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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 09:25

Juana Pargament aura cent ans dans quelques jours. Vous ne la connaissez certainement pas. Juana est une des « Mères de la Place de Mai ». Celles qui au pire moment de la dictature militaire argentine osaient défier les généraux assassins en défilant tous les jeudi à Buenos Aires sur la place face à la Présidence de la République.

J’ai rencontré Juana la première fois au mois d’avril 1982. La guerre des Malouines débutait. Une guerre coloniale menée par les Britanniques et Mme Thatcher, soutenue par François Mitterrand et un de ses ministres communistes, Charles Fiterman. A « L’Humanité », nous avions choisi de nous opposer à l’aventure coloniale, à la dictature militaire et soutenir sur place les persécutés, les démocrates, tous ceux qui réclamaient la liberté, la démocratie, la vérité sur les disparus et dans le même temps soutenaient la juste revendication de récupération d’un bout du territoire national. Personne n’était dupe de l’attitude de la dictature agonisante qui tentait de récupérer une juste revendication nationale. Surtout pas les « Mères de la Place de Mai » qui inlassablement, chaque jeudi après midi, un foulard blanc sur la tête demandaient la vérité sur le sort de leurs enfants et petits enfants disparus, en fait arrêtés par les militaires, assassinés et pour certains balancés en mer depuis des hélicoptères.

Au début, pour les militaires et les médias à leurs bottes, elles étaient « les Folles de la Place de Mai » ? Avec le temps, la reconnaissance nationale et internationale, elles sont devenues « Les Mères de la Place de Mai ». Désormais, elles sont « les Grands mère de la Place de Mai ».

Juana Pargament va donc avoir cent ans. Malgré son âge, elle poursuit son action pour connaître la vérité sur la disparition de son fils Aberto, un médecin de 31 ans. Dans le petit local qui jouxte la Présidence de la République, elle assure une permanence. « Nous avons manifesté durant 1.184 jeudi, dit-elle, avant d’ajouter : « notre action continue aux côtés de l’actuel gouvernement qui nous soutient. Le temps n’est pas venu de baisser les bras. La lucha continua ».

José Fort

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:14

Tous les témoignages qui nous parviennent ce lundi de Palestine confirment l’ampleur de la répression déclenchée par l’armée israélienne. Des femmes et des enfants font l’objet de sévices lorsqu’ils ne sont pas visés par les balles de la puissance coloniales. Des morts, jeunes pour la plupart, des pères et des mères arrachés à leurs foyers, des familles expulsées de leurs maisons. Insultes, brutalités, menaces, chantages : l’occupant israélien ne lésine sur aucun moyen pour tenter d’humilier le peuple palestinien. La pratique n’est pas nouvelle, elle prend depuis ce lundi une dimension sans égale.

Il n’est plus possible de rester sans réagir. Alors que les médias français et européens font silence, alors que les gouvernements européens refusent de réagir confirmant ainsi leur complicité avec la politique coloniale israélienne, les démocrates européens, tous ceux qui refusent la violence et travaillent pour la paix dans cette région du monde, doivent faire entendre leur voix. L’heure n’est plus au constat, l’heure est à sauver un peuple en extrême danger.

José Fort

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 15:33

Trois jeunes palestiniens tués ces quatre derniers jours, cela ne fait pas l’info. Le premier, 13 ans, assassiné près d’Hébron, le second, 22 ans, abattu au cheik-point « Qalandiyia » entre Jérusalem et Ramallah. Le troisième, 26 ans, tué à Naplouse. Plus de 300 Palestiniens ont été arrêtés parmi lesquels 53 anciens détenus récemment libérés. Le prétexte : la disparition de trois jeunes israéliens, un acte jusqu’à présent non revendiqué.

L’armée d’occupation israélienne quadrille actuellement les principales villes palestiniennes, ses soldats patrouillent au cœur même de Ramallah. L’arrogance des colonisateurs est telle qu’à Hébron des familles palestiniennes ont été expulsées de leurs maisons pour installer le cantonnement des soldats israéliens.

Il y a quelques jours, j’étais à Hébron et à Ramallah. J’ai franchi à plusieurs reprises le cheik-point « Qalandiyia » où il faut se soumettre, selon l’humeur des soldats et d’étranges civils en armes, à des interrogatoires et à des fouilles. Pour les Palestiniens, l’humiliation est quotidienne.

Depuis quatre jours, on tue à nouveau des enfants et des jeunes en Palestine. Dans le silence assourdissant de la prétendue « communauté » internationale.

José Fort

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:51

J'ai un copain, un vrai, un gentil, un peu dans les nuages. Il me dit: « Tous ces cons et méchants qui vomissent sur les grévistes, faudra peut être leur retirer les congé payés, la sécurité sociale, les allocs etc… Je lui demande de se calmer, de prendre en compte les évolutions économiques et sociales, le nouveau monde, la modernité, internet, la dette, la compétitivité…. C'est pas moi le con?

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 14:44

Julien Assenge, le fondateur et animateur de WikiLeaks, l’homme aux 700.000 documents secrets mettant en cause les Etats-Unis dans les sales coups tordus montés à travers le monde, vit toujours reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres. Depuis très exactement deux ans, il est placé sous la protection du gouvernement de Quito. Il est menacé par une manipulation judiciaire américano-suédoise visant à le transférer aux Etats-Unis où il serait embastillé pour longtemps.

L’homme résiste avec courage, reçoit des visites, écrit, s’informe, commente l’actualité et « regrette » sur les ondes les frais engagés par les autorités britanniques pour l’empêcher de quitter l’ambassade. En effet, selon Scotland Yard, la surveillance policière du fondateur de Wikileaks coûte 11.000 euros par jour. Entre le 19 juin 2012, jour où le cyber-militant s’est réfugié à l’ambassade et mai 2014, la surveillance a coûté 8 millions d’euros. Cette somme comprend les salaires des policiers, les véhicules, les équipements informatiques disposés à proximité de la mission diplomatique située à quelques pas du magasin de luxe Harrods.

«Nous comptons toujours sur l'Equateur pour aider à mettre un terme à la résidence coûteuse de M. Assange», a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, un de ses collègues équatoriens répliquant : « C’est simple, il suffit que sous notre protection, il quitte la Grande Bretagne dans le premier avion pour Quito ». Quant au président d'Equateur, Rafael Correa, il a déclaré qu'Assange bénéficierait de la protection de son pays aussi longtemps qu'il le désirait et que l'Australien pouvait «rester dans l'ambassade autant de temps que nécessaire».

La note risque donc de s’allonger pour les contribuables britanniques. Des voix commencent à se faire entendre à Londres pour demander « d’arrêter les frais ». L’affaire n’est pas simple à régler, les autorités britanniques étant placées sous la pression de Washington qui aimerait récupérer Assenge faute de s’emparer de Snowden réfugié en Russie. Il y a quelques années, il était courant d’évoquer ceux qui choisissaient « la liberté » à l’Ouest. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit. Signe des temps.

José Fort

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:31

Les journalistes notamment de France Inter se montrant très hostiles aux avantages sociaux conquis par les cheminots (gratuité des transports), je propose que ces mêmes journalistes refusent désormais le cadeau fiscal consistant à réduire chaque année de 7650 euros leur imposition.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:22

3 Français sur 4, s’ils avaient pu être consultés, auraient soutenu l’anéantissement de la Commune de Paris.

3 Français sur 4, s’ils avaient pu s’exprimer en 1940, auraient voté les pleins pouvoirs à Pétain.

3 Français sur 4 étaient favorables, au début du conflit à la guerre colonialisme en Algérie.

3 Français sur 4, au début des grèves dans le secteur minier en 1963, étaient hostiles au mouvement avant de rejoindre massivement l’élan national de solidarité.

3 Français sur 4, lorsqu’ont démarré les « événements » de 1968, critiquaient la « chienlit » avant de profiter sans rechigner des acquis sociaux obtenus par la lutte.

3 Français sur 4 voyageant en avion condamnaient, en 1993, la grève des pilotes d’Air France.

3 Français sur 4 seraient aujourd’hui hostiles au mouvement des cheminots. Et alors ?

José Fort

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:41

Le mot «otage» est utilisé à tort et à travers en ces jours de juste et courageuse grève des cheminots. Les usagers de la SNCF seraient «otages», nous serions tous «otages» des syndicats alors que, soit dit en passant, ce sont les assemblées générales des salariés qui décident démocratiquement de la conduite de leur mouvement et qui verront leurs feuilles de salaire considérablement réduites à la fin du mois. Membres du gouvernement, parlementaires PS et de la droite, médias à la botte reprennent tous en chœur le mot «otage». L’objectif est clair : employer à dessein ce mot afin de créer une psychose à l’égard des grévistes.

La méthode n’est pas nouvelle. Elle s’applique à l’ensemble des mouvements sociaux. Vous êtes «otages» des contrôleurs aériens lorsque vous partez quelques jours en voyage. Vous êtes «otages» des travailleurs de la RATP. Vous êtes » otages » des routiers, des chauffeurs de taxis, des éboueurs, des ouvriers de la presse etc… Vous n’êtes jamais «l’otage» de la politique gouvernementale et du Medef. Même Alain Rey, spécialiste s’il en est de la langue française, juge « excessif » l’usage de ce mot.

Un otage c’est une personne que l’on arrête, que l’on prive de liberté et dont on menace la vie généralement pour exiger une rançon. C’est quelqu’un qu’on terrorise. Attendre sur un quai de gare un possible train est certainement désagréable mais bien préférable à être couché à terre un pistolet sur la tempe dans une banque où dans le désert irakien.

José Fort

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:35

Un événement considérable s’est déroulé ce week-end à Santa Cruz en Bolivie : le sommet du G77 + Chine qui propose de mettre sur pied un nouvel ordre mondial plus juste fondé sur une vision différente du développement selon laquelle les pays du Sud maitriseraient leurs ressources naturelles et vivraient en harmonie avec la planète.

Le groupe des 77 aux Nations unies est une coalition de pays en développement. Créée par 77 pays en 1964, l’organisation a repris son envol et compte actuellement 133 pays membres. Le premier sommet d’importance eut lieu à Alger en 1967. Depuis, le monde a changé, le rapport des forces à l’échelle internationale aussi. C’est ainsi que le G77 plus la Chine, c’est aujourd’hui 77% de la population mondiale et 43% de l’économie de la planète.

La déclaration finale ratifiée dimanche soir à l’issue de cette réunion de près de 110 délégations et en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat porte essentiellement sur les objectifs du Millénaire de l’ONU, recouvrant notamment la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et la mise en oeuvre du développement durable.

Le président bolivien Evo Morales a établi une feuille de route en neuf points «pour une fraternité planétaire des peuples», recommandant la disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU, la création d’une Banque du Sud se substituant au FMI, l’intégration de la Russie au G77 + Chine, la création d’une alliance scientifique, technologique et culturelle.

« Nous, peuples du Sud sommes l’avenir du monde», a déclaré Evo Morales tandis que le président uruguayen, José Mujica, estimait qu’il n’était «plus possible de cautionner cette civilisation du gaspillage, qui affecte la vie même de la planète». «Un autre monde est possible», s’est exclamé M. Mujica.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, à qui de nombreuses marques de sympathie et de solidarité ont été adressées, a demandé au G77 d'«incorporer plus de pays dans les projets visant à la libération de la communication et des médias». Il a annoncé que la chaîne vénézuélienne Telesur lancerait prochainement une chaîne de télévision en anglais. Evo Morales a préconisé des chaines en quecha et en aymara pour les pays andins.

La réunion de Santa Cruz ? Les médias nord-américains et euro centristes feignent de ne rien voir, de ne rien entendre. On les comprend : un autre monde se construit. Sans eux et sans ceux pour qui ils roulent.

José Fort

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:58

Il suffit de peu pour que les vieilles lunes refassent surface. Tenez, la revue de presse de Levaï sur France Inter ce matin. Toute orientée sur un "appel à la raison" adressée aux cheminots avec une déclaration de Thorez tronquée et des larmes de vieux social démocrate sur nos pauvres candidats au bac. Tenez, le "marronnier" du journalisme, je veux dire les "otages" des grévistes en général et des cheminots en particulier. Savez-vous que dès qu'un mouvement de grève se prépare, dans les rédactions ont prend le plus jeune, le plus con, pour aller "couvrir" la colère des gens qui attendent leur train. Faut bien les préparer à servir la soupe du patronat.

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