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Le blog de José Fort

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Conquête irlandaise (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada, tous les lundi de 19h à 19h30) Au milieu de ce fatras de mauvaises nouvelles, en voilà une qui éclaircit le sombre panorama général : le résultat du référendum sur l’avortement en Irlande. 66,4 % des 2,1 millions d’électeurs irlandais se sont prononcés pour une libéralisation de la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), actuellement l’une des plus restrictives et répressives d’Europe. « Ce que nous vivons aujourd’hui est l’aboutissement d’une révolution tranquille qui a lieu en Irlande depuis dix ou vingt ans, a déclaré le premier ministre, Leo Varadkar. Quant au Sinn Fein, il a salué « un important moment pour les femmes et pour la société irlandaise en général, un pas vers une Irlande plus tolérante et ouverte. » Le « oui » massif des Irlandais à l’abrogation du 8e amendement de la Constitution qui prohibait tout avortement, ouvre la loi à une légalisation de l’IVG par voie législative. Enfin, une bonne nouvelle. Pourtant, elle ne doit pas nous faire oublier que dans de nombreux pays d’Europe, le droit des femmes à disposer de leurs corps reste un tabou durement réprimé par celles qui osent passer outre les injonctions archaïques et féodales. Tenez, par exemple, deux pays membres de l’Union européenne : la Pologne et la Hongrie. L'avortement était toléré en Pologne jusqu’en 1993. La pression de l'Église a fait reculer les droits des femmes. La plupart des leaders de Solidarnosc étaient liés à l'Église catholique. Redevable au clergé de son soutien contre l’ancien régime, les ex-dirigeants du syndicat devenus les piliers de la classe politique polonaise, l'on récompensé en validant ses positions régressives. Dans les écoles, les cours d'éducation sexuelle ont été supprimés, remplacés par des sessions sur la « vie de famille » et l’avortement est présenté comme un « crime » au point que même les militantes hésitent à employer le mot avortement. En Hongrie, dans leur manuel scolaire de sciences naturelles, les collégiens hongrois apprennent que « les garçons et les filles (...) n’ont pas les mêmes capacités physiques et aptitudes intellectuelles ». Et dans le livre destiné aux nouveaux cours de morale obligatoire, ils se voient avertis qu' « avoir des relations sexuelles hors mariage est un péché ». En Hongrie, sur le papier, il est toujours possible d’avorter. Mais il est désormais inscrit dans la "loi fondamentale" que « la vie humaine est protégée dès le moment de la conception ». Avorter revient à s’embarquer dans un parcours du combattant. Même les filles mineures enceintes sont maintenant incitées à conserver leur enfant : elles n’ont pas besoin de l’accord des parents pour le garder… mais elles en ont besoin pour avorter. Le succès des campagnes contre les harcèlements sexuels ne devrait pas estomper le combat plus général pour le respect des droits des femmes, pas seulement sur la question de l’avortement. Partout dans le monde, les femmes subissent des violences. Dans de nombreux États les discriminations sont inscrites tant dans le droit pénal que dans le droit civil relatif au mariage, à l’héritage ou encore à la propriété. Mais même dans les pays où les femmes ont pu obtenir une égalité en droit, celle-ci est souvent illusoire dans la pratique. Dans les instances publiques de décision, les femmes demeurent largement sous-représentées. Les violences à leur égard prospèrent souvent en raison de l’absence de lois adéquates, des obstacles à l’accès des victimes à la justice ou de l’inaction des pouvoirs publics qui tolèrent leur banalisation. Les femmes ne sont pas seulement victimes. Elles sont les principales actrices de leur propre émancipation. En Irlande et ailleurs. José Fort On la droit de rire ? Si oui, alors on écoute Agnès Bihl interprétrer « L’enceinte vierge ». Ecoutons. Prix de la diplomatie prenant le pas sur la posture Le récent séjour d’Emmanuel Macron à Saint-Pétersbourg et sa rencontre avec Vladimir Poutine vont-ils permettre d’ouvrir la voie à une relation apaisée entre la Russie et la France ? Après tant d’échanges aigres-doux, d’expulsions croisées de diplomates, de sanctions économiques affectant en premier lieu les agriculteurs français, après les frappes françaises sur la Syrie, un juste retour à plus de sérieux semble s’opérer avec la rencontre des deux chefs d’Etats. Le monde écartelé à plus que jamais besoin de diplomatie et moins de postures. Je cherchais l’occasion de programmer le groupe Soviet Suprême. Et bien voici l’occasion avec leur chanson « Vladimir ». Ecoutons. Prix du record d’assassinats Décerné sans contestation possible au Mexique où 70 personnes ont été assassinées chaque jour en 2017, 13% de plus qu'en 2011, la précédente année record. Avec 29 168 assassinats, l'année 2017 a battu le record macabre des vingt dernières années et le premier semestre 2018 s’annonce encore plus sinistre. On ne s’en émeut guère à Paris et dans la plupart des capitales européennes. A la mémoire de toutes ces victimes notamment les 43 étudiants « disparus » après des affrontements avec la police, écoutons le prélude N4 de Chopin. Le Prix de la fête des mères Les premières traces de célébration des mères datent de la Grèce Antique. En 1806, Napoléon évoque l’idée d’honorer les mères de familles nombreuses. Pétain officialise la journée comme «fête de la femme au foyer ». Au fil du temps, les nouilles se transforment en colliers, les boîtes de camembert, pots de yaourt et pate à sel en cendriers, photophore, porte- clés en chefs d’œuvre réalisés avec amour au gré de l’imagination des institutrices. Et que dire des aspirateurs, fers à repasser, gamelles en tous genres qui gonflent le chiffre d’affaire des commerçants allant jusqu’à afficher des promotions « fête des mères » sur des produits d’entretien. Passons sur la parure coquine glissée tendrement sous l’oreiller, taille 36 et non 44. La « fête », c’était hier. Et si on leur faisait la fête tous les jours ? En attendant, écoutons Marcel et son orchestre interpréter « Bonne fête maman».

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Italie : un« laboratoire » à éviter (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada, tous les lundi de 19h à 19h30) On entend parfois dire que l’Italie est le « laboratoire » de l’Europe. Si cela est vrai, nous avons du souci à nous faire car si Gramsci nous inspire toujours, nous ne pouvons oublier Mussolini et les chemises noires ; si un puissant Parti communiste a ouvert de nouvelles perspectives avant d’être détruit de l’intérieur, un bouleversement a suivi avec l’arrivée des anciens apparatchiks reconvertis en libéraux bon chic bon genre s’affichant proches du parti démocrate nord-américain; si Fellini et le cinéma italien nous font toujours rêver, force est de constater que place a été faite à Berlusconi, son caca médiatique et sa bouse politique. Si « laboratoire » il y a, on peut raisonnablement avoir quelques inquiétudes : les populistes du Mouvement 5 étoiles du comique Beppe Grillo ont fait alliance avec la Ligue du Nord, une organisation qui fait passer pour de doux agneaux Mme Le Pen et ses amis du Front national. Le Mouvement 5 étoiles (M5S) qui a remporté plus de 30% des suffrages aux élections du mois de mars dernier est le fruit de la crise politique et économique. Le droit d’honneur, dont ce parti a fait son symbole, adressé à la classe politique, aux journalistes et aux institutions européennes, a servi d’exutoire à la colère de millions d’électeurs. Les grandes formations qui gouvernent l’Italie depuis vingt ans sont responsables d’une croissance atone, d’un chômage élevé, surtout chez les jeunes. Comme les scandales de corruption en série liés à l’omniprésence de la Mafia. Un bilan calamiteux qui a réduit en miettes la confiance de la population à l’égard de ses dirigeants. « Le M5S est perçu par beaucoup comme une échappatoire, une promesse de revanche sur un appareil politique assimilé à une caste uniquement soucieuse de ses privilèges », relève Luca Manucci dans « Le Monde Diplomatique ». Plus prosaïquement, le M5S peut être comparé à un bus qui, au premier arrêt, fait monter à bord des voyageurs de gauche puis qui, à la station suivante, s’arrête pour recueillir des passagers de droite ou d’extrême droite, devenant ainsi le véhicule de ramassage de la protestation antipolitique. Mais quel est donc le programme commun des populistes du M5 et des fascisants de la Ligue ? Les francs maçons et les étrangers ont de quoi se tracasser. Les premiers sont interdits de responsabilités gouvernementales. Quant aux seconds leur sort dépendra en grande partie du nouveau ministre de l’Intérieur, le chef de l’organisation fasciste La Ligue du Nord qui a annoncé des « mesures drastiques » sur l’immigration. Un gouvernement se met en place à Rome. Il est xénophobe, islamophobe, ultra libéral, pour la suppression de la progressivité de l’impôt sur le revenu et pour un « revenu universel » une manière détournée de mettre fin aux vraies aides sociales. Les litiges qui pourraient surgir ne seront plus réglés au sein du gouvernement mais par une sorte de supra commission réunissant des représentants des deux partis, une méthode rappelant des moments noirs de l’histoire italienne. L’Europe est bien malade. En Autriche, en Hongrie et en Pologne des forces d’extrême droite participent à la direction des affaires de ces pays. Voici le tour de l’Italie. Si vraiment ce pays est un « laboratoire », nous avons du souci à nous faire en France, tous les ingrédients, comme en Italie, étant réunis : chômage de masse, place nette pour les plus riches, médias à la botte, rejet de la politique ultra libérale européenne, éclosion des populismes. En France, nous avons un avantage : le mouvement social de refus de la casse comme le démontrent tous les acteurs en lutte, avec au premier rang, les cheminots. C’est cette voie qui pourrait nous permettre de ne pas suivre le prétendu « laboratoire » italien. José Fort La magnifique chanson Bella Ciao s’impose. Ce soir, écoutons la version chinoise interprétée par des enfants. La distribution hebdomadaire des prix Le prix de la chemise Anne-Marie Couderc, vous connaissez ? Ancienne ministre de Juppé chargée de l’emploi, elle traîne une réputation de liquidatrice. Cette dame va présider Air France, provisoirement dit-on. Je m’inquiète pour la santé financière de la Compagnie et pour ses salariés. Car, voyez-vous, un rapport remis à l'Assemblée nationale par deux députés macroniste et socialiste, un document explosif, est consacré à la modernisation du secteur de la presse. Les deux rapporteurs révèlent dans ce document la gestion calamiteuse d'Anne-Marie Couderc à la tête du distributeur de presse Presstalis, qu'elle a dirigé de 2010 à 2017. Les deux députés dénoncent « une gestion discutable de l'ancienne direction, de son conseil d'administration et des commissaires aux comptes de Presstalis. » La société a vu sa situation financière se dégrader et ce, malgré 200 millions d'euros d'aides publiques versées en dix ans, et la suppression d'un millier d'emplois. Les députés condamnent des projets de regroupements d'activité « sans logique économique » ou encore des rachats de dépôts en région qualifiés d' « échec très coûteux ». Une mauvaise gestion qui aurait motivé le remerciement d'Anne-Marie Couderc en juillet dernier. Les deux députés notent qu’« alors qu'au début de l'année 2017, le groupe Presstalis était présenté comme sorti d'affaire, un dérapage significatif vis-à-vis de la trajectoire budgétaire a été découvert au moment de la certification des comptes 2016 par les commissaires aux comptes. » Autre critique, des notes de frais astronomiques de deux millions d’euros par an et près de 200 véhicules de fonction, selon la nouvelle PDG de la société, Mme Michèle Benbunan qui ouvre ainsi le parapluie, au cas où. Conclusion des députés : « Il s’agit d’une faillite collective ». Avec une telle nomination, il y a de quoi sérieusement s’inquiéter pour Air France et ses salariés. Ce soir, je pense à ces militants syndicaux, à ces salariés d’Air France qui ont été traînés dans la boue pour avoir exprimé leur colère en déchirant une chemise. Pour eux, un moment de bonheur avec Vivaldi’s four Seasons : winter I Allego no malto, by Sinfony. Ecoutons cette version moderne jouée à la guitare électrique. Le prix des frais de bouche Christian Eckert, vous avez oublié ? C’était le secrétaire d’Etat au budget lorsque Macron était ministre de l’Economie. Il vient de publier un livre avec quelques souvenirs croustillants. Tenez, par exemple. Je le cite : «J'ai pu observer de près la méthode de Brigitte Macron méthode très efficace pour organiser l'emploi du temps, les rencontres et les repas de son époux. C'est dans l'appartement de fonction du ministre de l'Economie -«trois cents mètres carrés high-tech et rutilants dignes d'une revue d'architecture que matin, midi et soir, le couple a reçu beaucoup de monde pour préparer le décollage d'En Marche! «Tous les espaces du 7e étage de Bercy, qui regroupent les salles de réunion et de réception du ministère, étaient mis à contribution simultanément. Une stratégie qui permettait à Brigitte et Emmanuel Macron de prendre l'apéritif dans une réception au ministère, de débuter un premier dîner plus officiel avec d'autres convives au 7e étage puis d'en poursuivre un second à l'appartement! Un double dîner, en somme. » A tel point, note l’ancien secrétaire d’Etat au Budget, qu'en 2016 «pendant les huit premiers mois, les crédits de l'année entière ont été consommés en frais de représentation». Ces magouilles datent de plus d’un an lorsque Macron préparait sa candidature. Cela me rappelle la chanson « Magouilles blues » interprétée par Marcel et son orchestre. Ecoutons. Le Prix du faux cul Attribué à Nicolas Hulot qui décidera cet été s’il reste ou quitte le gouvernement. A l’heure du bilan M. Hulot peut s’enorgueillir d’avoir laissé privatiser 150 barrages hydrauliques, une énergie propre par excellence, de ne pas avoir pipé mot sur le Fret ferroviaire qui permettrait de limiter les poids lourds sur nos routes, de laisser Total participer à la dévastation des forêts africaines en alimentant à 50% sa raffinerie de La Mède en huile de palme. A quoi a servi M. Hulot en un an de régime Macron ? De cache sexe assurément. Le parcours de M. Hulot me rappelle la chanson « Comme un écologiste » interprétée par Reno Bistan. Ecoutons.

Au Proche Orient, seuls les fanatiques se frottent les mains (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada tous les lundi entre de 19h à 19h 30) Je n’aime pas les ayatollahs. Qu’ils soient de Téhéran ou de Tel-Aviv, ces hommes enturbannés ou chapotés aux frisettes m’insupportent. Ils symbolisent pour moi l’arriération, l’intolérance et la violence. Au delà de cette aversion personnelle, il y a bien plus grave : ce qui se joue actuellement au Proche Orient et plus largement dans le monde après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, c’est la paix ou la guerre. A ce jeu aux possibles conséquences cataclysmiques, seuls les fanatiques des deux côtés y trouvent leur compte. Pour les autres, la grande majorité des autres, aux premiers rangs desquels les opposants au régime iranien et les démocrates et pacifistes israéliens hostiles à la politique de M. Netanyahu, la décision de Trump résonne comme un appel aux armes. Le régime fascisant israélien n’a pas tardé à balancer ses missiles sur la Syrie, officiellement sur des bases iraniennes, sous le prétexte de tirs sur le Golan. Un bombardement d’une ampleur inégalée depuis les années 1970, le Golan présenté par les médias israéliens, états-uniens et européens comme si ce territoire était terre israélienne. Je suis allé dans cette région notamment à Majda Shams la dernière ville avant le mont Hermon sur le plateau du Golan. Ce territoire syrien annexé par Israël comptait 139 villages avant les guerres. Depuis, 130.000 arabes ont été expulsés. Il reste 5 villages dont Majda Shams. Le plateau du Golan est syrien. Il a été conquis par Israël en 1967 au cours de la guerre contre l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, la guerre dite des « Six Jours ». Il a fait l’objet de violents combats six ans plus tard, en 1973. La zone occupée par Israël et la Syrie sont séparées par une zone démilitarisée surveillée par les Nations unies depuis 1974. Le Golan a été annexé par Israël en 1981, une annexion non reconnue au niveau international. Les gouvernants israéliens répètent qu’ils sont chez eux et peu leur importent les résolutions de l’ONU. Pourquoi l’occupation du Golan par Israël alors que cette région est dépourvue de toute signification particulière dans la religion juive contrairement à la Cisjordanie palestinienne ? Le plateau qui surplombe le lac de Tibériade et l'est de la Galilée, a longtemps présenté un intérêt militaire. Cet argument a perdu de sa force avec le perfectionnement des moyens militaires israéliens. La véritable raison est ailleurs : le Golan est un château d'eau stratégique d'où proviennent une partie des affluents du Jourdain et de Tibériade. Il s’agit du principal réservoir d'eau douce israélien. Des accords internationaux auraient pu être trouvé pour une juste répartition de l’eau. Les gouvernants israéliens ont choisi la force, l’égoïsme, la domination. A Majda Shams. 20 000 colons israéliens sont installés à proximité de la ville. 22.000 Syriens y vivent toujours. Dans les faubourgs de la cité, derrière le mur, on distingue une bourgade près d’un poste militaire syrien. Depuis des années, les familles se voient à la jumelle et communiquent par mégaphone. L’occupation du Golan par Israël passée pour pertes et profits par la prétendue « communauté » internationale est révélatrice de la nature profonde des gouvernants de la droite et de l’ultra droite israélienne. Non seulement ce sont des corrompus mais aussi des prévaricateurs et des tortionnaires maintenant des milliers de patriotes palestiniens parmi lesquels plusieurs centaines d’enfants en prison. Des gens dangereux qui disposent de la bombe atomique et peuvent tuer sans réaction de la France, de l’Europe, du monde. Ce soir, à l’heure où je vous parle, alors que M. Trump violant les résolutions de l’ONU, installe l’ambassade US à Jérusalem, l’armée israélienne tire à vue contre les manifestants palestiniens qui revendiquent le droit de vivre libre sur leur terre. Le gouvernement israélien, en toute impunité, assassine un peuple. Honte à ceux qui laissent faire. José Fort Maurane qui vient de nous quitter chantait « le monde est stone », je cite « J’ai la tête qui éclate J'voudrais seulement dormir M'étendre sur l'asphalte Et me laisser mourir Stone Le monde est stone Je cherche le soleil Au milieu de la nuit J'sais pas si c'est la Terre Qui tourne à l'envers Ou bien si c'est moi Qui m'fait du cinéma Qui m'fait mon cinéma » Ecoutons Morane La distribution hebdomadaire des Prix. Le Prix du shopping Vous ne connaissez pas cette ministre, comme vous ne connaissez pas la plupart des ministres du gouvernement Philippe II. Rassurez-vous, vous ne perdez rien. Sauf que ces inconnus du gouvernement dont beaucoup sont multimillionnaires se distinguent par leur bêtise exprimée ici et là. Mme Schiappa a donné en ce domaine. Elle vient d’être rejointe lors d’un débat sur l’Europe et la crise migratoire au Sénat par la ministre Nathalie Loiseau. Cette dame a osé évoquer des migrants qui feraient du « shopping de l’asile ». Vous avez bien entendu du « shopping de l’asile ». Spécialement pour cet aigle nommé Loiseau la chanson « la reine du shopping » interprétée par Carlos. La « Le prix de l’illégitimité Attribué au patron de la SNCF, le dénommé Guillaume Pepy. Ce personnage a traversé toutes les crises accroché à son poste. Et il se permet de juger « illégitime » la consultation organisée par les syndicats de cheminots...Mais lui quelle légitimité a-t-il, hormis de servir la politique libérale des gouvernements successifs ? En effeté comment peut-on expliquer autrement sa longévité à la tête de la SNCF, alors qu’il a désorganisé l’entreprise et supprimé des moyens humains, entraînant des dysfonctionnements et une détérioration de la qualité du service public ; qu’il est le fossoyeur du Fret après l’ouverture à la concurrence ; qu’il n’est jamais intervenu après des gouvernements sur le rôle de l’Etat sur la dette de 46,6 milliards d’euros...? Déclarons Pépy illégitime. Je vous propose d’écouter les Doigts Tordus interpréter « Chiens galeux ». Bien entendu, toute ressemblance avec des personnages cités dans cette chronique serait pure coïncidence. Le prix des cochons, je dis bien des cochons pas des porcs qui méritent eux de la considération. Ah, ces Suisses bien propres, bien organisés, bien respectueux. Tu parles Charles. Les Suisses sont de plus en nombreux cherchant à échapper à la taxe aux sacs à ordures. C’est ainsi que les douanes de Franche-Comté ont saisi en 2017 près de 10 tonnes de déchets helvétiques. Ils viennent faire leurs courses du côté français et au coin d’un bois ou d’un parking se débarrassent des emballages en loucedé. Bien entendu, il ne faut pas généraliser car mes copains suisses, eux, ne sont pas fait de ce bois là et des cochons, il y en a partout. Spécialement pour les cochons suisses, cette chanson de Bagdad Rodeo « Monde de merde ».

Un provincial à Paris, le 1er mai (Ma chronique sur la radio web Radio Arts-Mada, tous les lundi entre 19h et 19h30) Figurez-vous que le 1 er mai dernier à Paris, j’ai préféré remonter le cortège que m’installer dans le traditionnel défilé syndical. Le provincial de passage dans la capitale frustré de grandes manifs, voulait voir, humer, entendre, apprécier, comprendre. J’ai vu. De très près. Et je peux témoigner : ces fameux « Blacks machin », responsables des violences et du braquage du rassemblement syndical sont super organisés, presque militairement, et ont bénéficié une fois encore d’un machiavélique calcul les laissant d’abord se regrouper, puis commettre les dégradations avant que les CRS interviennent mettant en danger les manifestants. Depuis, j’ai lu et entendu des commentaires cherchant une explication politique, sociologique à ces violences, les excusant même au nom de la désespérance face au capitalisme. Il faudrait donc accepter sans broncher ces délires, alors qu’un tel comportement mine le mouvement social, la lutte contre le régime ultra réactionnaire de Macron et le rassemblement pour un véritable changement et une autre politique. Il conviendrait aussi de s’interroger sur les raisons qui poussent des milliers de personnes à préférer se placer devant le cortège officiel et ne pas attendre sonner le départ. Les blacks je ne sais quoi, en se mêlant au départ à ces manifestants nouveau style, ont compris que ce pré-cortège était une aubaine. Mais qui sont ces blacks machin ? D’affreux rebeux, des jeunes venus des cités, des sauvageons, des voyous, des sans-dents ? Vous n’y êtes pas. La plupart sont des enfants de la bourgeoisie, centralien à 4200 euros par mois par exemple, fils de cadres, de familles aisées avec leurs « amis » venus d’Allemagne. Alors ? Alors tous ces « braves » gens qui s’interrogent et demandent à « comprendre » les motivations de ces nervis, tous ces braves gens qui eux, bien entendu, sont ouverts à la réflexion, les autres étant des « sectaires », comprendront-ils qu’il faut combattre cette dérive, sans compromission et sans faiblesse ? Ce groupe qualifié justement dans un article de la revue « Regard » de « lumpenmanifestant » aurait très facilement pu être infiltré pour ensuite être dispersé. Gendarmes et flics en civil ont attendu longtemps les ordres avant de bouger. Etrange, n’est-ce pas ? Il y a une leçon à tout cela. Le mouvement ouvrier, social, progressiste, démocratique a toujours été traversé par des dérives anarcho-provo-gaucho débouchant la plupart du temps sur des impasses souhaitées par la grande bourgeoisie et le pouvoir à sa botte. Les idiots du capitalisme ont toujours servi la soupe avec, il est vrai, des imbéciles à proximité. Cela dure un temps, souvent trop longtemps, mais jamais indéfiniment, car au fil du temps la vérité fait jour. Ils disparaîtront ou ressurgiront sous d’autres formes, comme les anciens de 68 tels Cohn Bendit, July et quelques autres reconvertis en banquiers, chroniqueurs, conseillers de ministres et de présidents, bref en propagandistes du capitalisme. José Fort En écrivant cette chronique, je pense à Jean Ferrat et à sa chanson « pauvres petits c… » Ecoutons l’ami Jean. La distribution hebdomadaire des prix Le prix de l’indignité Le président des Etats-Unis, le sinistre Trump, a de nouveau utilisé les attentats de Paris, pour justifier sa politique sur les armes à feu. Lors d'un discours à la convention de la NRA (National Rifle Association), il a déclaré : "Personne n'avait d'arme à Paris et on se souvient tous des 130 personnes tuées et du nombre énorme de personnes horriblement blessées. » Puis de mimer la scène et d’affirmer : « si les victimes avaient été armées… » Plusieurs rescapés de la tuerie ont violemment réagi. Emmanuel Domenach a twitté :"Cher Donald Trump, va te faire f... « . Aurelia Gilbert, elle aussi rescapée du Bataclan, s'est directement adressée à la déléguée interministérielle à l'aide aux victimes. "Plutôt que me donner une médaille, pourriez-vous demander à @francediplo d'exiger des excuses de @realDonaldTrump?", lui a-t-elle demandé sur Twitter. HK et les Saltimbanks chantent « Ce soir, nous irons au bal ». Un hommage aux victimes du Bataclan. Un appel à résister à la barbarie. Ecoutons HK et les Saltimbanks. Le Prix du départ accéléré. Les salariés d'Air France ont majoritairement rejeté, par voie de consultation, l'accord salarial proposé par la direction : 55,44% ont voté contre, parmi les 80,33% qui ont participé. Le PDG Jean-Marc Janaillac ayant lié son sort au résultat de cette consultation, il a annoncé sa démission. Et pourtant Janaillac avait le soutien de l’Etat, des médias et même de la CFDT. Après les chemises, le patron d’Air Franc a pris une veste. Pour lui spécialement, la chanson de Gilbert Bécaud « Dimanche à Orly ». Le prix du courage A Salah Hamouri et à Ahed Tamini toujours emprisonnés dans le geôles israéliennes. Salah et Ahed deux résistants palestiniens refusant l’arbitraire. Face au silence des autorités françaises, de tous les médiatiques et prétendus défenseurs de la liberté et des droits de l’homme, je vous invite à prendre des initiatives pour exiger la libération de Salah et Ahed. Pour Salah et Ahed, « Asimbomanga » par Johnny Clegg. Ecoutons. Pour le dernier prix de la semaine faisons plus léger. Voici donc venu le prix du chocolat marron Question. D'où vient le lait chocolaté? Du pis d'une vache qu'on trait, naturellement. Après, il suffit de rajouter du chocolat en poudre. Logique, non? Ça parait simple et naturel. Et pourtant, ce n'est pas ce que pensent 7% des Nord-Américains. Selon un sondage du National Dairy Council dont le Washington Post rapporte les résultats, ils sont 16,4 millions à estimer que le lait chocolat provient... directement d'une vache marron. Je dis ça, je dis rien mais je n’en pense pas moins. Allez pour célébrer nos amis amateurs de chocolat marron écoutons Zoufris Maracas chanter « les cons

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Le mignon supplétif de Trump (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada tous les lundi de 19h à 19h30) Les présidents des Etats-Unis ont toujours disposé à l’étranger de caniches, domestiques, laquais, larbins ou lèche botte comme vous voudrez. Dans les années 1980, il y a eu la sordide Mme Thatcher, celle qui préférait le dictateur Pinochet aux combattants irlandais, la dite « Dame de fer » toujours accrochée aux basques de l’ancien acteur de série B, sénile avant l’heure, je veux parler de Ronald Reagan ; puis le renégat travailliste, surnommé le super menteur, Tony Blair, expert suceur de la sinistre famille Bush. Clinton et Obama, eux, avaient leurs préférences du côté de Berlin. Désormais, nous avons franchi un cap avec les touche-touche Macron et Trump à la lècherie débordante au point de révéler, selon des psychiatres, un problème chez ces deux hommes : une frustration provenant d’un manque affectif datant de l’enfance et combattu plus tard par l’argent et le pouvoir avec pour conséquence une arrogance exacerbée. Je ne suis pas compétent pour porter un jugement sur ce diagnostic mais une chose m’effraie : les deux hommes en question peuvent appuyer sur le bouton déclenchant l’apocalypse nucléaire. En France, la plupart des médias ont frisé l’extase en racontant la flamboyante réception de Macron à Washington et en s’extasiant sur les éblouissantes toilettes des deux « Premières dames », un « titre » qui devrait provoquer plus de réactions indignées, parce que reléguant la femme au rôle de potiche, qu’à une photo montrant ces deux dames de dos. Revenons à l’essentiel. Que ressort-il de ce voyage présidentiel outre-Atlantique à part la sempiternelle allusion à La Fayette ? L’accord international sur l’Iran que Trump veut déchirer. Macron tente une pirouette en sortant du chapeau et sans consultation aucune avec les signataires de l’accord, un projet « plus large ». Quoi d’autre ? Le Pentagone annonce que les forces spéciales françaises actuellement en Syrie ont été renforcées. Source de l’info Washington et non Paris. Macron vient d’officialiser son rôle de supplétif privilégié de Trump. Alors qu’il quittait les Etats-Unis, la chancelière Merkel débarquait discrètement pour discuter gros sous. Mme Merkel ne porte pas de chapeau mais tient ferme sa tirelire. J’oubliais l’essentiel. Devant le Congrès nord-américain M. Macron a déclaré : « Avec M. Trump, nous contribuerons à la création d’un ordre mondial du 21 eme siècle. » Vous avez bien entendu. « Un ordre mondial » monté par un fou furieux, ignare sauf en matière d’argent, et un « mignon », clone des jeunes favoris d’Henri III qui passaient leur temps – entre deux assassinats - à enchaîner autour du maître plus de génuflexions que la liturgie n’en exigeait. L’intelligence a des limites, la bêtise n’en a pas. José Fort A propos de lèche botte, écoutons Eddy Mitchell et Arno interpréter « lèche botte blues ». La distribution hebdomadaire des Prix. Le prix du beauf Sans contestation possible, il est décerné cette semaine au président du club de rugby du RC Toulon, Mourad Boudjellal. Après s’en être pris violemment aux cheminots, à la CGT et à Philippe Martinez, il s’est distingué à nouveau en hurlant : « On a envie de tout casser » chez Jean-Michel Aulas », le président de l’équipe de foot, l’Olympique de Lyon. On savait que cet homme d’affaires, aujourd’hui macronien, n’était pas un aigle. Désormais, il faut savoir qu’il est violent et capable de nuire y compris physiquement. Gied Ré définit bien le personnage avec sa chanson « Tire la chasse ». Ecoutons-là Le Prix de la générosité et de la solidarité Attribué ce soir aux rappeurs toulousains Bigflo & Olie aux multiples récompenses et qui font un carton partout où ils se produisent. Ce sont les enfants de Fabian. Fabian, un Argentin réfugié en France. Il est à l’affiche du stand de Cuba Si France tous les ans à la fête de « l’Humanité » avec son groupe « Fabian y su salsa caliente ». Le succès de Biglo et Olie n’a pas entamé leur soif de justice et de solidarité. L’autre soir à Toulouse, ils ont décidé ne pas toucher un centime pour leur dernier concert au zénith. Ils ont reversé 100.000 euros au Secours populaire. Ils vouent à leur père Fabian reconnaissance et amour. Ecoutons, une fois encore, leur chanson « Papa ». Prix du courage Décerné ce soir à Leila Mustafa et aux femmes espagnoles Raqqa, ancienne capitale de l’Etat islamique aujourd’hui libérée de la barbarie est aujourd’hui un champ de ruines, une ville exsangue dont le coeur historique est détruit à quatre-vingt-quinze pour cent. Nommée par un conseil d’anciens peu après la libération de la ville, Leila Mustafa est la nouvelle maire de Raqqa. Âgée d’à peine trente ans, elle souhaite faire renaître la ville de son enfance. Son premier adjoint vient d’être assassiné. Une femme kurde à la tête de l’ancienne capitale de l’Etat Islamique, tout un symbole. Les femmes crient actuellement leur colère dans les rues d’Espagne contre le jugement de cinq salopards surnommés « la Meute », jugés pour « viol » et finalement condamnés à neuf ans pour « abus sexuels ». Ils ont violé en 2016 une jeune femme de 18 ans, ont filmé leur crime puis ont diffusé leur immonde vidéo sur les réseaux sociaux. Et ils ont le culot de demander que leurs portraits ne soient pas publiés dans la presse et sur les réseaux sociaux. En vain. Spécialement pour la jeune maire de Raqqa et les femmes espagnoles une chanson d’amour « Yolanda » interprétée par deux Cubaines Omar Portuando et Haydée Milanes. Un moment de bonheur. Ecoutons.

CRS, un métier d’avenir (Ma chronique sur la radio web, Radio Arts-Mada, tous les lundi de 19h à 19h30) Les images des crs-robocops font le tour du monde. L’impact est tel que mes copains de Tegucigalpa, de Santiago, de Moscou, de Berlin et quelques autres s‘inquiètent : « C’est la guerre, chez vous ? », demandent-ils. Je comprends leur émotion. Ca fait quand même mauvais effet ces charges policières, les lacrymos, les bastonnades, les rues de Paris et de grandes villes enfumées, les milices cagoulées. Même les anciens guérilleros colombiens en restent bouche bée en découvrant les scènes d’affrontements à Notre Dame des Landes commentées ainsi par un copain persifleur de Madrid: « C’est plus facile de tirer un missile (parfois raté à trois millions d’euros pièce) que de dégager trois zadistes et un chien. » Le spectacle des urgences dans les hôpitaux avec les chariots dans les couloirs stupéfie mon copain du Honduras qui n’arrive pas à croire que la sixième puissance mondiale ne fait pas mieux qu’à Tegucigalpa. Mes amis cubains s’étonnent qu’un pays comme la France relègue ses vieux dans des Ehpad sous-équipés, en manque de personnel, alors que leur pays sous embargo yankee, confronté à des difficultés économiques considérables, s’occupe prioritairement de ses enfants et de ses anciens. Il y en a aussi qui saluent les luttes en cours. Par exemple, les retraités espagnols rassemblés dans d’imposantes manifestations qui ont suivi avec intérêt la grande mobilisation des retraités français le mois dernier. Les cheminots britanniques ont fait savoir qu’il n’était pas question de remplacer leurs camarades français. Les personnels de la compagnie allemande Lufthansa ont plus de chance que leurs collègues français en obtenant, eux, l’ouverture de vraies négociations. Quant aux étudiants nord-américains, le mouvement dans les facs françaises pourrait leur donner des idées, selon le « New York Times ». Bref, dans le monde, les violences policières du régime Macron étonnent et les actions des salariés en cours sont saluées. Une « convergence » des luttes à l’échelle mondiale est-elle possible ? Faut quand même le reconnaître : les CRS sont sur tous les fronts. Paraît même que beaucoup décrochent des arrêts maladie. Vous serez d’accord avec moi : CRS, c’est un métier d’avenir. D’ailleurs, R.WAN leur a dédié une chanson « Le CRS mélomane ». Ecoutons. José Fort Voici le moment venu de la distribution hebdomadaire des prix. Le prix du chiffrage « indépendant » Vous vous souvenez, peut-être, des informations que je répercutais, il y a deux semaines sur Radio Arts-Mada, concernant l’officine « Occurrence » chargée de chiffrer « en toute indépendance », le nombre de manifestants depuis le début du mouvement social. Chargée, faut quand même préciser, par des médias allant du « Figaro » à Médiapart en passant par « Libération », BFM et quelques autres, mais pas « l’Humanité ». Des médias « indépendants », comme chacun sait. Je rappelle qu’Occurrence travaille pour : AG2R La Mondiale, Airbus, Alstom, Areva, AXA, BNP Paribas, Carrefour, CCI Paris-Ile-de-France, la Commission Européenne, Danone, GDF Suez, Gefco, Harmonie mutuelle, Macif, Mazars, Sanef, SFR, Vinci Concessions … Je m’interrogeais sur la confiance qu’on peut accorder à une société touchant de fortes sommes des entreprises et institutions citées plus haut, connues pour leur détestation des grèves, des grévistes et des syndicats. Jeudi soir, le mot « indépendance » a été prononcé à profusion sur les antennes avant d’annoncer les chiffres de participants aux divers rassemblements communiqués aimablement aux rédactions par « Occurrence ». Pierre Tillet sur le site « Le monde du Yéti » donne à voir sur les relations d’Assaël Adary, le patron d’ « Occurrence ». Je le cite : « Connaissez-vous Assaël Adary, patron du cabinet Occurrence désormais officiellement chargé par les médias mainstream de compter en toute objectivité le nombre de manifestants ? Non, vous ne le connaissez pas ? Eh bien, nous vous le présentons à travers un tweet adressé par le ci-devant à une certaine Aurore Bergé, zélée militante LR puis farouche députée LREM au gré du vent tournant : Vous avez bien lu : « On ne siffle pas on combat ». A ce combat de droite, voici la réponse des salariés avec la chanson « Sans la nommer ». C’était à l’ouverture du congrès de la CGT à Marseille. Ecoutons. Le prix de la dignité Décerné à une star hollywoodienne. Elle s’appelle Natalie Portman. Elle a déclaré qu’elle n’assistera pas à la cérémonie de remise du Prix Genesis en Israël précisant qu’elle ne pouvait assister à la soirée à cause des récents évènements qu’elle juge "affligeants". Elle évoquait ainsi les dizaines de morts palestiniens abattus par les snipers israéliens. Les organisateurs du Prix Genesis, assorti d'un million de dollars, qui récompense des personnes d’exception représentant les valeurs juives dans leurs contributions au bien de l'humanité, ont par la suite annoncé que la cérémonie n’aura pas lieu cette année. Pour Natalie Portman « la paix sur terre » chantée par Jean Ferrat. Ecoutons. Le prix de la pingrerie Décerné à Pierre Coppey, le patron de Vinci Autoroutes, un très bon copain du PDG de la SNCF, Guillaume Pépy. Il a été coincé au mois de mars par des contrôleurs pour non présentation de billet. Une contravention lui a été dressée. Immédiatement, Pierre Coppey s’est fendu d’un mail auprès de son "copain" patron de la SNCF. Quelques minutes plus tard, les zélés contrôleurs ont été joints par leur hiérarchie leur demandant "de cesser d’importuner les contrevenants", sur ordre "de la présidence". Ce Coppey là mérite la chanson de Katerine « il est vraiment phénoménal. »

Dans " La Marseillaise" de ce samedi, mon article après l'élection du nouveau Président cubain. Le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, 58 ans ce samedi, né après la révolution, ingénieur électronique de formation, a pris ses fonctions jeudi à La Havane. On le dit discret, très proche de ses concitoyens, aimant les Beatles et la bicyclette. Il a surtout laissé son empreinte dans la province de Santa Clara qu’il a dirigée plusieurs années et dans les postes ministériels qu’il a occupés. L’homme, dit-on, est un « communiste pragmatique ». Tous ceux qui l’ont approché en garde un souvenir "chaleureux". La fonction faisant l’homme, il faudra attendre avant de porter un jugement plus complet sur le personnage. Mais une chose est certaine : la direction du pays ne relève plus des Castro même si Raul conserve la direction du Parti communiste cubain. Une page se tourne, une nouvelle gé- nération prend progressivement les rênes du pays. Alors Cuba, c’est fini ? Avec le tourisme de masse et l’ouverture ciblée aux investisseurs étrangers, le fric, le business, les combines, ne vont-ils pas pervertir les idéaux révolutionnaires ? L’arrivée d’un nouveau président ouvre-t-il la voie à une liquidation des acquis de la révolution ? Ne convient-il pas mieux de s’interroger autrement : le peuple cubain qui a enduré plus d’un demi siècle et qui continue à endurer tant de privations découlant d’un blocus écono- mique criminel décrété par la première puissance mondiale, qui a résisté aux provocations, au terrorisme inspiré par les officines yankees, CIA en tête, n’a-t-il pas le droit de vivre mieux, plus confortablement, dans la sécurité, avec de meilleurs salaires, libre de décider son destin et ouvert sur le monde ? La révolution a ses défauts, elle a surtout ses qualités qui font rêver de nombreux peuples de la région. Ce n’est pas rien que l’Unicef chiffre à 100% le taux d’alphabétisation des jeunes Cubains. Ce n’est pas rien que l’Unesco affiche à 100% le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire et 34% dans le supérieur. Ce n’est pas rien que, selon la Banque mondiale, le taux d’engagement dans l’enseignement de l’état cubain se monte à environ 12% de son Produit intérieur brut (PIB) alors que la moyenne mondiale s’élève à 4,5%. Ce n’est pas rien qu’avec un peu plus de 90 000 médecins en activité pour 11,4 millions d’habitants, Cuba se place comme l’un des pays les mieux dotés au monde en praticiens, le taux de mortalité infantile étant un des plus bas au monde alors que l’espérance de vie atteint 80 ans. Cuba n’a pas de pétrole mais des toubibs à la pelle qui travaillent dans de très nom- breux pays. Un secteur devenu une des principales ressources en devises du pays. Tant d’années d’agressions, tant d’années de dénigrement et de coups tordus, tant d’années de résistance. Qui fait mieux ? Lorsqu’on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d’abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie telle que nous la concevons en Occident ? Et cette prétendue « démocratie » à coups de fortune en euros et en dollars constitue-t-elle un exemple à imiter ? Lorsque dans les salons douillets marseillais et parisiens, on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on parle ? Depuis plus de 50 ans, nous avons droit aux mêmes clichés, aux mêmes formules, aux mêmes preuves d’inculture. Aucune connaissance souvent de l’Histoire cubaine dans sa lutte légendaire pour l’indépendance et donc incapable de comprendre l’éternelle aspiration à la souveraineté, véritable ciment de la société. Insuffisance, aveuglement, ignorance crasse, caractérisent les donneurs de leçons repliés dans leurs certitudes. Cuba n’est pas à vendre, le démontre et va continuer de le démontrer. Croyance mystique ou réalité ? Dans un monde aussi complexe tant sur le plan économique que social et politique, Cuba ne peut rester un îlot isolé dans une planète en surchauffe. Comme toutes les sociétés, la société cubaine évolue, aspire à des changements et regarde ailleurs, espère tirer profit du meilleur. Et alors ? Cuba poursuit son chemin dans un environnement défavorable. Avec un objectif : construire un socialisme moderne à la cubaine. Dirigeants et experts ont beaucoup voyagé ces derniers temps. Ils sont partis observer les expériences ici et là. Au retour, ils ont versé le tout dans un pot commun, bien agité l’ensemble avec un ingrédient essentiel : la sauce cubaine, celle qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Dans le même mouvement, une nouvelle génération de cadres et de dirigeants se met progressivement en place. Ceux qui misent sur un bouleversement libéral se trompent. Cuba n’est pas le bloc soviétique des années 90. Sinon pour- quoi ne se serait-elle pas effondrée en même temps que lui ? Successivement occupée ou dépendante des Espagnols, des Américains et des Soviétiques, la Grande Ile a appris, au prix fort, à vivre seule. Même dans les oppositions au pouvoir le sentiment national et la volonté d’indépendance sont forts. Et le modèle du libéralisme avec ses millions de chômeurs et ces violences est-il toujours aussi attractif ? Lors de son discours d’investiture, jeudi soir, le nouveau président Miguel Diaz-Canel pour qui « la révolution poursuit son cours » a affirmé : « Ici, il n’y a pas de place pour le capitalisme. » A Cuba, il n’y a pas rupture. Il y a évolution. José Fort

Chiffrage manifs : « Occurrence », retenez bien ce nom. Qui est chargé de procéder au comptage des manifestants pour les médias du « régime » macronien? C’est l’entreprise « Occurrence » qui travaille pour AG2R La Mondiale, Airbus, Alstom, Areva, AXA, BNP Paribas, Carrefour, CCI Paris-Ile-de-France, la Commission Européenne, Danone, GDF Suez, Gefco, Harmonie mutuelle, Macif, Mazars, Sanef, SFR, Vinci Concessions, … N’en jetez plus. Qui te donne les sous, je dirai qui tu es. Le patron de cette entreprise, M. Assaël Adary a reconnu après la dernière manifestation parisienne que seuls les manifestants « passant la ligne d’arrivée » sont comptabilisés. Exit les gens sur les trottoirs, exit les gens e qui pour diverses raisons quittent les cortèges avant la fin. Croyez-vous qu’on puisse faire confiance à une structure qui facture de grosses sommes aux entreprises et institutions citées plus haut connues pour leur détestation des grèves, des grévistes et des syndicats ? A moins d’être crédule, croyez-vous qu’on peut faire confiance à un chiffrage frauduleux, à une entreprise pas très nette et à des journalistes peu regardants ? Il plane sur cette opération comme un mauvais parfum de connivence entre médias et patronat. José Fort

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Syrie : ils nous prennent pour des imbéciles et, parfois, ça marche (Ma chronique sur la radio web Radio Arts-Mada tous les lundi de 19h à 19h30) Lorsque vous osez critiquer le régime israélien prédateur et assassin de M. Netanyahu, vous devenez un « antisémite », même si plusieurs de vos proches ont péri dans les camps. Lorsque vous condamnez les bombardements sur la Syrie, vous êtes catalogué fan de Bachar el Assad même si votre journal, « l’Humanité », et je suis bien placé pour le savoir, a toujours et souvent seul – y compris du temps d’Assad père – critiqué et condamné les exactions du pouvoir en place à Damas. Il faudrait donc accepter sans broncher des « vérités » sans preuve, entrer dans le moule, s’aligner sur le mégalomane Trump, sur le petit marquis à la courtoisie allant jusqu’à la viscosité Macron et la Première ministre de Grande Bretagne dont je ne me souviens même pas du nom. Soyons clair, une fois pour toutes. Le régime Assad est exécrable tout comme est infâme le roi d’Arabie Saoudite si cher à Macron, abject le Turc Erdogan et quelques autres dans le coin. Quant à Poutine, il n’est pas ma référence. Vous avez bien entendu, vous avez bien compris? Faut-il répéter ? Si vous m’avez bien compris, passons aux vraies questions posées par l’opération militaire intervenue dans la nuit de vendredi à samedi. Quelles sont les preuves confirmant l’utilisation d’armes chimiques ? Si elles existent pourquoi ne pas les rendre publiques dans le détail et ne pas se limiter à ânonner « j’ai les preuves » ou encore évoquer de « probables » bombardements chimiques. Pourquoi les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne ne sont pas favorables à l’intervention de l’agence internationale de contrôle des armes chimiques ? Est-il acceptable d’évoquer de « probables bombardements » pour justifier des actions militaires ? Ne faut-il pas faire preuve de prudence lorsqu’on se souvient combien de fausses nouvelles et manipulations ont pollué les opinions publiques ces dernières années ? Avec pour conséquences 1 million de morts en Irak, des centaines de milliers en Syrie, au Yémen (avec sur ce pays un déferlement de bombes françaises), des déplacements de populations et le chaos dans cette partie du monde. Comme l’écrit dans un post Serge Regourd, juriste et universitaire, président de la Commission Culture et audiovisuel du conseil régional d’Occitanie : « La réalité est que ces bombardements constituent une violation flagrante du droit international. On apprend en première année de droit à nos étudiants à distinguer le droit de la morale et la légalité de la légitimité. Nos gouvernants sont donc de simples menteurs qui prennent leurs concitoyens pour des imbéciles. » Depuis plusieurs jours nous vivons un remake, comme on dit au cinéma, des guerres en Irak et en Libye menées au nom de la « liberté » et de la « démocratie ». Conditionnement des opinions avec images en boucle ; superbes décollages en couleur de missiles ; réapparition comme au début des années 1990 « d’experts » sortis de la naphtaline pour nous expliquer en détail la magnificence des dispositifs aériens et maritimes ; journalistes, comme au bon vieux temps de la guerre en Irak, devenu porte parole de l’armée. Réapparition des séniles guerriers d’opérette, les BHL, Kouchner et quelques autres. L’opération intox fonctionne à plein régime sans que l’on pose deux questions basiques : - 1/ Les missiles ont touché, dit-on, des centres de recherches et des entrepôts chimiques. Bien. On nous montre des gravas. Mais que sont devenus les produits stockés en ces endroits ? Y a- t-il eu propagation ? Comme il s’agit de guerre « propre avec des missiles « intelligents », selon Trump, ou encore « performant » selon Macron, on pourrait espérer des informations plus précises. - 2/ Bachar al-Assad sortant vainqueur de cette effroyable boucherie, quel intérêt aurait-il eu d’utiliser des armes chimiques alors que le quartier en question était sur le point de tomber? Et puis la question centrale. L’escalade ne concerne plus une seule région du monde. Il s’agit d’un début de confrontation entre puissances nucléaires. Une escalade qui pourrait déraper pour s’achever tragiquement. Comment faire confiance en ces « chefs » prêts à toutes les aventures ? Et, quoi qu’en pensent les apprentis sorciers, ajouter la guerre à la guerre a toujours eu et aura toujours pour conséquence le pire. Cette fois c’est de l’arme nucléaire dont il s’agit et la logorrhée consistant à rassurer sur la limite de l’engagement militaire de vendredi soir nous fait passer pour des imbéciles. Il vrai que, parfois, ça marche. Permettez-moi un dernier mot. Attention. Les malheurs ne viennent jamais seuls, ils sont comme les lâches, ils chargent en bande. José Fort En préparant cette chronique je pensais à la chanson « La java des bombes atomiques » interprétée par Serge Reggiani. Ce soir, je vous propose une autre version avec Louise Michel Trio. Ecoutons. Le prix de la camaraderie Je le décerne ce soir à l’ancien directeur du FBI, James Comey et à Donald Trump. Pour le premier cité, l’actuel président des Etats-Unis est « immoral, détaché de la vérité et des valeurs institutionnelles." Il compare Trump à « un chef de clan mafieux mercantile et vaniteux. » Trump a réagi en qualifiant Comey de« raclure ». Pour saluer cette chaleureuse amitié sur fond de règlements de comptes écoutons une petite minute de la musique du film OK.Corral. Le prix du copinage Décidément, la promotion "Senghor" de l'Ena (2002-2004) est une fabrique à cadors. Après Emmanuel Macron, élu président de la République, Sibyle Veil a été nommée présidente de Radio France. Cette ex-conseillère de Nicolas Sarkozy à l'Elysée succède à Mathieu Gallet, débarqué de Radio France pour une affaire de favoritisme. La liste des potes de Macron placés dans l’appareil d’Etat ne cesse chaque jour de s’allonger : dans les ministères, dans les entreprises comme la SNCF, dans la police et même dans les ambassades. Copains comme cochons, dit-on dans les soirées des anciens de la promotion « Senghor ». A propos de copains, Sheila, ca vous dit ? Pas très jeune mais amusant de ringardise. Spécial pour les ancien de la promo « Senghor ». Ecoutons Sheila chanter « Vous les copains, je ne vous oublierai jamais ». Le prix de la connerie Il est décerné à une habituée de ce prix : Mme Nadine Morano. Elle est connue pour ses dérapages à répétition. Et sa bêtise crasse. Cette fois elle se dévoile telle qu’elle est réellement en félicitant chaleureusement le Premier ministre hongrois, Viktor Orbàn après la victoire électorale de son parti, consolidant sa position de meneur des droites identitaires en Europe. Orban, c’est le retour de ce que la Hongrie a connu au temps de l’hitlérisme. Pour la Morano, tout est bon pour faire parler d’elle, y compris les conneries. Mais elle n’est pas unique. Au gouvernement, il y a le même profil avec l’ineffable Marlène Schiappa qui n’hésite pas à mettre sur le même plan Simone de Beauvoir et Brigitte Macron. On la savait lèche botte mais à ce point, on croit rêver. Allez pour Morano et Schiappa « la machine à recycler les cons » par Pierre Chêne.

Syrie : ils nous prennent pour des imbéciles et, parfois, ça marche (Ma chronique sur la radio web Radio Arts-Mada tous les lundi de 19h à 19h30) Lorsque vous osez critiquer le régime israélien prédateur et assassin de M. Netanyahu, vous devenez un «...

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