu’elle écrit :

« Un sondage qui donne envie de se battre, ce n'est pas si courant!

Pourtant celui de BVA publié par Le Parisien donne à voir d'un électorat à gauche qui approuve la recherche d'une alliance des député-es frondeurs du PS avec le Front de gauche, à nous d’être à la hauteur en cherchant toutes les convergences sur la base de la recherche d'une alternative à gauche.

Le sondage dit aussi que les deux personnalités les plus reconnues comme à gauche, sont Jean Luc Melenchon et Martine Aubry. Lui, est dans le combat, Martine tu te lances????

Une constatation s’impose : Marie-George Buffet affirme désormais sa ligne. Il était temps, enfin, de faire la clarté. Une autre réflexion me vient à l’esprit : comment expliquer que d’anciens dirigeants du PCF - pas tous, heureusement, refusant la retraite et la discrétion s’incrustent dans un débat qui ne leur revient pas de mener ?

José Fort

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:06

Etonnant. Alors que le Conseil européen vient de présenter au Parlement son choix pour la présidence de la Commission européenne, le très droitier et démocrate chrétien luxembourgeois Jean-Claude Juncker, plusieurs sources relèvent une similitude entre les carrières politiques du nouveau annoncé et de l’ancien sur le départ, José Manuel Barroso.

Barroso, ancien Premier ministre portugais, flamboyant soutien de Bush père lors de la première guerre en Irak, avait commencé son activité politique à l’âge de 18 ans dans un groupe maoïste après la révolution des œillets. Il était devenu leader du Parti du Prolétariat (MRPP) : « J’ai choisi les prochinois parce qu’ils étaient les plus anti-communistes », soulignait-t-il.

Au mois de novembre 1975, une coalition hétéroclite allant des socialistes à l’extrême droite chassait les militaires de gauche au pouvoir et le MRPP de Barroso lui apportait son soutien. « Je me réveillais d’un rêve ou d’un cauchemar, je revenais dans mon cercle naturel, celui de la petite bourgeoisie », disait-il.

La vérité sur ce personnage mérite quelques précisions. L’ambassadeur des États-Unis au Portugal à l’époque, Franck Carlucci, dépêché par Washington pour ramener le Portugal dans le droit chemin, n’est pas étranger à la reconversion de Barroso. Agent de top niveau de la CIA, Carlucci manipulait et finançait le MRPP. Il découvrait dans le jeune José Manuel un talent d’avenir. Sur les conseils de son nouveau protecteur, Barroso adhérait au Parti social-démocrate (PSD) et gravissait tous les échelons de la hiérarchie. Jusqu’au poste de Premier ministre. L’Union européenne peut donc se satisfaire d’avoir eu à sa tête jusqu’à aujourd’hui un candidat choisi, formaté et propulsé par la CIA.

En est-il de même concernant Jean-Claude Juncker ? L‘ancien Premier ministre inamovible luxembourgeois de 1995 à 2013, protecteur acharné du statut de paradis fiscal de son pays, a été obligé de démissionner de ses mandats à la suite d’une rocambolesque affaire d’espionnage. La plupart des témoins ont soudainement perdu la parole alors que des fuites laissent entendre que les services spéciaux des Etats-Unis, parmi lesquels la célèbre NSA, entretenaient et entretiennent toujours des liens discrets avec Jean-Claude Juncker qui a indiqué lui même avoir « flirté » avec la IV internationale et le mouvement trotskiste ».

Il y a des rapprochements révélateurs. Barroso et Juncker ont tous les deux été membre ou proche d’organisations dites « d’extrême gauche » avec des lien directs ou indirects avec la CIA et les services spéciaux des Etats-Unis.

José Fort

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:12

Oui, trois fois oui, vous avez raison. Faut pas tout mélanger : les torchons et les serviettes, l’UMP et l’honnêteté, le PS et la gauche, les journaux télévisés et l’objectivité, le Medef et la CGT, les Français et les luttes syndicales dont ils profitent des résultats après avoir craché sur leurs auteurs, les plus révolutionnaires que moi tu meurs et les mous de la réplique, les bons et les gentils, les cons et les cons. Et, aussi et surtout, le football et la géostratégie. Les torchons, l’UMP … peut être, mais le foot ?

Voici qu’à l’issue du premier tour de la Coupe du monde de football, les « grandes » équipes européennes s’apprêtent à embarquer pour rentrer chez elles avec leurs stars à des millions de dollars et à l’arrogance du fric trop vite acquis. Retour en Espagne, en Grande Bretagne, au Portugal, en Italie, en Russie… J’arrête, la coupe est pleine. Pendant ce temps, les latinos, même les plus petits comme l’Uruguay et le Costa Rica, font la loi sur les terrains. Certains membres de ces équipes ont déjà goûté l’argent roi. La plupart pourtant ont encore faim et ont conservé le goût du jeu, de l’épreuve, du défi. De là à dire que le foot illustre la lutte des classes à l’échelle internationale, il y a un pas que je serais prêt à franchir.

José Fort

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 09:25

Juana Pargament aura cent ans dans quelques jours. Vous ne la connaissez certainement pas. Juana est une des « Mères de la Place de Mai ». Celles qui au pire moment de la dictature militaire argentine osaient défier les généraux assassins en défilant tous les jeudi à Buenos Aires sur la place face à la Présidence de la République.

J’ai rencontré Juana la première fois au mois d’avril 1982. La guerre des Malouines débutait. Une guerre coloniale menée par les Britanniques et Mme Thatcher, soutenue par François Mitterrand et un de ses ministres communistes, Charles Fiterman. A « L’Humanité », nous avions choisi de nous opposer à l’aventure coloniale, à la dictature militaire et soutenir sur place les persécutés, les démocrates, tous ceux qui réclamaient la liberté, la démocratie, la vérité sur les disparus et dans le même temps soutenaient la juste revendication de récupération d’un bout du territoire national. Personne n’était dupe de l’attitude de la dictature agonisante qui tentait de récupérer une juste revendication nationale. Surtout pas les « Mères de la Place de Mai » qui inlassablement, chaque jeudi après midi, un foulard blanc sur la tête demandaient la vérité sur le sort de leurs enfants et petits enfants disparus, en fait arrêtés par les militaires, assassinés et pour certains balancés en mer depuis des hélicoptères.

Au début, pour les militaires et les médias à leurs bottes, elles étaient « les Folles de la Place de Mai » ? Avec le temps, la reconnaissance nationale et internationale, elles sont devenues « Les Mères de la Place de Mai ». Désormais, elles sont « les Grands mère de la Place de Mai ».

Juana Pargament va donc avoir cent ans. Malgré son âge, elle poursuit son action pour connaître la vérité sur la disparition de son fils Aberto, un médecin de 31 ans. Dans le petit local qui jouxte la Présidence de la République, elle assure une permanence. « Nous avons manifesté durant 1.184 jeudi, dit-elle, avant d’ajouter : « notre action continue aux côtés de l’actuel gouvernement qui nous soutient. Le temps n’est pas venu de baisser les bras. La lucha continua ».

José Fort

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:14

Tous les témoignages qui nous parviennent ce lundi de Palestine confirment l’ampleur de la répression déclenchée par l’armée israélienne. Des femmes et des enfants font l’objet de sévices lorsqu’ils ne sont pas visés par les balles de la puissance coloniales. Des morts, jeunes pour la plupart, des pères et des mères arrachés à leurs foyers, des familles expulsées de leurs maisons. Insultes, brutalités, menaces, chantages : l’occupant israélien ne lésine sur aucun moyen pour tenter d’humilier le peuple palestinien. La pratique n’est pas nouvelle, elle prend depuis ce lundi une dimension sans égale.

Il n’est plus possible de rester sans réagir. Alors que les médias français et européens font silence, alors que les gouvernements européens refusent de réagir confirmant ainsi leur complicité avec la politique coloniale israélienne, les démocrates européens, tous ceux qui refusent la violence et travaillent pour la paix dans cette région du monde, doivent faire entendre leur voix. L’heure n’est plus au constat, l’heure est à sauver un peuple en extrême danger.

José Fort

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