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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:01

Vont bien nous faire une bonne guerre. Fabius joue de ses petits muscles après une opération "vérité" montée avec deux journalistes en pleine forme à peine sortis de sites infectés d'armes chimiques et revenus avec des fioles (comme à l'ONU avant la guerre en Irak). Les Russes annoncent la livraison de missiles. Assad continue de plus belle. Les " rebelles" aussi. Israël se déclare prêt à bombarder. Les Iraniens pareil. Et chez nous les médias comme France Inter, le Monde et les autres sont habillés en kaki pour en découdre avec la peau des autres. Les yankees? Tiens donc, beaucoup plus discrets.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:18

ça ne sent pas bon. A Athènes, un député du parti nazi quitte l’hémicycle en hurlant : « Heil Hitler ». A San Andreu de la Barca, près de Barcelone, la représentante du gouvernement espagnol, sorte de super préfète, rend hommage à la division azul

- les franquistes intégrés à la wehrmacht qui ont combattu sur le front russe pendant la Seconde guerre mondiale - en présence du chef de la garde civile locale et du maire socialiste de la ville. A Vilnius en Lituanie, un défilé se prépare comme chaque année à la mémoire des anciens tortionnaires locaux qui combattaient l’Armée rouge aux côtés de l’armée allemande. A Munich vient de s’ouvrir le plus grand procès de nazis de l’après guerre, l’accusée survivante devant répondre de neuf crimes racistes. En Hongrie, en Autriche, en Suède, en Italie des manifestations nazies sont organisées sans trop émouvoir les autorités.

En France, c’est dans la petite salle des fêtes de Caussiniojouls, à une trentaine de kilomètres de Béziers, qu’a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche une réunion d’une centaine de nazillons annoncée dans un premier temps à Perpignan. Au programme du « rock anti communiste » et « un concours de saluts nazis ». Les anti fascistes de Perpignan et des Pyrénées orientales s’étaient mobilisés pour empêcher la tenue de la réunion dans leur département. Les nazillons ont trouvé refuge à Caussiniojouls dans l’Hérault , une petite bourgade qui avait accordé 56,45% des voix à la candidate du Front national lors des élections législatives de 2012. Entre ces gens là les passerelles sont ouvertes depuis longtemps.

Quelle leçon tirer de ces informations qui rappellent de douloureux souvenirs aux plus anciens et angoissent souvent les plus jeunes ?

Le fascisme, le nazisme n’ont pas disparu. La braise ne demande qu’un léger souffle pour devenir feu. Celui du refus de l’autre, de l’intolérance et de la haine.

José Fort

L’Humanité cactus 23 mai

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:03

Gilberto Martinez, 50 ans, vient d’être expulsé de son logement avec femme et enfants à Valencia en Espagne. Un cas parmi des dizaines de milliers d’autres dans ce pays où la gestion de la crise par un pouvoir de droite corrompu se traduit par le démantèlement des services publics, une misère galopante et une violente colère populaire. Rien d’extraordinaire le sort de M. Martinez, sauf qu’il s’agit d’un « dissident » cubain ayant choisi la « liberté » il y a quelques années après un accord entre l’Eglise cubaine et le gouvernement socialiste de M. Zapatero et qu’il demande « une seule chose : rentrer chez moi à Cuba ».

M. Martinez n’hésite pas en rajouter : « On nous a menti, dit-il. Si on m’avait dit ce qui se passe en Espagne, je serais resté dans mon pays ». Pour M. Martinez, les photos dans la presse avec les dirigeants socialistes du PSOE et de la droite du PP relèvent de l’histoire ancienne ; les allocations s’élevant à environ 1000 euros par mois ont été annulées ; les articles à la gloire du « courage » de M. Martinez font place à des critiques englobant tous les « dissidents » sous les étiquettes de « profiteurs », de « faignants », de « marginaux » et aux réflexions du genre « tout ce qu’on nous disait sur le communisme était mensonge, mais le pire c’est que tout ce qu’on nous a raconté sur le capitalisme est vrai ».

M. Martinez n’est pas un cas isolé. La plupart des « dissidents » cubains – à l’exception des reconvertis dans les bandes criminelles - résidant en Espagne vivent aujourd’hui dans le dénuement et ne bénéficient plus de l’intérêt des politiques et des médias. Plusieurs d’entre eux ont approché l’ambassade cubaine à Madrid pour évoquer un possible retour. On leur prête même l’intention de créer une « coordination ».

Au même moment, plusieurs « dissidents » cubains de haut vol font le tour du monde avec passage obligé à Miami, célèbre station balnéaire spécialisée dans les résidences dorées pour anciens dictateurs latino-américains à la retraite et repère de la mafia cubano-américaine. C’est dans cette ville que la chef des « Dames en blanc », un groupe financé directement par le gouvernement des Etats-Unis, demande publiquement le maintien du blocus pour « asphyxier » les Castro. La bloggeuse sponsorisée par le journal « El Pais » et quelques officines US, Yoani Sanchez, véritable femme d’affaires aux comptes en banques bien remplis, à Barcelone notamment, saute d’un avion à un autre, mène grand train de vie et se croit obligé d’affirmer qu’elle n’est pas membre de la CIA tandis qu’un certain Guillermo Farias va recevoir un prix au Parlement européen. Les trois précités n’ont pas de souci à se faire : l’intendance est assurée. En revanche, en Espagne, M. Martinez n’a plus rien à attendre de ses anciens protecteurs. Il a servi avant d’être jeté comme un kleenex usagé.

Les candidats cubains à l’exil avaient à chaque étape de la révolution des raisons diverses pour quitter leur pays : politiques, économiques…Les difficultés de la vie quotidienne, les illusions sur le mirage doré du capitalisme ont entraîné de nombreux départs. Durant ces longues années, les gouvernants des Etats-Unis ont maintenu le blocus, adopté des lois scélérates contre tous ceux qui à travers le monde souhaitaient commercer avec la Grande Ile, protégé les terroristes coupables d’attentats sur le sol cubain, financé et dirigé les fameux « dissidents ». Pour quel résultat ? La révolution cubaine reste debout. Des jeunes dirigeants progressivement accèdent aux plus hautes fonctions. Sur l’ensemble du continent latino-américain, Cuba bénéficie d’une reconnaissance populaire affectueuse et solidaire.

En Espagne, M. Martinez, cubain « dissident » n’a plus un sou, plus de logement, plus d’école pour les enfants, plus de couverture sociale. Rien. Nada. « On ne m’avait pas dit cela », répète-t-il.

José Fort.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 10:04

Avez-vous remarqué la discrétion observée concernant une année de politique étrangère française ?

Le Mali ? Il fallait, j’en reste persuadé, éviter le pire et empêcher Bamako de sombrer dans les bras des fous furieux. De là à maintenir en permanence une force d’occupation et interdire à une personnalité progressiste (Aminata Traoré) de se rendre en France parce qu’opposée à l’intervention militaire, cela s’apparente à un retour aux pratiques colonialistes.

La Libye ? Le chaos règne sur l’ensemble du pays. Les opérations militaires franco-britanniques ont pour résultat l’embrasement de la région.

La Syrie ? Les surenchères autour de la terrible guerre civile risquent de nous entraîner dans une folle aventure. La menace des armes chimiques et les possibles livraisons d’armes nous sont resservies comme au bon vieux temps de l’intoxication irakienne. Et que penser d’un ministre français votant en faveur de l’étranglement du peuple chypriote ainsi que la prise de distance avec les Palestiniens sous la pression des dirigeants de la droite israélienne et de leurs lobbys parisiens ?

Il y a aussi des signes qui ne trompent pas comme le choix des destinations de Laurent Fabius pour célébrer les relations entre la France et l’Amérique latine. Trois pays ancrés à droite ont suffi au ministre : la Colombie, le Panama et le Pérou. Surtout pas les nations comme l’Argentine, l’Equateur ou la Bolivie.

Durant cette première année de la présidence Hollande, la politique extérieure de la France, à quelques nuances près, se résume à la poursuite de la politique précédente, les gesticulations en moins. Les trente six heures de Hollande en Chine ressemblaient au voyage éclair de Sarkozy en Inde : une gifle à ces deux pays aux presque trois milliards d’habitants. Un bilan peu reluisant à la mesure d’une politique extérieure sans réelle dimension planétaire. A la boutiquière, étriquée et soumise.

José Fort

L’Humanité Cactus 16 mai

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 18:52

Voici un commentaire de mon ami Jean Ortiz retour d'Espagne

Par "vagues", "marées", et autres déferlantes, l'Espagne populaire résiste à une politique qui provoque des ravages inouïs, des saignées, des reculs, sans précédents. Près d'un million d'étudiants, la génération la mieux formée de toute l'histoire de l'Espagne, ont déjà quitté le pays pour aller chercher du travail sous d'autres cieux...

Pas de jours sans manifs, occupations, barrages, piquets, "escraches" (actions de répudiation publique autour des domiciles de banquiers, politiciens), créations de "comités", "plateformes", "coordinations", qui restent certes assez atomisés, mais expriment une même colère et commencent à converger. Dans les sondages, la coalition de gauche "Izquierda Unida" est donnée à 18%. La "ligne" du PCE et de IU tient en trois mots: "a la calle"(à la rue!). L'ex dirigeant communiste de IU et maire de Cordoue, Julio Anguita, très respecté, appelle à la "désobéissance civile totale" et se consacre à la création d'un front large pour activer cet appel.

Le PSOE paraît absent, cherchant à s'opposer le moins possible, parlant même de "pacte" avec les néo-franquistes de Rajoy-Aznar...attendant la prochaine "alternance". Il est en chute libre . Débâcle politique, idéologique...Les anciens et nouveaux "indignés", préparent le deuxième anniversaire du 15-M : des cortèges convergeront vers la "Puerta del Sol"...Beaucoup dénoncent le "PP-PSOE". "Ceci n'est pas une crise, c'est une "escroquerie", scandent-ils...

Le 9 mai, une nouvelle déferlante "verte" (couleur des "camisetas") est prévue:

Grève générale de l'Education nationale, de la maternelle à l'université, impliquant tous les secteurs, tous les acteurs de la communauté, et soutenue par les parents.

Le ministre de l'Educ, (Monsieur Wert), coqueluche des "libéraux", des patrons, de la droite et de l'Eglise, est un espèce de sabreur cynique, brutal, provocateur, haï par les enseignants, les étudiants, qui veut imposer à coups de hache son avant projet de LOMCE, Loi organique d'amélioration (lisez "démolition") de la qualité de l'enseignement.

Une amélioration qui multiple les "recortes" (amputations budgétaires). Au total, en ce qui concerne l'Educ, elles s'élèvent à cinq milliards d'euros. Qui dit mieux?

L'Espagne est au bord d'une explosion populaire m'a-t-on répété...Mon Dieu, préservez-nous d'un tel malheur!

Jean Ortiz

Ancien professeur à la faculté de Pau

Journaliste

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 15:51

C’est décidé, je n’irai pas en vacances en Ouzbékistan. Fini pour moi le circuit programmé au cœur de l’Asie centrale dans ce carrefour des civilisations où l’on s’émerveille, paraît-il, devant les monuments figurant parmi les plus prestigieux du monde musulman. Adieu les trois villes légendaires Samarkand, Boukhara, Kivas et leurs trésors d’architecture.

J’avais d’abord hésité à préparer le voyage en découvrant que la Saint Valentin avait été décrété par les autorités locales comme « une force aux pouvoirs maléfiques qui cherche à mettre fin aux valeurs nationales ». Je passais outre le fait que le potentat local, Islam Karimov, ancien patron du PCUS reconverti comme beaucoup de ses ex-camarades dans les affaires, tenait le pays d’une main de fer et avait ouvert le territoire national aux bases aériennes nord-américaines. Je feignais de ne pas savoir que la famille Karimov, les filles Gulnara et Lola tenant le haut du panier, pillait le pays en se gavant de commissions sur le gaz, l’uranium et le pétrole. Bref, au nom de la découverte de ce joyau mondial, j’étais prêt à toutes les compromissions.

J’apprends une terrible nouvelle qui remet en cause mon voyage : les bicyclettes sont interdites à Tachkent et dans les grandes villes du pays. Déjà, j’avais été désagréablement surpris par l’interdiction de circulation des motos et des scooters parce qu’ils étaient, affirmait la police, « beaucoup mieux adapté à commettre des assassinats que les voitures ». Mais s’attaquer au vélo, pour moi, constitue un crime impardonnable même si la police indique « qu’elle cherche avant tout à assurer la sécurité des citoyens, les agents n’étant pas en mesure de rattraper les cyclistes ». Un pays sans vélo est un pays sans âme, déclamait un célèbre poète dont j’ai oublié le nom. Ma décision est irrévocable : je n’irai pas en Ouzbékistan tant que le vélocipède sera pourchassé ignominieusement

José Fort

L’Humanité cactus 2 mai

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 14:39

Aux Etats-Unis, il y a les célèbres universités Harvard, Yale ou encore Princeton. Il y a aussi une majorité de la population baignant dans une ignorance crasse. L’interprétation des origines des deux poseurs de bombes lors du marathon de Boston confirme que le prestige des grandes universités ou encore le rayonnement intellectuel de New York sont inversement proportionnels à l’état lamentable du pays profond en matière d’éducation. C’est ainsi, par exemple, que plusieurs grands médias US et des centaines de milliers d’internautes ont confondu à propos des frères Tsarnaev la Tchéquie et la Tchétchénie. Faut-il s’étonner de cette confusion lorsqu’un Américain adulte sur cinq croit que le soleil tourne autour de la terre, que le Nicaragua est un pays du Maghreb, que 30% des jeunes nord-américains âgés de 18 à 24 ans pensent que les Etats-Unis comptent entre 1 et 2 milliards d’habitants et que 50% sont incapables de situer l’Inde sur une carte. Les Etats-Unis n’ont pas le monopole de l’ignorance et ont produit nombre d’intelligences dans tous les domaines scientifiques et culturels. Mais le culte de l’argent roi, du fondamentalisme religieux et de l’intellectualisme assimilé à la subversion a accouché aussi d’imbéciles de haut vol à l’instar de George Bush fils. Dans cette catégorie d’abrutis hors norme, la palme revient à Sarah Palin, ancien gouverneur de l’Alaska, ex-postulante à l’élection présidentielle US. Elle vient de déclarer à propos des criminels de Boston sur Fox News, la chaîne de télé des ultras yankees, « Nous savons qu’ils étaient Musulmans de la République Tchèque. Je veux aller là bas tout de suite. Et ne nous arrêtons pas à la République Tchèque, allons après dans tous les pays arabes. Envoyons leur deux ou trois bombes atomiques à Islamabad, brûlons complètement Prague. Nous devons leur montrer comment nous concevons le bizness ».

C’est aussi cela l’Amérique.

José Fort

L’Humanité Cactus 24 avril

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:08

 

Que veut ce jeune et replet Kim Jong-un, 30 ans, dont les logorrhées hystériques provoquent sarcasmes et inquiétudes alors que les sournoises provocations militaires nord-américaines dans la région n’inspirent aucune réaction ? Deux poids, deux mesures même s’il faut bien constater que le portrait du petit dernier de la dynastie des Kim qui est au communisme ce qu’est le vin à l’eau minérale a peu de chance d’être accroché aux murs des chambres de nos adolescents.

Figurez-vous que le désormais célèbre Kim est un type hors du commun : il a appris à conduire à l’âge de 3 ans, adore la cuisine chinoise, les sushis japonais, a visité sous une fausse identité Tokyo Disneyland, étudié en Suisse à l’International School of Berne sans obtenir le moindre diplôme mais en menant grand train de vie et pas seulement en se goinfrant de chocolat. Il aime le basket et vient d’inviter son idole l’ancien joueur nord-américain Dennis Rodman. J’oubliais. C’est un fana des films d’action de Jean-Claude Van Damme et des voitures puissantes qu’il teste la nuit venue sur l’aéroport de Pyongyang. Un CV renversant. Voilà pourquoi à 28 ans il a été nommé général puis, dans la foulée et après la mort de son père, commandant suprême de l’armée nord-coréenne, secrétaire général du Parti du Travail de Corée, bref, leader suprême du parti et de l’armée.

Le ridicule n’échappe à personne sauf à l’entourage de Kim qui, mort de trouille, ne bronche pas pour l’instant. Mais comme les dirigeants chinois ne cachent plus leur irritation face aux turpitudes de l’incontrôlable, il n’est pas impossible qu’un jour ou l’autre le Kim en question ne se réveille pas. C’est déjà arrivé à un pape. Pourquoi pas à lui.

Plus sérieusement, le spectacle donné au monde par ce fils à papa paradant sous la faucille et le marteau discrédite la lutte des progressistes de la région. Il ouvre aussi et surtout la voie aux aventures en tous genres dont l’impérialisme a besoin.

 

José Fort

l'Humanité Cactus 18 avril 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 14:23

 

Disons le tout net aux dirigeants politiques occidentaux qui de Paris à Washington pleurnichent sans rien faire s’alignant la plupart du temps sous la casaque du gouvernement  réactionnaire israélien : si vous souhaitez vraiment travailler à une solution pacifique au Proche Orient, obtenez la libération du dirigeant palestinien Marouane Barghouti condamné à la prison à perpétuité. Exigez la grâce que Shimon Péres avait promis en janvier 2007 dans l’éventualité de son élection à la présidence. Accomplissez, pour une fois, une action concrète en faveur de la paix.

Marouane Barghouti est souvent qualifié de « Mandela palestinien ». Son parcours, ses longues années de prison, son ancrage et autorité parmi les siens ainsi que sa vision prospective sont autant de réalités et de qualités identiques à celles de l’ancien président sud-africain.

Marouane Barghouti, c’est d’abord l’histoire d’un homme marquée par des emprisonnements au cours desquels il a  appris l’hébreu, l’exil, puis le retour parmi son peuple en lutte, la prise de responsabilités dans le Fatah, le rejet de la corruption. Marouane Barghouti, c’est aussi une force de propositions qui déclarait il n’y a pas si longtemps «  je suis encore en quête d’une coexistence pacifique entre les Etats égaux et indépendants que sont Israël et la Palestine fondée sur le retrait complet d’Israël des territoires occupés en 1967.» Pour avoir lancé l’année dernière un appel à la « résistance populaire pacifique », il a été sanctionné par les autorités pénitentiaires.

L’action pour la libération de Marouane Barghouti ne relève pas seulement de la solidarité, de l’humanisme, du rejet de la sauvagerie des dirigeants israéliens. Elle constitue surtout une chance pour que cette région du monde vive enfin dans la paix. Comme Nelson Mandela  en Afrique du sud, Marouane Barghouti reste la carte maitresse pour désamorcer la bombe proche orientale.

 

Humanité Cactus 11/4

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:27

 

Nous ne pleurerons pas Mme Thatcher. Cette fille d’épicier a consacré toute sa vie politique à détruire le monde ouvrier, à laisser mourir des patriotes irlandais, à privilégier la caste des riches, à casser les plus pauvres. La politique atlantiste de cette forcenée de l’ultra libéralisme fabriquée dans le même moule que Reagan restera dans l’Histoire non pas comme « La dame de fer » mais plutôt comme  « la préposée aux sales coups ». Renaud avait vu juste lorsque dans un de ses célèbres textes, il écrivait :

 «  Les assassins sont tous des frères

« Pas une femme pour rivaliser

« A  part peut être madame Thatcher

Ou encore

« Moi je me changerai en chien si je peux rester sur terre

« Et comme réverbère quotidien

« Je m’offrirai madame Thatcher

En regardant la photo de l’ancienne Première ministre britannique plusieurs images me viennent à l’esprit. Le film «  Les Virtuoses » de Marc Herman et ces chômeurs devenus musiciens de fanfare. Mme Thatcher au nom du libéralisme économique a cassé l’industrie britannique favorisant la finance. Des régions entières sinistrées, les villes fantômes des mineurs relégués dans l’oubli, les syndicalises pourchassés, les services publics démantelés.

Vous souvenez-vous des patriotes irlandais en lutte ? De Bobby Sands crevant dans sa cellule après 66 jours de grève de la faim sans un geste d’humanité  de Mme Thatcher ? Vous souvenez-vous de la guerre des Malouines, une expédition coloniale menée malheureusement avec le soutien politique de la France ? Vous souvenez-vous de sa morgue et de sa haine à peine cachée du monde et des peuples en mouvement ? On dit que cette dame souffrait de la maladie d’Alzheimer. Cela lui aura au moins permis d’oublier son sinistre parcours politique.

José Fort

humanité.fr

 

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