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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 13:19

 

 

Qui aurait pu prévoir au début du mois de décembre la fin des dictatures sanglantes et corrompues de Tunisie et d’Egypte ? Qui pouvaient pronostiquer que Libyens, au prix d’une répression féroce, Algériens, Yéménites, Jordaniens, Marocains, jusqu’aux Bahreïnis descendraient dans les rues pour exiger le changement ?  Les régimes arbitraires civils, militaires, monarchistes sont aux abois.

En Tunisie et en Egypte, ce serait aller trop vite en besogne  d’évoquer des « révolutions ». Les systèmes politiques et économiques restent, pour le moment, inchangés. Une première étape a été franchie avec la conquête de la liberté. Elle a ouvert la voie à de possibles transformations révolutionnaires.  Mais les hiérarchies militaires, l’administration nord-américaine, les chefs du monde occidental plus généralement, permettront-ils la construction de véritables démocraties enracinées dans le respect des droits de l’homme et de la justice sociale s’attaquant in fine aux forces de l’argent ? « Le despote est parti, nous sommes heureux », répétait un des manifestants du Caire sur les chaînes télé, ajoutant : «  Tout commence maintenant. Nous voulons en finir avec le système. »

Qui ont été les animateurs des soulèvements ? Les jeunes générations, sans aucun doute. Des jeunes éduqués, diplômés sans perspective d’emploi, ne supportant plus l’arbitraire, la corruption et réclamant  de vivre dans la « dignité ». Ce ne sont pas les pauvres parmi les plus pauvres qui ont déclenché les mouvements mais une frange éclairée des enfants des populations issue des couches moyennes paupérisées.

La modernité ? Internet et les réseaux dits « sociaux » comme Face book ont joué un rôle considérable dans l’organisation  des manifestations, certains n’hésitant pas à qualifier les soulèvements populaires de « Cyber révolution ». Les nouvelles technologies de communication trop souvent présentées comme un simple repli sur l’individualisme ont contribué lors des récents événements à informer,  rassembler, mobiliser. Il n’est plus possible aujourd’hui de réprimer en silence.

L’intégrisme islamiste ? Il a été dépassé par les événements. Dans ce domaine aussi, l’évolution mérite d’être notée. La perspective d’un pouvoir religieux ne répond pas ou plus aux aspirations de la jeunesse arabe. Ce sont des laïcs qui mènent la lutte.

Les atermoiements de l’Occident et de la Chine ? Barak Obama a compris qu’il était primordial pour les intérêts des Etats-Unis d’accompagner la protestation en exerçant les pressions suffisantes afin de remercier les anciens amis et alliés privilégiés comme Ben Ali ou Hosni Moubarak. Washington a une longue tradition de gestion de dictateurs sur le déclin maîtrisant depuis des décennies l’art de jeter le citron pressé. Quant aux dirigeants chinois, ils ont minimisé l’ampleur de la contestation craignant que Tunis et le Caire donnent des idées à Pékin.

Les dirigeants européens, Français en tête, ont tout faux. Ils n’ont pas pu ou su camoufler leur peur de voir disparaître leurs amis, et pas seulement pour passer des vacances luxueuses et gratuites. Ils n’ont pas vu venir les changements intervenus au sein des sociétés de l’autre rive de la Méditerranée. On se souviendra de Moubarak et de Ben Ali enthousiastes à la proposition de l’Union Méditerranéenne  lancée à Paris par Nicolas Sarkozy, un 14 juillet. Une initiative mort-née comme un symbole de l’incompétence d’un pouvoir hexagonal recroquevillé sur le passé et ses relents  néocoloniaux. Tous ceux qui ont profité des largesses des régimes dictatoriaux tunisien, égyptien, marocain, jordanien feraient bien d’adopter un profil bas. Ils ont baigné – du PS à l’UMP, des anciens président de la République à l’actuel -  dans le jus de la collaboration avec des régimes pourris.

Le monde est en plein chambardement. Nous vivons une époque où l’éthique reprend de la valeur, le partage des richesses devient une exigence, la liberté et la démocratie une donnée universelle. Ceux qui ne sauront pas le comprendre peuvent faire leurs valises.  

José Fort   

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:27

 

 18 nouvelles présentées par Eugène Riguidel

Vers 20h, chaque soir, je me précipitais pour brancher mon ordinateur et découvrir le message du jour envoyé depuis le milieu de l’Atlantique par mon copain Marc au pseudonyme Cram Oripac’h. Le célèbre navigateur Eugène Riguidel chargé d’un convoyage lui avait laissé une petite place sur le voilier et Marc me régalait des histoires de marins, la pêche du jour, la tempête de la veille, la discussion passionnée du moment portant sur un possible service public mondial. Depuis, Cram a sillonné d’autres océans avec d’autres navigateurs expérimentés. Eugène Riguidel, Louis Cozan, Denys Falkland et Cram viennent d’écrire « Cap sur l’étrave », un recueil de dix huit nouvelles au profit de l’association Patrice Dutout en charge de la restauration  de la Patrice, un bateau cher au cœur d’Eugène. Du Noël en mer d’Iroise au complot sur l’Atlantique, embarquez avec cette bande de joyeux copains. Ils vous feront rêver.

José Fort

Cap sur l’étrave. 14 euros (frais de port compris). Adressez le chèque à Marc Chapiro, Le Rohello, 56870 Baden

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 13:18

 

Un problème urgent mérite d’être examiné: l’installation pour leur fin de vie des dictateurs, militaires reconvertis en politiques musclés ou autres monarques remerciés par leurs peuples. Faut-il les laisser errer sans destination définitive ou mettre plutôt sur pied une structure d’accompagnement disposant d’un territoire d’accueil ? Depuis les événements en Tunisie, en Egypte et désormais au Yémen et au Gabon, il convient de faire appel à des experts dans ce type d’organisation : les Etats-Unis.

Les dirigeants nord-américains ont un savoir faire incomparable dans le domaine de l’accueil des anciens dictateurs sud-américains. Depuis des décennies, un Etat, la Floride et une ville, Miami, remplissent la mission d’héberger tout ce que le continent sud-américain compte ou a compté de crapules, tous ayant pris soin de vider les caisses avant de s’enfuir vers leur véritable mère patrie. L’administration US très présente actuellement en Tunisie et en Egypte pourrait activer ses réseaux spécialisés. Miami et la Floride affichant un trop plein de canailles au mètre carré, il serait peut-être possible avec l’aide du colonel Kadhafi, de la France et de l’Union européenne de construire un centre d’accueil dans le désert libyen. Cette proposition mériterait l’attention des opinions publiques et de la représentation nationale française. Celle-ci pourrait charger Mme Alliot-Marie de diligenter les démarches.  

José Fort

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 13:25

Le peuple tunisien va-t-il se faire voler sa victoire sur la dictature ?

1/ Les présidents « par intérim » autoproclamés, un jour l’un, un jour l’autre, (ancien Premier ministre et  Président de l’Assemblée) sont deux potiches de l’ancien régime. Ils ont  participé directement à la politique répressive et corrompue de Ben Ali et sa famille.

2/ Le RCD, ancien parti unique, reste en place tandis que les milices et les policiers du dictateur aujourd’hui exilé, font régner la terreur.

3/ Les partis politiques « présentables », dits « démocratiques », dont de nombreux dirigeants ont collaboré à un moment ou à un autre avec le régime Ben Ali et vivent pour la plupart à Paris sont invités à négocier la « transition » avec les représentants de l’ancien régime.

4/ La plupart des chancelleries  notamment françaises et nord-américaines exercent en ce moment même des pressions sur les candidats « présentables » à la transition pour une sortie « tranquille de la crise », selon un diplomate américain en poste à Tunis.

5/  Après le refus - obligé - de Sarkozy et Fillon d’accueillir Ben Ali à Paris, les autorités officielles françaises craignent que l’ancien dictateur se laissent aller à des « confidences ». Notamment financières.

6/ Le chaos organisé par les bandes liées à la dictature vise à discréditer la révolution en cours. Que va faire la hiérarchie militaire formée en France et aux Etats-Unis ? Est-il utopique d’espérer une réaction des officiers et sous-officiers non corrompus et liés à la population à l’instar de ce qui s’est passé au Portugal en 1975 ?

7/ Même si les situations ne sont pas identiques, il faut s’attendre à de forts mouvements en Algérie, au Maroc, en Egypte. Les intellectuels français abonnés aux plateaux télé et radio  – si prolixes sur d’autres pays -  resteront-ils toujours aussi silencieux lorsqu’il s’agit de la Tunisie ?

8/ La démocratie étant le véritable rempart à l’extrémisme, c’est aux forces politiques et syndicales tunisiennes de dialoguer et si possible de s’entendre, en refusant toutes les ingérences venues de l’extérieur.

Le peuple tunisien a fait preuve de courage au prix du sang et des larmes. Il ne faut pas lui voler sa victoire sur le despotisme.

José Fort  

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 10:32

Bernard Kouchner devrait prochainement être nommé haut représentant de l’ONU pour la reconstruction d’Haïti chargé de coordonner l'aide internationale, selon les informations révélées par Europe 1.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy  a fait l’unanimité contre lui au Quai d’Orsay. Il s’est distingué par son effacement total au profit de la cellule diplomatique de l’Elysée. Bernard Kouchner a déjà occupé une fonction pour l’ONU lorsqu'il était haut représentant pour le Kosovo. A cette même époque, les dirigeants de la guérilla kosovare pratiquaient le trafic d’organes humains. Kouchner affirme qu’il n’était pas au courant.

La nomination de Bernard Kouchner, toujours selon Europe 1, confirmerait l'implication personnelle de Nicolas Sarkozy dans la reconversion de son ancien ministre. Le président de la République aurait convaincu le secrétaire général de l'ONU Ban Kid-Moon lors de son récent voyage aux Etats-Unis. Reste à savoir, toujours selon Europe 1, s'il remplacera l'ancien président américain Bill Clinton, chargé par l'ONU de coordonner l'aide internationale, ou s'il coordonnera son action avec ce dernier. L'ancien Médecin sans frontière aura-t-il par ailleurs la même rémunération symbolique que celle de l'ex-président américain, à savoir un dollar par mois ?

Bernard Kouchner était silencieux depuis son débarquement du gouvernement. Certains affirmaient qu’il frisait la dépression. D’autres indiquaient qu’il ne voulait pas interférer dans une affaire d’espionnage interne à France 24 dans laquelle sa femme serait impliquée. Le couple « Thénardier », selon « Le Canard Enchaîné » reprenant une formule attribuée à Nicolas Sarkozy, va faire reparler de lui. Le pauvre peuple haïtien a besoin d’autres choses que de pitres à la dérive.

José Fort

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 17:02

Pour Vienouvelle

Entre 2008 et 2010, la Commission européenne a autorisé l’octroi aux banques de 4589 milliards d’euros d’aides publiques. Ainsi, les contribuables européens ont financé les errances des grands manitous de la finance qui justifiaient leurs rémunérations abracadabrantesques par la sophistication des opérations qu’ils menaient. « On s’est alors rendu compte qu’eux-mêmes, bien souvent, ne comprenaient pas les risques associés aux produits qu’ils achetaient ou vendaient », souligne « Alternatives économiques » qui ajoute : « Quant aux services éminents qu’ils étaient  supposés rendre aux acteurs de l’économie réelle, non seulement leurs exigences de rentabilité démesurées à court terme désorganisaient déjà en temps ordinaire les entreprises mais en plus la crise déclenchée par leur cupidité sans borne a entraîné la plus grave récession depuis 1929. »

A peine les milliards d’euros d’aides publiques engrangés, les grands chefs de la finance  se sont octroyés de nouveaux bonus. A plusieurs zéros, bien entendu. Et, dans le même temps, ils exigent des gouvernements des plans drastiques d’austérité visant les plus modestes. N’y a-t-il pas de quoi se fâcher sérieusement ?

Les salariés et retraités grecs, irlandais, portugais, espagnols et français sont descendus dans les rues. Ils disent tous que cette situation d’injustice n’est plus supportable.  

Les vautours rodent sur l’Europe. Qui sont-ils ? Les agences de notation pour la plupart nord-américaines qui notent l’état de l’économie des pays avant de fondre sur leur proie, les escrocs de la finance, leurs personnels politiques aux affaires, les médias aux ordres tentant d’expliquer chaque jour l’inexplicable. La marche de l’Europe et du monde est braquée par le capitalisme sauvage ou pas. C’est donc au système qu’il faut s’attaquer au risque sinon de se limiter au replâtrage.

Souvenez-vous. Au lendemain des grandes réunions internationales suivant l’explosion de la crise, Nicolas Sarkozy était apparu à la télévision comme le chevalier blanc. Il promettait avec ses amis du G20 et du FMI la « régulation » du capitalisme, la fin des paradis fiscaux, la « mise au pas » des chefs banquiers, la réduction des bonus et autres avantages fiscaux pour les plus riches. Avez-vous constaté la moindre avancée ? La plus petite amélioration ? Rien, nada. diraient les Espagnols. Le capitalisme ne veut surtout pas être régulé, les paradis fiscaux prospèrent comme jamais. Les bonus aussi. Ils nous ont menti, mentent toujours et s’attaquent, comme d’habitude aux plus faibles. Voilà pourquoi, se taire, rester l’arme au pied reviendrait à les laisser faire. L’heure est à l’action.

José Fort

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 16:01

 

La publication sur le site Wikileaks de 250.000 dépêches diplomatiques en provenance des ambassades nord-américaines  fait beaucoup de bruit pour rien ou presque.

Ne savions nous pas que Nicolas Sarkozy était un « roi nu, susceptible et autoritaire »,  pro-américain, favorable à la guerre en Irak, admirateur de George Bush ? Que les juges antiterroristes français disposent de leurs ronds de serviette à l’ambassade des Etats-Unis à Paris ? Que Berlusconi est un « fêtard irresponsable » ? Merkel, une grande frileuse « manquant  d’imagination », Poutine « une mâle dominant » ?

Ces télégrammes diplomatiques confirment les pressions internationales notamment de l’Arabie saoudite mais aussi de la France en faveur de bombardements sur l’Iran, la mise sous surveillance par les services secrets U.S des plus hauts responsables de l’ONU. Bref, tout ce qui est publié dans les journaux (choisis par qui ?) comme « Le Monde » en France est connu mais prend bien entendu une dimension nouvelle.

Hubert Védrine, l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, qualifie de « blanchiment » la publication des télégrammes diplomatiques US. Sarkozy « d’irresponsabilité ». La plupart des médias français  s’insurgent contre « l’exhibitionnisme » et ne cachent pas leur hostilité. Par jalousie ou position de principe ?

Il faudra attendre quelque temps pour en savoir plus sur WikiLeaks et une possible instrumentalisation de ses gourous. Mais faut-il s’indigner qu’une vérité - limitée - soit à la portée de n’importe quel citoyen ? Qui a peur de la transparence ?

José Fort

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:21

 

Chaque jour en Grèce, des manifestants protestent contre les mesures gouvernementales (baisse des salaires, licenciements de fonctionnaires, annulation d’aides sociales etc..) adoptées au nom de la lutte contre la crise à la demande de l’Union européenne et du FMI. Le gouvernement grec est social-démocrate. Lors des récentes élections municipales et régionales, plus de la moitié des électeurs ont choisi l’abstention ce qui n’a pas empêché le patron du FMI, le très social démocrate Dominique Strauss Kahn, de déclarer sur France Inter que le PS grec avait obtenu « un bon score ».

Au Portugal, la récente grève générale a été qualifiée « d’historique ». Les mesures prises pour répondre aux exigences des agences de notation vont avoir pour conséquence, selon « Le Monde », de verser le pays dans la pauvreté. Le gouvernement portugais est social démocrate.

En Espagne, la cure d’hyper austérité fait des ravages : plus de 20% de chômeurs, coupes claires dans tous les budgets sociaux et l’annonce samedi du Premier ministre Zapatero, après une rencontre avec le patronat espagnol, que d’autres mesures drastiques vont être prises. Le gouvernement en place à Madrid est social démocrate.

Les événements dans ces trois pays dirigés par des partis « frères » sont accompagnés du silence assourdissant des dirigeants du Parti socialiste français plus prolixes sur d’autres sujets. Discrètement, certains affirment toutefois qu’il est « impossible » dans ces trois pays « de faire autrement ». Donc, si l’on comprend bien,  s’ils étaient au pouvoir les socialistes français ne feraient pas autrement que leurs camarades grecs, portugais et espagnols.  Dans ces conditions, les Français peuvent-ils leur accorder la confiance ?

José Fort

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:42

 

En Haïti, 1300 cas de choléra ont été pour le moment détectés. L’Onu lance un appel aux dons alors que tous les témoins sur place craignent une propagation de l’épidémie. Pendant ce temps, 18 candidats à l’élection présidentielle, je dis bien 18, postulent à la magistrature suprême d’un Etat fantôme.

Au mois de février dernier, après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince, alors qu’il était de bon ton d’évoquer la « reconstruction » d’Haïti, nous préférions quant à nous insister sur la « construction » d’un pays survivant depuis des décennies au chaos total et organisé. Nous proposions que Haïti soit placé pendant un temps sous tutelle de l’ONU.

L’émotion médiatique passée, le peuple haïtien a été abandonné par les grandes puissances. Que sont devenus les milliards de dollars en faveur d’Haïti annoncés lors de la conférence de Washington ? Qu’ont fait réellement Bill Clinton et George Bush mandatés par Obama pour « organiser » l’aide ? Pourquoi l’Onu demande une nouvelle aide financière alors qu’une bonne partie du pactole réuni il y a quelques mois reste à l’abri dans les banques du nord des Amériques ? Que fait la France, sinon expulser des Haïtiens sans-papiers ?

Ces questions restent sans réponse. Pour deux raisons : une partie de l’aide internationale a été détournée et les grandes puissances, une fois les caméras éteintes, se moquent du sort des Haïtiens.

José Fort

 

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 20:07

Pour DiversesCités

 

 

La réunion du Groupe dit des 20 qui vient de se  tenir à Séoul en Corée du Sud s’est achevée comme un non événement. La France va présider ce groupe durant l’année 2011 plus généralement qualifié les « nouveaux maîtres du monde ».

Le groupe des 20 (19 pays plus l’Union européenne) a été créé en 1999 après la succession des crises financières. Il représente 80% du commerce international et 90% du produit mondial brut. L’immense majorité des pays de la planète est exclue de ce club qui regroupe 19 chefs d’Etat et de gouvernement, leurs ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales. Pour les experts du FMI actuellement dirigé par Dominique Strauss Kahn, « la gouvernance mondiale ne pourra évoluer qu’à travers le G20 » qui accueille non seulement le FMI mais aussi le président de la banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international. Exit l’ONU  rangée par les grandes puissances aux rayons des vieilleries.

Quel bilan de la réunion de Séoul ? Selon la plupart des observateurs,  ce sommet s’est terminé sur un échec aucune des grandes questions  - les problèmes monétaires, les matières premières - n’ayant trouvé un compromis. Les maîtres du monde ont joué à minima en adoptant un texte reportant à plus tard la recherche d’accords.

 Lors des dernières réunions  du groupe des 20, à Washington, à Londres, à Pittsburg, en pleine crise, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient tenu de vifs propos sur « la nécessaire régulation du capitalisme », sur les paradis fiscaux, les traders… en se retrouvant pour débloquer des milliards d’euros et de dollars en faveur des banques. A Séoul, rien de tout cela. La pauvreté dans le monde, l’emploi, la juste répartition des richesses  n’ont pas fait l’objet d’échange dans la capitale sud-coréenne, encore moins d’engagement d’actions. La France va présider ce groupe qui a décidé la tenue d’un « séminaire » sur les monnaies en Chine au printemps prochain et rien de plus.  Les maîtres du monde ne sont pas en manque d’idées. Ils roulent pour eux et seulement pour eux.

José Fort

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