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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 10:36

Il y a eu de nombreuses interventions militaires dictées par les intérêts impérialistes comme en Libye, en Cote d'Ivoire, en Irak etc...
Il y a eu des interventions militaires ( cubaine et vietnamienne) pour protéger les peuples angolais et khmers
Il y a eu des débarquements comme celui des alliés pour assurer aux côtés de la Résistance la libération de la France.
Il y a eu aussi la non-intervention laissant la République espagnole entre les mains des fascistes. Pensons-y avant de décider ce qui est bon ou mauvais pour les autres

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 15:35

Ce texte rendu public il y a quelques minutes constitue une évolution très positive de la position du PCF. Tous les amis du Mali s'en félicitent 


"Le PCF exprime sa grande inquiétude devant la dégradation de la situation au Mali, la reprise de la confrontation militaire, l'offensive des groupes armés djihadistes. Tout doit être entrepris pour aider le Mali à sortir de la crise et éviter toute initiative déstabilisatrice pour le pays et l'ensemble de la région.

C'est le Mali qu'il faut reconstruire : son armée, ses institutions, sa souveraineté, et les conditions politiques, économiques et sociales de son développement. C'est en agissant dans cette voie que ce pays ami pourra surmonter la crise extrêmement grave qu'il traverse, reconquérir les territoires du Nord aujourd'hui aux mains de groupes armés rebelles aux pratiques inhumaines -et souvent liés aux réseaux du crime organisé- que le PCF condamne.

Une des conditions d'une telle reconstruction est la recherche déterminée d'un consensus politique national sur une solution nationale véritable, seul moyen d'asseoir une légitimité gouvernementale et une capacité d'action dans la durée. Le patriotisme et l'impatience compréhensibles qui s'expriment dans les rues de Bamako sont un atout pour une telle option. Si l'urgence devait commander la mise en place d'un dispositif capable d'arrêter l'offensive armée des groupes djihadistes, c'est sous le drapeau de l'ONU, dans le cadre d'une mission clairement définie, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, que des forces africaines et notamment maliennes, devraient être engagées.

La mise en œuvre d'une telle opération est immédiatement possible mais elle ne peut faire obstacle au dialogue nécessaire, pour une solution politique, avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali, avec le maximum d'acteurs concernés. C'est d'ailleurs ce que demandent les résolutions de l'ONU. Il faut respecter le peuple malien et l'aider à construire lui-même son avenir."

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:22

En ce début d’année, allez savoir pourquoi, je me suis plongé dans l’actualité soudanaise. Me voilà bourré (en tout bien, tout honneur) de questions. Pourquoi dans ce pays où le système judiciaire est fondé sur la charia, la peine de mort s’applique dès le premier rapport pour les hommes homosexuels, alors que pour les femmes homosexuelles la punition se limite à cent coups de fouet pour les trois premiers actes, le quatrième et seulement le quatrième entraînant la peine de mort ?

Pourquoi infliger cent coups de fouet aux femmes non mariées qui ont eu des relations sexuelles alors que la peine de mort a déjà été prononcée.

Pourquoi une lampée de Jack Daniel’s coûte 40  coups de fouet tandis que l’absorption d’alcool de datte se limite à un bref passage par la case prison ?

Et pourquoi donc le viol d’une jeune femme ne fait courir aucun risque puisque l’impétrante sera au mieux passée à trépas au pire mariée à son bienfaiteur ? Pourquoi donc ces interrogations ?

Il se trouve que le Soudan n’a pas toujours vécu dans l’obscurantisme. Au début des années 1960, le pays disposait d’une intelligentsia de haut vol. Avec le soutien des communistes très actifs et influents, la guerre au sud a été un moment stoppée, des réformes agraires engagées. Le Soudan était montré en exemple comme un pays en cours de modernisation, ouvert aux arts, à la culture, à la beauté. Les femmes – souvent superbes - se dévoilaient peu à peu, prenaient le chemin des universités,  occupaient des postes responsables dans l’économie et la politique. Le Parti communiste soudanais jouait un rôle dynamique dans le développement de la société. Trop, pour les forces locales rétrogrades et les pays occidentaux. Le processus démocratique fut stoppé par les armes avec la complicité des services spéciaux états-uniens, français et britanniques. Les dirigeants communistes furent pendus aux réverbères de Khartoum.  Depuis, le Soudan est plongé dans l’horreur.

José Fort

L’Humanité Cactus 10 janvier

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 15:46

 

D’abord, ça commence mal avec les hôtesses de Cubana de Aviacion à qui on a l’impression d’avoir infligé une peine de travail obligatoire et dont l’attitude constitue aux yeux des passagers une triste première image de la Grande Ile. Rien à voir avec les jeunes ingénieurs, techniciens, professeurs, musiciens, simples employés, serveurs rencontrés au fil du voyage et n’ayant pas, eux, la possibilité financière de voyager à l’étranger. Ils affichent la jeunesse éduquée, souriante, confiante et enthousiaste d’un pays en plein mouvement. Ils sont les enfants de Fidel et de Raul Castro, des anciens guérilleros, des combattants aujourd’hui vieillissants qui progressivement vont disparaître.

Je rentre de Cuba trois ans après mon dernier séjour dans l’île. Je m’interrogeais sur l’application des réformes annoncées, il y a un an et demi. L’explosion des activités économiques en tous genres, de la restauration au réparateur de vélo, de l’industrie pharmaceutique à la serveuse de café sur le pas de sa porte, du vélo-taxi au tourisme de masse et surtout le spectaculaire succès des réformes agraires avec champs et pâturages accueillant des troupeaux de vaches et de chèvres ainsi que les  cultures maraichères et les jardins urbains confirment la nouvelle étape franchie par Cuba dans son développement malgré le blocus criminel imposé depuis plus de 50 ans par les Etats-Unis. Imaginez, une seul instant, que la France ait été bloquée pendant un demi siècle à ses frontières avec la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne!

A Cuba on n’a pas  – pour l’instant – de pétrole mais le système D, on connaît. La propreté des villes (à part quelques quartiers à la Havane), des bas-côtés des routes surprend. « Ici, je vois parfois la pauvreté, pas la misère », glisse Irène, une amie française.

Pour apprécier les progrès enregistrés à Cuba, il faut sortir des sentiers touristiques : pour les Canadiens, le ghetto de Varadero limité au soleil, à la plage et au mojito; pour les Européens, le vieux quartier de la capitale et la ville coloniale de Trinidad transformés en réserve à peaux blanches où sont lâchés les chasseurs d’euros et autres marchands de souvenirs. Un mal que Fidel Castro en personne regrettait lors d’une interview conduite par Roland Leroy, alors directeur de « l’Humanité », conscient « du danger de la dollarisation des esprits. Mais comment survivre sans utiliser au maximum notre potentiel ? » Cuba ce n’est pas seulement Varadero et Trinidad. Cuba, c’est autre chose.

C’est Isabel, 30 ans, agronome, qui explique qu’après la chute de l’URSS, premier acheteur de sucre, la moitié des terres consacrées à la canne a été distribuée aux paysans -  leur pouvoir d’achat a triplé - pour favoriser l’élevage et les cultures. C’est Helena, ingénieur agronome, qui nous vante les différentes plantes utilisées pour combattre le cancer, les maladies du foie, cardio-vasculaires et…pour stimuler la sexualité. C’est Jorge chargé de la visite de l’Eglise de Remedios et sa vierge enceinte qui s’étonne d’une question sur les libertés religieuses. « Ici, toutes les église sont ouvertes », dit-il, avant de rejoindre l’un des deux bistrots de la place «  La Foi » et « le Louvre ».  C’est Maria, la directrice d’une crèche et d’une maternelle accueillant des enfants de 1 à 5 ans, chaque classe étant encadrée par une enseignante et trois assistantes. Ce sont les petits villages traversés tous dotés d’une école et d’un dispensaire.

Cuba, c’est aussi Manuel et Yara. Il est médecin, bac plus 10, spécialiste des maladies infectieuses, elle est biologiste. Pour arriver jusqu’à chez eux «  t’arrives au bout de la route. Le Parti est à droite, tu prends à gauche », s’amuse un passant. Manuel et Yara, enfants de paysans, doivent «  tout à la révolution ». Mais, ajoutent-ils, « nos salaires sont trop bas et le simple guide de tourisme gagne dix fois plus que nous. » Manuel et Yara se transforment en restaurateur le temps d’une soirée pour gagner les euros nécessaires à l’achat d’un ordinateur. Cuba, c’est aussi Sarah fière de ses fils ingénieurs « gagnant beaucoup d’argent en Floride » et qui considère «  normal » que ses enfants aient été formés par l’école cubaine pour se mettre après au service du capitalisme yankee. La fuite des cerveaux ne préoccupe pas Sarah. En revanche, l’argent envoyé par ses fils est le bienvenu.

Cuba va mieux. Les années terribles de l’après camps socialiste sont à ranger au rayon du passé. Les réformes économiques ont donné un nouveau souffle au pays. L’environnement progressiste latino-américain avec notamment le Venezuela, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur est plus favorable à la révolution cubaine. Les Etats-Unis ont tenté et tentent toujours d’étrangler Cuba qui a investi dans les intelligences et les nouvelles technologies et échange désormais son savoir faire contre du pétrole et autres produits. Des milliers de médecins cubains sillonnent l’Amérique du sud. Ils sont devenus les champions dans des secteurs comme l’ophtalmologie, le cancer, les maladies de peau… mais devraient consacrer une part de leurs efforts à la lutte contre l’obésité, les Cubains passant trop de temps à manger le plus souvent sucré.

Cuba va mieux. A Washington, cette évolution ne plaît guère et aucune mesure n’est envisagée pour mettre fin au blocus et au scandaleux maintien en prison des 5 patriotes cubains envoyés à Miami pour combattre le terrorisme  après accord des services spéciaux US et alors qu’une vague d’attentats frappaient la Havane.

Cuba va bien. A ceux qui pensent que le prétendu standard « démocratique » européen doit s’appliquer  partout dans le monde, les responsables cubains répliquent : « Croyez-vous qu’un pays sous blocus, agressé depuis tant d’année soit le meilleur terreau pour l’épanouissement de toutes les libertés ? » La Grande Ile fait parler d’elle depuis 50 ans alors que les autres pays proches restent dans l’anonymat. N’y a-t-il pas là une source de réflexion ? Ne faut-il pas se demander pourquoi les médias consacrent des kilos d’informations aux opposants dont il est prouvé que la plupart sont payés par les services nord-américains et tout récemment ont observé le silence sur les effroyables dégâts provoqués par l’ouragan Sandy dans la partie orientale du pays ? Peut-être parce que Cuba a su limiter les pertes humaines alors qu’à New York les victimes se comptent par dizaines.

Radio Reloj, la radio qui donne l’heure chaque minute et 24 heures sur 24, n’est pas près d’arrêter d’émettre tellement les Cubains la considère comme patrimoine national. Comme la révolution qui malgré les années, les échecs et les progrès reste vivante dans le cœur de la majorité des Cubains.

José Fort

L’Humanité Dimanche  (3 au 9 janvier 2013)

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:55
"L'Humanité" de ce mercredi consacre une large place à "l'horreur au nord du Mali". Du bon travail. Les reportages donnent à voir sur l'ampleur de la barbarie en cours. Quant à l'éditorial, il correspond à la position dominante au PCF sur cette affaire. Il se trouve que nous sommes certains (connaisseurs du Mali et y ayant des amis et des camarades sur place) à ne pas partager la position de la section de politique extérieure du PCF. Voici, très brièvement, pourquoi:
- pas d'amalgame entre les aventures en Irak, en Afghanistan, en Libye et ailleurs. Le Mali paye la note de toutes ces guerres impérialistes.
- La disparition d'une population, la désagrégation d'un pays par des fanatiques exigent une réaction ferme de ce qu'on appelle outrageusement la " communauté internationale".
- Les élus maliens de la région indiquent eux-mêmes que les négociations "ont servi à rien" que "les terroristes sont comme les colonisateurs, ils dominent par la force".

Nous continuons à répéter "il faut une solution politique" sans avancer la moindre proposition crédible. Lors de crises internationales nous en appelons souvent à l'ONU mais cette fois nous considérons que "la France, sous couvert de l'ONU, entend gérer à sa main les affaires africaines". Bref, au nom d'une position de principe nous jouons les déserteurs. Ne faudrait-pas plutôt:
Ecouter ceux qui au premier poste vivent le drame, prendre en compte les réalités (une armée malienne inexistante et golpiste), créer toutes les conditions (avec l'Algérie et l'Afrique du sud) pour donner aux Maliens et plus généralement aux Africains les moyens d'une intervention efficace.
Sous prétexte de luttes contres les ingérences, de pureté idéologique marquée par un prétendu antiimpérialisme on laisse une peuple crever entre les mains de fous furieux. Facile et peu compromettant
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:34

 

Ederhard van der Laan, le maire socialiste d’Amsterdam, a plein de projets pour sa ville. Dernier en date : la construction de camps pour personnes antisociales et violentes. Des « villages pour marginaux », selon l’opposition municipale, des « villages pour racailles », pour l’extrême droite locale pas peu fière d’être à l’origine de cette opération.

Le programme débutera dans quelques jours. Les personnes violentes ou familles à problèmes seront logées dans des conteneurs maritimes et rassemblées dans des banlieues, où on leur apprendra « à se comporter ». Ceux qui ne montreront aucune amélioration seront expulsés de chez eux et contraints de rester dans ces villages. L’idée est proche de celle que l’extrémiste Geert Wilders avait lancée il y a un an : « Il faut mettre toutes les ordures ensemble et laisser les gens normaux tranquilles ».

  Au XIXe siècle déjà et toujours aux Pays-Bas, les gens jugés peu présentables étaient embarqués dans des villages spécialisés en dehors d’Amsterdam. La presse néerlandaise rappelle que l’initiative n’avait pas porté ses fruits, les villages s’étant transformés en véritables taudis où la violence avait décuplé.

En tombant sur cette sordide information, un prénom et un nom me sont venus à l’esprit : Anne Frank. On se souvient de son journal ; on se rappelle que cette jeune fille juive morte en déportation à Bergen-Belsen avait passé deux ans planqué avec sa famille à Amsterdam avant d’être livrée aux nazis. Les « donneurs » et autres fascistes néerlandais de l’époque ont disparu. Pas leurs descendants.

Un conseil. Evitez un temps Amsterdam qualifiée autrefois de « ville de la tolérance ». Laissez passer un moment puis allez voir si dans le port

Y a des marins qui boivent

Pleins de bière et de drames

Aux premières lueurs

Mais dans le port d’Amsterdam

Y a des marins qui naissent

Dans la chaleur épaisse

Des langueurs océanes

 

José Fort

L’Humanité cactus

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 13:16

Dans la famille Papandreou, la longue séquence politique semble s’achever avec la désertion du grand Georges, capitulant en rase campagne devant les injonctions allemandes et abandonnant son pays à la férocité des marchés. Rapide retour en arrière dans le profond d’une famille grecque pas très claire.

Il y a eu d’abord le grand-père Georges, un des principaux hommes politiques de l’après guerre et certainement le plus présentable de la lignée. Après, on verse progressivement dans le glauque avec Andréas, le fils, plusieurs fois premier ministre après avoir créé le PASOK, membre de l’internationale socialiste.  Andréas a fini sa carrière dans les bras d’une jeune hôtesse de l’air qu’il nomma chef de son cabinet (ministériel) avant de sombrer dans des affaires de corruption, d’écoutes téléphoniques et autres carambouilles.

Je sais. On n’est pas responsable des errements de sa famille. Mais si vous grattez un peu, généralement, il en reste toujours quelque chose.

Le grand et efflanqué Georges ou plutôt Giorgaki  (le petit Georges en référence à son grand père) a quitté le pouvoir au plus fort de la tourmente comme le commandant du Costa Concordia a abandonné son navire.  Georges, lui, a pris le chemin des Etats-Unis et de l’université Harvard pour un salaire mensuel de 46.000 euros avec en prime des conférences payées à prix d’or. Tout cela entre deux réunions de l’Internationale socialiste dont il reste vice-président.

On croyait la famille Papandréou enfin disparue des radars. Voici que madame mère s’affiche comme la championne grecque toutes catégories de l’évasion fiscale. Selon la presse hellène citant le FMI, Margaret Papandreou (un peu moins de 90 ans) disposerait de 550 millions d’euros dans une banque suisse. Vous en tirerez vos propres conclusions. En attendant, rendez-vous pour un prochain épisode de la saga des Papandreou. On dit que les enfants de Georges ne font pas dans la dentelle.

José Fort

L’Humanité Cactus

 

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:20

 

Mes amis syndicalistes de la CGT en contact avec leurs collègues indiens me racontent que ces derniers – gênés - n’ont  pas osé trop rire lorsqu’on leur a annoncé que M. Mittal avait passé un accord avec le gouvernement français concernant le site de Florange. « Le vautour n’a jamais respecté quoi que ce soit sauf son portefeuille » se sont-ils exclamé le comparant « à votre Bernard Tapie, en plus gros ». En effet, Lakshmi Narayan Mittal s’il a commencé son histoire industrielle à Calcutta a vite quitté l’Inde pour s’enrichir avec l’achat à bas prix d’entreprises sidérurgiques en état de quasi faillite. Avec une prédilection pour l’Europe de l’Ouest comme de l’Est.

Le prédateur se trimballe une série de casseroles. Partout où il est passé, Mittal, dents blanches mais haleine pas trop fraîche, a provoqué des ravages humains ses comptes en banque explosant à chaque équipée sauvage. Sixième fortune mondiale, on se souvient qu’il s’était distingué en France en organisant le mariage de sa fille en 2004 à Vaux-le-Vicomte et au château de Versailles pour une facture s’élevant à 50 millions d’euros. Une vie de nabab construite loin de chez lui, les syndicalistes indiens affirmant qu’il s’agit d’un «  voyou de haut vol ».

C’est ce genre de personnage qu’affectionnent le premier ministre britannique et son copain maire de Londres. Pas seulement parce que l’impétrant dispose de résidences souvent plus luxueuses que celles de la Reine, mais aussi, dit-on, parce qu’il ne serait pas avare en cadeaux sonnants et trébuchants, notamment en direction des caisses du parti conservateur.

 

 

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 17:57

Voici un conseil que Mme Merkel et M. Hollande devraient susurrer à l’oreille des autorités d’Athènes pour combattre la dette hellénique : arrêt immédiat des achats d’armes. Et puisque nous ne sommes pas avares dans notre souci d’aider ces deux personnalités en vue d’inviter la Grèce aux économies, voici l’argumentaire.

 

Est-il bien raisonnable pour la Grèce de consacrer près de 8 milliards d’euros à l’armement (plus de 3% du produit intérieur brut)? En pourcentage, le budget militaire de la Grèce est ainsi le plus élevé des pays de l’Union Européenne et le second, après les États-Unis, des pays membres de l’Otan. La Grèce dépasse ainsi le Royaume-Uni (2,7%), la France (2,5%), l’Allemagne (1,4%) et vient derrière les États-Unis (4,7%). 

 

Est-il justifié que la Grèce reste le premier importateur d’armes de l’Union Européenne? Au cours des cinq dernières années, elle a importé pour 3,4 milliards d’euros d’armes conventionnelles. Le pays se classe ainsi, sur la même période, au 5e rang des pays importateurs d’armes dans le monde, derrière l’Inde, la Chine, la Corée du Sud et le Pakistan.

 

Est-il convenable que la Grèce achète principalement des armes à l’Allemagne, aux États-Unis et à la France se plaçant au premier rang des clients militaires de l’Allemagne et au troisième de la France ?

 

Est-il justifié que la Grèce continue d’acquérir à prix d’or des F-16 aux États-Unis et des Mirages 2000 à la France ainsi que des sous-marins à l’Allemagne et des frégates à la France ?

 

Est-il normal que dans le même temps les dépenses en Grèce consacrées à la santé et à l’éducation, selon l’OCDE, soient bien inférieures à celles de la France et de l’Allemagne ?

 

Mme Merkel et M. Hollande, étrangement, font silence sur le commerce des armes avec la Grèce. Comme ils sont extrêmement discrets sur les fortunes grecques amassées en Suisse et dans les paradis fiscaux. Il est plus aisé, il est vrai, de s’attaquer aux plus faibles.

 

José Fort

L’Humanité cactus

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:05

Ne trouvez-vous pas étrange que l’Islande ait disparu de tous les commentaires concernant la crise européenne? Voici un pays au bord du précipice financier en 2008 qui affiche aujourd’hui un rétablissement de ses comptes, une stabilité sociale et politique. Un parfum de mieux vivre s’est répandu sur Reykjavik. Par quel miracle ?

Tout commence quand l’ancien gouvernement conservateur choisit de faire payer les contribuables islandais pour renflouer les trois principales banques en perdition avec un plan de privatisations et de destructions des services publics. A la manière grecque. Surprise générale : les Islandais réputés pour leur calme et leur douceur s’installent dans les rues avec tambours et casseroles,  bloquent le pays contraignant le gouvernement à la démission. Sous la pression populaire, les nouveaux responsables, malgré les menaces de représailles du Royaume-Uni et des Pays-Bas, rejettent les compromis initiaux, passent des accords avec les créanciers pour rééchelonner la dette, obtiennent l’abaissement des taux d’intérêt et la limitation de la garantie de l’Etat à 6% de la progression du PIB, gage de la souveraineté du pays. Et surtout, ils décident la séparation des activités domestiques et des activités extérieures des banques,  actionnaires et créanciers internationaux étant priés de mettre la main à la poche pour payer les coûts engendrés par la crise s’agissant des activités internationales et renflouer ainsi la dette.

« On ne peut demander aux gens ordinaires d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées et la crise qui en découle »,  a déclaré le nouveau président de la République islandaise, Olafur Ragnar Grimsson, en accédant aux responsabilités.

Le « modèle » islandais montre au moins deux choses : c’est aux responsables de la crise de payer la note et l’histoire retiendra que le peuple islandais a joué un rôle central dans la solution de la crise. De quoi donner des idées.

José Fort

L’Humanité Cactus 

 

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