Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 13:51

J'ai un copain, un vrai, un gentil, un peu dans les nuages. Il me dit: « Tous ces cons et méchants qui vomissent sur les grévistes, faudra peut être leur retirer les congé payés, la sécurité sociale, les allocs etc… Je lui demande de se calmer, de prendre en compte les évolutions économiques et sociales, le nouveau monde, la modernité, internet, la dette, la compétitivité…. C'est pas moi le con?

Partager cet article
Repost0
20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 14:44

Julien Assenge, le fondateur et animateur de WikiLeaks, l’homme aux 700.000 documents secrets mettant en cause les Etats-Unis dans les sales coups tordus montés à travers le monde, vit toujours reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres. Depuis très exactement deux ans, il est placé sous la protection du gouvernement de Quito. Il est menacé par une manipulation judiciaire américano-suédoise visant à le transférer aux Etats-Unis où il serait embastillé pour longtemps.

L’homme résiste avec courage, reçoit des visites, écrit, s’informe, commente l’actualité et « regrette » sur les ondes les frais engagés par les autorités britanniques pour l’empêcher de quitter l’ambassade. En effet, selon Scotland Yard, la surveillance policière du fondateur de Wikileaks coûte 11.000 euros par jour. Entre le 19 juin 2012, jour où le cyber-militant s’est réfugié à l’ambassade et mai 2014, la surveillance a coûté 8 millions d’euros. Cette somme comprend les salaires des policiers, les véhicules, les équipements informatiques disposés à proximité de la mission diplomatique située à quelques pas du magasin de luxe Harrods.

«Nous comptons toujours sur l'Equateur pour aider à mettre un terme à la résidence coûteuse de M. Assange», a déclaré un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères, un de ses collègues équatoriens répliquant : « C’est simple, il suffit que sous notre protection, il quitte la Grande Bretagne dans le premier avion pour Quito ». Quant au président d'Equateur, Rafael Correa, il a déclaré qu'Assange bénéficierait de la protection de son pays aussi longtemps qu'il le désirait et que l'Australien pouvait «rester dans l'ambassade autant de temps que nécessaire».

La note risque donc de s’allonger pour les contribuables britanniques. Des voix commencent à se faire entendre à Londres pour demander « d’arrêter les frais ». L’affaire n’est pas simple à régler, les autorités britanniques étant placées sous la pression de Washington qui aimerait récupérer Assenge faute de s’emparer de Snowden réfugié en Russie. Il y a quelques années, il était courant d’évoquer ceux qui choisissaient « la liberté » à l’Ouest. Aujourd’hui, c’est l’inverse qui se produit. Signe des temps.

José Fort

Partager cet article
Repost0
18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:31

Les journalistes notamment de France Inter se montrant très hostiles aux avantages sociaux conquis par les cheminots (gratuité des transports), je propose que ces mêmes journalistes refusent désormais le cadeau fiscal consistant à réduire chaque année de 7650 euros leur imposition.

Partager cet article
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:22

3 Français sur 4, s’ils avaient pu être consultés, auraient soutenu l’anéantissement de la Commune de Paris.

3 Français sur 4, s’ils avaient pu s’exprimer en 1940, auraient voté les pleins pouvoirs à Pétain.

3 Français sur 4 étaient favorables, au début du conflit à la guerre colonialisme en Algérie.

3 Français sur 4, au début des grèves dans le secteur minier en 1963, étaient hostiles au mouvement avant de rejoindre massivement l’élan national de solidarité.

3 Français sur 4, lorsqu’ont démarré les « événements » de 1968, critiquaient la « chienlit » avant de profiter sans rechigner des acquis sociaux obtenus par la lutte.

3 Français sur 4 voyageant en avion condamnaient, en 1993, la grève des pilotes d’Air France.

3 Français sur 4 seraient aujourd’hui hostiles au mouvement des cheminots. Et alors ?

José Fort

Partager cet article
Repost0
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:41

Le mot «otage» est utilisé à tort et à travers en ces jours de juste et courageuse grève des cheminots. Les usagers de la SNCF seraient «otages», nous serions tous «otages» des syndicats alors que, soit dit en passant, ce sont les assemblées générales des salariés qui décident démocratiquement de la conduite de leur mouvement et qui verront leurs feuilles de salaire considérablement réduites à la fin du mois. Membres du gouvernement, parlementaires PS et de la droite, médias à la botte reprennent tous en chœur le mot «otage». L’objectif est clair : employer à dessein ce mot afin de créer une psychose à l’égard des grévistes.

La méthode n’est pas nouvelle. Elle s’applique à l’ensemble des mouvements sociaux. Vous êtes «otages» des contrôleurs aériens lorsque vous partez quelques jours en voyage. Vous êtes «otages» des travailleurs de la RATP. Vous êtes » otages » des routiers, des chauffeurs de taxis, des éboueurs, des ouvriers de la presse etc… Vous n’êtes jamais «l’otage» de la politique gouvernementale et du Medef. Même Alain Rey, spécialiste s’il en est de la langue française, juge « excessif » l’usage de ce mot.

Un otage c’est une personne que l’on arrête, que l’on prive de liberté et dont on menace la vie généralement pour exiger une rançon. C’est quelqu’un qu’on terrorise. Attendre sur un quai de gare un possible train est certainement désagréable mais bien préférable à être couché à terre un pistolet sur la tempe dans une banque où dans le désert irakien.

José Fort

Partager cet article
Repost0
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 05:35

Un événement considérable s’est déroulé ce week-end à Santa Cruz en Bolivie : le sommet du G77 + Chine qui propose de mettre sur pied un nouvel ordre mondial plus juste fondé sur une vision différente du développement selon laquelle les pays du Sud maitriseraient leurs ressources naturelles et vivraient en harmonie avec la planète.

Le groupe des 77 aux Nations unies est une coalition de pays en développement. Créée par 77 pays en 1964, l’organisation a repris son envol et compte actuellement 133 pays membres. Le premier sommet d’importance eut lieu à Alger en 1967. Depuis, le monde a changé, le rapport des forces à l’échelle internationale aussi. C’est ainsi que le G77 plus la Chine, c’est aujourd’hui 77% de la population mondiale et 43% de l’économie de la planète.

La déclaration finale ratifiée dimanche soir à l’issue de cette réunion de près de 110 délégations et en présence d’une quinzaine de chefs d’Etat porte essentiellement sur les objectifs du Millénaire de l’ONU, recouvrant notamment la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et la mise en oeuvre du développement durable.

Le président bolivien Evo Morales a établi une feuille de route en neuf points «pour une fraternité planétaire des peuples», recommandant la disparition du Conseil de Sécurité de l’ONU, la création d’une Banque du Sud se substituant au FMI, l’intégration de la Russie au G77 + Chine, la création d’une alliance scientifique, technologique et culturelle.

« Nous, peuples du Sud sommes l’avenir du monde», a déclaré Evo Morales tandis que le président uruguayen, José Mujica, estimait qu’il n’était «plus possible de cautionner cette civilisation du gaspillage, qui affecte la vie même de la planète». «Un autre monde est possible», s’est exclamé M. Mujica.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, à qui de nombreuses marques de sympathie et de solidarité ont été adressées, a demandé au G77 d'«incorporer plus de pays dans les projets visant à la libération de la communication et des médias». Il a annoncé que la chaîne vénézuélienne Telesur lancerait prochainement une chaîne de télévision en anglais. Evo Morales a préconisé des chaines en quecha et en aymara pour les pays andins.

La réunion de Santa Cruz ? Les médias nord-américains et euro centristes feignent de ne rien voir, de ne rien entendre. On les comprend : un autre monde se construit. Sans eux et sans ceux pour qui ils roulent.

José Fort

Partager cet article
Repost0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:58

Il suffit de peu pour que les vieilles lunes refassent surface. Tenez, la revue de presse de Levaï sur France Inter ce matin. Toute orientée sur un "appel à la raison" adressée aux cheminots avec une déclaration de Thorez tronquée et des larmes de vieux social démocrate sur nos pauvres candidats au bac. Tenez, le "marronnier" du journalisme, je veux dire les "otages" des grévistes en général et des cheminots en particulier. Savez-vous que dès qu'un mouvement de grève se prépare, dans les rédactions ont prend le plus jeune, le plus con, pour aller "couvrir" la colère des gens qui attendent leur train. Faut bien les préparer à servir la soupe du patronat.

Partager cet article
Repost0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 14:11

Ce qui se dit et s'écrit sur le Brésil frôle l'imposture et l'aveuglement. Les mouvements sociaux, les revendications, les grèves correspondent ben entendu à la réalité dans cet immense pays en plein développement, souverain, non servile à l'égard des Etats-Unis et de l'Europe capitaliste. Et comment ne pas s'indigner devant les scènes de violences policières contre les manifestants. Mais ceux qui en Europe font grand cas de la colère d'une frange de la population brésilienne (couches moyennes) et s'emploient en France à vivement critiquer les cheminots, les gens de la culture et du spectacle sont-ils les mieux placés pour exprimer leur compassion, eux qui oublient qu'après les années de dictature et grâce à la politique menée par Lula, des millions de Brésiliens sont sortis de la misère, tandis que la démocratie était rétablie et que le pays retrouvait sa dignité et gagnait en liberté, souveraineté, prestige et poids international? Ces misérables médias euro centristes totalement recroquevillés sur leurs nombrils pourrissant restent fidèles à leur posture de toujours concernant l'Amérique latine: ignorance et imbécillité crasse.

Partager cet article
Repost0
9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 06:04

Après un séjour en Israël et en Palestine, après les check-points, après les murs et les grillages électrifiés, serais-je rentré à Paris un peu parano ?

Il y a des coïncidences troublantes.

D’abord, ma valise. La sécurité a été forcée et très discrètement sertie de telle manière qu’en la récupérant je ne me suis aperçu de rien. En l’ouvrant une fois arrivé chez moi, j’ai découvert que la valise avait été fouillée et le système de sécurité cassé. Pas de quoi en faire un drame, cela arrive régulièrement. Sauf que les deux préhistoriques téléphones de dépannage que j’avais mêlés au linge sale ont disparu.

En voyage à l’étranger, mon téléphone habituel reste toujours à la maison. On ne l’a fait pas au vieux singe : je préfère les machins à faire rigoler les plus jeunes et les cartes Sim locales. Or, pour des raisons techniques trop fastidieuses à vous raconter, je n’ai jamais utilisé ces deux appareils me rabattant sur un téléphone local que j’ai toujours gardé dans ma poche. Ceux qui du côté de Tel Aviv tentent de faire parler les deux ancestraux appareils vont en être pour leurs frais.

Coïncidences ? Mon compte Facebook a été piraté pendant mon voyage. L’administrateur de FB me précise, avec carte à l’appui, qu’une tentative a été perpétrée le mardi 3 juin à 19h24 depuis… Tel Aviv.

Pourquoi ces coïncidences ? Ne serait-ce pas parce que j’ai assisté au mariage d’Elsa Lefort (fille de mon copain Jean-Claude) et de… Salah Hamouri ?

José Fort

Partager cet article
Repost0
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 05:19

Le maintien renouvelé à la tête de leurs pays des gouvernements progressistes latino américains et le développement des structures d’intégration économique et politique dans la région suscitent la haine dans les sphères de pouvoirs étatsuniens. Tandis qu’à la Maison Blanche la tonalité est hypocritement au discours doucereux, au département d’Etat, à la CIA et dans les différents services spéciaux yankees, une feuille de route adaptée et dotée d’énormes moyens financiers vient d’être réactivée avec pour objectif d’aider les « oppositions dans les pays non amis » et, si possible, de renverser les gouvernements issus du suffrage universel. Plusieurs hypothèses de « travail » ont été mises au point. Elles vont depuis l’aide matérielle à la subversion jusqu’à l’étranglement économique, ou encore depuis les actes de terrorisme jusqu’aux campagnes de propagande largement relayées en Europe. Il ne faut pas se tromper : l’heure est à l’affrontement de classes aigu en Amérique latine.

Il y a eu les coups d’Etat « institutionnels » au Paraguay et au Honduras. Il y a désormais des opérations ciblées visant le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Salvador, le Nicaragua et Cuba. L’Argentine et le Brésil sont aussi dans le collimateur.

Au cours des dernières années, ces pays ont enregistré des avancées sociales importantes et construit des politiques indépendantes et souveraines débarrassées de la main mise des multinationales. Ils ont travaillé à renforcer l’intégration régionale avec notamment la Communauté des Etats latinos américains actuellement présidée par le Costa Rica. Un nouveau paysage politique s’est installé dans ce continent qui était autrefois le « pré carré » des Etats-Unis. Pour l’impérialisme nord-américain, ses banques, ses multinationales et ses intégristes terroristes protégés au plus haut niveau de l’Etat US, un coup d’arrêt s’impose. Il faut donc s’attendre à des événements graves dans cette région du monde.

Déjà au Venezuela, les milieux oligarchiques ont déclenché une guerre de rue contre le gouvernement du président Maduro élu légalement et dont la formation politique, le PSUV, remporte actuellement dans le silence des médias internationaux la plupart des scrutins locaux. A Caracas, les manifestants souvent armés, la plupart enfants de la bourgeoisie, sont caillassés dès qu’ils quittent le périmètre du centre des affaires pour les quartiers populaires.

En Bolivie et en Equateur, des contrats ont été placés sur la tête des présidents Evo Morales et Rafael Correa. Au Salvador et au Nicaragua, les droites les plus extrêmes tentent avec la complicité US de déstabiliser les gouvernements en place. Quant aux Cubains, ils doivent encore et encore affronter menaces et chantages, calomnies et mensonges.

A la Havane, cela fait plus d’un demi siècle que cela dure. Cette fois, alors que Barack Obama avait laissé entendre qu’il était temps de « réviser » la politique nord-américaine à l’égard de Cuba, dans le même mouvement une opération à plusieurs tiroirs a été déclenchée contre la Grande Ile.

Première cible, l’économie avec le maintien du blocus accompagné d’une avalanche d’amendes visant les sociétés et les banques ayant des relations commerciales avec Cuba : BNP-Parisbas est directement menacé d’avoir à payer 8 milliards de dollars au fisc nord-américain pour avoir effectué des opérations commerciales avec La Havane ; second objectif, tenter de créer l’insécurité et la peur en provoquant des actes criminels avec, pour dernier exemple, l’arrestation de quatre terroristes venus de Miami ; troisième axe, la propagande avec notamment une radio émettant depuis la France grâce à TDF, une « blogueuse » formatée par la CIA disposant de comptes en banque bien fournis dans plusieurs capitales avec toujours en réserve un « témoin » prêt à faire des « révélations » à la carte.

Contre Cuba et l’Amérique latine, l’impérialisme US et ses relais européens montrent les dents. Que les peuples latinos sachent qu’ils disposent aussi en France et en Europe d’amis véritables et solidaires.

José Fort.

Partager cet article
Repost0