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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:48

On commence à y voir un peu plus clair dans l’affaire de la radio anti gouvernementale cubaine « Radio Republica », porte voix d’un groupe établi à Miami (« Directoire démocratique cubain », financé par la « Fondation nationale pour la démocratie », relais de la CIA) qui émet depuis le sol français. Plus précisément depuis le centre émetteur de radio en ondes courtes dit « d’Issoudun » géré par TDF, plus précisément encore sur le territoire de la commune de Saint-Aoustrille dans l’Indre. Rappelons que le député André Chassaigne vient d’interpeller la ministre de la Culture et de la Communication, Mme Aurèlie Filipetti sur « la légalité de l’émission d’une radio étrangère à partir d’un émetteur TDF ».

Comment expliquer qu’une radio installée à Miami à quelques encablures de Cuba utilise des installations françaises éloignées de plusieurs milliers de kilomètres ? La puissance des structures de TDF Issoudun permet d’arroser en ondes le monde entier contournant ainsi les brouillages éventuels. D’autres questions sont posées.

TDF, c’est quoi ?

Anciennement Télédiffusion de France, TDF est la marque légale de l’entreprise depuis 2004. Principaux clients : les chaînes de télévision, les stations de radios, les opérateurs de téléphonie mobile. Radio France internationale utilisait ces structures préférant désormais le satellite et la modulation de fréquence. L’actionnariat se présente ainsi : Texas Pacific Group, aujourd’hui TPG Capital (42%), Caisse des dépôt et consignations (24%), Ardian (ex Axa, 18%), Charterhouse Capital Partners (14%), divers (2%).

TPG Capital, c’est quoi ?

Il s’agit du plus important fonds d’investissement nord-américain né en 1992. Il gère environ 30 milliards de dollars. Parmi ses principaux conseillers figure Bernard Attali (frère jumeau de Jacques) qui a occupé des fonctions allant de la Datar à la Cour des Comptes, de la Deutsche Bank au Gan, de Bankers Trust France à Air France… Chez TPG Capital, il a le titre de « senior advisor », conseiller spécial pour la France.

TPG Capital et la Fondation nationale pour la démocratie ?

La Fondation nationale pour la démocratie (NED), créée par Ronald Reagan en 1982 est l’une des vitrines légales de la CIA ayant officiellement pour objectif l’aide aux oppositions des « gouvernement non amis ». Elle dispose de crédits alloués par le Congrès. Pas seulement : elle établit des « partenariats » avec des institutions, des banques, des associations nord-américaines et dans le monde entier. TPG Capital est un « partenaire » de choix de la NED.

Est-il possible de refuser un service à ses amis ?

Dans le cas de la radio anti cubaine émettant depuis le territoire français, nous pouvons aider les services de la ministre de la Culture et de la Communication à préparer la réponse au député Chassaigne. La Fondation nationale pour la démocratie (NED) constatant des difficultés de réception de « Radio Républica » a demandé à son partenaire TPG Capital d’intervenir comme actionnaire principal auprès de TDF pour ouvrir un espace à la radio anti gouvernementale cubaine. Bref, du « partenariat » avec l’actionnaire principal. Le ministère de tutelle ne manquera pas de répondre à la question essentielle : TDF étant placée sous le contrôle du gouvernement français qui a signé l’autorisation d’émettre ? Le « senior advisor » ? Un haut fonctionnaire ? Un ministre ?

José Fort

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:37

On savait le gouvernement français capable d’interdire le survol de l’Hexagone à l’avion présidentiel bolivien à la demande de Washington fantasmant sur la présence à bord d’Edward Snowden. Cette fois, on apprend qu’une radio anti gouvernementale cubaine « Radio Republica », porte voix d’un groupe établi à Miami (« Directoire démocratique cubain », financé par la « Fondation nationale pour la démocratie » qui a pris le relais de la CIA) émet depuis le sol français. Plus précisément depuis le centre émetteur de radio en ondes courtes d’Issoudun dans l’Indre, géré par TDF. Ce trafic des ondes a lieu dans la discrétion la plus absolue. Le député André Chassaigne vient d’interpeller la ministre de la Culture et de la communication, Mm Aurèlie Filipetti sur « la légalité de l’émission d’une radio étrangère à partir d’un émetteur TDF ». En attendant la réponse, il n’est pas interdit ou plutôt il est recommandé de poser quelques questions.

Le « directoire démocratique cubain » et sa radio « républica » ?

Cette organisation basée à Miami regroupe des éléments violemment hostiles au gouvernement de La Havane, allant jusqu’à commettre des actes terroristes sur le sol cubain. Objectifs : campagne de propagande notamment à l’aide de la radio « républica », actions subversives et de déstabilisation Le financement de ce groupe est assuré par la Fondation nationale pour la démocratie (NED).

La NED, c’est quoi ?

Cette « respectable » fondation a pris le relais de la CIA à l’instigation de Ronald Reagan en 1982. Son financement est voté par le Congrès. Elle se veut un outil moins voyant que la CIA en poursuivant les actions secrètes sous un paravent de « coopération » avec le même objectif : déstabiliser les « gouvernement non amis » par le financement des oppositions comme en Ukraine actuellement. Les fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le parti démocrate, la chambre de commerce des Etats-Unis et le syndicat AFL-CIO. La fondation entretient des relations avec des institutions dans le monde entier. En France, avec la Fondation Jean Jaurès et la Fondation Robert Schuman.

Le centre TDF d’Issoudun ?

Il a été créé avant la Seconde guerre mondiale et a pris un réel essor dans les années 1950. Surveillé de très près par les gouvernements, il assurait la diffusion de Radio France International, particulièrement en direction de l’Europe de l’Est. RFI se tournant vers le satellite et la modulation de fréquence ainsi que la fin de l’URSS ont modifié les objectifs de TDF à la recherche de nouveaux clients.

Tous les contrats signés par TDF sont soumis pour approbation aux instances gouvernementales. Un accord entre la NED, des autorités françaises et la radio a donc obligatoirement été signé. Par qui ?

Une affaire qui tombe mal

Laurent Fabius a effectué, il y a peu, un court séjour à La Havane annonçant un renforcement des relations franco-cubaines. Le ministre français des Affaires étrangères n’a pas fait le déplacement pour la beauté de l’île, encore moins pour témoigner à Cuba de sa solidarité face au blocus yankee. Il y est allé, et c’est tant mieux, pour accélérer la signature de nouveaux contrats craignant, à juste titre, d’arriver trop tard pour un éventuel partage du gâteau. Mais la révélation sur l’émission d’une radio étrangère depuis la France vers la Grande Ile ne risque-t-elle pas de gâter l’avenir ?

José Fort

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:56

Le texte ci-dessous est sans aucun doute de Marie George Buffet sous la signature d’une de ses collaboratrices. Je me marre en lisant « le talent fait toujours peur à ceux qui n'en ont pas. » Lisez, oui, c'est dans le texte. Il engage un débat sur l'avenir du FDG alors qu'une résolution du Comité national du PCF invitait à reporter le débat au lendemain du scrutin européen. En ce qui me concerne, j’ai respecté le vote de mes camarades du CN. Mais là, trop c’est trop. Je constate que de nombreux dirigeants du PCF n'appliquent même pas leur propre résolution. Dans ces conditions, pourquoi rester silencieux ? Pourquoi ce texte de Marie George sous couvert de Brigitte Dionnet publié dans l’Humanité à la suite de plusieurs autres allant dans le même sens ? Lisez ce texte. Ce que veulent ces camarades, c'est tout simplement la liquidation du PCF et l'émergence d'une nouvelle formation politique. Le reste relève de l'enfumage.

Par Brigitte Dionnet, membre du Conseil national du PCF

Ne tournons pas autour du pot. Faut-il ou non continuer le Front de gauche avec les partis qui l’ont créé ? Il faut d’abord répondre à cette question pour se demander ensuite s’il faut l’élargir, le refonder, le dynamiser, l’enrichir, ou ne sais-je quoi encore. Pour ma part, je réponds oui pour les mêmes raisons que celles qui, au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, ont poussé à sa création. Quelles sont-elles ?

Tout simplement celles qui reposent sur la volonté de conserver une perspective de transformation sociale pour ce pays, de ne pas voir mourir l’idée de révolution, de pouvoir continuer à penser une « utopie révolutionnaire », comme disait le regretté Albert Soboul. Car, avec l’affaiblissement continu de notre parti, nous ne voulions pas que sonne le glas d’une telle perspective alors qu’en 2005 le rassemblement pour le non de gauche au TCE était au contraire très prometteur.

Le Front de gauche et la démarche politique qui ont conduit à sa création restent-ils valables aujourd’hui ? J’ai envie de dire plus que jamais pour qui veut transformer vraiment la réalité. Cela suppose donc d’abandonner toute illusion sur cette réalité ou tout renoncement à vouloir la changer, ce qui reviendrait de facto à s’accommoder au mieux de ce qu’il n’est plus possible de changer et donc de se résigner à l’aménager. Illusion et résignation qui peuvent d’ailleurs se conjuguer parfaitement avec l’idéalisation d’un PCF virtuel. Pour que le PCF soit utile à autre chose qu’à lui-même, il doit être utile à la transformation de la société. Et pour cela il faut croire cette transformation possible et le vouloir en tant que force politique. Ce qui se traduit en termes politiques par le choix de se mettre au service de cette transformation et d’en décliner les conséquences concernant le rapport de forces et les alliances politiques sans a priori, et en faisant passer l’esprit de boutique au second plan. Ce qui revient, par exemple, à ne pas considérer comme inéluctable l’influence dominante du PS sur la gauche, qui obligerait donc à s’en accommoder et donc à n’avoir comme seule marge de manœuvre les conditions dans lesquelles tirer les meilleurs marrons du feu possible.

Aussi, la question qui reste posée au lendemain de ces élections municipales reste la même qu’au lendemain de l’élection présidentielle de 2007 : peut-on trouver un autre chemin que celui du renoncement au changement, avec un PCF poursuivant sa route seul ? Le résultat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012 en avait ouvert la voie. Qu’avons-nous fait de cet espoir ? Qu’avons-nous fait de cette construction populaire ? Parler de mobilisation populaire, de dynamique citoyenne est une chose. Lui permettre de se déployer en est une autre. Ce n’est pas en opposant les partis qui constituent le Front de gauche au « peuple » que nous y arriverons. Car, justement, le Front de gauche, par son existence, a permis à une dynamique citoyenne d’entrevoir un débouché politique à gauche sans être dans le ni-ni (ni le PS ni l’anti-institutionnel). Avec 11 % et quatre millions de voix, nous avons ouvert une fenêtre sur l’espoir d’autre chose. Mais nos déconvenues dans les scrutins suivants ne sont-ils pas le signe d’une perte de cet espoir par un déficit de poursuite de notre démarche ? Non pas à cause de problèmes de personnes mais bien de politique. Sommes-nous restés sur la démarche politique qui avait fait le succès : n’avoir comme seule boussole que l’intérêt populaire ? Le débat entre partis du Front de gauche n’était pas un débat de personnes mais de fond : quelle attitude adopter à l’égard du gouvernement et de la politique du Parti socialiste ? Car le débat ne portait pas sur « toute la gauche » ou « une petite gauche » à côté « d’une grande » ; d’ailleurs cette démarche équivaudrait à se rallier à l’idée de cette inéluctabilité d’une dominance du PS sur la gauche. Non, le débat portait sur la nature de la politique du gouvernement. Et je crois qu’il est difficile aujourd’hui de continuer à refuser de se dire opposé à ses choix. Pourtant c’est bien cette notion d’opposition qui a d’abord fait débat ! Le talent fait toujours peur à ceux qui n’en ont pas. Doit-on se priver de toutes les énergies qui voudraient se mobiliser avec le Front de gauche ? On ne s’en sortira pas en répondant à ces femmes et hommes en leur proposant des ateliers, assemblées ou autres… Si on veut leur reconnaître un rôle et une place, ils et elles ont droit à un pouvoir de décision et de choix à part entière que seule une adhésion leur permet.

La crise de la politique ne doit pas conduire à mes yeux à renoncer à l’existence de forces politiques, de partis politiques. Et la solution pour les citoyennes et citoyens qui ne croient plus à la politique n’est pas de leur donner raison en leur déniant la possibilité de participer à une force politique. Or soit l’on considère que tous et toutes doivent le faire au sein du PCF, soit on leur permet de choisir de le faire là où ils et elles le souhaitent. Je suis pour cette seconde solution.

Pour résumer, je crois que le changement réel dans ce pays a besoin du Front de gauche, des partis et des personnalités qui le composent actuellement pour être encore une perspective motivante et mobilisatrice. Dans ce cadre, il faut effectivement élargir ce qui existe à toutes les forces qui le souhaitent en tant que telles et aux adhésions directes de femmes et d’hommes qui ne veulent pas engager leur association ou leur syndicat, ou qui sont tout simplement des femmes et des hommes qui se reconnaissent dans notre projet commun : l’Humain d’abord. Oui, il faut une intervention citoyenne à la hauteur mais notre Révolution nous aurait-elle débarrassés du féodalisme et de la royauté sans les Lumières et sans les jacobins ? Aussi, si le passé nous éclaire, il ne peut pas être notre lanterne, ni comme modèle de société, ni non plus comme modèle de parti ou d’alliances politiques. Alors, laissons les veilles recettes même mises au goût du jour. Nous avions commencé à créer du neuf, continuons.

- See more at: http://www.humanite.fr/crise-de-la-politique-front-de-gauche-et-elections-europeennes-et-maintenant-525741

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 14:20

Apprécions la discrétion des journalistes politiquement corrects et autres éditorialistes multi cartes. Tous ont évité de préciser que la patronne de Général Electric France, qui veut se payer Alstom, se nomme Clara Guémard - épouse du célèbre député et ministre UMP qui s’est fait piquer dans une affaire d’appartement - et fille du professeur Lejeune, organisateur de manifestations anti IVG et autres gâteries ultra réac.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:39

Il y a un mois, à Hô Chi Minh-Ville, le premier McDonald’s a servi 20.000 clients durant les deux jours qui ont suivi son ouverture. Objectif : cent restaurants dans le pays au cours des dix prochaines années. Burger King avait déjà inauguré le marché en 2011 provoquant l’engouement d’une jeunesse avide de produits occidentaux alors que les plus anciens avaient survécu aux guerres contre les envahisseurs japonais, les colonisateurs français, les massacreurs yankees.

L’arrivée de McDonald’s va-t-elle effacer l’image de la fuite des nord-américains et leurs hélicoptères décollant du toit de l’ambassade US à Saigon? Ce que les Américains n’ont pas fait avec le napalm vont-ils le réussir avec la mal bouffe et son cortège d’obèses ?

Un chef occidental installé à Hanoï donne une réponse : « L’euphorie actuelle est due à la nouveauté. Les fondations de la culture culinaire locale sont trop solides pour pouvoir être ébranlées. »

José Fort

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:47

Hollande hué à Carmaux. Son ex revenue aux affaires se prenant pour Marie Antoinette dans les couloirs de son ministère. Rocard et Juppé claquant la porte d’un « programme d’investissement » placé sous l’autorité de Montebourg. Des députés PS en « rupture » mais qui ne manqueront pas de voter pour le programme de Valls. Le bruxellois Sapin servile comme jamais. Le stratège des échecs Fabius pour l’ouverture des magasins le dimanche. L’ivresse du pouvoir atteignant les plus proches cireurs de pompe du président après le menteur chargé du budget de la France. Et pendant ce temps là, des millions de Français au chômage, dans la misère et la peur du lendemain.

Cà sent le sapin pour cette équipe totalement dévalorisée, rejetée, haïe comme l’était celle de Sarkozy. Cà sent le sapin… sauf pour le Front national trop heureux de ces cadeaux à répétition. Le PS portera une terrible responsabilité dans la dérive qui s’annonce.

José Fort

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 13:33

En soutenant les manifestants de Kiev (avec la présence des services spéciaux comme la CIA), les Occidentaux ont déclenché une crise dont ils risquent d'être les grands perdants. Une partie de l'Ukraine se tourne vers la Russie, Poutine atteint des sommets dans les sondages et la recomposition de l'Empire est en marche. Bravo les stratèges.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:59

Samedi, jour de la belle et grande manifestation à Paris contre l'austérité, on a entendu sur toutes les ondes "gauche de la gauche"et "extrême gauche". Faudrait que dans les rédactions, on s'habitue à dire "le parti socialiste" et "la gauche". Tout simplement.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 10:28

Alors que François Hollande achève une visite d’Etat au Mexique, son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius effectue ce samedi un voyage officiel à Cuba de douze heures, le premier d’un chef de la diplomatie française depuis trente ans. Cette ouverture conjointe à l’Amérique latine après tant d’années d’effacement mérite d’être accueillie avec intérêt et espoir, l’image de la France dans cette partie du monde étant considérablement écornée. Et si on peut se permettre un conseil, pendant qu’il séjourne dans la région, Laurent Fabius devrait faire un crochet par la Paz pour se rappeler au bon souvenir du président bolivien, Evo Morales, dont l’avion avait été interdit de survol de la France au mois de juillet 2013.

La visite à Cuba de Laurent Fabius répond d’abord à des intérêts économiques : il va inaugurer Ubifrance, la structure chargée de l’appui aux entreprises à l’étranger. Une soixantaine d’entreprises françaises sont installées là-bas parmi lesquelles Pernod Ricard, Accor, Bouygues, Total… D’autres sont annoncées dans les prochains mois. Alors que la Grande Ile procède à des réformes économiques d’envergure et que des ouvertures encore timides sont enregistrées aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, Paris veut sa part du gâteau.

Ce bref séjour ministériel est aussi politique. Cuba préside la Communauté des Etats Latinos américains et caribéens, bénéficie d’un grand prestige régional, participe aux multiples nouvelles structures d’intégration. Bref, la Havane est devenu une place incontournable et le président Obama en personne a laissé entendre qu’un « changement dans les relations avec Cuba était nécessaire ».

Le voyage de Laurent Fabius pourrait être totalement couronné de succès à quatre conditions. Qu’il évite de se mêler des affaires internes cubaines au moment où l’on apprend par l’agence nord-américaine Associated Press que des officines US financent clandestinement la « dissidence » et des réseaux dits sociaux ; qu’il demande officiellement la levée du blocus imposé à Cuba depuis plus d’un demi siècle ; qu’il agisse pour la libération des patriotes cubains injustement emprisonnés et pourquoi pas favoriser leur échange avec l’agent de la CIA Gross détenu à Cuba ; qu’il aide Cuba à retrouver son intégrité territorial en engageant les Etats-Unis à lui restituer Guantanamo.

Même en douze heures de visite, si la volonté politique existe, tout est possible. Une chance à saisir.

José Fort

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:54

Dominique Baudis, ancien président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, est mort ce jeudi au Val de Grâce à Paris. Il avait été opéré du cervelet, selon un bulletin médical.

J’ai connu Dominique Baudis en 1976 à Cuba. Il présentait à l’époque le journal télévisé de France 3.Un journaliste de talent. Il arrivait à la Havane pour interviewer Fidel Castro. Nous nous étions retrouvés lors d’un dîner avec le correspondant de l’AFP, Michel Porcheron. Une star de la télé à la pêche d’informations avant sa rencontre avec le « comandante ». L’homme m’était agréable et surtout différent de tous les envoyés spéciaux qui, passant quelques jours sur la Grande Ile, savaient tout sur tout. Quelques heures après son interview du chef de l’Etat cubain, Baudis m’appelle et me dit : « L’ambassadeur de France vient de me sommer de lui faire écouter l’enregistrement. J’ai refusé. Si tu veux en prendre connaissance avec Porcheron, pas de problème à condition que vous ne l’utilisiez pas avant diffusion. ». Nous avons écouté en gardant la discrétion demandée. Plus tard à Paris, j’ai rencontré à plusieurs reprises Dominique Baudis et j’ai le souvenir d’avoir commenté son livre sur le Liban. Bref, nous avions des relations amicales. Sans plus. Je regrette de ne pas avoir accepté son invitation à Toulouse lorsque, plus tard, il devint le premier magistrat de la cité rose. Je pensais que cela aurait indisposé les communistes du coin.

Lorsque Dominique Baudis fut embringué dans la sinistre affaire de Toulouse (viols, actes de barbarie contre des prostituées) la plupart des médias adoptèrent une attitude indigne. Ce fut un véritable déchaînement. Une chasse à l’homme. Dès le début, je n’ai pas cru un seul instant à cette effroyable histoire et « l’Humanité » n’a pas participé à la curée. L’homme et sa famille ont subi des mois d’horreur. Certains de mes confrères devraient avoir honte de leur comportement. Je ne partage pas les options politiques de Dominique Baudis mais je continue à respecter l’homme.

José Fort

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