Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 12:54

Dominique Baudis, ancien président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, est mort ce jeudi au Val de Grâce à Paris. Il avait été opéré du cervelet, selon un bulletin médical.

J’ai connu Dominique Baudis en 1976 à Cuba. Il présentait à l’époque le journal télévisé de France 3.Un journaliste de talent. Il arrivait à la Havane pour interviewer Fidel Castro. Nous nous étions retrouvés lors d’un dîner avec le correspondant de l’AFP, Michel Porcheron. Une star de la télé à la pêche d’informations avant sa rencontre avec le « comandante ». L’homme m’était agréable et surtout différent de tous les envoyés spéciaux qui, passant quelques jours sur la Grande Ile, savaient tout sur tout. Quelques heures après son interview du chef de l’Etat cubain, Baudis m’appelle et me dit : « L’ambassadeur de France vient de me sommer de lui faire écouter l’enregistrement. J’ai refusé. Si tu veux en prendre connaissance avec Porcheron, pas de problème à condition que vous ne l’utilisiez pas avant diffusion. ». Nous avons écouté en gardant la discrétion demandée. Plus tard à Paris, j’ai rencontré à plusieurs reprises Dominique Baudis et j’ai le souvenir d’avoir commenté son livre sur le Liban. Bref, nous avions des relations amicales. Sans plus. Je regrette de ne pas avoir accepté son invitation à Toulouse lorsque, plus tard, il devint le premier magistrat de la cité rose. Je pensais que cela aurait indisposé les communistes du coin.

Lorsque Dominique Baudis fut embringué dans la sinistre affaire de Toulouse (viols, actes de barbarie contre des prostituées) la plupart des médias adoptèrent une attitude indigne. Ce fut un véritable déchaînement. Une chasse à l’homme. Dès le début, je n’ai pas cru un seul instant à cette effroyable histoire et « l’Humanité » n’a pas participé à la curée. L’homme et sa famille ont subi des mois d’horreur. Certains de mes confrères devraient avoir honte de leur comportement. Je ne partage pas les options politiques de Dominique Baudis mais je continue à respecter l’homme.

José Fort

Repost 0
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:34

A chaque moment politique, une formule devient mode. Cette fois, il s'agit d'exfiltration, un mot lancé par un journaliste de l'AFP, repris bêtement par toute la presse, la droite et même le porte parole du PCF. On exfiltre un agent secret. Exfiltrer ou transférer une personne d'un pays à un autre. Croyez-vous que le pitoyable Harlem Désir mérite un tel honneur?

Repost 0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 16:56

Avant l’adoption en 1972 du programme commun de gouvernement PCF/PS/Radicaux de gauche et face aux interrogations de militants communistes, Etienne Fajon déclarait : « l’Union est un combat, il faut être unitaire pour deux ». Première conséquence : lors de la campagne législative de 1978, le PS s’attaquait aux députés communistes sortants.

En 1981, il fallait être aussi « unitaire pour deux » en appelant à voter Mitterrand avec pour conséquence la lente chute du PCF et le départ vers les cieux roses d’un ministre d’Etat communiste (Charles Fiterman).

En 1998, il fallait être aussi unitaire pour deux en ralliant l’équipe Jospin avec comme résultat grâce à l’aide de Robert Hue et d’autres dirigeants communistes la chute cette fois accélérée du PCF.

En 2012, il fallait se débarrasser de Sarkozy. Nous avons joué le jeu avec dans le même temps un accord PS/Verts et la perte de nombreux députés communistes.

Aujourd’hui, l’alliance au sein du Front de gauche est une belle chose sur le papier. Sauf que l’une des composantes, le PG, nous fait avaler encore et encore des couleuvres. Ce que Mitterrand souhaitait réaliser, JL Mélenchon va le conclure comme le démontre l’accord sur les européennes. Il nous aura tout fait : l’insulte (les pleutres), les sale coups aux municipales (à Grenoble et ailleurs), les alliances en sous -mains avec les Verts. Cet homme a une revanche à prendre avec ses anciens amis du PS, avec les communistes car ancien trotskyste et affiche une ambition débordante. Mais, me dira-t-on, il faut bien passer des accords, construire l’unité, éviter la marginalisation. L’unité ne se construit pas à n’importe quel prix, encore moins avec des gens qui ont pour objectif final votre mort.

José Fort

Repost 0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 12:28

« Pas vu, pas pris », lançait Carla Bruni après le but marqué de la main par Thierry Henry lors d’un match de football de la France contre l’Irlande. Elle donnait ainsi à voir sur la délicate mentalité des locataires de l’Elysée d’une époque que les moins de trois ans n’ont pas connu. Entre nous et le bec de gaz, il se pourrait bien que son ancien président de mari soit pris même s’il n’avait pas été vu à l’époque. Va savoir. Pourquoi donc évoquer ce temps passé et une femme potiche qui a autant de talent que Morandini à la télé ?

La relation entre la sortie sportive de Mme Bruni et les commentaires sur le Rwanda m’est soudainement venue à l’esprit. Au lendemain de la déclaration du président Kagamé confirmant l’implication de la France dans le génocide rwandais, les réactions effarouchées de personnalités de la droite (Juppé) et des socialistes (Quilès) m’ont rappelé le fameux « pas vu, pas pris ». Sauf que dans la sinistre tragédie rwandaise, ceux qui croyaient ne pas avoir été vu et donc pas pris, tentent de tout mélanger afin de se disculper d’une tâche qui les marquera à jamais. La France officielle soutenait le régime dictatorial et raciste en place à Kigali, lui fournissait armes et conseillers et avait - avant l’opération turquoise mise en place après le génocide – couvert la préparation des massacres puis accueilli sur notre sol les principaux instigateurs des crimes.

Pas vu, pas pris ? Les déclarations outragées, indignées des anciens ministres et autres responsables n’y pourront rien. Ils ont été vus et pourraient être pris si l’ensemble de la « classe » politique bien pensante et aux ordres, honteuse, acceptait enfin de dire la vérité. Mais là, c’est trop demander.

José Fort

Repost 0
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 13:34

Donc, la France (officielle) n'a pas participé de près ou de loin au génocide rwandais (seulement des fautes, selon Juppé et Quilès) et la raison du scandale reviendrait au dictatorial président Kagamé en difficulté sur la scène internationale. Alors, quelques questions

Le régime en place à Kigali en 1994 était-il oui non soutenu par Paris?
Des militaires français conseillaient-ils l'armée et les services spéciaux du régime?
L'avion du président ( un Falcon) avait-il été donné (ou prêté? ) par Paris ainsi que les deux pilotes?
Deux Français des services spéciaux sont-ils impliqués dans l'attentat contre l'avion présidentiel?
Des armes françaises ont-elles été livrées à Kigali 15 jours avant le début du génocide?
Les militaires rwandais liés au régime et en stage en France ont-ils été rapatriés d'urgence à Kigali?

Qui avait donné les moyens techniques à la radio mille-collines organisatrice des massacres sinon la France?

Pourquoi la France a-t-elle demandé le retrait du général canadien chef de la mission de l'ONU à Kigali pour avoir impliqué des militaires français dans le tragique développement de la situation?
Pourquoi de nombreux membres de l'ancien régime et des génocidaires ont-il obtenu toutes les facilités pour se réfugier en France?
Et d'autres questions toujours sans réponse…...

Repost 0
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:42

A quatre jours de l’élection présidentielle, l’Afghanistan est plongé dans la violence, les attentats succédant aux explosions et aux assassinats quasi quotidiens. Les talibans contrôlent la plus grande partie du territoire, exécutent ceux qui refusent, même timidement, de se soumettre aux diktats intégristes, s’attaquent aux personnels de l’ONU et d’autres agences internationales. L’intervention armée nord-américaine et européenne laisse un pays ravagé, corrompu, livré à des tueurs assoiffés de mort. Les mêmes où leurs aînés à qui Reagan livrait des missiles, les mêmes que la compagnie Kouchner and co conseillait, accueillait, finançait, bichonnait au nom de la lutte pour la liberté et contre l’intervention soviétique.

J’ai connu le dernier président de la République laïque d’Afghanistan, Mohammed Najibullah. Un communiste courageux. Alors qu’il était lâché de toutes parts y compris par ses anciens camarades, Najib comme on l’appelait, a tenté de trouver un compromis de dernière heure pour éviter à son pays déjà martyrisé la catastrophe annoncée. Il a été enlevé à Kaboul dans l’immeuble des Nations unies où il avait trouvé refuge puis emmené avec son frère dans le palais présidentiel où il a été sauvagement torturé avant d’être pendu à un réverbère. A l’époque, les communistes suppliciés dans les rues de la capitale afghane ne provoquaient aucune réaction des spécialistes patentés en matière de droit de l’homme, ceux à la chemise blanche ou au sac de riz. Un communiste en moins, cela ne peut évidemment pas faire du tort à la démocratie, pensaient-ils. Ce sont ces gens-là qui ont facilité le sale travail des talibans, les femmes avilies et massacrées, les familles disloquées, les arts dynamités. Puis, ceux sont les mêmes qui ont « fait » leur guerre en Libye provoquant l’éclatement de la région. Les mêmes qui aujourd’hui prononcent des discours à Kiev avec à leurs côtés des nazis prêts à la revanche historique.

José Fort

L’Humanité cactus 3 avril

Repost 0
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 15:21

« Yes, we can. » Lorsque le futur président Barack Obama a prononcé ces mots pendant sa première campagne électorale, avouons notre joie, notre enthousiasme, nos espoirs. Enfin, la sordide présidence Bush allait s’achever, enfin, la discrimination raciale allait être rejetée au plus haut niveau de l’État américain, enfin, une nouvelle ère s’annonçait dans les relations internationales et des progrès devenaient possibles afin de construire un monde de paix. Plusieurs années après, sommes-nous toujours aussi joyeux ?

Les discours et les promesses de Barack Obama sont restés lettre morte. La base américaine de Guantanamo en territoire cubain accueille toujours les prisonniers en tenue orange tandis que le blocus américain contre la Grande Île reste en vigueur.

Le peuple palestinien subit toujours la politique colonialiste et répressive de l’État d’Israël.

L’Afrique, dont M. Obama avait souhaité le

« développement », sombre dans la misère et les violences.

L’Asie ? Les États-Unis doivent des sommes folles aux Chinois.

L’Amérique latine ? La CIA a beau multiplier les sales coups tordus contre les régimes progressistes, l’intégration solidaire et souveraine de la région a pris son envol.

Reste l’Europe, ou plutôt l’Union européenne à qui est désormais dévolu le rôle de caniche du maître, la Pologne, le pays aux cent mille avortements annuels clandestins, devenant pièce avancée de l’Otan aux frontières de la Russie et la France porte-flingue désormais patenté de la puissance yankee.

Nous avons fait un rêve. Mais « yes, we can » n’est-il plus possible ?

José Fort

Repost 0
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:11

Pendant la seconde guerre mondiale, l'escadron de chasse "Normandie-Niemen", unité de combat de l'Armée française, s'illustra aux côtés de l'Armée rouge dans les combats contre les nazis arrivés à quelques kilomètres de Moscou. En 2014, des Rafale, des Mirage et des appareils espions de l'armée française avec des avions nord-américains et sous la bannière de l'OTAN sont envoyés dans les pays Baltes et en Pologne à proximité des frontières russes.

Repost 0
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:13

L’indignation est souvent sélective. Dans le cas du référendum en Crimée, l’hypocrisie de Hollande, Cameron, Obama et les autres atteint des sommets. Tous utilisent le mot « illégal » pour qualifier le scrutin de dimanche. Or, ces flèches de la géopolitique, même si à l’époque ils n’étaient pas encore au pouvoir, ont approuvé le référendum proclamant unilatéralement l’indépendance du Kosovo. Et chacun y va de son interprétation de la « légalité » dans sa sphère d’influence.

Hollande ? Il a applaudi le référendum sur la départementalisation de Mayotte en mars 2009, seul le PCF s’appuyant sur la résolution 3385 de l’ONU approuvait « la nécessité de respecter l’unité et l’intégralité de l’archipel des Comores » rejoignant ainsi la position de l’Union africaine et de l’Union des Comores.

Cameron ? Il a organisé en mars 2013 un référendum pour conserver les Iles Malouines comme territoire d’outre-mer du Royaume-Uni contre l’avis de l’Argentine et de la plupart des pays latinos américains. A Port Stanley situé à 12700 kms de Londres, une odeur de pétrole a remplacé celle de la laine moutonnière.

Obama ? Malgré les résolutions de l’ONU demandant la levée du blocus contre Cuba, Washington poursuit la guerre économique contre la Grande Ile en occupant une partie du territoire cubain à Guantanamo. En matière d’illégalité, les trois précités en connaissent un rayon.

Le 21 février dernier, l’ordre constitutionnel ukrainien a été interrompu par la désignation à Kiev d’un gouvernement qualifié de « révolutionnaire ». Des autorités de fait. Dans ces conditions, le référendum en Crimée, selon le droit international, n’est ni légal, ni illégal puisque l’ordre constitutionnel n’existe plus. Quant à l’Union européenne, elle a signé un accord cette fois bien illégal avec des personnes ayant pris le pouvoir sans passer par les urnes et agissant dans le vide constitutionnel total.

José Fort

L’Humanité cactus 20 mars

Repost 0
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:15

L'arrogant Fabius déclare que la vente de deux navires militaires à la Russie pourrait être annulée. Une rupture d'un contrat signé en 2011 pour un peu plus d'un milliard de dollars représentant 5 millions d'heures de travail pour 1000 salariés. Le premier navire devrait être livré dans quelques mois et 400 marins russes sont attendus à Saint-Nazaire pour initiation au matériel. Le contrat prévoit la construction de deux autres navires. Lundi, le fabricant italien de pneus Pirelli a signé à Moscou un contrat de 500 millions d'euros tandis qu'en Grande Bretagne, les autorités soutiennent qu'il n'est pas question de s'en prendre aux oligarques russes impliqués dans les grands clubs de football.

Repost 0

Présentation

Recherche

Articles Récents

Liens