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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 16:42

Edward Snowden, l’agent de la CIA qui a révélé le réseau mondial d’espionnage mis en place par les Etats-Unis et retenu depuis 19 jours dans la zone internationale de l’aéroport Cheremetièvo de Moscou a décidé de demander l’asile politique à la Russie. Cette demande a été formulée lors d’une rencontre organisée à sa demande avec plusieurs personnalités russes et deux avocats d’Amnesty International et Human Rights Watch. Condition posée par Moscou : ne pas nuire aux intérêts de notre « partenaire » étatsunien. En bref, plus un mot où comme l’a déclaré le porte-parole de Poutine « qu’il renonce totalement à ses activités qui font du tort à nos partenaire américains. » Voilà pour le côté officiel.

Comment commencer à expliquer le développement de cette affaire dont on ne connaît pas tous les dessous ?

Edward Snowden, « lanceur d’alerte » comme on dit, a décidé, semble-t-il, de dire la « vérité » au monde ne supportant plus l’espionnage massif mis en place par son gouvernement visant jusqu’au moindre citoyen de la planète. Il arrive à Hong Kong avec ses ordinateurs remplis d’informations en bandoulière, livre quelques pépites, provoque un scandale international et prend un avion pour Moscou où, nous dit-on, il se trouve dans la zone internationale. Sauf que, jusqu’à il y a une heure, personne ne l’a vu. Les voyageurs en transit et les personnels ne l’ont pas rencontré. D’autres ont dû certainement lui consacrer quelques instants, le nourrir, l’écouter. Bref, Edward est sorti de l’ombre il y a une heure pour décider de rester pour le moment en Russie.

Que pouvait-il faire d’autre ? Répondre aux invitations venues du Venezuela, d’Equateur, du Nicaragua ? Pour rejoindre ces pays, il aurait été obligé d’emprunter le seul vol reliant la Russie à l’Amérique du Sud : le Moscou-La Havane. Avec tous les risques qu’il aurait fait courir aux voyageurs de cette ligne, la CIA étant prête à tous les mauvais coups.

Il y a des retournements de l’histoire qui font sourire. Il y a avait déjà les talibans afghans armés au début des années 1980 par la CIA devenus les ennemis de Washington. Il y a maintenant les citoyens nord-américains qui choisissent la liberté.

José Fort.

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