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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 19:28

Face au coup d’état commis au Honduras, à la répression contre les manifestations en faveur du retour du président démocratiquement élu Manuel Zelaya, la position de l’administration Obama était attendue avec espoir par les opinions latino-américaines et mondiales.

Le président nord-américain prolixe en matière de défense droits de l’homme en Iran, en Chine et ailleurs n’allait pas, se disait-on, laisser faire un soulèvement militaire dans l’ancienne arrière cour des Etats-Unis sans réagir vivement. Quel est le bilan de l’action de Washington quinze jours après le coup d’état ?

L’administration Obama a formulé sa « réprobation » mais n’a jamais condamné le putsch. L’ambassadeur US est toujours en place à Tegucigalpa ainsi que plusieurs agents de la CIA en contact direct avec les chefs militaires.

Des lignes de crédit ont été gelées par Washington, mais la base militaire US de Soto Cano (située à environ 90 kms de la capitale) continue à fonctionner. Les moyens d’observation  (radars, satellites, écoutes téléphoniques) restent à la disposition de l’armée hondurienne.

La « médiation » du président du Costa Rica, Oscar Arias, voulue par le département d’Etat US, apparaît comme un leurre destiné à conforter la position du « président » putschiste, Roberto Micheletti.

La crise au Honduras constitue un test pour Obama. Elle fait apparaître pour le moment un double langage, un double comportement du nouveau président et de sa secrétaire d’Etat, Hilary Clinton. La défense des droits de l’homme, de la démocratie, de la liberté de choix des citoyens serait-il à géométrie variable pour M. Obama ?   

 

 

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