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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:06

On ne parle que de cela. La naissance du « royal baby ». A tomber à la renverse de plaisir et de rêve. Les médias du monde entier scrutent depuis des jours et des jours l’entrée du St Mary Hospital, l’établissement ou Kate a prévu de se délivrer de son rejeton ou rejetone. Une de mes consoeurs précise qu’elle est en place depuis trois semaines et commence à se demander si elle a choisi le bon métier.

Les Anglais, nous dit-on, sont fous de joie, parient à lo loco sur le sexe du ou de la pondu et sur son futur prénom. Et voilà que depuis Buckingham Palace, la reine annonce avoir créé le titre de prince ou princesse de Cambridge pour le royal baby ainsi que pour ses possibles futurs frères et sœurs, une séparation ne pouvant être écartée le passé en témoignant abondamment. En 2011, Elisabeth II avait nommé le prince William duc de Cambridge peu avant son mariage, faisant ainsi de Kate Middleton la duchesse de Cambridge en l’épousant.

A Cambridge, une ville située à 80 km au Nord de Londres, surtout connue pour son université, on affiche son contentement. « C’est un grand honneur et je suis sûr que les gens de Cambridge apprécieront grandement cela, a déclaré Paul Saunders, le maire de la ville au Daily Mail. Tu parles. Le Paul voit la monnaie arriver à la pelle, Cambridge allant se transformer en Lourdes pour anglican.

La naissance du royal baby (est-il vraiment le fils de son père, certaines rumeurs laissant entendre le contraire ?) entraîne au Royaume uni des débordements compréhensibles. Le peuple a besoin de ce type d’histoire à la rose pour rêver et oublier ses problèmes quotidiens. Au début du siècle dernier, Lénine évoquait la religion comme « l’opium du peuple ». Le futur rejeton royal, les talibans, les Boutin et Barjot, les djihadistes et autres intégristes de tous poils confirment la justesse du propos de l’embaumé de la place rouge à Moscou.

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 15:47

Vendredi 12 juillet, à l'aéroport de Moscou, Edward Snowden a fait une déclaration dont on ne connaissait que quelques extraits. Voici le texte intégral traduit de l'anglais par Gordon Fowler pour Developpez.com sous licence libre.

« Bonjour,

Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente. Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : « Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés ».

Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. J’ai lancé une campagne contre ces mauvaises pratiques. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je n’ai passé aucun accord avec un gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. À la place, j’ai rendu public ce que je savais, pour que ce qui nous touche tous puisse être débattu par nous tous, à la lumière du jour. J’ai voulu un monde de Justice.

Cette décision morale de parler au grand public de ces pratiques d’espionnage m’a coûté très cher, mais c’était la chose à faire et je ne regrette rien.

Depuis, le gouvernement américain et ses services de renseignements ont essayé de faire de moi un exemple, un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de parler à leur tour. J’ai été rendu apatride et traqué pour m’être exprimé politiquement. Les États-Unis d’Amérique m’ont mis sur la liste des personnes interdites de vol aérien. Ils ont demandé à Hong-Kong de m’extrader, en dehors du cadre juridique qui s’applique dans ce pays, et en totale violation du principe de non-refoulement des Nations-Unis. Ils ont menacé de sanctions des pays qui étaient prêts à défendre mes droits et le système d’asile reconnu par l’ONU. Ils ont même franchi une étape, sans précédente, en donnant l’ordre à une puissance militaire alliée de forcer l’avion d’un Président d’Amérique Latine à atterrir pour y chercher un réfugié politique. Cette escalade dangereuse n’est pas qu’une menace contre la dignité de l’Amérique Latine, c’est une menace contre le droit fondamental, partagé par toutes les personnes et par toutes les nations, de vivre sans être persécuté, de pouvoir demander un asile et d’en bénéficier.

Malgré tout, devant cette agression historique et disproportionnée, un peu partout dans le monde, des pays m’ont proposé soutien et asile. Ces nations, parmi lesquelles la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont toute ma gratitude et mon respect pour avoir été les premières à se lever contre ces violations des Droits de l’Homme perpétrées par des puissants, et non par des faibles. En refusant d’abandonner leurs principes devant les intimidations, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de voyager dans chacun de ces pays pour exprimer mes remerciements personnels à leurs peuples et à leurs dirigeants.

J’annonce aujourd’hui que j’accepte officiellement toutes les offres de soutien et d’asile qui m’ont été faites, et toutes celles qui pourront m’être faites dans le futur. Avec, par exemple, la proposition du Président du Venezuela, M. Maduro, mon statut de réfugié est désormais officiel. Aucun état n’a donc le droit ni de limiter ni d’interférer avec mon droit de bénéficier de cet asile. Mais comme nous l’avons vu, certains gouvernements d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors des lois. Ce comportement persiste aujourd’hui et ces menaces illégales me rendent impossible tout voyage vers l’Amérique Latine pour bénéficier de l’asile politique qui m’y a été accordé dans le respect de nos droits universels.

Cette volonté d’états puissants d’agir hors des lois représente une menace pour nous tous, elle ne doit pas être couronnée de succès. Par conséquent, je demande votre assistance (N.D.L.R. : Aux associations) pour me garantir un chemin sûr par les pays concernés en sécurisant mon voyage vers l’Amérique Latine. Je demande également l’asile à la Russie jusqu’à ce que ces états respectent la loi et que mon voyage, légal, soit permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui en espérant qu’elle soit accueillie favorablement.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 15:35

L’acquittement de George Zimmermann, l’assassin du jeune adolescent de 17 ans Trayvon Martin en février 2012 en Floride, provoque aux Etats-Unis de nombreuses manifestations de colère

L’émotion est si vive que Barack Obama a appelé au calme. Dimanche, le président des Etats-Unis a déclaré: "Je sais que cette affaire a suscité des passions intenses. Au lendemain du verdict, je sais que ces passions pourraient s'intensifier. Mais nous sommes un Etat de droit, et un jury a parlé".

"Pire verdict"

Des marches se sont déroulées à San Francisco, Chicago, Washington, Atlanta, Philadelphie et New York. A Sanford (Floride), les manifestants ont exprimé leur colère à l'extérieur du tribunal. "C'est le pire verdict qu'on pouvait imaginer, et nous devons soutenir ceux qui croient en la justice et insistent sur la nécessité de poursuivre ce combat en paix", a affirmé le pasteur Quintin Faison, de l'église baptiste Church Rescue.

Si l’émotion face à ce qui est généralement considéré comme un jugement raciste demeure forte, de très nombreux étatsuniens à l’image d’une presse souvent lâche se réjouissent du dénouement de l’affaire et ne se cachent pas pour afficher leur satisfaction. La déclaration de Barack Obama «le jury a parlé» va dans leur sens. Sauf que l’assassin a été jugé en Floride, un des Etats les plus racistes des Etats-Unis, repère de la faune locale et régionale fascisante. Quant au jury qui «a parlé», il convient de préciser que cinq des six femmes qui le composait étaient blanches, la sixième d’origine non précisée. Bien entendu, pas noire.

Obama, la déception

Au lendemain de l’assassinat de Trayvon Martin, Barack Obama avait déclaré: «Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon». Le président US se réfugie aujourd’hui derrière le verdict d’un jury scélérat. Une attitude à l’image de nombreuses de ses promesses non tenues comme la fermeture du centre concentrationnaire de Guantanamo et la poursuite de la politique impérialiste en Amérique du Sud avec les coups d’Etat fomentés depuis Washington au Paraguay et au Honduras et autres tentatives de déstabilisation. Obama avait levé un immense espoir lors de sa première élection. La déception est du même niveau, si ce n’est plus.

Des voix commencent à s'élever pour que le département de la Justice se saisisse de l'affaire au niveau fédéral, au nom de la défense des droits civiques. Ne peut-on légitimement s’interroger: si Trayvon avait tué avec une arme à Zimmerman désarmé, quel aurait été le verdict?

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 03:13

Sacré Dominique Strauss-Kahn. On le donnait disparu des radars politiques, économiques, people, bref, mort et enterré. C’est mal connaître le personnage. DSK a mille ressorts dans son sac. Il n’a pas été ministre socialiste de l’Economie et patron du FMI par la grâce de Sarkozy pour rien. L’autre soir sur CNN, il a commencé à régler son problème d’image. Désormais, il se consacre aux affaires sérieuses :

l’argent. L’homme des banques n’a jamais quitté la maison mère.

DSK va entrer dans le conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), une institution financière contrôlée par le groupe pétrolier Rosneft. Il y figure en tant que représentant de la firme de conseil « Parnasse » du nom de sa société de « conseils, de conférences et d’informations dans les domaines économique, social, immobilier ». Pourquoi Parnasse ? Tel est le nom de la résidence des Muses dans la mythologie grecque et du nouveau quartier où réside l’ancien directeur général du FMI, le 14e arrondissement et Montparnasse. DSK aime mêler ses affaires à des références historiques et littéraires.

On l’a vu au bras d’une blonde sur les marches du Festival de Cannes tout bronzé. Il rentrait du Sud Soudan. Il venait de séjourner à Djouba pour inaugurer la National Crédit Bank où il disposera d’un siège au comité stratégique. L’ancien patron du FMI venant en aide de ce tout jeune pays qui a fait sécession de la République du Soudan après de longues années de guerre, deux millions de morts et des famines à répétition, pourrait laisser croire qu’après tant d’errements, DSK s’emploierait à faire du bien. Quand on gratte un peu, on s’aperçoit que sa nomination a été montée par la holding « Anarevka » (référence à « Un violon sur le toit) dont le siège social est installé au Luxembourg et spécialisée dans la gestion des patrimoines privés. Ses ramifications s’étendent en Belgique, à Monaco, en Israël, en Suisse et en Roumanie. Pourquoi la jeune République du Soudan Sud ? Le Nil blanc, ses nombreux affluents et le climat tropical peuvent transformer les terrains arides en une agriculture abondante avec des perspectives prometteuses dans le coton, les arachides, le sorgho, le blé… Surtout le pays regorge de pétrole, de minerai de fer, de cuivre, de zinc, d’argent et d’or. DSK a retrouvé la pêche. Il le montre, l’affiche, le proclame. Sans état d’âme. Avec ce genre de personnage, tout est possible. Y compris son retour en politique.

José Fort

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 03:07

Les présidentes de l’Argentine, du Brésil et leurs collègues d’Uruguay et du Venezuela ont décidé de rappeler « pour consultation » leurs ambassadeurs en France, en Italie, en Espagne et au Portugal à l’issue du sommet du Marché commun du Sud (Mercosur) tenu à Montevideo. Il s’agit ainsi, affirment-ils, de protester contre la fermeture de l’espace aérien, la semaine dernière, à l’avion présidentiel bolivien. Les quatre pays demandent « des explications et des excuses » aux quatre pays de l'Union européenne.

Concernant le cas d’Edward Snowden qui vient d’obtenir l’asile politique temporaire de la Russie, les quatre présidents soulignent « le droit de tout Etat à accorder l’asile sans restriction ni limites ». « Il est fondamental d’assurer que soit garanti le droit des réfugiés à circuler en sécurité jusqu’au pays d’accueil », indique la déclaration, rejetant « toute tentative de pression, de harcèlement ou de criminalisation par un Etat ou des tiers ».

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a critiqué l'espionnage américain dont son pays a été victime, selon des articles de presse reposant sur des documents fournis par Edward Snowden. Elle a estimé que ces événements étaient "l'occasion pour le Mercosur de marquer une limite".

Les présidents ont annoncé par ailleurs qu'ils saisiraient "les instances internationales compétentes pour l'adoption de normes relatives à la régulation d'internet, en relation avec la sécurité cybernétique" afin de préserver la sécurité des communications et la souveraineté des Etats.

Le rappel pour « consultation » des ambassadeurs en poste à Paris et dans trois autres capitales constitue un sérieux avertissement pour l’Union européenne, particulièrement pour la France. Après la honteuse décision de Paris de refuser le survol de notre territoire par l’avion présidentiel bolivien, la côte de popularité de la France est au plus bas en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Plusieurs commentateurs latinos la comparent à la descente vertigineuse de MM Hollande et Ayrault dans les sondages.

Dans cette affaire où Paris a joué le rôle de « caniche » des Etats-Unis, la France a tout à perdre en termes politiques, diplomatiques et économiques. Selon plusieurs sources concordantes en provenance des capitales latino-américaines des plans de coopération et des contrats notamment dans les domaines des transports pourraient être mis en cause. Les temps changent, le monde change : les pays émergents peuvent aussi taper où ça fait mal : la caisse.

José Fort

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:42

Edward Snowden, l’agent de la CIA qui a révélé le réseau mondial d’espionnage mis en place par les Etats-Unis et retenu depuis 19 jours dans la zone internationale de l’aéroport Cheremetièvo de Moscou a décidé de demander l’asile politique à la Russie. Cette demande a été formulée lors d’une rencontre organisée à sa demande avec plusieurs personnalités russes et deux avocats d’Amnesty International et Human Rights Watch. Condition posée par Moscou : ne pas nuire aux intérêts de notre « partenaire » étatsunien. En bref, plus un mot où comme l’a déclaré le porte-parole de Poutine « qu’il renonce totalement à ses activités qui font du tort à nos partenaire américains. » Voilà pour le côté officiel.

Comment commencer à expliquer le développement de cette affaire dont on ne connaît pas tous les dessous ?

Edward Snowden, « lanceur d’alerte » comme on dit, a décidé, semble-t-il, de dire la « vérité » au monde ne supportant plus l’espionnage massif mis en place par son gouvernement visant jusqu’au moindre citoyen de la planète. Il arrive à Hong Kong avec ses ordinateurs remplis d’informations en bandoulière, livre quelques pépites, provoque un scandale international et prend un avion pour Moscou où, nous dit-on, il se trouve dans la zone internationale. Sauf que, jusqu’à il y a une heure, personne ne l’a vu. Les voyageurs en transit et les personnels ne l’ont pas rencontré. D’autres ont dû certainement lui consacrer quelques instants, le nourrir, l’écouter. Bref, Edward est sorti de l’ombre il y a une heure pour décider de rester pour le moment en Russie.

Que pouvait-il faire d’autre ? Répondre aux invitations venues du Venezuela, d’Equateur, du Nicaragua ? Pour rejoindre ces pays, il aurait été obligé d’emprunter le seul vol reliant la Russie à l’Amérique du Sud : le Moscou-La Havane. Avec tous les risques qu’il aurait fait courir aux voyageurs de cette ligne, la CIA étant prête à tous les mauvais coups.

Il y a des retournements de l’histoire qui font sourire. Il y a avait déjà les talibans afghans armés au début des années 1980 par la CIA devenus les ennemis de Washington. Il y a maintenant les citoyens nord-américains qui choisissent la liberté.

José Fort.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 09:51

Je n’ai rien contre le football. J’avoue même un certain goût pour la chose, sans excès. Mais là, comme on dit, je tombe de l’armoire. Le Qatar, selon un rapport publié par le cabinet Deloitte et repris par « Le Figaro » projette d'investir 200 milliards de dollars (156 milliards d'euros) durant les dix prochaines années pour accueillir la Coupe du monde 2022 de football. Des sommes folles qui seront dépensées en équipements sportifs comme des stades et des centres d'entraînement. Pas seulement

Dans un pays majoritairement occupé par le sable ajoute « Le Figaro », de nombreuses infrastructures de transport doivent être bâties. L'étude du cabinet Deloitte chiffre ainsi à quelques 140 milliards de dollars (110 milliards d'euros) les investissements à réaliser dans les routes, les métros ou les aéroports, précisant que seuls 13% de ces marchés ont déjà été conclus. De quoi faire saliver les grands groupes du bâtiment d’autant que les infrastructures hôtelières sont insuffisantes pour accueillir les supporters attendus pour la Coupe du monde.

Nous ne rêvons pas. Un micro pays dont la tradition sportive se limite à la course de chameaux et qui doit sa richesse à la manne pétrolière et à la surexploitation des travailleurs venus de toute la région va dépenser 200 milliards de dollars pour une possible Coupe du monde de foot. Ce « modèle » de démocratie protégeant, armant et finançant les extrémistes de tous poils, bien en cours dans la France officielle du temps de Sarkozy et aujourd’hui de Hollande, investit en Europe, surtout en France dans le luxe, l’hôtellerie, le sport et les médias. C’est au Qatar que vient de s’ouvrir une « représentation diplomatique » des talibans afghans. Et c’est dans ce « magnifique » endroit que devrait se tenir la Coupe du monde de football de 2022. A moins que d’ici là…

José Fort

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 05:40

Le monde n’est pas seulement fait de malfaisants, d’assassins, d’ignares et de vautours. Il y a aussi des femmes et des hommes courageux, généreux plus qu’on croit. Il y a surtout du côté du mouvement progressiste une règle d’or : la solidarité.

France-Palestine mène un combat sans relâche pour la paix, la libération des prisonniers palestiniens, la reconnaissance de leur patrie. L’association a mis en place un réseau de parrainages de prisonniers. Régulièrement, le parrain français adresse à « son » prisonnier une lettre, une carte postale en évitant toute référence au conflit, une condition fixée par la censure israélienne. Mesure-t-on bien l’impact de ce courrier ?

Un prisonnier palestinien a fait parvenir un message. Le voici :

"Ici, des prisonniers reçoivent les lettres de correspondants français. J'aimerais que vous puissiez les voir quand ils reçoivent le courrier ! Ils savent à ce moment que quelqu'un est solidaire avec eux et avec leur cause. Ils savent que quelqu'un les soutient dans leur lutte. Ceci est vital surtout quand nous ne sommes pas toujours soutenu par notre propre peuple. En toute honnêteté, je connais beaucoup de ces prisonniers qui ne reçoivent pas de courrier de leurs frères ou sœurs alors que des inconnus font preuve de solidarité. Cette campagne est très importante pour nous et nous donne beaucoup d'espoir. C'est une preuve que nous ne sommes pas oubliés en prison. Le seul problème est que le correspondant ne met toujours pas son adresse afin que l'on puisse répondre. Nous sommes très touchés par cette solidarité"

Un petit geste, une lettre, une carte postale. Au bout de la chaîne, des femmes et des hommes privés de liberté pour une seule raison : l’amour de leur patrie et de la liberté. Et si vous deveniez, vous aussi, un parrain ?

José Fort

http://www.france-palestine.org/Parrainer-un-e-prisonnier-e

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:26

Le refus de Paris d’accorder le droit de survol de l’avion d’Evo Morales risque de compliquer les relations entre la Bolivie et la France et plus généralement entre la flamboyante « patrie des droits de l’homme » et de nombreux pays d’Amérique du Sud et des Caraïbes. Le Quai d’Orsay s’étant limité à exprimer des « regrets » et refusant de présenter des excuses à la Bolivie pour un acte contraire à toutes les règles internationales, l’avenir prochain des relations de la France avec cette partie du monde ne se présente pas sous les meilleurs auspices politiques. Imaginez, un seul instant, que l’avion de l’émir du Qatar ait été interdit de survol du territoire français…

L’affaire dépasse les seuls aspects diplomatiques. Elle aura aussi des retombées économiques. Depuis le détournement de l’avion présidentiel bolivien, les groupes Bolloré et EADS ont dépêché des émissaires à La Paz pour tenter d’évaluer et si possible de limiter les dégâts. La Bolivie, outre ses réserves en gaz, dispose d'une richesse appelée à susciter d'immenses convoitises: le lithium. Ce métal mou et très léger permet de transporter d’énormes quantités d'énergie. Il est utilisé dans les batteries de téléphones portables et sera indispensable pour le développement de voitures électriques afin d'en augmenter l'autonomie. La demande de lithium pourrait croître de façon exponentielle.

La Bolivie a été qualifiée d'Arabie saoudite du lithium à cause du gisement qu'elle détient sous le salar (désert de sel) d'Uyuni (12.000 km2), dans le sud-ouest du pays. Bolloré, promoteur d'un modèle de voiture électrique baptisé Blue Car, négocie un accord de fourniture en Lithium avec La Paz. On comprend les inquiétudes du groupe

Au mois de mars dernier, Evo Morales a effectué une « visite de travail » en France. A Toulouse, il a négocié l’achat de plusieurs Airbus et hélicoptères. On comprend la stupeur des dirigeants de EADS. Evo Morales a terminé son séjour dans le bureau de François Hollande à l’Elysée. Des projets concernant le métro et la géothermie ont été évoqués. On comprend aussi l’abattement des responsables chargés de monter ces projets. La politique du PS d’alignement sur l’impérialisme US, une vieille tradition toujours respectée, se paye souvent cash.

José Fort

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 23:07

Deux informations récentes donnent à réfléchir sur ce que devrait être une véritable coopération internationale. La première vient de La Havane. Dix mille médecins obtiendront cette année leur diplôme dans la Grande Ile. 5.683 Cubains, 4.843 étrangers, la Bolivie arrivant en tête avec 855 médecins diplômés. Suivent l'Équateur (718), le Mexique (444), l'Argentine (387), le Salvador (386), la Guyana (280), Timor-Leste (194), l'Angola (118) et la Chine (101). Des milliers de médecins cubains travaillent actuellement dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et dans les Caraïbes notamment en Haïti.

La deuxième information arrive de Port au Prince grâce à Radio France Internationale (RFI). Un accord vient d’être signé entre le Venezuela et Haïti portant sur un échange de nourriture contre du pétrole. Depuis 2008, Haïti achète à crédit le pétrole du Venezuela au travers du programme Petrocaribe, entraînant une dette qui s'élève aujourd'hui à un milliard de dollars, indique Amélie Baron de RFI. Elle poursuit en précisant que Caracas a décidé de ne pas réclamer cette somme. En échange, Haïti va lui vendre à tarif préférentiel des denrées alimentaires. Un soutien inespéré à l'agriculture haïtienne selon le Premier ministre Laurent Lamothe qui veut rompre avec le libéralisme de ses prédécesseurs. « Les gouvernements précédents ont appliqué une politique ultra-libérale, estime Laurent Lamothe. Ils ont cassé toutes les taxes, les tarifs douaniers et tous les produits ont envahi notre pays. Notre production nationale est tombée à zéro. » Pour le Premier ministre haïtien, la dette contractée auprès du Venezuela n'est pas un handicap mais une aubaine. Pour lui, la logique de Caracas est simple : « Ne payez pas cash, mais envoyez nous plutôt de la nourriture. » Cet accord, conclut Amélie Baron permettrait à Haïti de relancer son agriculture et de sortir de la misère.

Ces deux exemples sont à l’opposé de la prétendue « coopération internationale » menée par les grandes puissances capitalistes, les Etats-Unis et l’Union Européenne très particulièrement. En Egypte, les Etats-Unis coopèrent avec l’armée en distribuant chaque année des sommes folles mais pas un dollar ne va au développement du pays. Au Mali, les pays dits « donateurs » ont signé un gros chèque. Une partie de l’argent a été détournée, le solde servant à régler les notes des entreprises et des importations étrangères. Rien pour le coton, les infrastructures, l’électricité ou l’eau. La « coopération internationale », la véritable, celle qui va aux populations est menée par des ONG, comme le Secours populaire Français. Pas par les Etats et encore moins par la Banque mondiale et le FMI.

José Fort

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