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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 12:26

Légitimité? Trois ministres européens ont signé avec les voyous ukrainiens des deux bords un accord de sortie de crise. Résultat? 20.000 personnes (énorme !!) rassemblées dans une place de Kiev ont désigné un nouveau pouvoir. Légitimité? Une consultation populaire s'imposait car il y a des femmes et des hommes hors la place machin qui ont une opinion mais vivent dans la trouille. Légitimité? La plupart des membres du nouveau gouvernement ont fait ou font l'objet de poursuites judiciaires pour corruption à grande échelle. Si des poursuites sont décidées, il faut organiser un pont aérien vers la Haye sans oublier l'ancien président fuyard, l'actuel premier ministre transitoire et la dame à la natte blonde. Légitimité? M. Obama ferait bien d'observer un profil bas, ses agents de la CIA et des troupes " spéciales" US sillonnant actuellement les pays progressistes d'Amérique du sud. Tout le monde a le mot "légitimité" à la bouche sans en maîtriser volontairement le sens réel. Nous assistons actuellement à une très mauvaise pièce pouvant très mal se terminer.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 17:14

Comment agir contre la flambée des prix et la spéculation en matière de denrées alimentaires et de produits pétroliers ? L’exemple, cette semaine, vient d’Argentine où la mobilisation générale a été décrétée contre la spéculation. En première ligne, la présidente Cristina Kirchner qui l’année dernière avait lancé un plan « Regarder pour protéger » visant à contrôler le respect de l’accord sur les prix. A la télé, elle avait poussé le bouchon un peu plus loin en déclarant : « Si vous êtes en colère, venez avec moi au supermarché et nous vérifierons ensemble où passe votre argent ».

Cela ne suffisant pas, au début du mois de février, des affiches ont été collées sur les murs des principales villes avec les noms et les photos des PDG des supermarchés Coto, Carrefour, Walmart, Jumbo et disco, des patrons de l’électro ménager et des dirigeants de la compagnie Shell. Avec une légende : « Ce sont eux qui te volent. Ils augmentent les prix et te prennent ton argent. » Le 7 février, les associations de consommateurs avec le soutien du gouvernement ont décrété « un jour sans achat ». Les magasins sont restés vides, le patron de Carrefour Argentine mettant le succès de l’opération sur le compte des « fortes pluies » provoquant l’hilarité générale.

Pour le Forum argentin de l’agriculture familiale et la fédération agraire, la responsabilité des augmentations des prix et des pénuries revient aux multinationales exportatrices qui pratiquent « la rétention sur les ventes, attise la spéculation non seulement à des fins économiques mais aussi politiques et aux grandes chaînes de distribution. »

Les gouvernements progressistes latino américains sont confrontés à une nouvelle guerre : des tentatives de déstabilisation par l’organisation planifiée de la cherté de la vie et des pénuries. L’expérience argentine ne manquera pas de donner des idées à d’autres. Pourquoi pas à nous ?

José Fort

L’Humanité cactus 28 février.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:10

Les trois derniers hauts dignitaires du pays ont successivement occupé les postes de président et de premier ministre. Ils se haïssent à mort. L'ancien président Iouchtchenko (le grêlé à la dioxine) a témoigné à charge contre son ancienne partenaire pendant la "révolution" dite "orange" (déjà inspirée par l'UE et les Etats-Unis) devenue sa première ministre facilitant ainsi l'emprisonnent de Ioulia Timochenko qui avait signé des contrats (juteux pour elle, une femmes d'argent) avec les Russes, ces derniers préparant dans le même temps le retour de Ianoukovitch et de sa famille qui avaient bénéficié des largesses des patrons de l'énergie du grand voisin. Vous me suivez? Bref, c'est pas joli, joli tout ce beau monde. Paraît que ceux qui pointent le nez sur l'estrade de la grande Place de Kiev sont, à quelques nuances près, du même acabit.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:50

Au lendemain des récentes émeutes de Caracas (rappelant celles de Paris, le 6 février 1934), Catherine Ashton, chargée de la politique extérieure de l’Union européenne, déclarait : « La liberté d’expression et le droit à la participation aux manifestations pacifiques sont essentielles ». Gonflée la baronne intervenant comme si le Venezuela était une vulgaire République bananière et passant pour pertes et profits les deux élections tenues en 2013 donnant la victoire à la présidentielle à Nicolas Maduro et le succès écrasant de sa formation politique, le parti socialiste unifié (PSUV), aux municipales.

Négligente, la très proche de Tony Blair feignant ne pas savoir que dans ce pays les médias appartiennent à 80% au privé, c’est à dire aux grandes fortunes.

Perfide, la travailliste britannique faisant mine de ne pas savoir que les émeutes ont été fomentées par l’extrême droite fascisante inspirée par le patronat local organisateur des pénuries domestiques avec la bénédiction des officines yankees.

Oublieuse, celle qui devenait baronne en 1999 le jour même où Pinochet était reçu à Londres par son idole, la sinistre Mme Thatcher, et qui pourrait comparer les événements survenus à Caracas aux préparatifs du coup d’Etat contre Salvador Allende, en 1973, au Chili : même comportement du patronat, même organisation des pénuries, même implication états-uniennes… Sauf que le rapport des forces sur le continent latino n’étant plus le même, il en coûte à Catherine Ashton de constater que les forces progressistes ont pris légalement le pouvoir dans de nombreux pays d’une région en plein développement souverain et enfin libérée du joug US.

Mme Ashton, dit-on à Bruxelles, peut manger n’importe quoi, pourvu qu’on lui fournisse de la Worcesztershire Sauce, de la Tomato Ketschup et de la HP Sauce. De mauvais esprits ajoutent que sa préférence va à la gamelle états-unienne.

José Fort

L’Humanité cactus 20 février

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 13:46

Pour nos copains éloignés ou à l'étranger

Laurent Ballouhey, ancien correspondant de « l’Humanité » en Chine, est décédé lundi matin à proximité de Paris des suites d’un cancer. Il avait 67 ans.

C’était en 1982 et nous recherchions un candidat pour le poste de correspondant permanent de « l’Humanité » à Pékin. Roland Leroy, alors directeur du journal, m’avait conseillé de me rapprocher de Laurent qui affichait un CV de qualité. Etudes brillantes suivies des langes O (Institut national des langues et des civilisations orientales), puis des missions pour le Ministère des Affaires étrangères, la Documentation française et un premier séjour en Chine au temps de la révolution culturelle. Nous avions pris rendez-vous pour déjeuner près du ministère des Transports où il avait été affecté au service chargé du réseau ferroviaire en Asie. Laurent avait l’élégance décontractée, dégageait un charme discret et surtout des connaissances rares à l’époque de cette région du monde. Il parlait couramment l’anglais, l’italien, surtout… le mandarin.

L’homme faisait l’affaire. Après un stage dans la rédaction, il est installé à Pékin par Roland Leroy qui conduisait une délégation de « l’Humanité » (la première mission de communistes français après le rétablissement des relations avec le PCC). Il est présenté aux plus hautes autorités chinoises de l’époque. Laurent fut un fin et efficace correspondant avec toutefois une tendance à ne pas respecter les horaires, ce que je lui reprochais en plaisantant, il y a peu encore. En rentrant à Paris, Laurent a dirigé le service documentation du journal avant de repartir en Chine. Au cours des dernières années, depuis Pékin, il a écrit pour diverses publications, travaillé pour la diffusion du livre français en Chine et en Asie, assuré des traductions de plusieurs ouvrages… Il avait été candidat Front de gauche des Français établis à l’étranger (11 eme circonscription) lors des élections législatives de 2012. Nous perdons un camarade, un ami, un confrère. Les équipes de « l’Humanité » adressent leur affection à ses proches, particulièrement à ses enfants Laura et Thomas.

José Fort

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 12:00

Le « Washington Post » publie des pépites à répétition. C’est ainsi que ce journal rendu célèbre par les révélations sur le scandale du Watergate vient de consacrer, sous la signature d’Eugène Robinson, un article sur la poussée de victimisation des plus riches. A croire que la peur règne dans certains quartiers huppés des villes nord-américaines où on commence à prendre au sérieux la formule : « Quand les gens n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches ».

Tout démarre avec une lettre publiée dans le « Wall Street Journal » signée Tom Perkins. Le monsieur est milliardaire, dirige des sociétés comme Kleiner, Perkins… et des Start-up comme Compaq et Amazon. Qu’écrit-il ? Il compare la « guerre contre les riches » à l’extermination des juifs par les nazis et annonce une possible « nuit de cristal anti- riches ». Rien de moins. On se dit que le personnage a forcé sur les stupéfiants ou la bouteille avec ses copains de la rédaction du « Wall Street Journal », qu’il s’agit d’un dérapage de très mauvais goût. Vite, il faut se faire une raison : le journal de la finance états-unien en rajoute une louche en écrivant, quelques jours après la tirade de Perkins, qu’il existe bel et bien une marée montante de haine contre les 1% de la population qui ont réussi dans les affaires. Le « Washington Post » s’amuse de ce « manque d’amour » pour les riches et conclut qu’une hausse des impôts pour les plus fortunés ne résoudraient pas tous les problèmes budgétaires du pays. « En revanche, poursuit le journal, elles apporteraient d’importantes recettes fiscales et rendraient notre fiscalité plus progressive et, aux yeux de la plupart des gens, plus juste. Or, la justice, c’est important ».

Je me demande si cet article ne devrait pas être distribué aux prochaines réunions de la direction du patronat français et de son plus proche collaborateur du moment, le Conseil des ministres.

José Fort

L’Humanité cactus 13 février

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:30

C’est vrai. Vladimir Poutine n’entraîne pas spontanément la sympathie, encore moins la confiance. L’ancien des services spéciaux (KGB) de l’URSS experte en son temps dans le choix des cadres très spécieux, arrivé au pouvoir grâce au peu reluisant Boris Elstine, orfèvre en changement de casaque, manipulateur de génie, tsar à l’ancienne ouvert aux progrès technologiques, est un sacré malin, un calculateur formé à la meilleure ou pire école, un stratège de haut vol. Quoi qu’on puisse penser du personnage et de sa politique, le sous-estimer, le mépriser, tenter de le marginaliser relève de l’analyse à courte vue et d’une incompétence coupable en matière de relations internationales. C’est dans ce marigot que se complaisent actuellement l’Europe, particulièrement la France, et les Etats-Unis.

Prenez quelques uns des derniers événements internationaux sur lesquels il ne s’agit pas ici de porter un jugement.

  • La Syrie? Alors qu’il n’y a pas si longtemps les Rafales et un porte avions US chauffaient les moteurs, le statut quo est la règle aujourd’hui entre le régime de Bassar al Assad et les fous d’Al-Quaida tandis que les forces démocratiques et laïques sont la cible des deux précités, y compris actuellement à Genève. Les gesticulations de MM. Hollande et Fabius n’ont pas modifié d’une semelle la position de Poutine.
  • L’Ukraine? Les envoyés spéciaux européens et nord-américains se précipitent à Kiev. Pour quel résultat ? Poutine reste la pièce maîtresse de la situation.
  • La BRICS? La structure réunissant la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud constitue une énorme force économique et politique en mouvement. Elle joue et jouera un rôle déterminant dans les affaires du monde. Poutine n’y est pas un second couteau.

Négliger et mépriser la Russie, freiner les relations avec Moscou, multiplier les déclarations peu amènes et se glorifier, par exemple, de limiter la représentation gouvernementale française à l’inauguration des jeux de Sotchi relèvent d’une politique étrangère à la petite semaine. Certains diraient boutiquière.

José Fort

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 15:45

Ca tombe comme à Gravelotte. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de commenter avec retard la bataille meurtrière qui opposa, en 1870, Allemands et Français sur le plateau messin. Il s’agit plutôt d’évoquer la cascade de banquiers suicidés à Londres et à Washington. Vous me direz : il n’est pas prudent de tirer des conclusions hâtives. D’accord, mais quand même. En l’espace d’une semaine, quatre hauts responsables de divers établissements bancaires et d’assurances ont été retrouvés morts dans d’étranges circonstances.

Mike Dueker, un des chefs de la compagnie Russell investments, s’est jeté d’un pont à proximité de Tacoma Narrows dans l’Etat de Washington. Il travaillait depuis plusieurs années dans cette société d’investissement spécialisée dans la gestion d’actifs en lien étroit avec les Emirats arabes. Aucun problème familial ou personnel signalé.

Gabriel Magge, un des responsables de JP Morgan à Londres, est tombé comme par hasard du dernier étage du siège de sa banque. William Broeksmit de la Deutsch banque, toujours dans la capitale britannique, a été retrouvé pendu dans sa maison de Londres. Quant au directeur de la communication de Swiss Re AS, toujours et encore à Londres, son cadavre était bien froid lorsque la porte de son appartement a été forcée. Ca fait beaucoup en si peu de temps.

Laissons les enquêteurs enquêter. Mais rien n’interdit de poser des questions: ces morts subites n’ont-elles pas un lien avec les clients communs à toutes ces entités financières ? Et des problèmes, disons de gestion, n’ont-ils pas surgi ces derniers temps dans les établissements précités ?

Courageux, nous laisserons plusieurs commentateurs britanniques et nord-américains aller plus loin dans la réflexion: ils affirment que ces décès interviennent au moment où des multinationales subissent d’importantes pertes pouvant annoncer une nouvelle crise financière.

José Fort

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:41

Les projets de la SNCF et de sa filiale nord-américaine Keolis America aux Etats-Unis viennent une nouvelle fois d’être sérieusement attaqués. Deux élus démocrates du Maryland ont annoncé un projet de loi restreignant l'accès de la SNCF aux marchés publics tant qu'elle n'aura pas versé d'indemnités pour « son rôle dans la déportation des Juifs ».

Filiale américaine de la SNCF, Keolis America est candidate à un appel d'offres pour un contrat de 6 milliards de dollars sur la création et l'exploitation d'une ligne ferroviaire d'environ 25 kilomètres dans l'Etat. A l'appui de leur démarche, les deux élus citent la pétition lancée par un ancien déporté, Léo Bretholtz. Le président de Keolis America, Alain Leray, a déclaré que la compagnie se livrerait à une « lecture critique » de cette proposition de loi afin de détecter une « éventuelle discrimination » à son égard vis-à-vis des autres entreprises engagées dans l'appel d'offres.

Ces dernières années, la SNCF a dû se replonger dans ses activités passées pendant la seconde guerre mondiale. Réquisitionnée par le régime de Vichy, l’entreprise avait mis ses moyens techniques pour la déportation pas seulement des Juifs de France mais aussi de l’ensemble des persécutés résistants, communistes, tsiganes, homosexuels etc… Comme toutes les administrations et grandes entreprises, beaucoup de dirigeants de la SNCF de l’époque ont appliqué les ordres du pouvoir pétainiste. Il y a eu à la SNCF des collaborateurs zélés et des agents obéissants vis‐à‐vis du gouvernement de Vichy et des occupants allemands. Mais ces « collabos » ne peuvent résumer à eux seuls la SNCF et le comportement des cheminots pendant cette période. Faut-il rappeler les actes de résistance, de désobéissance, de désorganisation et de sabotages des transports ? Faut-il rappeler le lourd tribut payé par les cheminots avec 8.938 morts, 15.977 blessés, 2.480 déportés dont 1.157 sont morts dans les camps de concentration ?

Plusieurs questions viennent à l’esprit. Et si les motivations réelles des élus du Maryland contre les projets de la SNCF dans leur Etat répondaient à d’autres critères ? Une manœuvre, par exemple, pour faciliter l’arrivée sur le marché d’autres entreprises plus larges dans leurs contributions aux bonnes œuvres locales, c’est à dire à des intérêts personnels ? Comme si, sous le prétexte d’une tragédie effroyable et prenant appui sur un drame humain, certains aux Etats-Unis flaireraient la bonne affaire.

José Fort

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:38

Le vent progressiste continue de souffler sur l’Amérique latine, particulièrement dimanche dernier sur l’Amérique centrale. Au Salvador, la droite revancharde croyait récupérer la présidence de la République perdue en 2009 au profit de Mauricio Funes élu avec le soutien de la gauche et qui ne se représentait pas. Le réveil lundi matin a été dur pour l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA), le parti de la droite salvadorienne : son candidat, Norman Quijano, maire de la capitale, arrive en deuxième position avec 38,87% alors que Salvador Ceren du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) et actuel vice-président frise l’élection dès le premier tour avec 49,05%. Le candidat dissident de la droite, Tony Saca, obtient 11,40%. Le second tour de scrutin aura lieu au mois de mars. Les sondages donnent le candidat du FMLN vainqueur du scrutin.

Le Salvador est un petit pays de 6 millions d'habitants, coincé entre le Pacifique, le Honduras et le Guatemala. Il a connu une terrible guerre civile entre 1979 et 1992 qui a fait plus de 100.000 morts. Elle opposait les mouvements de libération à l’oligarchie locale, l’armée étant soutenue par les Etats-Unis. Les accords de paix en 1992 ont permis aux forces de libération dont le FMLN de quitter la clandestinité et d’intégrer la vie politique.

La campagne électorale a été marquée par des révélations sur la corruption frappant la droite salvadorienne notamment un ancien président et des dirigeants de l’Arena. Pour le président sortant, Mauricio Funes « le thème de la campagne électorale de la droite se limite à « Récupérons le Salvador ». Cela veut tout dire. La droite veut récupérer le pays comme si le Salvador était son entreprise, comme une vache dont ils veulent tirer le lait jusqu’à la dernière goutte. Ils veulent récupérer les institutions pour les mettre au service de leurs seuls intérêts ». Tout semble indiquer que la droite n’arrivera pas atteindre son objectif au mois de mars prochain dans ce pays qui a besoin de surmonter la violence, la pauvreté et souvent le désespoir.

José Fort

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