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Le blog de José Fort

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Fantastique fête de l’Humanité (Ma chronique sur la radio web Radio Arts-Mada tous les lundi entre 19h et 19h 30) Hier soir, alors que l’édition 2018 de la fête de l’Humanité prenait fin, je ne pouvais m’empêcher d’exprimer mon étonnement à mon entourage....

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Cuba : nouvelle Constitution pour étape nouvelle de la Révolution (Article publié dans « La Marseillaise », samedi 28 juillet) L’Assemblée nationale cubaine vient d’adopter un avant projet de réforme de la Constitution promulguée en 1976. Le débat sur le texte a été retransmis en direct à la télévision. Le projet sera discuté lors d’une consultation populaire à travers tout le pays du 13 août au 15 novembre. Puis, après une deuxième lecture, il sera soumis à référendum. A Cuba, il y a une règle : pas de précipitation dans l’action politique. Un conseil que l’on me donnait dans les rues de La Havane sous forte chaleur en m’invitant à marcher moins vite. Pas de précipitation en se concentrant sur l’objectif. La récente réunion de l’Assemblée nationale confirme la règle. Les changements intervenus ces dix dernières années, dans les domaines économique et politique, avec la transmission progressive des pouvoirs aux jeunes générations se prolongent sereinement. Maître mot : évolution. La révolution cubaine évolue à son rythme, prenant en compte les mutations dans la société, les impératifs économiques et le contexte international, le panorama régional ne lui étant pas particulièrement favorable en ce moment. Nous ne vivons plus en 1976 année de la promulgation de la Constitution actuelle et depuis bien des vagues sont venues frapper le Malecon, le front de mer de La Havane. Nous ne sommes plus au début des années 2000 avec l’émergence de chefs d’Etat et de gouvernement progressistes dans plusieurs pays de la région. Nous assistons en 2018, à une violente contre offensive économique, politique, idéologique et médiatique conduite par l’impérialisme nord-américain et ses alliés oligarchiques locaux et un blocus économique US renforcé contre la Grande Ile. Pourtant, malgré les difficultés de tous ordres et les calamités naturelles, Cuba atteint une croissance de 1,1%. Sur quoi vont porter les changements ou plutôt les ajustements constitutionnels ? La propriété socialiste reste la base du système. Dans le même temps, le champ de la propriété privée s’élargit. « L’avance vers la société socialiste » est stipulée sans faire référence à la société communiste comme précédemment. Les libertés et les droits font débat : le droit à l’expression ou à la parole ? Le rôle des médias? Un Etat socialiste de droit avec notamment l’habeas corpus, garantie pour toute personne arrêtée. La légalisation du mariage entre personnes du même sexe. « Chaque Cubain pourra librement exprimer des opinions et contribuer à la réalisation de la nouvelle Constitution qui reflètera le présent et l’avenir de la Patrie, a déclaré Miguel Diaz Canel Bermudez, le nouveau président cubain, lors de la séance de clôture de la session parlementaire. Cuba ne finira pas de nous étonner. Voici un petit pays par la taille et le nombre d’habitants (un peu plus de 11 millions) réussissant, depuis un demi siècle et malgré vents et marées, à résister à la première puissance mondiale et à assurer l’essentiel à ses habitants. L’essentiel, c’est à dire la santé, l’éducation, l’alimentation de base qui manquent cruellement dans de nombreux pays de la région. Fidel Castro avait pour habitude de rappeler qu’une révolution doit être continuellement en mouvement au risque sinon de disparaître. Le débat sur la nouvelle Constitution entre dans ce cadre : un nouveau départ invitant la population à échanger, discuter, enrichir le texte fondamental du pays Qui dit mieux dans la région et… ailleurs ? José Fort Miguel Diaz-Canel, nouveau président cubain : « Avec l’oreille collée à la terre ». L’après Castro est assuré à la Présidence de la République cubaine par Miguel Diaz-Canel. Extraits de son allocution. « Tout ce que nous avons fait ou tenté de faire au cours de ces derniers mois vise l'objectif premier de servir Cuba, avec l’oreille collée à la terre et les yeux grand ouverts avec à l'esprit une phrase prononcée par Fidel en février 1959, lorsque, s'adressant à la population dans un humble village à l'est du pays, il demanda : « Que feriez-vous, vous qui lancez ces revendications, si vous étiez au pouvoir ? (....) résoudre les problèmes vous-mêmes (....) car vous, c’est nous, et nous, qui sommes vous, nous sommes au pouvoir. » Savez-vous quelles étaient les revendications de ce peuple ? Des maisons, des emplois, des écoles, des enseignants, des hôpitaux, des médecins… La Révolution avait à peine un mois que le plan pour faire face à la misère galopante qui excluait des millions de Cubains des avantages élémentaires d'une société moderne était déjà en cours. Tout effort aujourd'hui semble insignifiant face à l'exploit de ces années-là. Le chemin n'était pas pavé de roses. Il fallait le construire, avec tous les risques que cela a comporté de vivre, de travailler et de créer dans un pays qui a grandi sous la menace. Or, nous avons pu le faire. Avec toutes nos lacunes, nos besoins et nos erreurs, nous avons dépassé les pays dotés d’un potentiel économique semblable dans pratiquement tous les indices de développement humain. Et nous allons plus loin ! C'est ce que nous recherchons avec la réforme profonde de notre Constitution, dans l’obligation d’une mise à jour pour renforcer le cadre institutionnel et par là-même notre modèle économique et social. Une heureuse opportunité qui nous oblige à nous repenser en tant que nation et à nous plonger au cœur de nos essences, avec la participation de tous. »

A l’Elysée, comme une odeur fétide (Ma chronique sur la radio web Radio Arts Mada, tous les lundi entre 19h et 19h30) Beaucoup a été dit sur l’affaire des hommes de Macron déguisés en CRS chargés « d’observer » (on ne rit pas) la manifestation du 1 er mai dernier. Deux choses quand même : la 5 eme République a été gangrénée par de très nombreuses affaires ; il y a aussi comme un loup derrière (ou devant, comme on voudra) la pitoyable brute appelée Alexandre Benalla mais est-ce son nom véritable? Les plus anciens se souviendront de la milice gaulliste au service du général, le sinistre SAC qui associait des gros bras, des truands et des policiers ripoux. Toujours en activité sous Pompidou avec en plus des fichiers où figuraient des milliers de noms de militants de gauche à surveiller, et l’organisation de milices patronales chargées de casser les grèves et d’agresser les leaders syndicaux. Avec, à ce moment là, Raymond Marcellin au ministère de l’Intérieur, spécialiste de la pose des micros notamment au « Canard enchaîné » et l’utilisation de la division III de la police politique DST plus particulièrement en charge de la lutte contre le communisme. Et puis, il y a eu Giscard d’Estaing et son célèbre ami Poniatowski, l’homme des écoutes à grande échelle, spécialiste des coups tordus. Il y a eu aussi Mitterrand et ses gendarmes babys sitters de sa famille cachée chargés d’écouter artistes et journalistes trop curieux, de la misérable opération contre les Irlandais de Vincennes ou encore le coup foireux contre le Raimbo Warrior. Quant à Sarkozy et Hollande, ils n’ont pas dérogé à la règle, l’assassinat de Kadhafi, ou encore la protection accordée un temps à Cahuzac, par exemple. Macron, lui qui se présente comme le président « exemplaire » et « moderne » a été, vite fait bien fait, pris les mains dans le pot de confiture : ses barbouzes en partie élevées dans le poulailler du Parti socialiste et de la police officielle se sont fait prendre comme de misérables abrutis présentant toutes les caractéristiques de tortionnaires en herbe. La barbouzerie ne date pas d’hier et le déjà vieux président ne fait pas mieux que ses prédécesseurs. Mais dans « l’affaire », il y a un loup qui pourrait sortir du bois. Qui est réellement ce désormais célèbre Alexandre Benamachin qui tiendra une bonne place dans les annales des sales types ? Salaire mensuel à l’Elysée : 10.000 euros. Appartement de fonction dans le 7 eme arrondissement de Paris, voiture officielle, accès jusqu’au cœur de l’Assemblée nationale et, tenez-vous bien, passé par la grâce de son maître du grade de brigadier de la gendarmerie à celui de lieutenant colonel le temps d’une signature. Cette affaire montre la réalité de ce pouvoir : arrogant, menteur, menaçant pour les libertés, serviteur de la caste des privilégiés de l’argent, méprisant les catégories les plus faibles et les couches moyennes. Plutôt que d’afficher une « affaire » Benalla ne serait-il pas plus juste d’évoquer une « affaire » du pouvoir macroniste. Car enfin, ces malfaisants présentent un bilan sordide en seulement une année. Vous n’avez pas oublié la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, la hausse de la CSG pour les retraités et la remise en cause de la réversion. Vous avez toujours à l’esprit la scélérate loi travail, les baisses des APL, la hausse du chômage, la privatisation de la SNCF, le plan banlieue enterré, les hôpitaux à la dérive, les barrages privatisés, le service publique de l’audiovisuel au pain sec, « le pognon dingue » versé aux aides sociales. Sans compter la vaisselle de l’Elysée à 500.000 euros, les voyages en Falcon pour effectuer 100 kilomètres, le fric accordé à Mme Brigitte. Allez, j’arrête la liste est trop longue. Me voici pensant au philosophe grec Aristode et à une de ses citations retrouvées dans mon carnet des bons mots. Aristode écrivait : « Ce sont les prétentions excessives et non les besoins nécessaires qui portent à commettre les injustices les plus graves. » Moi qui ne suis pas philosophe, plus prosaïquement, je pense que ce régime faisandé finira en pourrissant comme les melons par la queue et comme les poissons par la tête. José Fort Chanson « Les Barbouzes » par Les Frères Jacque. Les Prix hebdomadaires Le Prix de la suffisance Tandis qu’une pluie de bombes s’abattait sur Gaza la semaine dernière, l’extrémiste Ayalet Shaked, ministre israélienne de la Justice, connue pour avoir préconisé l’extermination des enfants palestiniens (qu’elle appelle les «petits serpents») ainsi que les mères qui les portent a lancé : « Poutine ferait bien de faire ce qu’Israël lui dit de faire. » Rien de moins. Cette ministre ferait bien, elle, de se méfier : s’en prendre à Poutine est beaucoup plus difficile que d’abattre des femmes et des enfants palestiniens sans défense. Chanson « Vladimir » par Soviet Suprême Le prix de la stupidité Décerné cette semaine à la secrétaire d’Etat belge à la lutte contre la pauvreté Zuhal Demir qui a déclaré : « Si les chômeurs ont davantage de difficultés à payer leurs factures, ils redoubleront d’efforts pour trouver un emploi. » On savait les Belges plein d’humour. Pas à ce point. Bon, vous me direz, elle est membre du parti de la droite flamande. On comprend mieux. Cette Zuhal Demir mériterait bien un aller-retour. Pour elle, la chanson « Une bonne paire de claques » Le Prix de la girouette Attribuée sans contestation possible à Mme Aurore Bergé. Cette dame a le sens du vent. Elle a soutenu Copé, puis Sarkozy, puis NKM, puis Jupé pour finir (pour le moment) chez Macron. Elle est porte parole du groupe en marche mais ne pipe pas mot depuis plusieurs jours. A l’Assemblée nationale, ses collègues surnomment le personnage « l’éolienne du faubourg ». Spécialement pour elle, une vieille chanson toujours d’actualité « Girouette » par Georges Chelon

Le foot, la joie et la « sentinelle » (Ma chronique sur la radio web Radio Arts-Mada) Après cette avalanche médiatique à propos de la Coupe du monde de foot, j’ajoute mon grain de sel. Rassurez-vous, je ne vais pas jouer au commentateur d’après match, au technicien du ballon et encore moins rejoindre les dizaines de millions de Français sélectionneurs en herbe. Comme les feux de la fête vont progressivement s’éteindre, je me permets quelques remarques non définitives avant de passer à autre chose. Les Russes peuvent être satisfaits. Organisation parfaite, aucun incident grave, stades pleins, infrastructures de haute qualité, accueil chaleureux avec en prime la montée d’un engouement populaire pour le foot autour d’une équipe en pleine évolution. Les plus anciens se souviendront du célèbre gardien de but à l’époque de l’URSS, Lev Yachine, mais depuis toujours le sport le plus populaire dans ce pays reste le hockey sur glace. J’aime le foot. J’ai vu les principaux matchs. J’y ai pris du plaisir et je partage la joie des Français. J’avoue que je m’étonne, disons plutôt que je m’attriste à la lecture de certaines réactions comparant l’incomparable, pour s’en offusquer, comme par exemple les luttes sociales et les défilés enthousiastes, la passion pour ce sport, son équipe nationale et la sale politique de Macron et ses boys. Le cheminot en grève depuis des semaines et fana de foot mérite-t-il l’opprobre ? Les personnels de santé en lutte pour la défense des hôpitaux et qui entre deux soins jetaient un œil sur les téléviseurs encourent-ils le déshonneur ? Le retraité hier manifestant contre la hausse de la CSG, décrochant son téléphone et fermant sa porte à double tour pour ne pas être dérangé pendant les matchs de l’équipe de France est-il passible du déshonneur ? Une chose consiste à critiquer les dérives du foot business, les dévoiements nationalistes. Autre chose est le rassemblement joyeux dans la célébration du jeu. A propos des dérives chauvines, xénophobes, racistes, un dernier mot sur la géostratégie de comptoir. Ces dernières semaines, une flopée de nouveaux spécialistes en matière de politique internationale est apparue au grand jour, à faire baver diplomates et commentateurs spécialisés. Nous avons entendu sur les radios, à la télé, dans les bistrots et les rues des vertes et des pas mûres. A pisser de rire même si souvent derrière des propos stupides se cachaient autre chose : la propension à cracher sur l’autre. Vous savez, peut être, que dans le jargon théâtrale « servante » est une lampe posée sur un haut pied qui reste allumée quand le théâtre est plongé dans le noir entre deux représentations ou répétitions. C’est elle qui veille lorsqu’il n’y a plus personne. Cette veilleuse est parfois appelée « sentinelle ». Au lendemain de cette splendide coupe du monde de foot, rappelons-nous qu’une fois les stades vides, nous avons aussi besoin de « sentinelles ». José Fort Sentinelle en corse se dit Sintineddi. Et la chanson « Sinteneddi » est très populaire dans l’île. Voici une version originale interprétée par A.Filetta et Grand Corps malade. La remise hebdomadaire des prix Le Prix de l’immigré refoulé Attribué au maire de Nice, le benêt Christian Estrosi qui annonce un « plan canicule » et dans le même temps ferme les fontaines d’eau dans le centre ville pour éloigner les SDF. Christian Estrosi, c’est le prototype même du fils d’une famille immigrée italienne passée de l’autre côté de la barrière. Souvent ce sont les pires. Une salve d’applaudissements pour l’ancien Sarkoziste aujourd’hui macroniste avant de passer ailleurs, selon le vent. Le prix de l’ivrogne de la semaine Non et non, Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne n’était pas saoul comme une barrique l’autre jour au sommet de l’OTAN. Son entourage, gêné, évoquait une crise de sciatique qui expliquait sa démarche plus que chancelante. Faudrait que le Luxembourgeois fasse attention : ça lui arrive souvent. Allez un petit dernier pour la route en l’honneur du poivrot avec la chanson des alcooliques. Le Prix de la faiseuse Marlène Schiappa s’ennuie ferme dans son ministère. Secrétaire d’Etat à l’égalité entre femmes et hommes, elle passe l’essentiel de son temps sur les plateaux télés à donner un avis sur tout et sur rien sauf sur ce qui devrait l’intéresser, par exemple l’égalité des salaires. Et comme cela ne lui suffit pas, elle joue les journalistes dans Paris Match en interviewant Claire Chazal. La très humble, si, si, la très humble Shiappa commence, dit-on, à sérieusement exaspérer sa majesté Macron Ier. Quelques conseils dispensés par Giedré et sa chanson « Pisser debout ».

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Réfugiés : l’honneur perdu de la France (Ma chronique sur la radio web Radio Arts Mada tous les lundi entre 19h et 19h30) Ce soir, j’aurai pu vous parler des frasques aérien et vaisselier de M. Macron et du « pognon dingue » balancé par les fenêtres pour...

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Mélania, Donald, les enfants et la guerre spatiale (Ma chronique dans « La Marseillaise week end ») Une pensée émue pour Mélania Trump. Elle aurait pu finir au bras d’un démocrate. Pire : d’un communiste. Pire : d’un nègre. Pire : Mélania a fini par épouser Trump pour des raisons qui ne nous regardent pas. Mais force est de constater qu’après ses mimiques agacées, la « first lady », comme on dit, commence à ruer dans les brancards : Mélania a fait savoir que les 2000 enfants séparés de leurs parents sans papiers et placés dans des camps, ça ne lui plait pas du tout, alors que son élégant de mari salue « ces dispositions pour arrêter que des gens se déversent dans le pays. » Sous la pression, il a été obligé de signer un décret annulant la mesure scélérate. Les « gens », c’est par exemple, selon un enregistrement diffusé par des télés américaines, une gosse Salvadorienne âgée de six ans enfermée dans un camp et séparée de son père, qu’elle ne cesse d’appeler. « Je ne veux pas qu’ils arrêtent mon père, je ne veux pas qu’ils le déportent ». C’est ces nombreux enfants pleurant derrière les barbelés et un flic s’écriant : « Nous avons ici un vrai orchestre. Il ne manque plus qu’un chef d’orchestre… » La première contestation connue de Mélania Trump aurait pu être suivie d’une seconde sur les plans de guerre spatiale. Un projet étrangement passé sous silence en France et en Europe. Or, le président nord-américain vient de signer un décret demandant au Pentagone de créer ce qui deviendrait la sixième branche des forces armées Objectif : militariser l’espace. Cette nouvelle entité viendra s'ajouter à l'armée de terre, l'armée de l'air, la marine, le corps des Marines et celui des garde-côtes. Pour Donald Trump «Nous ne pouvons pas nous contenter d'une présence américaine dans l'espace, nous devons établir la domination américaine de l'espace». A bon entendeur. La volonté de développer une force armée spatiale date de l'Administration Clinton. Elle a fait suite au projet d'Initiative de défense stratégique, la «Guerre des étoiles», voulue par Ronald Reagan dans les années 1980. Elle avait été classée dans les archives de la Maison Blanche. Trump n’a pas attendu longtemps pour la ressortir. Trump n’est pas seulement un imbécile sphérique qu’on peut tourner dans n’importe quel sens se révélant toujours aussi stupide. Il est surtout d’une dangerosité extrême pour le monde. Depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l’Unesco, ont coupé plusieurs financements à des structures de l’ONU et annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran. Ils viennent de quitter le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Dangerosité ? Après avoir encouragé la fusion des grands du numérique en déployant le plus vaste filet jamais imaginé sur les libertés individuelles, on sait maintenant qu’il n’est pas seulement prêt à faire la guerre sur terre. Il vise aussi le feu dans l’espace. Trump est à sa manière un méchant d’exception. Un personnage à la hauteur du pire que peut receler une partie de la société nord-américaine qui l’a engendré. José Fort

Réfugiés : l’honneur perdu de la France (Ma chronique sur la radio web Radio Arts Mada tous les lundi entre 19h et 19h30) Ce soir, j’aurai pu vous parler des frasques aérien et vaisselier de M. Macron et du « pognon dingue » balancé par les fenêtres pour nos concitoyens dans la difficulté. J’aurai pu évoquer les millions d’euros qui coulent à flot pour une petite minorité au détriment de l’immense majorité. J’aurai pu commenter les crimes commis par le gouvernement fascisant israélien contre le peuple palestinien et la scandaleuse décision d’interdire à la flottille de la solidarité avec Gaza d’accoster sur un quai de Seine à Paris. J’aurai pu… Ce soir, je veux rappeler le tweet daté de samedi de l’association « Médecins du Monde » à bord de l’Aquarius, le bâtiment de SOS Méditerranée. Je cite : « L’Histoire retiendra que l’#Aquarius est passé à 7 km des côtes françaises, que le Président Emmanuel Macron et le Gouvernement ont préféré « offrir leur aide » à l’Espagne, et laisser 629 personnes affaiblies 3 jours de plus en mer. » Ce soir, je veux vous citer le témoignage d’un rescapé d’un précédent naufrage rapporté par l’Agence France Presse. Ecoutez. Je cite : 
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 « Le troisième jour, les gens ont commencé à devenir fous. Au milieu des flots, nous sommes restés deux nuits et trois jours dans le froid, la soif, la peur. Les femmes et les enfants avaient soif, les hommes ont uriné dans des bouteilles pour qu'ils boivent. Chaque jour, des gens mouraient. Il était très difficile de s'accrocher les uns aux autres. Certains avaient leurs enfants avec eux. Quand ils mouraient ils les laissaient juste glisser dans l'eau..." « Depuis que je suis né, je n'ai jamais vécu une seule journée heureuse. Toujours la tyrannie, la guerre et ne pas savoir quand nous serons tués. » Les hommes, les femmes, les enfants débarqués dimanche à Valence en Espagne ont vécu les mêmes horreurs. Ce soir, je veux remercier Valence et ses habitants. La troisième ville espagnole a accueilli hier les réfugiés sauvés de la mort par l’équipage de l’Aquarius. A Valence, on sait ce que veut dire « Solidarité ». On n’a pas oublié les 500.000 réfugiés espagnols qui avaient pris le chemin de la France en 1939, maltraités souvent, rejetés par les mêmes qui, aujourd’hui, vomissent leur haine de l’étranger, accueilli et protégés par ceux qui ont toujours le respect de l’être humain au cœur. A Valence, le numéro d’appel spécialement réservé à l’Aquarius a enregistré plusieurs milliers de propositions d’hébergement. Merci à nos amis espagnols et de Valence d’avoir sauvé l’honneur. A propos d’honneur, une grande dame a fait entendre la voix de la dignité hier dans une interview au JDD. Il s’agit de Mme Christiane Taubira. L’ancienne ministre de la Justice évoque à cette occasion d'autres crises migratoires que l'Europe a dû affronter par le passé : la guerre d'Espagne, les Boat people, la guerre des Balkans. « Il n'est pas question de dire ici qu'il est simple d'accueillir », écrit-elle, « mais le fait est : la société ne s'est ni effondrée ni même affaiblie après ces grandes crises. » Et elle poursuit : "L'Europe avait une occasion d'exister, de retrouver son magistère éthique sur une scène internationale pleine de fracas, où prospèrent la crânerie, la fourberie, l'ivresse de l'impunité, le désarroi. Elle avait l'opportunité et la capacité de prouver que ses chartes et conventions ne sont pas que chiffons de papier. Ce faisant, elle acquérait l'autorité morale pour impulser cette gouvernance mondiale des mobilités humaines. Au lieu de cela, la panique gagne. La Chancelière recule, l'Italie bascule, et chez nous la parole officielle fait des gammes sur la misère du monde après des trémolos sur les personnes sans abri et les personnes réfugiées qui, en quelques mois, étaient censées ne plus se trouver à la rue. Chez nous encore, des porte-parole font dans le marketing de l'oxymore avec la "fermeté-humanité". Chez nous toujours, des ministres font dans l'anglicisme de l'indécence sur le shopping et le benchmarking. Quand ce n'est pas carrément le silence… Pendant ce temps, dans toute l'Europe, cette impuissance fait la courte échelle aux extrémistes irresponsables et fanfarons. » Ce soir, je me permets de remercier, non, je me permets d’embrasser fraternellement Mme Taubira. José Fort Julien Clerc interprète la magnifique chanson « Réfugiés ». Elle a été écrite par Etienne Roda-Gil, fils de républicain espagnol. Julien Clerc sera sur la scène centrale lors de la « Fête de l’Humanité » au mois de septembre pochain. Ecoutons-le. Les Prix hebdo C’est l’heure des prix. Cette semaine, je me limiterai à deux prix : l’arrogance et le courage. Pourquoi ? Je veux vous faire découvrir en fin d’émission un chef d’œuvre du tango « last tango on 16th Street de Boz Scagos. Commençons par le prix de l’arrogance Attribué à Sibeth Ndiaye, la chef de la communication à l’Elysée, celle qui a mis en ligne le dernier clip de Macron où il déclare : « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux ». Bien entendu Sibeth Ddiaye ne fonctionne que sur ordre et le clip en question a été décidé par le patron en personne. Rien d’improvisé dans tout cela. Mais la dame ne rechigne pas à faire le sale boulot. Elle s’était déjà distinguée après la mort de Simone Veil en lançant élégamment à un journaliste « Yes, la meuf est dead » Elle a mangé à toutes les tables : avant de travailler au sein de cabinets ministériels socialistes, celui de Montebourg par exemple, elle a fait un tour au service de presse du conseil général de Seine-Saint-Denis, alors présidé par Claude Bartolone. Elle est passée par l'Unef, puis par La Mutuelle des étudiants, au sein de la Tendance refondation syndicale, proche des amis de Dominique Strauss-Kahn. Elle fait partie de ces jeunes souvent ex-PS, premier de la classe bien proprets sur eux aux dents très longues. Evelyne Richard, ancienne responsable des voyages présidentiels à l’étranger dit d’eux : « Normalement, la grosse tête des victorieux se dégonfle au bout de quelques mois. Là, ça dure. En plus de quarante ans passés à l’Élysée, j’en ai vu, des arrogants. Mais, à ce point-là, jamais ». Ah, les petits chefs. Ils pullulent. Tiens, pour célébrer cette bande de nuisibles, une chanson : « Les Petits Chefs » par les Glochos. Le prix du courage Décerné aux femmes argentines. Après de durs combats souvent réprimés, les députés argentins ont voté à une courte majorité une loi pour le droit à l’avortement. Ainsi, l’Argentine rejoint Cuba et l’Uruguay pour le respect du droit des femmes à disposer librement de leurs corps alors que dans la plupart des autres pays du continent latino-américain les femmes qui tentent d’interrompre leur grossesse sont condamnées à de lourdes peines de prison. Anne Sylvestre chante « La faute à Eve ». Ecoutons-là. L’actualité est dure, souvent déprimante. Allez, un moment de bonheur avant de nous quitter. Ecoutons « Last tango on 16th Street de Boz Scagos.

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G7 : Le capitalisme s’entre déchire à Charlevoix Le sommet du G7 (les sept pays les plus industrialisés) qui vient de se tenir à Charlevoix, au Québec s’est achevé dans la confusion. Et dans une confrontation confirmée entre les Etats-Unis et les six autres pays sur les dossiers du commerce, du climat, de la politique étrangère et de la réintégration ou non de la Russie dans le groupe. Le sommet était annoncé comme « glacial et tendu ». Mais on allait voir ce qu’on allait voir et ramener à la raison celui que le président français caressait tendrement, il y a peu encore. Un Macron qui ne se prend pas pour de l’eau de bidet, monté sur la barricade de la prétendue contestation comme le nouvel héros de l’Europe et dont toutes les déclarations sirupeuses ont été démenties le temps d’un tweet trumpien. Croquignolesque. Les déclarations tonitruantes des uns et des autres sur le « chantage » aux taxes ou encore sur la Russie n’ont pas ému outre mesure Trump pour qui« Tout cela en touche une sans faire bouger l’autre», selon la célèbre formule de Jacques Chirac. Sans attendre la fin du sommet, Trump a laissé tout ce joli monde rechercher le plus bas dénominateur commun pour se rendre à Singapour où il rencontrera ce mardi le nord-coréen Kim Jong-un. Il aurait pu rester un peu plus longtemps au Canada mais « il a plus sérieux à faire », assurait élégamment un proche de la Maison Blanche. Avant de quitter le Canada, Trump a répété que les Etats-Unis avaient été « exploités pendant des décennies » et a laissé ses conseillers adopter un texte qui accouchait d’un simple « formatage de dialogue ». Le pire avait été évité lorsque Trump depuis son avion a retiré sa signature. Tout ça pour ça. On comprend l’état de ceux qui ont survécu au calvaire de Charlevoix. Ils ont repris le chemin du retour avec l’enthousiasme d’un convoi funéraire. En vérité, ce qui s’est passé à Charlevoix est une illustration d’une nouvelle séquence des contradictions inter-impérialistes. Dans les relations internationales, il y a les dominants et les dominés. Et les dominants sont les Etats-Unis disposant d’une carte-maîtresse : la supériorité militaire et le dollar. En clair, pour Trump, il s’agit non seulement d’assurer la domination états-unienne mais aussi l’écrasement des compétiteurs potentiels. « L’Amérique d’abord »reste plus que jamais la règle de Trump. La « réorganisation » à la sauce yankee vise à l’hégémonie états-unienne sur une grande partie du monde. Pour en arriver là, Trump mise sur le fait que les Européens ont traditionnellement accepté la subordination. Ainsi pourrait se structurer un nouveau chantier des relations internationales reléguant l’Europe à une zone de seconde classe et ouvrant une nouvelle voie avec la Russie et la Chine. L’Europe serait perdante sur tous les tableaux. Rejetée par ceux qui souffrent de la politique d’austérité à tous crins, marginalisée par Trump, distanciée par la Russie et testée par la Chine, l’Europe doit se reconstruire sur d’autres bases que la recherche du profit et de l’ignorance des aspirations des peuples. Demain,quoi ? L’imprévisible Trump est capable du pire. Les gouvernants européens aussi. De quoi ravir Poutine actuellement réuni avec ses homologues chinois et iranien lors de la réunion annuelle de l’Organisation de coopération de Shanghai. Le président russe a ironisé sur « le babillage inventif » des pays membres du G7 les invitant à « une vraie coopération. » Une chose est sûre : le fiasco de Charlevoix confirme l’effritement du vieux monde pouvant déboucher sur des événements plus grave, au Moyen Orient notamment. Le temps est venu d’inventer de nouvelles relations internationales rejetant les diktats et les folies, repoussant la main mise de la finance, favorisant la vraie diplomatie et pas celle de l’esbroufe. José Fort

Table ouverte pour un criminel de guerre (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada, tous les lundi 19h/19h30) Pour la troisième fois depuis l’élection de Macron, le criminel de guerre Netanyahu sera à Paris ce mardi. L’homme des 150 morts et milliers de blessés de Gaza en deux mois, l’homme des snipers qui ont assassiné vendredi une jeune infirmière de 21 ans, l’homme qui a pris en otage notre compatriote Salah Hamouri et la jeune Ahed Tamini, l’homme qui maintient emprisonnés des milliers de patriotes parmi lesquels Marwan Barghouti, le Mandela palestinien, l’homme qui fait procéder à des arrestations et à l’emprisonnement de plusieurs centaines d’enfants, va être une nouvelle reçu à l’Elysée avec tous le honneurs. Comme si de rien n’était. Le gouvernement israélien composé d’intégristes fascisants ne se limite pas à tuer, coloniser, emprisonner, humilier. Il vient de franchir un nouveau pas dans l’abject en décidant la construction d’une barrière maritime dans le nord de la bande de Gaza en se félicitant bruyamment de la construction « d’une digue fortifiée surmontée de barbelés dans la Méditerranée, la première du genre dans le monde ». Bref, une prouesse, une performance, que dis-je un exploit. Les extrémistes israéliens ne sont jamais à court d’idées en matière de répression : un nouveau mur, cette fois souterrain, le contrôle des airs et de la Côte déjà bouclée par des navires de guerre avec désormais un barrage maritime. Quant à l’air, il est difficilement respirable. Dans la plus grande prison du monde à ciel ouvert, il ne fait pas bon respirer après les bombardements utilisant des produits chimiques. Près de deux millions de personnes tentent de survivre avec des rations limitées d’eau, quelques heures d’électricité par jour, des aliments au compte goutte. Le martyr quotidien infligé à ces pauvres gens est affiché comme nécessaire pour assurer la « sécurité » d’Israël, comme si les pierres et les engins artisanaux du désespoir pouvaient rivaliser avec une armée suréquipée. La persécution des Gazaouis relève du crime contre l’humanité. Et pourtant, la prétendue « communauté » internationale, à quelques exceptions près, ne dit rien ou presque. Pire, le chef des assassins peut parader dans la capitale française. Je veux, ce soir, présenter des excuses au peuple palestinien. Croyez bien chers amis que nous sommes beaucoup en France à condamner cette visite au moment ou vous souffrez dans votre chair la terreur et la mort. Je vous en prie, chers amis, ne nous confondez pas avec les amis du chef des prévaricateurs, des tortionnaires et des assassins. Sachez que notre solidarité, notre amitié, notre affection vous sont acquises. Indéfectiblement. José Fort Distribution hebdomadaire des Prix. Le Prix du con Peut-on revenir d’entre les morts ? Oui, selon les services de renseignement ukrainiens. Vingt-quatre heures après l’annonce par les autorités de Kiev, de l’assassinat du journaliste russe Arkado Babtchenko, l’homme s’est affiché tout sourire en sweat à capuche lors d’une conférence de presse surréaliste. « Je voudrais vraiment remercier les services de sécurité ukrainiens de m’avoir sauvé la vie », a-t-il lâché. Ca c’est de l’info coco, dit-on dans les rédactions. A propos des rédactions, écoutons les Acrobates interpréter « Le journaliste ». Le prix de la servilité Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT, va intégrer dans les prochaines semaines la caisse des dépôts et consignations (CDC), véritable bras financier de l'Etat. Pas de quoi s’étonner. La servile direction de la CFDT est un véritable vivier pour les gouvernements depuis un bon moment. De quoi la dame en question va-t-elle s’occuper ? Allez, faites un effort. Je vous le donne en mille… des retraites et des solidarités. Ca mérite bien une chanson. Voici par Sebastien Perrin « Vive les tamalous ». Et pour faire plus léger Le Prix du saucisson Avec des saucissons venant du monde entier, pas moins de 60 pays en compétition, et des variétés et des goûts toujours plus originaux, il était enfin temps de créer un événement à la hauteur de cette grande spécialité qu’est le saucisson ! Le Mondial du Saucisson aura lieu à la fin de cette semaine à Vanosc en Ardèche avec un but bien précis : célébrer et honorer la tradition universelle du saucisson qui reste un symbole de convivialité. À bas les saucissons industriels et vive la charcuterie artisanale ! Et avec Licence IV « Viens boire un p’tit coup à la maison »