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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 08:40

L’hôpital en danger extrême.

 

 

 Nous avons tous ou presque vécu un jour où l’autre les urgences. Pour ma part, je ne suis pas prêt d’oublier celles du Kremlin Bicêtre où nous avons accompagné ma belle-mère, une femme de 87 ans. Elle est restée 4 jours sur un brancard avant d’être dirigée vers un service adapté à sa pathologie.

 

Nous sommes nombreux à avoir bénéficié de soins dans un hôpital. Nous avons tous, à part les mauvais coucheurs, noté le courage, la disponibilité, les compétences et l’abnégation des personnels, médecins, infirmières et infirmiers, aides soignantes et soignants, brancardiers… Des femmes et des hommes remarquables mal payés, maltraités qui sont de véritables héros de notre nation. Et voilà qu’on réduit les lits, qu’on ferme des services, qu’on diminue les personnels au nom de la rentabilité. Demain, les riches auront leurs propres hôpitaux, les pauvres un service de santé réduit au minimum. Voilà ce que nous promettent Macron, son gouvernement et la millionnaire ministre de la Santé, la sinistre Mme Buzin.

 

Voici le témoignage de deux infirmières réquisitionnées par la gendarmerie.

 

Il est 0 h 45, mercredi 29 mai. Cette jeune femme de Lons-le Saunier dort lorsque la sonnette de son logement retentit. La jeune infirmière, seule avec ses deux enfants cette nuit-là – son conjoint travaille –, a la surprise de trouver face à elle des gendarmes venus lui porter une réquisition du préfet du Jura. Il lui faut se présenter à son service des urgences de l’hôpital de Lons-le-Saunier, alors qu’elle n’est pas inscrite au planning du jour.

« Les gendarmes étaient gênés mais je ne leur en veux pas, raconte-t-elle. J’ai eu du mal à rendormir les enfants mais je n’ai pas retrouvé le sommeil. J’ai dû m’organiser pour les faire garder. J’ai fait ma journée, stressée. Quand je suis rentrée, les gendarmes étaient à nouveau devant ma porte avec un ordre de réquisition pour le lendemain. » Cette fois, elle leur a présenté un arrêt maladie.

Des témoignages comme celui de cette jeune femme pullulent sur le net. Une infirmière de la région parisienne ajoute que « la lueur des gyrophares illuminait tout le quartier, les voisins à la fenêtre croyant d’abord à une rixe lorsqu’ils m’ont vu sortir. Sans menottes, il est vrai. 

 

Il n’est pas possible que nous laissions notre service public de la santé conquis de haute lutte à l’abandon pas pour tout le monde car celui de la finance s’y intéresse de près. Une pétition circule sur le net «  Urgence santé ». Signez et faites signer.

 

José Fort

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 08:38

Une insulte au peuple russe

 

 

Le déroulement des commémorations du 75 eme anniversaire du débarquement en Normandie de la semaine dernière en France est une insulte au peuple russe, une perversion de l’interprétation de l’Histoire, une faute politique et diplomatique. Macron, en ce domaine aussi, aura montré de quoi il est capable : du pire.

 

Qu’on ne vienne pas me dire, comme j’entends ici et là, que les Soviétiques n’ayant pas participé au débarquement, il n’était pas indispensable d’inviter Poutine. A ma connaissance, les Allemands ont bien participé aux opérations du 6 juin 1944 mais pas dans le même camp. Et pourtant Mme Merkel était bien présente. 

 

Insulte au peuple russe ? Insulte à la mémoire des millions de Soviétiques morts en combattant les nazis.

 

Perversion de l’Histoire ? Sans la terrible bataille de Stalingrad  puis l’avancée des troupes soviétiques jusqu’à Berlin, le débarquement aurait-il pu avoir lieu ?

 

Faute politique et diplomatique ? En n’invitant pas le président russe, quoi qu’on puisse penser de sa politique, la France à la remorque de Trump s’enfonce encore plus dans l’Atlantisme en s’alignement sur l’impérialisme nord-américain.

De Gaulle, comme on dit, doit se retourner dans sa tombe.

 

Les soldats nord-américains, anglais, canadiens morts en débarquant en Normandie méritent notre respect et notre reconnaissance. Les combattants soviétiques aussi.

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 14:51

Venezuela : paroles de Pompeo

 

Mike  Pompeo, ancien directeur de la CIA et actuel secrétaire d’Etat de Trump tenait il y a quelques jours une réunion privée à New York. Un des participants a enregistré les propos de ce sinistre individu au profit du «  Washington Post » qui reproduit fidèlement les paroles du secrétaire d’Etat. 

Pompeo affirme qu’il a été « diaboliquement difficile de maintenir l’unité de l’opposition vénézuélienne » et que si cette opposition parvenait au pouvoir «  il y aurait 40 personnes se considérant successeurs légitimes » au pouvoir actuel. Enfin il « regrette l’échec du récent coup d’Etat » et ne semble pas avoir une haute opinion du fantoche autoproclamé Guaido. 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 18:10

La chute de Manolito

 

(Sur Radio Art-Mada)

 

La semaine dernière nos commentaires sur les élections européennes ont fait passer sous le tapis une information sympathique : Valls est arrivé fin dernier ou presque aux élections municipales de Barcelone.

 

Voici l’ancien Premier ministre de Hollande vomi en France, reprenant le chemin du pays de son franquiste de grand père, filant le grand amour avec une richissime espagnole, héritière franquiste elle aussi, mais pour combien de temps ? La dame en question, dit-on, n’aime pas les perdants.

 

Que va faire désormais Manolito ? Des observateurs avertis affirment qu’il pourrait se présenter aux prochaines élections au Bangladesh. Il faudra attendre un peu car depuis Dacca, la capitale, plusieurs voix se sont fait entendre pour que les autorités lui interdisent l’entrée du pays.

 

Spécialement pour Manolito, pardon pour Manuel Valls cette chanson :

 

Manolito en allemand avec un clip en prime que je vous rcommande.

 

 
 

https://m.youtube.com/watch?v=v1OhyG9qjUE&feature=youtu.be

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 18:06

 

Rien que du bonheur

 

(Chronique sur Radio Arts-Mada)

 

 

Rien que du bonheur cette semaine à

peine les élections européennes passées. 

 

La haute fonction publique mise au pas. Des journalistes convoqués par la DGSI. Les professeurs du secondaire et du primaire rappelés à leur devoir de réserve. Augmentation de 6% de l’électricité. Et puis surtout la petite surprise de derrière les fagots pour ne pas vous avoir gâté le plaisir d’aller voter : la suppression annoncée, lundi dernier, de plus d’un millier de postes de travail par General Electric principalement dans sa branche de turbines à gaz dans le territoire de Belfort. Et la liquidation prochaine de l’usine Whirlpool à Amiens. Deux usines où M. Macron, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer, s’était engagé à assurer le maintien des activités.

 

Ah, quelle belle semaine où l’on apprend que les députés européens du rassemblement national auront pour première tache en arrivant à Bruxelles et à Strasbourg d’éponger les détournements d’argent réalisés par Mme Le Pen et ses amis lors de la précédente mandature.

 

Ah, quelle belle semaine où l’on découvre le rapport d’activité pour l’année 2018 de la Haute autorité

pour la transparence de la vie publique. Il révèle, figurez-vous, que plus de la moitié des ministres de l’équipe d’Edouard Philippe, beaucoup d’entre eux millionnaires à ne plus savoir qu’en faire, ont fait l’objet d’un redressement fiscal.

Nous baignons dans le bonheur au milieu de ces braves gens arrivés en tête du scrutin européen. 

 

Spécialement pour fêter cette semaine radieuse, une chanson de Fouteurs de joie « Oh mon patron, je t’aimerai toujours ».

 

 

 


https://m.youtube.com/watch?v=kh1UCQNm8g8

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 18:22

 

 

 

 

 

PCF : une dure renaissance 

 

Qui aurait pu croire, il y a seulement six mois, que le parti communiste français après douze ans d’absence dans des élections nationales réussirait simplement à exister ? Qui ?

 

Je rappelle que lors de l’élection présidentielle de 2007, Marie-George Buffet avait obtenu 1,9% des suffrages et, depuis, le PCF avait fait 0% puisque absent en tant que tel aux élections nationales suivantes.

 

Qui aurait pu croire que la tête de la liste communiste, Ian Brossat, donnerait à voir l’image d’un homme jeune, serein, convainquant, respectueux, totalement ouvert sur l’avenir et le rassemblement  ? Qui ?

 

Qui aurait pu croire  qu’en six mois seulement (la funeste période démarrée à l’époque de Robert Hue a été heureusement stoppée au mois de novembre), qui aurait pu croire que le PCF et son premier responsable, Fabien Roussel, reprendraient un chemin affichant clairement valeurs et identité ? Qui ? 

 

Chacun reconnaît la haute tenue de la campagne menée par la liste conduite par Ian Brossat. Elle a permis de relever la tête, de donner à voir les communistes dans leur chair et leur sang. La mobilisation des militants, des adhérents, de leurs «  compagnons de route », comme on dit, marque un retour sur la scène politique. Le PCF, il n’y a pas si longtemps menacé de disparition pure et simple, vit une dure renaissance. Elle prendra du temps et il convient d’apprécier son faible résultat avec humilité. L’essentiel reste à construire.

 

Une étape vient d’être franchie. Et seulement une étape, si douloureuse soit elle. Elle devrait se prolonger par un travail de reconquête mêlant réflexion et action quotidienne au plus près des hommes et des femmes de ce pays, particulièrement ceux qui souffrent de l’injustice sociale et des jeunes qui aspirent à un monde propre et en paix.

 

 

Plusieurs sujets de réflexion devraient vite arriver sur la table. J’en pointe quelques-uns.

Quel communisme pour le XXI eme siècle ? Quelle forme de parti communiste moderne, ouvert, de proximité ?

Comment construire l’unité de la gauche dans la diversité des valeurs et le respect de l’autre ?

Comment accélérer le rajeunissement général des structures du PCF et, sans sombrer dans le jeunisme, accepter de passer la main aux nouvelles générations en les accompagnant et non en les chaperonnant ? 

 

Si on ne construit pas l’avenir en faisant fi de l’histoire, on ne se projette pas non plus sur les lendemains en ressassant le passé.   

 

 

Dur, dur de choisir une chanson pour illustrer mon propos. Notre programmatrice musicale propose

« Voici l’enfant communiste », une chanson interprétée par Leila Huissoud et Mathieu Malzieu

 

Leïla Huissoud est une jeune reine de l’autodérision. C’est dans son dernier album « Auguste »  qu’elle chante avec Mathias Malzieu : « l’enfant communiste ». L’enfant communiste découvrira le monde et« même s’il n’est pas beau, il pourrait pas non plus être con », chantent-ils.

Notre programmatrice nous invite à partir à la découverte de cette jeune artiste qui écrit dans l’ombre de Brassens.  La relève, la aussi, est assurée. On compare Leïla Huissoud à Moustaki. Ecoutons ce magnifique duo.

 

 


https://m.youtube.com/watch?v=k4i93U5Q5Ds&list=PLSWilhqip3EkqW7l36V4m0kNIZ_52bNon&index=2&t=0s

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 18:19

Européennes : à force de jouer les apprentis sorciers…

 

(Sur la radio web Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

 

Une première remarque. Un plus grand nombre d’électeurs que lors des élections européennes de 2014 a pris le chemin des urnes. C’est incontestable. Mais franchement, il n’y a pas de quoi pavoiser : un Français sur deux s’est abstenu dimanche. 

 

Quoi qu’il en soit, le résultat est net.
 Macron, malgré des mois d'omniprésence médiatique, a perdu son pari. En Marche n'arrive pas en tête laissant la place au parti fascisant de Mme Le Pen. 
Les Verts se placent en troisième position, ce type d’élection leur étant généralement favorable, reléguant la droite dite traditionnelle en 4 eme position.

 


Les formations de gauche sont en berne:
 le PS sauve les meubles réalisant son plus bas score pour des européennes .
La France Insoumise subit un échec, le parti communiste renait difficilement de ses cendres.

 

La France va-t-elle s'installer dans un affrontement mortifère entre la mélasse macroniste et l'extrême droite, cette dernière pouvant sortir gagnante un jour prochain ? 

 

Chacun doit se poser une question : à force depuis des années de jouer les apprentis sorciers, les différents pouvoirs en place depuis 1981, de gauche comme de droite, accoucheront-ils un jour des monstres qu’ils ont créés de toutes pièces ? A moins que du plus profond du peuple français, comme il l’a démontré dans son histoire, se construise un élan à gauche pouvant faire barrage à la peste brune en travaillant dans la diversité et le respect de l’autre à bâtir une politique de justice, de progrès social et environnemental

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 20:26

Comment faire du vieux avec du neuf. 

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Vous vous souvenez, peut être, qu’en arrivant pour la première fois à l’Assemblée nationale après leur élection, les députés godillots macronistes affirmaient haut et fort qu’ils s’engageaient à remettre en jeu, à mi-mandat, tous les postes-clé qu’ils venaient de rafler.

 

Bien propres sur elles et sur eux, endimanchés au possible, aux allures de premiers de la classe, ils venaient, nous disait-on, de la société civile, voulaient faire de la politique autrement. Bref, du sang neuf coulait dans les allées de l’Assemblée et on allait voir ce qu’on allait voir.

 

En matière de pratiques nouvelles, on fait mieux. Oui, bien sûr, il y a la Morano de Macron, la célèbre Aurore Bergé qui passée de Sarkozy à Juppé se mélange en ronds de jambe devant son nouveau patron en tenant des propos dépassant le seuil de la crétinerie. Oui, bien sûr, il y a aussi Claire O’Petit, condamnée à ne plus diriger et gérer une entreprise. Oui, bien sûr, il y a ceux qui confondent les boutons pour voter, regrettent l’inconfort des sièges, s’étonnent du temps de travail. Oui, bien sûr. Mais revenons au début de mon propos.

 

 

 

 

En arrivant au pouvoir, les députés de La République en marche avaient annoncé vouloir remettre en jeu, à mi-mandat, tous les postes-clé qu'ils occupaient à l'Assemblée nationale.  Croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer, semblaient-ils dire devant une assistance médiatique extasiée devant un tel courage, que dis-je, un tel engagement solennel devant la nation, un peu « les yeux dans les yeux », selon une formule consacrée.  

 

Patatras. Ils ne veulent plus rendre les clés des présidences de commissions, les postes de rapporteur, de questeurs, de la présidence du groupe et autres fonctions confortables et bien rémunérées.

 

 

Ceux qui ont accédé, comme l’ancienne verte et aux dents longues à rayer le parquet Barbara Pompili, à des postes importants n'ont plus franchement envie de les abandonner.  Gilles Le Gendre, le mari de celle qui est devenue DRH de la Française des Jeux dès le lendemain de la privatisation, lui aussi aimerait bien rester le patron du groupe des députés de la majorité. 

 

C’est fou comme on s'habitue vite aux règles de la vieille politique. Comme quoi avec du neuf on peut aussi faire du vieux.

 

 

Je souhaite terminer cette chronique sur une note plus souriante chaleureuse. Je préfère évoquer le Festival de Cannes qui débute demain avec des réalisateurs connus, d’autres moins mais tous à l’immense talent. On y présentera les nouveaux films des frères Dardenne, de Ken Loach et de bien d’autres encore.

 

Il y aura aussi l’Espagnol Almodovar que j’aime tant. Et lorsque j’évoque Almodovar je pense surtout à son film « Talon aiguille » et la célèbre chanson «  Piensa en mi ». Lorsque Luz Casal interprète «  Piensa en mi », l’émotion me gagne. Ecoutons Luz Casal.


https://m.youtube.com/watch?v=a132LlC4ovU

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 20:22

 

 

 

 

Steeve Bannon, vous connaissez ?

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19H)

 

 

C’est l’ancien directeur de la campagne électorale de  Donald Trump. Pendant plusieurs mois, il a été le conseiller spécial du déséquilibré qui occupe actuellement la présidence des Etats-Unis. Officiellement, il a été remercié et a dû quitter la Maison Blanche. La vérité est autre : il a été chargé de mettre sur pied une internationale brune avec deux priorités : l’Europe et l’Amérique latine. Il dispose de fonds importants et a installé ses bureaux à Bruxelles, à Sao Paulo, la maison mère restant à Washington.  

 

On l’a vu dans plusieurs capitales européennes comme à Rome, à Budapest, à Prague, à Paris. Il a multiplié les rencontres avec les figures des partis fascisants européens, de Marine Le Pen à Viktor Orban sans oublier le sinistre italien Salvini après avoir drivé Marion Maréchal lors de la tournée l’été dernier de la nièce de Mme Le Pen aux Etats-Unis à la recherche de fonds pour son « université » de Lyon.

 

 

Steeve Bannon a promis publiquement rien de moins que de mettre l’Union européenne (UE) à terre. « Je vais planter un pieu dans le cœur de l’Europe », déclarait-il il y a quelques mois en prévenant à propos des élections européennes du 26 mai :« Les mouvements de droite populiste et nationaliste vont gagner. Ils vont gouverner. Vous allez avoir des Etats-nations avec chacun leur identité et leurs frontières. »  

 

Il a créé une fondation, baptisée « Le Mouvement », destinée à organiser les différentes formations de droite radicale de toute l’Europe. Basée à Bruxelles, elle a vocation à préfigurer « un super-groupe » qui pourrait attirer « un tiers » des eurodéputés de la prochaine mandature.

 

 

En Amérique latine, la funeste entreprise s’étend comme un feu de prairie. Un des fils du nouveau président brésilien en relation directe avec Steve Bannon a organisé un «  sommet » à Foz de Iguazu avec pour objectif la coordination des stratégies des forces d’extrême droite dans la région. Olavo de Carvalho, un homme de Steve Bannon et pièce maitresse du dispositif, n’a pas hésité à déclarer : « Il faut faire avec la gauche ce que les conquistadors espagnols ont fait avec les Aztèques. »

 

Tout ce que l’Amérique latine compte de chiens du capital et d’assassins patentés se retrouvent dans cette internationale régionale: Alvaro Uribe, par exemple, ancien président de la Colombie, lié aux chefs des mafias de la drogue ou encore des « opposants » vénézuéliens et cubains qui ont proposé que le Brésil « devienne le siège du tribunal pour juger les dictatures communistes de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua. »

 

La peste brune menace à nouveau le monde. Comme un retour en arrière, comme si nous n’avions rien appris des horreurs du passé.

 

Michel Fugain chante «  La bête immonde ». Ecoutons-le.

 


https://m.youtube.com/watch?v=T6ocBM1TZyI

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 20:12

 

 

 

 

 

Je vote Ian Brossat

 

(Sur Radio Arts-Mada, le lundi à 19h)

 

Depuis trois ans qu’existe cette chronique, j’ai scrupuleusement respecté le pluralisme  en vigueur sur Radio Arts-Mada. Il y a une règle sur ces ondes : la parole donnée à tous, sauf à l’extrême droite. Je me suis tenu à cette charte éditoriale. Mais comme je dois m’absenter ces dix prochains jours, permettez moi d’expliquer rapidement pourquoi je voterai et j’appelle à voter le 26 mai à l’élection européenne pour  la liste conduite par Ian Brossat.

 

Après trop d’années d’absence, la voix communiste est enfin revenue dans le débat politique. Et pas n’importe comment. Chacun a pu constater la haute tenue de la campagne électorale menée Ian Brossat. Surtout, c’est la qualité  de cette liste composée à 50% d’ouvriers et de salariés, ouverte aux représentants de toute la société ainsi que le contenu de l’action proposée qui entraînent l’adhésion. 

 

Un symbole ? La numéro deux de la liste, Marie-Hélène Bourlard, ancienne ouvrière du textile.

 

Une assurance ? Le respect des engagements qui contrairement à d’autres n’ont pas changé au fil du temps.

 

Pour quel avenir ? Une Europe des gens et pas l’Europe de l’argent. Une Europe des nations et des peuples souverains et associés. 

 

Avec quelles priorités ? L’emploi, le développement social, la transition écologique. Une Europe de justice sociale et fiscale. Une Europe de paix et d’hospitalité.

 

J’attire votre attention sur une question pouvant apparaître relever simplement de la comptabilité électorale. Pourtant, elle pourrait avoir d’importantes conséquences politiques.  Je m’explique.

 

Pour obtenir des députés, une liste doit recueillir 5% des suffrages. Si elle atteint ce seuil, elle obtient 4 députés.

 

Prenons un cas de figure avec une liste A donnée à 9% et une liste B donnée à 3%. Si la liste A monte à 11%, elle obtiendra 2 députés supplémentaires mais si la liste B obtient 5%, elle en obtiendra 4. Deux de plus et tout bénéfice net. Conclusion. Il faut exercer un vote efficace.

 

Plus il y aura de voix sur la liste conduite par Ian Brossat, plus  il y aura de chance d’avoir à Strasbourg et à Bruxelles un groupe de gauche suffisamment fort pour peser sur l’avenir de l’Europe. C’est ce qu’ont compris de nombreuses personnalités syndicales, associatives et culturelles. Ce n’est pas rien que le cinéaste Costa Gavras, les comédiens Robin Renucci et Josiane Balasko, entre autres, choisissent le vote communiste.

 

 

HK&Les Saltimbanks chante «  On lâche rien ». Vous avouerez que cette chanson est plus que jamais d’actualité. Ecoutons.

 


https://m.youtube.com/watch?v=stpu0ilP0hg

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