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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 20:43

Je sais. On dira, une fois encore, que j'exagère, que je ne suis pas "assez politique" (j'adore cette formule qui remonte à mon passage à la direction de la JC), à tendance "stalinienne" (formule aisée pour répercuter sur d'autres sa propre propension naturelle à l'autoritarisme), trop impulsif (on ne renie pas ses origines). Pourquoi? Parce que je suis hostile au "ralliement" avec armes et bagages et le soutien d'anciens responsables du PCF et autres élus se croyant "libérés" de leurs engagements de parti, au candidat auto proclamé. Hostile à lui servir de paillasson préférant la construction d'une alternative capable de nous préserver du pire: l'arrivée de la droite et son extrême au pouvoir. J'avoue: je persiste et je signe.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 15:24

Avez-vous remarqué? Une fête de « l'Huma » avec des centaines de milliers de participants malgré le contexte sécuritaire peu favorable; un plateau artistique jamais rassemblé cette année à ce niveau; des personnalités diverses du monde politique, culturel, sportif, sociétal réunis dans le respect des uns et des autres ; des débats comme jamais, des rencontres de l'intelligence inédites comme celle rassemblant Philippe Martinez et Régis Debray ; une allocution du directeur de "l'Humanité" devant une foule qu'aucun leader politique n'est capable aujourd'hui de rassembler ; un discours fondateur du secrétaire national du PCF et sa présence dans de nombreux débats…. Vous n'en saurez rien.

La presse à la botte préfère les frondeurs et Mélenchon. Que ceux qui m'ont insulté après mon dernier post réfléchissent une seconde: la droite, la bourgeoisie, les médias lèche-bottes ont fait leur choix. Pourquoi? Réfléchissez.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:08

Surprenante cette absence des intellos et autres chantres des révolutions à propos de la dangereuse évolution de l’actualité latino américaine. Avant-hier, guérilleros fanatiques, hier, anti-impérialistes militants sambatesques abonnés au forum social surtout lorsqu’il se tenait dans la patrie de Lula, fanas du rhum libérateur des Caraïbes, experts en transformations écolo-politico-sexo-syndicalo, dès que le vent se gâte, ils sont ailleurs. Silencieux. En réflexions, peut-être ?

Ils n’ont rien à dire lorsque le coup d’état contre la présidente Dilma Rousseff est ânonné sur toutes les ondes comme le résultat d’un « maquillage » des comptes alors qu’il s’agit d’un simple transfert de crédits en faveur des plans sociaux, un simple jeu d’écriture comptable couramment utilisé au Brésil et ailleurs. Dilma Rousseff élue par 54 millions de Brésiliens a été destituée par une bande de sénateurs véreux poursuivis par la justice de leur pays pour corruption. A Paris, officiels et médias s’en tiennent à la version des putschistes. Indigne.

A Caracas, l’opposition fait le plein de manifestants contre le président Maduro. Radios, télés, commentateurs en font des tonnes oubliant simplement que la veille, les partisans du pouvoir en place ont mobilisé, eux aussi, des foules considérables. Un choix « objectif ».

En Bolivie, en s’opposant aux lois votés par le Parlement, le patronat des mines refuse la syndicalisation prétextant le caractère « corporatiste » de leurs entreprises et de leurs employés. Il s’oppose également aux lois interdisant de vendre aux multinationales la richesse nationale. En France, on évoque des « mouvements sociaux ». Mensonge.

En Equateur, une opération déstabilisation est en cours. A Cuba, l’ambassadeur US nouvellement installé a pour première mission l’alimentation en argent et en moyens logistiques des professionnels de la « dissidence » trébuchante.

L’Amérique du Sud et les Caraïbes vivent des moments de fortes tensions. Explications : la chute des prix des matières premières et ses retombées pour la vie quotidienne des gens ; le déchaînement des oligarchies locales qui après la victoire de la droite en Argentine et le putsch au Brésil pensent qu’elles peuvent inverser le cours progressiste instauré il y a près de vingt ans sur le continent ; la nouvelle stratégie des Etats-Unis un « plan Condor bis » nouvelle manière.

Les semaines et les mois qui viennent vont être cruciales pour le devenir de cette région du monde.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 20:42

Le Village du Livre à la Fête de l’Humanité accueillera les 9, 10 et 11 septembre prochains une exposition consacrée au 80 eme anniversaire des Brigades Internationales intitulée : « Levés avant le jour, les Brigades internationales de l’Espagne à la Résistance ». Une première.

Une exposition de très grande qualité composée de 20 planches conçue pour les textes et l’iconographie par l’ACER (les Amis des Combattants en Espagne Républicaine), placée sous l’autorité d’un comité scientifique composé de Roger Bourderon, François Godicheau, Guy Krivopissko, Céline Lèbre (BDIC) et Rémi Skoutelsky avec les contributions de Christine Lévisse-Touzé, Gilles Fougeron et la Mission interdépartementale Mémoire et communication Champagne-Ardenne.

Le financement et la réalisation ont été assurés par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Photographies, documents et dessins présentés parfois pour la première fois accompagnent des extraits de la presse de l’époque. L’exposition évoque la II eme République, le Front populaire, le soulèvement fasciste, la formation des Brigades internationales, leur base à Albacete, leur participation aux batailles, de la défense de Madrid aux combats sur l’Ebre, la solidarité internationale, l’engagement des intellectuels… Puis vient la défaite, l’exil et la poursuite du combat dans la Résistance pour se terminer par des témoignages émouvants.

L’exposition sera inaugurée vendredi 9 septembre dans le grand Hall du Village du livre à 17h15 en présence de Claire Rol-Tanguy entourée de la direction de l’ACER. Pierre Laurent et André Chassaigne seront présents.

Conception graphique www.maindor.com

Imprimerie Paton.

L’exposition peut être réservée sur le site www.acer.aver.fr

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 19:10

Dilma Roussef a été destituée mercredi par une bande de sénateurs véreux, nombre d’entre eux étant poursuivis par la justice pour corruption. Prétexte de ce procès politique : un transfert de crédits en faveur des programmes sociaux. Une pratique d’écriture comptable courante au Brésil et ailleurs. Dilma Roussef, contrairement à ses détracteurs, n’est impliquée dans aucune « affaire », son honnêteté étant connue de tous.

Dilma Rousseff élue démocratiquement par 54 millions de Brésiliens a été destituée par quelques dizaines de sénateurs. Une aberration ? Plutôt un coup monté depuis Washington avec la complicité de l’oligarchie brésilienne et ses médias. Comme au Paraguay et au Honduras, il y a quelques années, l’impérialisme US et ses relais locaux ne font plus sortir les militaires des casernes préférant des coups d’Etat plus soft.

La vraie raison de la destitution de la présidente Dilma Rousseff est claire : sa politique sociale ayant permis à plus de 40 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et son implication dans les BRICS, une structure de coopération rassemblant la Chine, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil.

Les pires forces réactionnaires sont à la manœuvre en Amérique du Sud. Hier, l’Argentine, aujourd’hui, le Brésil. En ligne de mire, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie. Et Cuba, bien entendu.

A Paris, silence total sur le coup d’Etat au Brésil. On croit percevoir même une satisfaction à peine déguisée. La solidarité avec les progressistes brésiliens, en France et en Europe, ne pourra venir que des peuples. Ne laissons pas faire.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 19:35

Ma chronique sur radio Art-Mada

(En direct tous les lundi à 19h15)

Vous souvenez-vous des assauts d’amabilités que s’échangeaient lorsqu’ils étaient au pouvoir Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire et Copé entre deux footings obligatoires au début du quinquennat démarré en 2007 ?

Les lèches-tennis sarkozistes – sauf Juppé, faut être juste -, essoufflés, ont rapidement déclaré forfait en apprenant le coup de chaud du patron du côté de la Lanterne, un midi caniculesque. Discrètement, ils avaient raillé le « petit Napoléon ». Les quolibets avaient fusé dans les cabinets ministériels, certains ayant espéré un moment que le « nabot » passe l’arme à gauche. Rien n’avait filtré sur les gentillesses de ses « collaborateurs », ainsi Sarkozy qualifiait ses ministres. Il en savait plus qu’il n’y laissait paraître grâce à ses hommes placés dans la plupart des ministères. Bref, c’était le temps du silence officiel. Tout le monde était beau. Tout le monde était gentil.

Depuis dimanche, les mêmes cités plus haut et engagés dans la primaire à droite se lâchent grave. Ils exposent leur haine, leur rancœur. Au top, l’ancien Premier ministre Fillon déclare à propos de son ex-patron, je le cite : « Il ne sert à rien de parler d’autorité quand on est pas soi-même irréprochable » ajoutant : « Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen. » Et alors que Sarkozy traite Fillon « d’eunuque », Juppé de « papy », Le Maire « d’insignifiant » et Copé de « traître », le maire de Bordeaux l’invite à ne pas surfer sur « des surenchères, des compromis bancal, le dénis de réalité et les demi solutions. » Le Maire, lui, rappelle son passé « balladurien », Copé affirmant : « Sarko a fait son temps ».

Entre ces gens là, c’est l’amour fou. Prêts à tout, ils tapent, ils frappent, ils cognent, et ce n’est que le début d’une saga féroce. Des révélations ne manqueront pas de sortir sur les sales affaires de Sarkozy qu’il convient désormais d’affubler du titre : candidat-casseroles. Il le sait bien : l’élection présidentielle est sa dernière chance pour lui éviter la prison.

L’hypocrisie est la règle dans cette droite et cette fausse gauche malodorantes. L’hypocrisie qui faisait écrire

à l’écrivain américain Henri Miller

« Ce qui manque si tristement au monde actuel, ce sont la grandeur, la beauté, l’amour, la compassion – et la liberté. Fini le temps des grandes figures, des grands meneurs, des grands penseurs. À leur place, nous cultivons un bouillon de monstres, comme si nos gènes contenaient violence, cruauté et hypocrisie. »

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 14:18

Ma participation sur la BBC, ce jeudi

après midi.


L’accord de paix signé à La Havane entre les Farc et le gouvernement colombien est un événement historique. Il met fin à une longue guerre avec des dizaines, des centaines de milliers de victimes. La Colombie n’avait pas connu la paix depuis 52 ans.

Cet accord a été rendu possible grâce à l’hospitalité, à la patience et à la compétence diplomatique de deux Etats : Cuba et la Norvège. Il pourrait être acté lors du référendum prévu le 2 octobre prochain en espérant que l’extrême droite emmenée par l’ex-président Uribe ne sabote pas cette avancée vers la paix.

L’accord prévoit que les Farc reconverties en force politique soient représentées de droit au Congrès. Il annonce la création d’un conseil national de réincorporation, une commission de suivi et de vérification. Bref, un retour à une vie « normale » avec la dépose des armes, la disparition de forces para militaires, le retour progressif à la démocratie des urnes et la libération des prisonniers politiques.

On comprend l’énorme satisfaction du peuple colombien. Avec deux constatations : la reconnaissance de la rébellion comme une force politique née de l’injustice, de la répression et de la violence d’Etat et l’implication des Etats-Unis durant ces 52 dernières années dans une guerre menée dans les faits contre les couches les plus pauvres du peuple colombien.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:26

Ma chronique sur Radio Arts-Mada

(Tous les lundi en direct à 19h15)

Ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas me risquer à des appréciations sur les Jeux Olympiques, son déroulement, les résultats ou encore les âneries des commentateurs du service public. Un mot quand même sur ces derniers. Ce ne sont pas des aigles, c’est certain. Surtout, beaucoup d’entre eux tètent à droite, sinon plus. Ceci explique cela.

Je veux plutôt m’arrêter un instant sur le palmarès des athlètes français : excellent. Et pour la plupart de ces jeunes gens, une remarquable tenue faisant honneur à leur pays, si l’on excepte la foire d’empoigne chez les stars de la natation et quelques mauvais perdants brocardés à juste titre dans la presse nord-américaine.

Permettez-moi une interrogation : avez-vous noté que dans ce contexte de victoires sportives et humaines, on se pose moins de questions sur la couleur de peau ou la religion des athlètes? Nombre d’entre eux, bien français, ont des parents ou des grands parents venus d’ailleurs. On leur prête les qualités de courage, de travail, de respect du drapeau tricolore en laissant de côté le reste. Une bonne nouvelle pour nous, une mauvaise pour tous ceux qui tentent de nourrir la haine entre Français. La France métissée, c'est la France unie qu’on aime.

Une dernière réflexion. Je n’ai pas utilisé à propos des parents des athlètes la formule qu’on entend à foison : « d’origine étrangère ». Ne pensez-vous pas qu’ils doivent en avoir ras-le-bol les Mohamed et les Fatima de toujours être présentés « d’origine Magrébine ou africaine » alors que nés en France, éduqués à l’école de la République et travaillant dans ce pays hier plus tolérant et accueillant ?

Ma conclusion, je la tire d’un article de Laurent Sagalovitsch qui écrivait sur son blog/Slate, je le cite : « Que nous soyons musulmans, catholiques, juifs, athées, nous représentons à travers nos parcours variés la vraie richesse de ce pays qui sans l’apport de nos différences, ne serait plus qu’un dépotoir désolé, un cimetière à l’abandon crevant de solitude dans l’enfer de son identité consanguine. »

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:36

Je suis totalement d'accord. Lisez.

Par Amar BELLAL

Assez perplexe face à certains arguments tentant de relativiser le phénomène « burkini » en tentant de comparer cette pratique avec des tenues de plongée, ou cherchant à banaliser cette pratique en qualifiant cette tenue de « vêtement comme les autres » comme l’affirme Edwy Plenel par exemple.

D’un côté il y a une nécessité physique et pratique (protéger et réchauffer son corps lors de la plongée) et de l’autre côté on a un phénomène nouveau dans l’espace public, et dont je pense qu’elle n’a rien d’anodin, rien à voir avec un fait culturel ou autre du à l’arrivée de populations nouvelles, mais plutôt à voir avec une démarche politique de revendication.

Dans les années 80-90 il y avait ce qu on peut appeler la première génération, les premiers français issus de parents « musulmans » (en gros, l’ Afrique du Nord, ceux qu’on englobe par le terme « arabe »). A l’époque, pas de Burka, je n ai jamais entendu parler de Burkini, et jamais personne dans mon entourage parmi les parents immigrés, et encore moins leur gosses, n’auraient eu un jour l’idée d avoir cette pratique, et pis, revendiquer de pouvoir l’avoir dans l’espace public. Il y avait plus ou moins (et souvent pas du tout!) tout au plus des pratiques de ramadan, de prières, mais la priorité c’était de s’insérer, de se faire accepter pour le dire vite, de s’intégrer par l’école entre autre, en étant conscient aussi qu’on vivait dans un pays avec une longue histoire, des traditions etc… Au collège on avait droit par exemple à un menu sans porc (au choix), et d’autres signes montraient qu’il y avait un vrai retour, un effort des institutions républicaines qui savaient s’adapter à des populations nouvelles: j’oserais dire que la France a pratiqué une laïcité ouverte, bienveillante on va dire.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César.

Cela fonctionnait aussi car il y avait le pari de l’intégration et de « donner du temps au temps », pour les futurs générations. Je ne cache pas que je suis un pur produit de cette école républicaine et c’est aussi pour cela que je défend les valeurs républicaines et de laïcité, et notre système éducatif (lourdement attaqué, je le sais…) dans ce qu’elles ont de meilleur. Bien-sûr il y avait du racisme, des discriminations à l époque, et encore maintenant…Mais il y a aussi beaucoup de bienveillance et de personnes formidables en France comme mes professeurs qui dans leur écrasante majorité nous encourageaient.

Ce qui m ‘interpelle aujourd’hui hui, c’est que 20-30 ans plus tard, en 2016, on en est à des revendications incroyables de type Burka et Burkini. Il est clair que cela ne peut pas venir des premiers arrivants ouvriers comme mes parents ni même de la première génération de français, mais bien de la 2ème voir 3ème génération, parfois de convertis qui ne sont pas du tout d’origine immigré. C’est donc une démarche qui est apparue en France et non pas importée par la culture des immigrés des années 60-70…rien à voir non plus avec un fait culturel massivement partagé par l’arrivée de populations nouvelles, mais bien le fait d’une minorité avec une démarche clairement politique et prosélyte. Disons le clairement, l’écrasante majorité des musulmans en France ressentent ces revendications comme une provocation inutile et dangereuse pour elle même : en effet, c est pain béni pour le FN ce genre de revendications, et le FN, ses idées, sont la première menace. Parfois quand j’entends les arguments de certains tendant à relativiser ces pratiques, croyant ainsi défendre les musulmans, je me dis qu’on se passerait volontiers de ce type de défense…on a même envie de leur dire : « …svp…taisez vous… ».

Si vraiment on veut défendre le vivre ensemble, avec le fait culturel musulman qui est maintenant une réalité en France, il faut clairement combattre, et ne pas leur trouver la moindre circonstance atténuante, ces prosélytes d’un mode de vie venu d’un autre âge, et que nous ne partageons pas.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 12:11

Il y a un peu plus d’un an, Georges Séguy, décédé dimanche, déclarait à propos des poursuites contre les responsables syndicaux : « La justice de classe s’abat toujours sur les militants et sur les plus faibles ». Le secrétaire général de la CGT, figure emblématique du mouvement ouvrier, animateur des causes émancipatrices et pour la paix savait de quoi il parlait. L’action clandestine, la déportation, la lutte dans son entreprise cheminote, mai 1968 et les considérables avancées sociales, le mépris patronal puis le respect de tous. Séguy a donné.

La justice de classe existe plus que jamais. Il suffit de s’en tenir aux faits, rien qu’aux faits pour ces deux derniers mois.

A Rouen, un SDF est condamné à trois mois ferme pour un vol de yaourt. Son passé de petit délinquant ne peut expliquer une telle sentence.

A Tourcoing, une caissière d’un super marché Auchan est licenciée pour avoir commis une erreur de 85 centimes sur une boîte de concentré de tomate.

A Paris, la ministre du Travail dont il est inutile de citer le nom, son rôle se limitant à exécuter les basses œuvres de Manuel Valls, valide le licenciement d’un délégué CGT d’Air France alors que l’inspection du travail avait prôné l’inverse.

Au Havre, la chasse aux militants CGT est ouverte, des décisions de justice étant attendues à la rentrée.

A Mulhouse, un délégué CGT qui avait lancé à Valls « je t’emmerde » est condamné à une forte amende.

Un peu partout en France, des militants CGT-EDF font l’objet de menaces.

Je m’arrête là, la liste serait trop longue. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux militants CGT de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme. Et personne ne peut oublier que le chef du Medef, l’ineffable Gattaz a qualifié la CGT de « terroriste » tandis que le très servile France-Olivier Gisbert a comparé la centrale syndicale à l’organisation des fascistes-intégristes Daech.

Pendant ce temps-là, tout va bien pour les nantis.

Sarkozy, l’homme aux dizaines de gamelles, aux sales affaires sonantes et trébuchantes se prépare à l’élection présidentielle.

Balkany, le pilleur de Levallois, peut en toute liberté s’ébrouer dans ses palaces du côté de Marrakech, des Antilles et de l’Eure, protégé derrière ses sociétés écrans.

Cahuzac, l’ancien ministre socialiste du budget, embourbé dans ses comptes cachés en Suisse, et ailleurs paraît-il, peut tranquillement vivre sa vie et, dit-on, préparer son retour en politique.

Dassault, distributeur de billets à des fins électorales ne sera pas condamné pour corruption et achat de votes. Il poursuivra ses activités de sénateur, de marchand d’armes et à la direction de l’UMP.

Tapie, l’homme de « Vive la crise » à la fin des années 1980, le chouchou de Mitterrand qui l’avait fait ministre, l’affairiste pas très net, le copain de Sarko et de Lagarde pour récupérer plusieurs centaines de millions d’euros sur le dos des contribuables, l’ancien tolard peut vaquer à ses occupations en toute liberté.

Les dirigeants et actionnaires de Sanofi englués dans des scandales s’augmentent scandaleusement et licencient à la pelle.

Les responsables de la Société générale avaient promis la main sur le cœur qu’ils ne cacheraient plus leur fric dans les paradis fiscaux. Ils viennent de se faire prendre la main dans le sac.

Allez, j’arrête. Permettez-moi simplement de rependre un extrait connu de la fable de Jean de La Fontaine :

« Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

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