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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 11:10

Pas un jour ne passe sans qu’éclate une affaire, un scandale, le petit mot de trop. La France serait-elle devenue une République bananière ?

Il y a toujours Sarkozy qui ne traîne plus seulement des gamelles mais des wagons de casseroles.

Il y a eu « les yeux dans les yeux » du ministre socialiste Cahuzac aux comptes bien garnis en Suisse et ailleurs et un secrétaire d’Etat éphémère, un dénommé Thévenoud qui a pour habitude d’oublier de payer ses impôts et la cantine de ses enfants.

Il y a eu Lagarde magouillant sur ordre supérieur pour alimenter la cassette de Tapie.

Il y a Macron feignant de découvrir qu’il devait payer l’ISF avec ou sans costard et invitant à ne pas augmenter les salaires… des salariés.

Il y a le chef du Medef, Gattaz, pris la main dans le sac en ne payant pas une partie de ses impôts tout en insultant la CGT.

Il y a le député vert Denis Baupin harcelant ses collègues femmes, le ministre Sapin tirant sur les culottes des journalistes, l’ancien secrétaire d’Etat Tron jouant les suceurs de pieds dans son bureau.

Il y a Patrick Balkany au top du palmarès des détournements de fonds publics toujours en liberté.

Il y a le patron de France-Inter au goût luxueux hier sur le compte de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), aujourd’hui sur celui de France Inter.

Il y a le milliardaire franco- israélien Patrick Drahi propriétaire notamment de Libération, l’Express, donc de Lionel Joffrin, de Christian Barbier poursuivi pour différentes affaires financières troubles.

Il y a Le Pen père et ses comptes en Suisse, les collaborateurs de Le Pen fille mouillés dans les affaires de Panama Paper.

Le premier cercle des fidèles de Marine Le Pen impliqué dans un système de dissimulation d'avoirs financiers, exfiltrant de l'argent de France grâce à des sociétés offshore. Un système sophistiqué mis en place entre Hongkong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama.

Il y a eu, il y a….

Alors, tous pourris ? Bien entendu, non. Vous noterez que les communistes, dirigeants et élus, ne sont pas impliqués dans ces affaires de fric et ces sordides comportements. Question d’éthique.

Allez, bonsoir et restez groupés

Chronique du lundi (19h15) sur Radio Art-Mada

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 11:25

Alors, il faudrait se taire et passer sous silence ce qu'a dit le bras droit de Mélenchon ? JLM, a-t-il indiqué, a "zappé" le passage de son discours annonçant que son mouvement " les insoumis" présentera des candidats aux législatives, dans toutes les circonscriptions " sans exception". Tous les médias présents Place Stalingrad à Paris dimanche rapportent les propos « off », vous savez ce qu'on dit aux journalistes sous le ton de la confidence pour que les propos soient vite répercutés. En matière de recherche d'unité, y a mieux.

Il y avait un JLM affirmant autour d'un verre après une émission de radio (piégé par un micro caché) que les communistes ' "il en avait rien à foutre", il y a le candidat auto proclamé, voici maintenant révélé l'objectif réel. Chacun choisit les siens.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 16:11

Le congrès du PCF a démarré avec la prestation des jeunes communistes. Certainement, j'ose le croire, un signe d'un dépoussiérage en perspective avec le retrait de nos camarades qui après tant d'années aux manettes et sous différents régimes, celui de Hue par exemple, méritent la retraite. Quant à la direction, si elle était ramenée à des dimensions raisonnables et non pas maintenue en une sorte d'armée mexicaine, ce serait un progrès pour l'efficacité du combat

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 18:26

Ma chronique sur Radio Art-Mada (en direct, tous les lundi à 19h15)

Le déchaînement du pouvoir, de la droite, de leurs relais médiatiques contre le mouvement social, la CGT et son secrétaire général, Philippe Martinez a atteint des sommets. A un point tel que les plus anciens militants assurent qu’il faut remonter loin dans le temps pour se remémorer un tel déferlement de hargne, de mensonges, de mépris, de chantages, de menaces.

Ils osent évoquer à l’Assemblée nationale, sur les télés, les radios, dans la presse avec leurs serviles chiens de garde, la « violence des grèves et des blocages» afin d’attiser si possible un mécontentement contre le mouvement social alors qu’une majorité de Français demande le retrait du projet de loi sur le « travail ».

Qui est violent ? Les 200 « autonomes » qui profitent des manifestations à Paris et les quelques dizaines d’autres à Nantes et à Rennes pour casser afin de dénaturer le mouvement ? Certainement. Encercler puis neutraliser ces fous furieux et dangereux, souvent infiltrés, ne relève pas de l’exploit ou alors il faut s’alarmer de la capacité réelle des forces dites de l’ordre de s’attaquer aux terroristes. En fait, la police, sur ordre, laisse faire d’abord, avant d’intervenir assurant ainsi en images les journaux télévisés.

Qui est violent ? Le pouvoir qui interdit aux députés de débattre du projet de loi ou les centaines de milliers de personnes qui depuis près de trois mois manifestent leur opposition à la loi scélérate ?

Qui est violent ? Les salariés d’Air France qui ont déchiré deux chemises ou la direction qui procède à 2500 licenciements alors que le PDG augmente sa rémunération de 60% ?

Qui est violent ? Les travailleurs de Goodyear condamnés à la prison ferme alors que le patron de la Société générale qui a menti au Sénat à propos de ses sales affaires au Panama n’est pas poursuivi ?

Qui est violent ? Ceux qui demandent le respect des promesses électorales ou ceux qui trahissent leurs engagements ?

Qui est violent ? Un Premier ministre (petit fils d’un journaliste d’une radio fasciste du temps de Franco) qui refuse le dialogue, menace la première centrale syndicale de France et le secrétaire général de la CGT (fils de républicains espagnols), faites la différence, qui porte la revendication des salariés tranquillement, sereinement avec conviction ?

Qui est violent ? Ceux qui font la grève perdant des journées de salaire ou ces actionnaires qui ont augmenté en France 50% leurs dividendes de janvier à mars 2016 ?

Qui sont les violents ? Ceux qui à l’instar du « Figaro » titrent à propos de Philippe Martinez « l’homme qui veut mettre le pays à genoux », ceux qui comme Gattaz relayés par la presse aux ordres de l’oligarchie financière qualifient les militants CGT de « voyous » où ceux qui tout en protégeant leur outil de travail avec esprit de responsabilité mènent un grève non seulement pour défendre leurs intérêts mais ceux des futures générations ?

Qui est violent ? Ceux qui résistent ou ceux qui s’alignent sur la volonté patronale ?

Qui sont les violents médiatiques, les « staliniens », c’est à dire nous, comme l’affirme l’ancien maoïste Laurent Joffrin, squatteur des ondes du service public, aujourd’hui salarié du milliardaire franco-israélien, Patrick Drahi ou les grands patrons de presse, le précité et aussi le trio Bergé-Pigasse-Niel pour Le Monde, Serge Dassault pour Le Figaro, Bernard Arnault pour Les Échos et Le Parisien, ou encore Lagardère pour Europe1 ?

Qui sont les violents ? A coup sur ceux qui évoquent le « pluralisme », la « liberté de la presse » et impose de limiter le choix entre le journal d’un marchand d’armes et celui d’un banquier d’affaires, et dans tous les cas de « s’informer » dans les colonnes de champions des holdings et des paradis fiscaux ? Ceux qui refusent de publier un communiqué du secrétaire général de la CGT et se retrouvent comme l’arroseur arrosé ?

Pourquoi ce déferlement de violences, de haine, de hargne contre le monde du travail, contre ceux qui créent les richesses du pays et contre leurs représentants ? La réponse tient en trois mots : lutte de classes, vous savez ce machin qu’on disait désuet à mettre à la poubelle. Tant que vous ne tapez pas dans leurs caisses, les oligarques et leurs mandataires laissent faire. Un peu, pas trop quand même. Mais dès que l’énergie risque de manquer, que les transports peuvent se faire rare, dès que la chimie, le pétrole, bref tout ce qui fait tourner les affaires annoncent un arrêt d’activités, alors la meute sort du bois prête à mordre.

Bonsoir à tous et restons groupés.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 09:17

Le chef du service politique de France2, Mme Nathalie Saint-Cricq est connue pour être entièrement dévouée aux différents pouvoirs, ceux d’hier comme celui d’aujourd’hui. Lundi soir au journal de 20h, elle a franchi un nouveau pas dans son déversement de bile à l’égard de la CGT à propos du mouvement social en cours.

"C'est une radicalisation et une technique révolutionnaire bien orchestrée ou comment paralyser un pays malgré une base rabougrie et même si le mouvement s'essouffle", a déclaré Mme Nathalie Saint-Cricq ajoutant :

"La CGT de Philippe Martinez veut tout faire sauter quand celle de Bernard Thibault laissait toujours une petite porte entrouverte et quand la CFDT a choisi depuis plusieurs années la voie de la réforme négociée. Une stratégie de la CGT justifiée par un score d'adhésion en chute libre. Un pari risqué puisque jouer l'explosion sociale, c'est prendre la responsabilité qu'il y ait un accident, un blessé ou un mort et prendre le risque de se mettre à dos l'opinion publique. Enfin, exiger le retrait de la loi Travail, c'est jouer un va-tout qui n'a pratiquement aucune chance d'aboutir. »

La dame en question a bien entendu oublié de préciser que les grèves sont votées en Assemblées générales des salariés et non pas depuis un bureau de la CGT. Quant à l’essoufflement du mouvement, on le cherche vainement.

En janvier 2015, Nathalie Saint Cricq avait lancé toujours au journal de 20h un appel à la délation en invitant les téléspectateurs à "repérer tous ceux qui ne sont pas Charlie".

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 18:28

Ma chronique sur Radio Art-Mada (lundi, 19h15)

Puisque Radio Art-Mada émet depuis Villejuif où sont installés les prestigieux hôpitaux Gustave Roussy et Paul-Brousse, commençons par le vocabulaire utilisé désormais dans ces institutions et repris dans les médias.

Avez-vous remarqué qu’on ne dit plus « cancérologues » pour désigner les médecins spécialisés dans la maladie mais « oncologues » ? « Oncologue », ça fait mot de cruciverbiste ou de jeux télévisés. Sans oublier qu’on ne guérit pas d’un cancer, on est en « rémission ».

Il est devenu courant de dire « malentendant » et « malvoyant ». « Sourd » et « aveugle » ont disparu du vocabulaire.

Sur les télés, on nous propose du « live » et non du « direct ». On nous annonce des « dommages collatéraux » alors qu’il s’agit de « bavures militaires » avec morts de civils. Le toubib vous met en garde contre votre « surcharge pondérale » craignant de vous froisser en vous trouvant trop « gros ». Arrêtons là, la liste serait trop longue.

Ah, je ne peux quand même pas faire l’économie de la combinaison trompeuse de deux termes actuellement à la « une » de l’actualité : « partenaires » et « sociaux ». Il s’agit là d’une imposture. Dans une barricade, il n’y a que deux côtés. Gataz et Parisot « partenaires » des ouvriers de Goodyear, ça se saurait.

Etre attentif au choix des mots, entre autres ceux qui sont prononcés à la télévision ou à la radio, cela doit devenir une habitude salutaire.

Tenez, par exemple, le sinistre Manuel Valls actuellement en Israël. Selon le petit caudillo, les Palestiniens « perpètrent » des attentats alors que les bombardements israéliens, eux, ne sont jamais « perpétrés » mais « opérés », que les mouvements dans les raffineries « sévissent » et non qu’ils ont été « déclenchés ». Quant au travail, il aurait un « coût », alors qu’il a un « prix ».

Pour finir, une citation extraite de l’ouvrage la Langue du IIIe Reich, de l’écrivain et philosophe allemand Victor Klemperer. Je le cite : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps l’effet toxique se fait sentir. »

Allez, bye, bye. Pardon, à la semaine prochaine.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 14:52

Les quatre journalistes salariés du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi poseront-ils ce soir à Manuel Valls une question sur le sort de Marwan Barghouti emprisonné depuis 20 ans dans les geôles israéliennes ?

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 14:15

Manuel Valls sera interviewé ce dimanche en début de soirée sur BFM depuis Israël par quatre journalistes : Apolline Malherbe (BFM.TV), Paul Amar (I24news), Christophe Barbier (l’Express) et Laurent Joffrin (Libération). Les quatre ont le même patron: le milliardaire franco-israélien Patrick Drahi.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 13:42

L'Histoire, dit-on, ne se répète pas. Pourtant, le voyage du sinistre Valls en Israël en pleine luttes sociales me rappelle un autre déplacement: celui de Pompidou en Afghanistan pendant les mouvements de mai 1968. Le Premier ministre de De Gaulle à l'époque avait été rappelé d'urgence.

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 18:33

Ma chronique du lundi soir (19h15) sur la radio associative Art-Mada

Un coup d’Etat vient d’avoir lieu au Brésil. Il ne provoque aucune réaction en Europe. Le gouvernement français se réfugie dans un mutisme total. Comme si rien ne s’était passé.

La présidente Dilma Roussef a été « destituée » pour une période de 180 jours, le temps d’une enquête pour « maquillage » des comptes publics par des sénateurs dont plus de la moitié est poursuivie dans des affaires de corruption.

Première décision du nouveau gouvernement exclusivement composé d’hommes et présidé par un corrompu aux multiples gamelles: la suppression du Ministère de la Culture.

Quel crime a donc commis la présidente Dilma Roussef élue au suffrage universel ? S’est-elle enrichie sur le dos du pays ? A-t-elle violé la loi ? Rien de tout cela. Elle a « maquillé » les comptes publics, affirment ses détracteurs. La vérité est autre : elle a, comme cela se pratique couramment au Brésil comme partout ailleurs, transféré des lignes de crédits vers d’autres destinations budgétaires afin de combler les dépenses sociales, de recherches et de développement.

L’acharnement contre la présidente Dilma Rousseff n’a rien à voir avec un prétendu « maquillage » des comptes. C’est la politique économique et sociale progressiste menée depuis l’arrivée au pouvoir de Lula puis de Dilma qui est visée.

40 millions de Brésiliens sont sortis de la misère pendant les gouvernements progressistes brésiliens avec des réformes sociales d’envergure : création d’une caisse d’allocations familiales, politique scolaire, extension des universités publiques, bourses, nouveaux droits pour les minorités, mesures contre les discriminations, premiers pas vers une réforme agraire, développement de sociétés publiques, fin des privatisations. Une nouvelle classe moyenne a fait irruption dans la vie économique exigeant sa part du gâteau. Ces avancées sociales ont été obtenues grâce à une politique volontariste bénéficiant, il est vrai, d’une embellie économique aujourd’hui en nette perte de vitesse. Ces progrès sociaux ont été aussi financés, oh bien légèrement, par les grandes fortunes locales. C’est cela et seulement cela qui explique les événements actuels. Une politique insupportable pour la grande bourgeoisie et les couches moyennes aisées, la plupart du temps blanches dans un pays à majorité noire et métisse.

Ne soyons pas naïfs.

Des membres du Parti des Travailleurs, souvent proches du pouvoir, se sont vautrés dans la corruption. C’est vrai. Le Parti du Lula et de Dilma a parfois passé des alliances douteuses. C’est vrai aussi. Usure du pouvoir, affaiblissement de la bataille politique, de conviction et de lutte idéologique, c’est vrai également. Mais l’essentiel reste dans la volonté de l’oligarchie de mettre un terme à la politique populaire de la présidente Dilma Roussef.

Alors une question.

La majorité noire et les anciens pauvres, ceux qui ont profité des avancées sociales, vont-ils assister sans réagir au coup d’Etat, certains opposants à Dilma Rousseff rêvant même d’un retour des militaires au pouvoir ?

La situation au Brésil ne peut être isolée de l’offensive générale menée contre les gouvernements anti-impérialistes d’Amérique du Sud. En 2016, les officines US préfèrent aux putschs militaires, la déstabilisation économique, politique et médiatique comme par exemple au Paraguay avec la destitution en 2012 du président Fernando Lugo.

Question encore

Comment expliquer les revers électoraux survenus récemment en Argentine, en Bolivie, au Venezuela ?

Les ingérences impérialistes nord-américaines, sans aucun doute. La déstabilisation organisée par les oligarchies de ces pays et leurs médias tout puissants. Sans aucun doute aussi.

Mais, comme l’écrit mon ami Jean Ortiz, fin connaisseur de l’Amérique du Sud, « les sociétés ont changé, la politique par le haut a échoué et on ne peut pas faire campagne exclusivement sur un bilan, fût-il positif. Les électeurs ne votent pas que pour un bilan, mais pour ce que les partis annoncent et vont faire demain. »

Transformer en profondeur, c’est long et cela ne peut pas se faire sans avancées, sans affrontements, sans réformes de structures, sans échecs, sans reculs provisoires, sans épuisement des modèles choisis et sans victoires.

Une chose est certaine : les victoires ne sont jamais définitives.

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