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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 07:04

Après un séjour en Israël et en Palestine, après les check-points, après les murs et les grillages électrifiés, serais-je rentré à Paris un peu parano ?

Il y a des coïncidences troublantes.

D’abord, ma valise. La sécurité a été forcée et très discrètement sertie de telle manière qu’en la récupérant je ne me suis aperçu de rien. En l’ouvrant une fois arrivé chez moi, j’ai découvert que la valise avait été fouillée et le système de sécurité cassé. Pas de quoi en faire un drame, cela arrive régulièrement. Sauf que les deux préhistoriques téléphones de dépannage que j’avais mêlés au linge sale ont disparu.

En voyage à l’étranger, mon téléphone habituel reste toujours à la maison. On ne l’a fait pas au vieux singe : je préfère les machins à faire rigoler les plus jeunes et les cartes Sim locales. Or, pour des raisons techniques trop fastidieuses à vous raconter, je n’ai jamais utilisé ces deux appareils me rabattant sur un téléphone local que j’ai toujours gardé dans ma poche. Ceux qui du côté de Tel Aviv tentent de faire parler les deux ancestraux appareils vont en être pour leurs frais.

Coïncidences ? Mon compte Facebook a été piraté pendant mon voyage. L’administrateur de FB me précise, avec carte à l’appui, qu’une tentative a été perpétrée le mardi 3 juin à 19h24 depuis… Tel Aviv.

Pourquoi ces coïncidences ? Ne serait-ce pas parce que j’ai assisté au mariage d’Elsa Lefort (fille de mon copain Jean-Claude) et de… Salah Hamouri ?

José Fort

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 06:19

Le maintien renouvelé à la tête de leurs pays des gouvernements progressistes latino américains et le développement des structures d’intégration économique et politique dans la région suscitent la haine dans les sphères de pouvoirs étatsuniens. Tandis qu’à la Maison Blanche la tonalité est hypocritement au discours doucereux, au département d’Etat, à la CIA et dans les différents services spéciaux yankees, une feuille de route adaptée et dotée d’énormes moyens financiers vient d’être réactivée avec pour objectif d’aider les « oppositions dans les pays non amis » et, si possible, de renverser les gouvernements issus du suffrage universel. Plusieurs hypothèses de « travail » ont été mises au point. Elles vont depuis l’aide matérielle à la subversion jusqu’à l’étranglement économique, ou encore depuis les actes de terrorisme jusqu’aux campagnes de propagande largement relayées en Europe. Il ne faut pas se tromper : l’heure est à l’affrontement de classes aigu en Amérique latine.

Il y a eu les coups d’Etat « institutionnels » au Paraguay et au Honduras. Il y a désormais des opérations ciblées visant le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Salvador, le Nicaragua et Cuba. L’Argentine et le Brésil sont aussi dans le collimateur.

Au cours des dernières années, ces pays ont enregistré des avancées sociales importantes et construit des politiques indépendantes et souveraines débarrassées de la main mise des multinationales. Ils ont travaillé à renforcer l’intégration régionale avec notamment la Communauté des Etats latinos américains actuellement présidée par le Costa Rica. Un nouveau paysage politique s’est installé dans ce continent qui était autrefois le « pré carré » des Etats-Unis. Pour l’impérialisme nord-américain, ses banques, ses multinationales et ses intégristes terroristes protégés au plus haut niveau de l’Etat US, un coup d’arrêt s’impose. Il faut donc s’attendre à des événements graves dans cette région du monde.

Déjà au Venezuela, les milieux oligarchiques ont déclenché une guerre de rue contre le gouvernement du président Maduro élu légalement et dont la formation politique, le PSUV, remporte actuellement dans le silence des médias internationaux la plupart des scrutins locaux. A Caracas, les manifestants souvent armés, la plupart enfants de la bourgeoisie, sont caillassés dès qu’ils quittent le périmètre du centre des affaires pour les quartiers populaires.

En Bolivie et en Equateur, des contrats ont été placés sur la tête des présidents Evo Morales et Rafael Correa. Au Salvador et au Nicaragua, les droites les plus extrêmes tentent avec la complicité US de déstabiliser les gouvernements en place. Quant aux Cubains, ils doivent encore et encore affronter menaces et chantages, calomnies et mensonges.

A la Havane, cela fait plus d’un demi siècle que cela dure. Cette fois, alors que Barack Obama avait laissé entendre qu’il était temps de « réviser » la politique nord-américaine à l’égard de Cuba, dans le même mouvement une opération à plusieurs tiroirs a été déclenchée contre la Grande Ile.

Première cible, l’économie avec le maintien du blocus accompagné d’une avalanche d’amendes visant les sociétés et les banques ayant des relations commerciales avec Cuba : BNP-Parisbas est directement menacé d’avoir à payer 8 milliards de dollars au fisc nord-américain pour avoir effectué des opérations commerciales avec La Havane ; second objectif, tenter de créer l’insécurité et la peur en provoquant des actes criminels avec, pour dernier exemple, l’arrestation de quatre terroristes venus de Miami ; troisième axe, la propagande avec notamment une radio émettant depuis la France grâce à TDF, une « blogueuse » formatée par la CIA disposant de comptes en banque bien fournis dans plusieurs capitales avec toujours en réserve un « témoin » prêt à faire des « révélations » à la carte.

Contre Cuba et l’Amérique latine, l’impérialisme US et ses relais européens montrent les dents. Que les peuples latinos sachent qu’ils disposent aussi en France et en Europe d’amis véritables et solidaires.

José Fort.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:49

Inutile d'aller chercher midi à quatorze heures. Le FN surfe sur la désespérance provoquée par la politique du PS qui prétend continuer la même orientation et les abstentionnistes sont souvent des électeurs de gauche en violente colère contre ceux pour qui ils avaient voté en 2012. Fait nouveau: l'abstention d'électeurs du Front de gauche. On récolte, là aussi, ce qu'on a semé.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 19:03

Sans le général Jaruzelski, la Pologne aurait pu sombrer dans la guerre civile provoquée par les extrémistes au pouvoir aidés par Moscou et ceux de l'opposition excités par les irresponsables occidentaux. En France on a écrit des tonnes de bêtises sur ce personnage qui a bénéficié jusqu'à sa mort du respect des Polonais. Quant à Laurent Fabius, il avait refusé, à l'époque, de recevoir le général montrant déjà sa forte capacité de compréhension du monde.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:33

Après « la face cachée du Che », « L’Express » publie cette semaine des extraits d’un livre intitulé « La vie cachée de Fidel Castro ». Il s’agit, nous affirme-t-on, des confidences du lieutenant colonel Juan Reinaldo Sanchez, ancien garde du corps du dirigeant cubain, recueillies par Axel Gyldén de l’hebdomadaire dirigé par Christian Barbier.

On nous annonce des « révélations » tellement « explosives » qu’elles font saliver dans son blog Paulo A. Paranagua, journaliste au « Monde », un ancien pistolero repenti et retourné dans la haine des régimes progressistes latino-américains. L’objectif consiste – une fois encore – de tenter de ternir l’image de Fidel Castro : maison secondaire démesurée dans une île paradisiaque, implication de la famille Castro dans des affaires d’argent, surveillance tous azimuts etc… La suite d’un feuilleton commencé il y a un peu plus d’un demi siècle. Rien de nouveau. Pourtant, un arrêt sur le personnage, le sulfureux Sanchez, peut aider à comprendre.

Le journaliste de « l’Express » n’a fait que prendre la suite de la presse anticastriste et surtout de la télévision Americateve, une officine de la CIA, qui a consacré plusieurs émissions au Sanchez en question au cours desquelles, il assurait avoir vu de l’or et des diamants chez Fidel, des garde du corps chargés de donner leur sang… Le Sanchez en a tant fait et tant dit qu’à l’époque plusieurs sites anticastristes basés à Miami et en Espagne réagissaient en regrettant que « le menteur » fasse rire tout le monde mais pleurer ceux qui luttent « contre la dictature » , car ridiculisés. Et lorsque l’impétrant assure avoir fait deux ans de prison « pour avoir voulu prendre sa retraite », c’est l’hilarité générale, un des rédacteurs affirmant avoir rencontré Sanchez dans une boîte de nuit de la Havane contrôlée par l’Etat cubain échangeant avec des officiels et concluant : « c’est un infiltré ».

Les éditions Lafon et Axel Gyldéen sont tombés dans le panneau. Peu importe. Mais le choix de publier un tel ouvrage en ce moment même a une signification : alors que des frémissements sont perceptibles aux Etats-Unis pour mettre fin au blocus économique de la Grande Ile et alors que l’Union européenne décide de renouer avec Cuba, les milieux hostiles à une telle perspective tirent dans tous les sens en utilisant tous les canaux : les éditions Lafon, par exemple.

José Fort

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 14:42

La scène se déroule au début de la semaine à Athènes. Un malade arrive en très mauvais état à la Metropolitan Community Clinic d’Elliniko, un établissement qui soigne gratuitement les chômeurs et les personnes sans ressource. Le patient doit normalement disposer d’une carte d’insolvabilité autorisant la prise en charge gratuite. Il ne peut pas la présenter, les services sociaux de la ville ayant pris du retard dans l’expédition du document.

L’homme de 54 ans est mal en point. Pourtant, n’ayant pas de « livret » attestant sa situation de précarité, son admission est refusée. Direction la sortie.

Protestation générale dans l’indifférence de l’administration. C’est alors que le patient s’écroule. Crise cardiaque. Affolement. Le personnel hospitalier décide une intervention immédiate.

L’homme est dirigé vers le bloc opératoire. Il est rasé et perfusé. Les infirmières et le chirurgien sont prêts à opérer lorsque l’intendant de l’établissement fait irruption dans le bloc et exige l’arrêt des préparatifs et l’évacuation du patient tant qu’il n’aura pas fourni le fameux sésame, le document délivré par la municipalité.

Le sandale a fait le tour de la ville. L’administration hospitalière, dès le lendemain, a reprogrammé l’intervention.

Ce type d'incident, indiquent les syndicats de la santé, est courant en Grèce où trois millions de personnes ne disposent pas d’assurance maladie et où les médicaments s’achètent à prix d’or.

José Fort

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:59

TDF gangrénée par son principal actionnaire fournisseur en basses œuvres de la CIA ? TDF outil des services de renseignements nord-américains à des fins de propagande vers l’étranger ? Personne ne pipe mot à la direction de l’entreprise, au ministère de tutelle, rue de Valois à Paris, encore moins du côté de l’actionnaire principal de TDF, TPG Capital, le plus important fonds d’investissement nord-américain dont le principal conseiller pour la France est Bernard Attali.

La mise à disposition de l’émetteur d’Issoudun de TDF à une radio anti cubaine par l’intermédiaire de TPG Capital semble être un élément - et un seul - du dispositif mis à la disposition de la CIA sur le territoire national par les autorités françaises. Selon nos informations, d’autres ondes courtes du centre d’Issoudun sont réservées aux officines vitrines légales de la CIA pour diffusion d’émissions pirates à destination de plusieurs régions du monde.

Dans le cas de « Radio Republica », il s’agit d’une violation de la souveraineté de l’Etat cubain et du droit défini dans la constitution de l’Union internationale de Télécommunication (UIT). Plus grave encore, TDF aurait passé d’autres marchés sulfureux.

Pour faire la lumière, pour afficher la transparence, il reste à TDF et au ministère de la Culture et de la Communication une solution toute simple : rendre publics les accords passés dans le secteur des ondes courtes et des émissions relayées par le centre d'Issoudun.

José Fort

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:10

Les informations concernant la radio anti-cubaine émettant depuis la France provoquent de multiples réactions. Des précisions sur l’actionnaire principal de TDF donnent une nouvelle dimension à l’affaire.

Rappel des faits.

Une radio anti gouvernementale cubaine « Radio Republica », porte voix d’un groupe établi à Miami (« Directoire démocratique cubain », financé par la « Fondation nationale pour la démocratie », relais connu de la CIA) émet depuis le centre de radio ondes courtes dit « d’Issoudun » de TDF, sur le territoire de la commune de Saint-Aoustrille dans l’Indre. Le député André Chassaigne a interrogé la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Aurèlie Filipetti sur « la légalité de l’émission d’une radio étrangère à partir d’un émetteur TDF ». Sans réponse, pour le moment.

A Issoudun, on regrette que le nom de la ville soit mêlé à cette affaire en insistant sur le lieu exact des installations de TDF, la commune de Saint-Aoustrille. Bien entendu, les populations et les élus du pays d’Issoudun n’ont strictement rien à voir avec cette opération radiophonique à ondes courtes même si certains habitants de l’agglomération ont fait connaître leur désagrément. Dans le Berry, on sait respecter l’autre.

La responsabilité de la diffusion de la radio anti-cubaine depuis Issoudun repose exclusivement sur TDF et les autorités françaises. Et il est important de préciser à nouveau la répartition de l’actionnariat de TDF: Texas Pacific Group, aujourd’hui TPG Capital (42%), Caisse des dépôt et consignations (24%), Ardian (ex Axa, 18%), Charterhouse Capital Partners (14%), divers (2%). TPG Capital est le plus important fonds d’investissement nord-américain et il gère environ 30 milliards de dollars. Parmi ses principaux conseillers figure Bernard Attali (frère jumeau de Jacques) qui occupe la fonction de « senior advisor », conseiller spécial pour la France.

C’est à la demande de la Fondation nationale pour la démocratie (NED) - une des vitrines légales de la CIA ayant officiellement pour objectif l’aide aux oppositions des « gouvernement non amis » - que TPG Capital a obtenu de TDF l’ouverture d’un faisceau en direction de Cuba. TDF est donc devenu un outil technique de la CIA en direction de Cuba et l’on se demande si le « service » ne s’étend pas à d’autres régions du monde.

L’actionnaire principal de TDF a un passé sulfureux. C’est ainsi que dans « l‘Express/l’Expansion » daté du 1 er novembre 2006, Franck Dedieu livrait des informations surprenantes. Voici ce qu’il écrivait: « Des fonds d'investissement particulièrement portés sur les technologies de pointe françaises agiraient en poissons pilotes pour les services de renseignements américains (…) Tout commence en 2000, quand le fonds Texas Pacific Group (TPG) dépose 559 millions d'euros sur la table pour entrer au capital du leader mondial de la carte à puce, Gemplus, et en devenir le premier actionnaire. " Avec 26 % du capital, TPG se montrait très insistant pour obtenir le maximum de postes au conseil d'administration, quitte à nommer des "indépendants" en fait très proches de lui ", se souvient Thierry Dassault, à l'époque administrateur de la société.

Le renvoi du président Marc Lassus et son remplacement par un Américain sèmeront sérieusement le doute sur les arrière-pensées de TPG. Transfert de l'équipe dirigeante et des laboratoires de recherche aux Etats-Unis ? Les salariés s'inquiètent mais, après tout, jusque-là, rien de bien surprenant. Une information sur Alex Mandl, le nouveau PDG, adoubé en 2002 par les actionnaires américains, va mettre le feu aux poudres : l'homme siégeait au conseil d'administration d'In-Q-Tel, un fonds technologique au service exclusif... de la CIA et du renseignement américain. Un détail qui ne figurait pas sur son CV. " Le cabinet de chasseurs de têtes a fait circuler une ancienne version ", se défend Goeff Fink, administrateur de Gemplus, représentant du fonds TPG (…) L’apparition des initiales TPG dans un dossier suffit à faire réagir les autorités françaises. Son arrivée au capital de l'opérateur européen de satellites de télécommunications Eutelsat, en 2004, suscite immédiatement une note du Quai d'Orsay et du ministère de la Défense sur " la menace américaine ". " Comme par hasard, Eutelsat s'apprêtait à passer un accord avec le futur système de navigation par satellite Galileo, le concurrent européen du GPS américain. »

Tout indique que le principal actionnaire de TDF (48%) a des liens avec la CIA. Une entreprise stratégique française serait donc et depuis longtemps gangrénée de l’intérieur par un service de renseignement étranger. Dans ces conditions, l’affaire de la radio anti-cubaine ne serait qu’une maille d’un ensemble qu’il serait urgent de détricoter ?

José Fort

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 13:46

Au risque de passer pour un cœur sec, je l’affirme: les démonstrations parisiennes et obamesque par dames interposées me gênent, m’indisposent.

L’enlèvement des 200 jeunes filles par la secte Boko Haram qui sème le chaos depuis des années au Nigéria donne la nausée. L’émotion face à une telle horreur prolongée par des actions citoyennes et solidaires est compréhensible, juste, nécessaire. Les femmes, les personnalités, les artistes, les gens « de rien » qui se rassemblent pour crier « rendez-nous nos filles » ont raison d’afficher leur volonté de sauver ces gosses aux mains de tueurs fous.

Seulement fous ? Exprimer sa peine, son indignation, sa colère ne suffit pas. Il faut aller au delà, au risque sinon d’en rester au constat. Les gouvernants nigérians ont fabriqué un monstre, le Boko Haram, comme Reagan et les Occidentaux avaient accouché des Talibans en Afghanistan. Les ingrédients sont les mêmes : élites corrompues, richesses dans une partie du pays, l’autre laissée à l’abandon, appareil d’Etat gangréné bénéficiant de la complicité silencieuse des Etats-Unis et de l’Union Européenne.

Il faudra continuer à mobiliser pour obtenir la libération des 200 jeunes filles nigérianes. Dans le même mouvement, il faudra dépasser les hypocrisies faciles et médiatiques en pointant les vrais responsables du crime : ceux qui ont nourri et armé les assassins.

José Fort

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:46

Le président de Syriza et candidat à la présidence de la commission européenne effectue depuis lundi un bref séjour à Moscou. Alors que les diplomaties occidentales et nord-américaine refusent un véritable dialogue avec la Russie, alors que les gouvernants français multiplient les provocations (lundi encore, E. Guigou brandissait la menace de sanctions renforcées comme l’avait fait la veille F. Hollande) s’enfermant ainsi dans le refus de trouver une solution pacifique à la grave crise ukrainienne, Alexis Tsipras a choisi le contact direct, l’échange, la diplomatie active.

Hier, il a rencontré Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération de Russie (Chambre haute) qui fait partie des personnalités russes que l’administration Obama et l’Union européenne ont suspendu de visa et gelé d’éventuels avoirs. En marge de la réunion avec Alexis Tsipras, elle a déclaré à propos des sanctions. « C’est sans précédent. Il s’agit d’un chantage politique. Je peux vous assurer que je n’ai ni compte, ni actif, ni propriété à l’étranger. »

Alexis Tsipras et la présidente du Conseil de la Fédération russe ont consacré l’essentiel de leur entretien à la situation en Ukraine. Le candidat à la présidence européenne devait rencontrer le ministre russe des Affaires étrangère Seigueï Lavrov, un rendez-vous annulé au dernier moment, le chef de la diplomatie russe ayant été contraint de quitter Moscou. Des rumeurs circulaient hier soir, sur une possible rencontre avec le président Poutine.

José Fort

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