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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:27

François Hollande attire la pluie et la grisaille comme les mouches sont appâtées par les odeurs. Lors de son investiture à la présidence de la République, il tombait des cordes. Quelques heures après, l’avion l’emmenant rencontrer la chancelière allemande, Angela Merckel, était frappé par la foudre. Puis, des trombes d’eau à l’île de Sein pendant les cérémonies célébrant le débarquement en Normandie. Même sort lors d’une visite à Mayotte. La plupart des voyages présidentiels durant ce triste quinquennat finissant ont été marqués par la pluie, la grêle et la foudre. A tel point que la presse britannique appelle François Hollande le « rain man ». Avec en prime des inondations à travers le pays jamais vues depuis près d’un siècle.

« Ce type attire la schtroumoune », s’exclamait l’autre jour un éditorialiste du « New York Times ». Pas pour tout le monde. Car Hollande en matière de cadeaux aux riches fait plus que Sarkozy. Celui qui visait, lors de sa campagne électorale, la finance comme son « ennemi » a fait des cadeaux somptueux aux grandes fortunes.

Ainsi, Liliane Bettencourt n’a pas payé l’impôt sur l’ISF en 2015 malgré sa fortune estimée à 32 milliards d’euros. Pareil pour la veuve d’Edouard Leclerc, le fondateur des supermarchés du même nom et mère du donneur de leçons abonnés aux médias, pareil pour Bernard Arnault, pareil pour Hélène Darty, pour feu Jean-Claude Decaux, pareil pour Christiane Guerlain et plusieurs dizaines d’autres aux noms moins connus. Bref, des centaines de millions d’euros, certains disent plus d’un milliard, en moins dans les caisses de l’Etat.

Ces révélations du « Canard Enchaîné » ont provoqué un vent de panique du côté de Bercy. Michel Sapin, celui qui tire sur les culottes des journalistes et qui est aussi ministre des Finances a piqué une colère et a diligenté une enquête. Pour que le scandale cesse ? Vous n’y êtes pas. Pour débusquer la source de l’info, pour s’attaquer aux journalistes lanceurs d’alerte.

Les sceaux d’eau qui n’ont cessé de tomber sur Hollande ne sont pas seulement le produit de la malchance, de la schtroumoune. J’y vois plutôt un signe : avec lui la grisaille est réservée aux plus faibles, aux sans-dents comme il dit. Le soleil pour les très, très, très riches.

Ma chronique sur Radio Art-Mada (tous les lundi à 19h15)

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 09:29

Le préfet Jacques Lambert, grand patron de l'Euro 2016, a consacré ces derniers jours l'essentiel de ses prestations médiatiques à pleurnicher sur le thème: "les grèves et manifestations donnent une mauvaise image de la France." Les violences survenues hier à Marseille et à Nice relevant directement de sa responsabilité, ne devrait-il pas en tirer toutes les conséquences?

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 15:20

C'est drôle. Il y a eu, avant le congrès du PCF, plusieurs textes proposés. Puis un vote. Personnellement et pourtant à jour de mes cotisations, je n'ai pas participé à ce que considère comme une "mascarade". Aucune importance, il s'agit là d'un choix personnel. Puis, il y a eu un vote et des résultats. Une majorité et des minorités. Bref, ce que certains appellent la "démocratie". Puis, à Aubervilliers, un vote final. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque les représentants de ce qu'il faut bien qualifier de "courants" persistent à exprimer leurs convictions annonçant la persistance de leur engagement. D'un côté ceux qui après de longues explications annoncent qu'ils s'engagent derrière Mélenchon, d'autres qui au nom de la pureté révolutionnaire refusent tout ou presque. Pas joli, joli tout cela alors que d'autres combats et ceux là plus porteurs d'avenir traversent la société française.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 12:10

Pas un jour ne passe sans qu’éclate une affaire, un scandale, le petit mot de trop. La France serait-elle devenue une République bananière ?

Il y a toujours Sarkozy qui ne traîne plus seulement des gamelles mais des wagons de casseroles.

Il y a eu « les yeux dans les yeux » du ministre socialiste Cahuzac aux comptes bien garnis en Suisse et ailleurs et un secrétaire d’Etat éphémère, un dénommé Thévenoud qui a pour habitude d’oublier de payer ses impôts et la cantine de ses enfants.

Il y a eu Lagarde magouillant sur ordre supérieur pour alimenter la cassette de Tapie.

Il y a Macron feignant de découvrir qu’il devait payer l’ISF avec ou sans costard et invitant à ne pas augmenter les salaires… des salariés.

Il y a le chef du Medef, Gattaz, pris la main dans le sac en ne payant pas une partie de ses impôts tout en insultant la CGT.

Il y a le député vert Denis Baupin harcelant ses collègues femmes, le ministre Sapin tirant sur les culottes des journalistes, l’ancien secrétaire d’Etat Tron jouant les suceurs de pieds dans son bureau.

Il y a Patrick Balkany au top du palmarès des détournements de fonds publics toujours en liberté.

Il y a le patron de France-Inter au goût luxueux hier sur le compte de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), aujourd’hui sur celui de France Inter.

Il y a le milliardaire franco- israélien Patrick Drahi propriétaire notamment de Libération, l’Express, donc de Lionel Joffrin, de Christian Barbier poursuivi pour différentes affaires financières troubles.

Il y a Le Pen père et ses comptes en Suisse, les collaborateurs de Le Pen fille mouillés dans les affaires de Panama Paper.

Le premier cercle des fidèles de Marine Le Pen impliqué dans un système de dissimulation d'avoirs financiers, exfiltrant de l'argent de France grâce à des sociétés offshore. Un système sophistiqué mis en place entre Hongkong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama.

Il y a eu, il y a….

Alors, tous pourris ? Bien entendu, non. Vous noterez que les communistes, dirigeants et élus, ne sont pas impliqués dans ces affaires de fric et ces sordides comportements. Question d’éthique.

Allez, bonsoir et restez groupés

Chronique du lundi (19h15) sur Radio Art-Mada

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 12:25

Alors, il faudrait se taire et passer sous silence ce qu'a dit le bras droit de Mélenchon ? JLM, a-t-il indiqué, a "zappé" le passage de son discours annonçant que son mouvement " les insoumis" présentera des candidats aux législatives, dans toutes les circonscriptions " sans exception". Tous les médias présents Place Stalingrad à Paris dimanche rapportent les propos « off », vous savez ce qu'on dit aux journalistes sous le ton de la confidence pour que les propos soient vite répercutés. En matière de recherche d'unité, y a mieux.

Il y avait un JLM affirmant autour d'un verre après une émission de radio (piégé par un micro caché) que les communistes ' "il en avait rien à foutre", il y a le candidat auto proclamé, voici maintenant révélé l'objectif réel. Chacun choisit les siens.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:11

Le congrès du PCF a démarré avec la prestation des jeunes communistes. Certainement, j'ose le croire, un signe d'un dépoussiérage en perspective avec le retrait de nos camarades qui après tant d'années aux manettes et sous différents régimes, celui de Hue par exemple, méritent la retraite. Quant à la direction, si elle était ramenée à des dimensions raisonnables et non pas maintenue en une sorte d'armée mexicaine, ce serait un progrès pour l'efficacité du combat

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 19:26

Ma chronique sur Radio Art-Mada (en direct, tous les lundi à 19h15)

Le déchaînement du pouvoir, de la droite, de leurs relais médiatiques contre le mouvement social, la CGT et son secrétaire général, Philippe Martinez a atteint des sommets. A un point tel que les plus anciens militants assurent qu’il faut remonter loin dans le temps pour se remémorer un tel déferlement de hargne, de mensonges, de mépris, de chantages, de menaces.

Ils osent évoquer à l’Assemblée nationale, sur les télés, les radios, dans la presse avec leurs serviles chiens de garde, la « violence des grèves et des blocages» afin d’attiser si possible un mécontentement contre le mouvement social alors qu’une majorité de Français demande le retrait du projet de loi sur le « travail ».

Qui est violent ? Les 200 « autonomes » qui profitent des manifestations à Paris et les quelques dizaines d’autres à Nantes et à Rennes pour casser afin de dénaturer le mouvement ? Certainement. Encercler puis neutraliser ces fous furieux et dangereux, souvent infiltrés, ne relève pas de l’exploit ou alors il faut s’alarmer de la capacité réelle des forces dites de l’ordre de s’attaquer aux terroristes. En fait, la police, sur ordre, laisse faire d’abord, avant d’intervenir assurant ainsi en images les journaux télévisés.

Qui est violent ? Le pouvoir qui interdit aux députés de débattre du projet de loi ou les centaines de milliers de personnes qui depuis près de trois mois manifestent leur opposition à la loi scélérate ?

Qui est violent ? Les salariés d’Air France qui ont déchiré deux chemises ou la direction qui procède à 2500 licenciements alors que le PDG augmente sa rémunération de 60% ?

Qui est violent ? Les travailleurs de Goodyear condamnés à la prison ferme alors que le patron de la Société générale qui a menti au Sénat à propos de ses sales affaires au Panama n’est pas poursuivi ?

Qui est violent ? Ceux qui demandent le respect des promesses électorales ou ceux qui trahissent leurs engagements ?

Qui est violent ? Un Premier ministre (petit fils d’un journaliste d’une radio fasciste du temps de Franco) qui refuse le dialogue, menace la première centrale syndicale de France et le secrétaire général de la CGT (fils de républicains espagnols), faites la différence, qui porte la revendication des salariés tranquillement, sereinement avec conviction ?

Qui est violent ? Ceux qui font la grève perdant des journées de salaire ou ces actionnaires qui ont augmenté en France 50% leurs dividendes de janvier à mars 2016 ?

Qui sont les violents ? Ceux qui à l’instar du « Figaro » titrent à propos de Philippe Martinez « l’homme qui veut mettre le pays à genoux », ceux qui comme Gattaz relayés par la presse aux ordres de l’oligarchie financière qualifient les militants CGT de « voyous » où ceux qui tout en protégeant leur outil de travail avec esprit de responsabilité mènent un grève non seulement pour défendre leurs intérêts mais ceux des futures générations ?

Qui est violent ? Ceux qui résistent ou ceux qui s’alignent sur la volonté patronale ?

Qui sont les violents médiatiques, les « staliniens », c’est à dire nous, comme l’affirme l’ancien maoïste Laurent Joffrin, squatteur des ondes du service public, aujourd’hui salarié du milliardaire franco-israélien, Patrick Drahi ou les grands patrons de presse, le précité et aussi le trio Bergé-Pigasse-Niel pour Le Monde, Serge Dassault pour Le Figaro, Bernard Arnault pour Les Échos et Le Parisien, ou encore Lagardère pour Europe1 ?

Qui sont les violents ? A coup sur ceux qui évoquent le « pluralisme », la « liberté de la presse » et impose de limiter le choix entre le journal d’un marchand d’armes et celui d’un banquier d’affaires, et dans tous les cas de « s’informer » dans les colonnes de champions des holdings et des paradis fiscaux ? Ceux qui refusent de publier un communiqué du secrétaire général de la CGT et se retrouvent comme l’arroseur arrosé ?

Pourquoi ce déferlement de violences, de haine, de hargne contre le monde du travail, contre ceux qui créent les richesses du pays et contre leurs représentants ? La réponse tient en trois mots : lutte de classes, vous savez ce machin qu’on disait désuet à mettre à la poubelle. Tant que vous ne tapez pas dans leurs caisses, les oligarques et leurs mandataires laissent faire. Un peu, pas trop quand même. Mais dès que l’énergie risque de manquer, que les transports peuvent se faire rare, dès que la chimie, le pétrole, bref tout ce qui fait tourner les affaires annoncent un arrêt d’activités, alors la meute sort du bois prête à mordre.

Bonsoir à tous et restons groupés.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 10:17

Le chef du service politique de France2, Mme Nathalie Saint-Cricq est connue pour être entièrement dévouée aux différents pouvoirs, ceux d’hier comme celui d’aujourd’hui. Lundi soir au journal de 20h, elle a franchi un nouveau pas dans son déversement de bile à l’égard de la CGT à propos du mouvement social en cours.

"C'est une radicalisation et une technique révolutionnaire bien orchestrée ou comment paralyser un pays malgré une base rabougrie et même si le mouvement s'essouffle", a déclaré Mme Nathalie Saint-Cricq ajoutant :

"La CGT de Philippe Martinez veut tout faire sauter quand celle de Bernard Thibault laissait toujours une petite porte entrouverte et quand la CFDT a choisi depuis plusieurs années la voie de la réforme négociée. Une stratégie de la CGT justifiée par un score d'adhésion en chute libre. Un pari risqué puisque jouer l'explosion sociale, c'est prendre la responsabilité qu'il y ait un accident, un blessé ou un mort et prendre le risque de se mettre à dos l'opinion publique. Enfin, exiger le retrait de la loi Travail, c'est jouer un va-tout qui n'a pratiquement aucune chance d'aboutir. »

La dame en question a bien entendu oublié de préciser que les grèves sont votées en Assemblées générales des salariés et non pas depuis un bureau de la CGT. Quant à l’essoufflement du mouvement, on le cherche vainement.

En janvier 2015, Nathalie Saint Cricq avait lancé toujours au journal de 20h un appel à la délation en invitant les téléspectateurs à "repérer tous ceux qui ne sont pas Charlie".

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 19:28

Ma chronique sur Radio Art-Mada (lundi, 19h15)

Puisque Radio Art-Mada émet depuis Villejuif où sont installés les prestigieux hôpitaux Gustave Roussy et Paul-Brousse, commençons par le vocabulaire utilisé désormais dans ces institutions et repris dans les médias.

Avez-vous remarqué qu’on ne dit plus « cancérologues » pour désigner les médecins spécialisés dans la maladie mais « oncologues » ? « Oncologue », ça fait mot de cruciverbiste ou de jeux télévisés. Sans oublier qu’on ne guérit pas d’un cancer, on est en « rémission ».

Il est devenu courant de dire « malentendant » et « malvoyant ». « Sourd » et « aveugle » ont disparu du vocabulaire.

Sur les télés, on nous propose du « live » et non du « direct ». On nous annonce des « dommages collatéraux » alors qu’il s’agit de « bavures militaires » avec morts de civils. Le toubib vous met en garde contre votre « surcharge pondérale » craignant de vous froisser en vous trouvant trop « gros ». Arrêtons là, la liste serait trop longue.

Ah, je ne peux quand même pas faire l’économie de la combinaison trompeuse de deux termes actuellement à la « une » de l’actualité : « partenaires » et « sociaux ». Il s’agit là d’une imposture. Dans une barricade, il n’y a que deux côtés. Gataz et Parisot « partenaires » des ouvriers de Goodyear, ça se saurait.

Etre attentif au choix des mots, entre autres ceux qui sont prononcés à la télévision ou à la radio, cela doit devenir une habitude salutaire.

Tenez, par exemple, le sinistre Manuel Valls actuellement en Israël. Selon le petit caudillo, les Palestiniens « perpètrent » des attentats alors que les bombardements israéliens, eux, ne sont jamais « perpétrés » mais « opérés », que les mouvements dans les raffineries « sévissent » et non qu’ils ont été « déclenchés ». Quant au travail, il aurait un « coût », alors qu’il a un « prix ».

Pour finir, une citation extraite de l’ouvrage la Langue du IIIe Reich, de l’écrivain et philosophe allemand Victor Klemperer. Je le cite : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir. »

Allez, bye, bye. Pardon, à la semaine prochaine.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 15:52

Les quatre journalistes salariés du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi poseront-ils ce soir à Manuel Valls une question sur le sort de Marwan Barghouti emprisonné depuis 20 ans dans les geôles israéliennes ?

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