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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:47

Je ne vais pas vous tartiner le énième portrait de Mme Angela Merkel. D’autres, plus qualifiés que moi, ont déjà donné. Pourtant, tout ce que nous avons lu et entendu ces derniers jours sur cette femme « rigoureuse », cette physicienne « brillante », cette chef de gouvernement à « poigne », cette responsable politique réussissant un parcours électoral victorieux, m’invite à jeter mon grain de sel. Mme Merkel reste une énigme.

Derrière sa « discrétion » légendaire, Angela Merkel a toujours été une femme de pouvoir. Depuis toute jeune, elle s’est coulée dans le moule en se trouvant la plupart du temps au bon endroit, au bon moment.

Dans les années 1970, elle a été membre de la FDJ (la jeunesse communiste est-allemande). A l’Académie des Sciences de la RDA, elle a occupé la fonction de secrétaire à l’agit-prop de la section du SED, le parti communiste local. Toujours au bon endroit, celui du pouvoir, sauf la nuit de la chute du mur de Berlin, certains de ses amis de l’époque précisant que, prudente, elle attendait dans un sauna pour voir comme la situation allait évoluer. En 1990, elle devient la protégée du chancelier allemand Helmut Kohl qu’elle contribuera à reléguer dans les oubliettes avant de faire un ménage général dans sa très droitière formation politique en éliminant systématiquement ses possibles concurrents.

Angela Merkel? On la dit pragmatique. Certainement. Mais l’impétrante dispose surtout de ces atouts dont on attribue souvent les femmes et les hommes politiques : l’opportunisme et la férocité. Elle a été à bonne école car quoi qu’on puisse penser de l’ancienne Allemagne de l’Est, une constatation s’impose au lendemain des élections outre-Rhin : la RDA a su former des cadres.

José Fort

L’Humanité Cactus 26 septembre

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