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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 15:37

Vendredi soir à Paris. Meeting électoral du parti de gauche.

Voici les premières minutes du discours de Jean-Luc Mélenchon non reprises dans la presse.

"Je suis ici avec vous comme je l'étais il y a à peine une semaine à Garges-lès-Gonesse à côté de mon camarade Francis Parny, dirigeant du Parti communiste français, comme je l'étais à Pau aux côtés d'Olivier Dartigolles, dirigeant du Parti communiste français, pour la liste autonome qu'il dirige, comme je l'étais à Tarbes auprès de Marie-Pierre Vieu, dirigeante nationale du Parti communiste français, pour la liste autonome qu'elle dirige là bas.

Il n'est pas vrai qu'il y ait d'un côté le parti communiste qui va s'accorder avec les socialistes et de l'autre tous les autres , ce n'est pas vrai … ensemble les communistes et tous les autres avancent derrière leur beau drapeau sans tache parce qu'ils ne se compromettent dans aucun arrangement, aucune combine, aucun marchandage de 2eme ordre comme celui auquel nous avons assisté à Paris ...

... Camarades ouvrez les bras, les communistes sont avec nous.

Les dirigeants communistes qui se sont égarés à cette occasion, je ne me résigne pas à les voir du mauvais coté. Je leur lance un appel :

faites comme la plupart des autres dirigeants communistes du pays ! Rompez les rangs ! Rompez ces attaches pourries avec les socialistes du 1er tour ! …"

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 20:58

Profiteurs, égoïstes, rapaces insensibles aux difficultés des plus jeunes, bouffeurs de privilèges, pilleurs de la société. La bataille idéologique visant à culpabiliser les retraités bat son plein

Alain Minc, le visiteur du soir de l’Elysée du temps de Sarkozy, administrateur de plusieurs sociétés, plein aux as comme on dit familièrement, invitait dans un article resté célèbre les vieux à ne pas trop tarder à quitter ce monde. En voyant son père agonir et constatant que l’accompagnement médical coûtait « trop cher », le fils indigne de l’ancien militant communiste en tirait la conclusion qu’il fallait faire des économies en matière de santé. Minc qui se fait soigner à l’hôpital américain de Neuilly, à plusieurs milliers d’euros la nuitée, est un précurseur. Depuis, sous un vocabulaire hypocritement châtié mais dans une ligne idéologique calibrée au plus juste, la chasse aux retraités est ouverte. Tous les coups sont permis.

D’abord, il faut culpabiliser les retraités en leur tenant à peu près ce langage : en cette période de crise, alors que la population active peine à trouver du travail et que les jeunes ont besoin de notre aide, vous vous recroquevillez sur vos acquis. Ce discours est tenu généralement par le patronat, les milieux les plus aisés et leurs relais médiatiques chargés de pervertir les esprits couchés et faibles.

Les retraités sont-ils des profiteurs alors que des millions d’entre eux surtout les veuves vivent chichement avec moins de 700 euros par mois ? S’il est vrai qu’une frange de la population retraitée dispose encore de ressources assurées, le pouvoir d’achat pour l’immense majorité tend à se réduire considérablement.

Des paresseux ceux qui ont travaillé plus de quarante ans ? Des profiteurs de la politique de santé ceux qui souhaitent vivre plus longtemps? Ceux qui ont gagné de haute lutte l’allongement de la durée de vie? Ceux qui ont conquis et préservé la sécurité sociale. Ceux qui ont arraché au patronat des droits sociaux ? Des privilégiés parce que certains partent en vacances, la plupart du temps en groupes hors saison ?

Les nouveaux boucs émissaires sont affichés : les retraités. Pas les retraités du CAC 40 partis avec des parachutes dorés, pas les cumulards de la politique, pas les grandes fortunes souvent planquées à l’étranger. En cette fin d’année 2013, les boucs émissaires sont ceux qui ont peiné toute leur vie et tente de se construire dignement la dernière partie de leur vie. Cette campagne s’apparente à d’autres : le travail le dimanche, la baisse acceptée des salaires au nom de prétendus sauvetages des entreprises, le choix pervers des mots comme le « coût » du travail, les « partenaires » sociaux etc…

C’est un fait. Les jeunes vivent plus mal que leurs parents. Pour leur faire accepter les stages non rémunérés, les bas salaires, les horaires décalés, les emplois précaires, le patronat et ses têtes pensantes alimentent une prétendue guerre intergénérationnelle : les vieux contre les jeunes, la méfiance à l’égard de l’étranger, la haine de l’autre. Ce n’est bien entendu pas en restant l’arme au pied, en regardant passer le train des attaques contre les droits des retraités et de la population jeune et âgée que l’on pourra résister à l’entreprise patronale accompagnée, malheureusement et malgré les promesses électorales, de l’actuel gouvernement. L’heure, plus jamais, est à l’action réunissant jeunes et retraités, femmes et hommes, syndiqués et ceux qui peuvent le devenir. Les retraités font entendre leur voix. Les véritables « salauds » devraient les entendre au risque sinon de les retrouver autrement que la fleur à la boutonnière. Dans le rue, par exemple.

José Fort

Vie Nouvelle, décembre 2013

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:14

Rob Ford? Vous avez certainement aperçu le visage porcin du maire de Toronto à la télé. Il reste encore officiellement premier magistrat de la capitale de l’Ontario au Canada, une des plus importantes places financières du monde. Le conseil municipal l’a dessaisi de la plupart de ses prérogatives au bénéfice de son premier adjoint, Norm Kelly.

Rob Ford les accumule. Destitué une première fois en novembre 2012 pour « conflits d’intérêts », rétabli dans ses fonctions par la cour d’appel, il vient de se faire coincer dans des sales affaires : consommation de crack, achat de drogues diverses, conduite en état d’ivresse, proximité avec le crime organisé, agressions sexuelles contre des employées de la mairie violences contre l’une d’entre elles… Bref, la panoplie du parfait voyou convaincu que le pouvoir donne tous les droits.

Rob Ford est un militant actif du parti conservateur canadien. Il a mené campagne en faveur de son ami, l’actuel Premier ministre Stephen Harper. Rob que l’on croise souvent dans les bars et les boîtes de nuit dans un état avancé affiche un riche bilan : il s’est distingué depuis son élection par une réduction drastique des dépenses publiques, une baisse sensible des impôts pour les sociétés, des largesses nouvelles pour les boîtes de nuit et la protection de plusieurs crapules fichés au grand banditisme.

L’heure de sa déchéance est-elle arrivée ? Ses frasques à répétition ne semblent pas provoquer un raz de marée d’hostilité. Si 44% des électeurs demandent des élections anticipées, 42% d’entre eux soutiennent le personnage.

Bob le répète avec son langage fleuri : « Ici presque tout le monde m’aime à part quelques journaleux de merde et des gauchistes attardés. Je vais leur en faire voir à chier sur les murs ». Au train où vont les choses, si une nouvelle élection était convoquée, Rob pourrait bien être réélu au poste de maire. Sous les applaudissements.

José Fort

L’Humanité cactus 28/11

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:31

C'est au Honduras que 300 militants paysans, syndicaux, associatifs et 35 journalistes ont été assassinés ces quatre dernières années. Pas à Cuba ou au Venezuela.

C'est au Honduras que n'existe pas une politique d'éducation et de santé. Pas à Cuba ou au Venezuela.

Et pourtant dans les salons parisiens et dans les rédactions bien pensantes, il est de bon ton de calomnier Cuba et le Venezuela. Pas le Honduras et son parrain yankee.

Si demain le Honduras change d'orientation et établit des relations de coopération avec Cuba et le Venezuela, alors Tegucigalpa fera l'objet de toutes les critiques.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 10:30

L'accord intervenu cette nuit sur le nucléaire iranien est une bonne nouvelle. Le temps est donc venu d'ouvrir de nouvelles négociations, cette fois pour exiger la même chose d'Israël.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 19:39

Le Quai d’Orsay dispose-t-il d’informations inquiétantes concernant le Honduras à la veille des élections générales de dimanche prochain ? « Il est recommandé de limiter les déplacements le 24 novembre et d’être très attentif à l’évolution de la situation au cours des jours suivants », indique un communiqué du ministère français des Affaires étrangères. Quatre ans après le coup d’Etat monté par l’oligarchie locale avec le soutien actif de l’ambassade nord-américaine à Tegucigalpa et l’appui logistique de la base US, Soto Cano à 97 kms de la capitale, 5,4 millions de Honduriens doivent élire dimanche leur président, 128 députés et 298 conseils municipaux. Des observateurs internationaux actuellement sur place évoquent une campagne électorale « violente » avec les assassinats de plusieurs candidats classés à gauche et la mise en place d’un mécanisme frauduleux permettant de modifier « légalement » les résultats. D’autres informations affirment que l’armée a été mise en état d’alerte au cas où le vote ne serait pas conforme aux souhaits des anciens putschistes et leurs commanditaires US qui ont pu installer une deuxième base militaire cette fois à la frontière avec le Nicaragua.

En 2009, le président élu, Manuel Zelaya avait été déposé par un coup d’Etat militaire, séquestré puis expulsé vers le Costa Rica. Après avoir circulé dans plusieurs pays de la région, il était rentré clandestinement dans son pays pour se réfugier dans les locaux diplomatiques du Brésil. Elu sous la casaque du parti libéral (un des deux partis de droite avec le parti national), Manuel Zelaya avait commis l’irréparable : modifier sa politique à l’écoute des plus défavorisés et surtout engager le pays dans de nouvelles alliances avec les gouvernements progressistes de la région comme le Venezuela, le Nicaragua, Cuba… Depuis le coup d’Etat, le pays déjà bien malade a été totalement livré aux multinationales dans un paradis capitaliste sans aucune régulation où 70% de la population vit dans la pauvreté avec un chômage dépassant 40% des actifs. Il a sombré dans la corruption, dans la violence avec le taux d’homicides le plus élevé au monde pas seulement du fait des gangs Maras mais aussi de la répression contre le mouvement démocratique : trois cents militants paysans, syndicaux, associatifs et 35 journalistes ont été assassinés ces quatre dernières années.

C’est l’épouse du président destitué qui affronte les candidats de droite dimanche à l’élection présidentielle : Xiomara Castro Zelaya se présente sous l’étiquette LIBRE (Liberté et Refondation) et a pour principal adversaire Juan Orlando Hernandez (Parti National). Les sondages les donnent au coude à coude.

Xiamora Castro Zelaya comme son ex-président de mari n’est pas née dans les faubourgs miséreux de Tegucigalpa. L’ancienne membre de « l’Association des épouses des membres du Rotary club de Catacamas » et militante active du parti libéral reste une bourgeoise bon teint. Comme beaucoup de dirigeants latino américains, elle a découvert la réalité de la vie, du monde, a évolué et prône désormais un « socialisme démocratique à la hondurienne ». Avec des propositions concrètes et un objectif prioritaire : la création d’un système public d’éducation et de santé aujourd’hui inexistant. Elle se prononce également pour la « fin de l’ingérence impérialiste, des coups d’Etat » et en faveur de « l’intégration latino-américaine » au sein des nouveaux organismes réunissant les pays dotés de gouvernements progressistes. Xiomaria fait un tabac parmi les démocrates comme « Via campesina de Honduras » mais n’enregistre pas une franche adhésion des « organisations populaires et indigènes ». Pourtant tous reconnaissent que son élection freinerait le cycle infernal de l’offensive néo-libérale commencée avec le coup d’Etat et favoriserait un réajustement de la stratégie continentale.

José Fort.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 14:19

Ne vous méprenez pas. Je ne veux pas écrire sur la prostitution et encore moins l’art des geishas. Je souhaite évoquer un nouveau business en plein développement au Japon : l’amitié tarifée.

Client Parners, l’une des principales boîtes niponnes spécialisées dans la « location d’amis », explique dans sa pub que si la plupart des clients cherchent juste un partenaire de conversation, de repas ou de promenade, il arrive aussi qu’une personne souhaite être accompagnée pour l’enterrement de sa mère ou pour un entretien médical. Le tarif varie selon les prestations, la durée, le lieu, la nature de l’accompagnement. Les amies et amis d’un moment sont protégés, souligne Parners, les clients (es) n’ayant pas le droit de se trouver seuls avec l’accompagnateur (trice) dans une pièce, de se toucher et pour les femmes seulement de boire de l’alcool. Le journal de Tokyo « Asahi Shimbun » cite l’exemple d’un jeune homme abandonné par sa fiancée: « Les choses ont changé à partir du moment où j’ai commencé à faire appel aux services de Client Parners », indique-t-il. « J’ai découvert le billard et les fléchettes. Mon « amie » et moi sommes même allés au parc pour nous lancer des balles de baseball. Et j’ai de moins en moins pensé à mon ex. » Le journal cite encore l’exemple d’une jeune femme qui elle aussi a « loué » une amie et qui estime : « Je n’ai pas eu l’impression de gaspiller de l’argent. »

Comment interpréter ce « marché de l’amitié » ? Kazuhiko Yatabe, maître de conférences à Paris 7 s’interroge sur « les méandres de la psychologie niponne où le sentiment de vide mêle timidité et hantise d’importuner l’autre. »

Je ne connais pas la « psychologie » japonaise mais je suis enclin à penser comme Yatabe que ce nouveau business découle parfaitement du « cynisme d’un capitalisme amoral » qui entend faire de la solitude un marché. Même la souffrance devient source de bénéfices.

José Fort

L’Humanité cactus 21 novembre

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 15:36

A l’issue des négociations avec l’Iran tenues à Genève, les proches des délégations nord-américaine et russe commentaient le report au 20 novembre des pourparlers en ces termes : « Nous n’avons pas pu conclure du fait des seules exigences françaises ». Laurent Fabius avait annoncé la couleur le matin même sur France Inter en prenant des distances avec le processus en cours. Durant toute la journée, il a multiplié les pressions frappant à toutes les portes. On notera que le positionnement français intervient avant le voyage que doit effectuer François Hollande en Israël dans quelques jours et alors que le Premier ministre de ce pays doté de l’arme nucléaire, le sinistre Netanyahu, crie au scandale. On ne s’étonnera donc pas qu’au lendemain d’un accord entraînant la levée même partielle des sanctions économiques contre l’Iran, Téhéran néglige Paris au bénéfice d’autres capitales.

Déjà, lors des négociations sur le démantèlement des armes chimiques stockées en Syrie par le régime de Bachar el Assad, Laurent Fabius s’était illustré en se démenant pour tenter de faire capoter l’accord. On peut donc raisonnablement se demander si un axe Paris-Tel Aviv n’a pas été mis en place afin de contrer toute tentative de décrispation et de paix dans cette région du monde.

Laurent Fabius, dit-on, énerve sérieusement ses collègues européens, nord-américain, russe et chinois. Le personnage, selon certains est « hautain », selon d’autres « méprisant ». La sortie la plus méchante vient d’un diplomate britannique qui dit de lui que « son visage rayonne parfois de l’affection condescendante que l’on réserve au clebs de la famille ».

Vous avez peut être vu le film de Bertrand Tavernier « Quai d’Orsay » jugé comme un « régal » et « jubilatoire » par la plupart des critiques et plusieurs de mes amis. L’un d’entre eux s’enflamme en assurant qu’il remplacerait bien Laurent Fabius par Thierry Lhermitte. Va savoir.

José Fort

L’Humanité cactus 14 novembre

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:07

Barak Obama présidait, vendredi soir à Miami dans l’Etat de Floride, une soirée de collecte de fonds en faveur du Parti démocrate. Une ville et un Etat où vivent de nombreux nord-américains d’origine cubaine, un repaire d’anticastristes virulents et de terroristes connus comme le sinistre Luis Posada Carriles, ancien de la CIA et organisateur de l’attentat contre un avion cubain en octobre 1976 à la Barbade. La Floride est connue aussi comme accueillant pour une retraite dorée la plupart des dictateurs latino-américains encore en vie.

Barak Obama a fait une déclaration qui, selon plusieurs témoins, a figé son auditoire : « Il est peut-être temps pour les Etats-Unis de modifier les relations qu'ils entretiennent avec Cuba, sous embargo américain depuis plus d'un demi-siècle", a-t-il indiqué avant d’ajouter : « Nous devons être créatifs, nous devons être réfléchis, et nous devons continuer à mettre à jour nos politiques. Gardez en tête qu'au moment de la prise de pouvoir de M. Castro, je venais tout juste de naître. Alors l'idée que les politiques mises en place en 1961 demeurent efficaces aujourd'hui, à l'ère de l'Internet, de Google et de voyages à travers le monde, n'a plus aucun sens ».

Ce n’est pas tout. Il a ajouté que la nouvelle génération de responsables politiques aux Etats-Unis et des Américains d'ascendance cubaine sont sans doute les plus à même d'inventer les « nouveaux mécanismes » capables d'apporter le changement sur l'île ». « Je pense, » a-t-il conclu, que nous savons tous, qu'en fin de compte, la liberté à Cuba viendra grâce aux militants extraordinaires et les Etats-Unis peuvent apporter leur aide ».

Rappel. Les Etats-Unis ont rompu leurs liens diplomatiques avec Cuba en janvier 1961 et ont imposé un blocus économique et commercial contre Cuba l'année suivante. L'Assemblée générale de l'ONU, pour la 22 eme année consécutive, vient d’adopter une nouvelle résolution exhortant les Etats-Unis à lever le blocus contre Cuba. Lors de son premier mandat, l'administration Obama a allégé les limites sur les envois de fonds et les voyages à Cuba. Raul Castro s'est également déclaré prêt à s'engager dans un dialogue avec les Etats-Unis, sans conditions préalables.

La déclaration de Barak Obama constitue une avancée significative. Pour la première fois, le président US évoque le blocus imposé à Cuba. Ce n’est pas rien même s’il rassure son auditoire en soulignant « l’aide » des Etats-Unis pour trouver de « nouveaux mécanismes » en vue de « changement » et de « liberté » à Cuba. L’objectif de M. Obama et des dirigeants nord-américains n’a pas bougé : renverser la révolution cubaine.

Plusieurs raisons expliquent l’évolution du président des Etats-Unis : le poids de l’électorat latino comme le confirme l’élection du maire de New York, les modifications intervenus au sein même de la communauté cubaine de Miami, les progrès enregistrés avec les adaptations de la politique économique cubaine, la nouvelle réalité latino-américaine et un pari sur les nouvelles technologies. Quoi qu’il en soit, après le discours de Miami, on se prête à prendre au mot Obama: chiche de lever totalement le blocus ? Chiche de libérer les quatre patriotes cubains injustement emprisonnés aux USA ? Chiche de rendre Guantanamo ? Chiche, Monsieur le Président ?

José Fort

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 13:17

Ana Botella, maire de Madrid, très à droite sur l’échiquier politique espagnol, vient de se distinguer en proposant une ordonnance de « convivialité » citoyenne. Du sadisme institutionnel pur jus. La nouvelle ordonnance municipale prévoit des sanctions de 750 euros pour mendier à la porte des centres commerciaux, bureaux, collèges et hôpitaux. 750 euros, c'est aussi le montant de l'amende prévue pour les personnes qui mendient aux feux rouge ou qui cuisinent dans la rue, une pratique fréquente de familles sans abri. La municipalité madrilène infligera également une amende à toute personne qui donnera à manger à un animal sur la voie publique. Premiers visés : les vieux et les enfants qui lancent des miettes de pain aux moineaux dans les parcs de Madrid.

Selon l'institut national des statistiques, 1 personne sur 5 se trouve en situation de pauvreté en Espagne, 2,2 millions d'enfants ne mangent pas à leur faim et 29,9% des foyers ont des hypothèques impayées et sont menacés d'expulsion.

Ana Botella, fille et petite fille de hiérarques franquistes comme son mari l’ex-chef du gouvernement espagnol qui l’appelle « mi Hilaria », mon Hillary en référence à Mme Clinton est connue pour ses frasques comme l’utilisation sans retenue de la carte bancaire de la municipalité, des avions gouvernementaux et des personnels de service de la mairie. C’est une adversaire forcenée du divorce, du droit à l’avortement et affiche ses sympathies pour les Légionnaires du Christ, une organisation catholique intégriste. Elle est aussi renommée pour son esprit vif comme en témoigne une de ses déclarations publiques : « Les mariages entre homosexuels ne seront jamais comme ceux des hétérosexuels, de la même manière que deux pommes donnent naissance à une pomme, mais qu’une pomme et une poire ne donneront jamais naissance à une autre pomme. » Une flèche, Ana Botella. Elle mérite de figurer au Guinness des records de la méchanceté et de la connerie.

José Fort

L'Humanité cactus, 7 novembre

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