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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 08:41

Libération de Paris : la «nueve » après l’oubli, la reconnaissance

 

 

Lorsque Luis Royo-Ibanez entre dans Paris, le 24 août 1944, à bord de son half-track baptisé « Madrid », il laisse éclater sa joie devant l’Hôtel de Ville : « Aujourd’hui Paris, demain les Pyrénées ! » Ce républicain espagnol de la division Leclerc, membre de la compagnie surnommée la « Nueve » (160 hommes dont 146 Espagnols pour la plupart anarchistes et communistes) avec à leur tête le colonel Raymond Dronne, a tout donné pour la libération de l’Afrique du Nord puis celle de la France. Luis et ses camarades ont débarqué à Omaha Beach. Puis, sous la conduite de combattants de la Résistance, ils ont foncé sur Alençon avant d’entrer dans Paris – déjà largement contrôlé par les FFI du colonel Henri Rol-Tanguy – à bord des half-tracks portant les noms de batailles de la guerre d’Espagne, « Teruel », « Guadalajara », « Brunete » soigneusement rebaptisés pour les cérémonies du lendemain 25 août, « Montmirail », « Champaubert » ou « Romilly ». Un signe, déjà.

Luis et ses copains ne fonceront pas sur Madrid pour combattre la dictature. On leur donnera l’ordre de poursuivre vers l’est. Surtout pas au sud, vers l’Espagne martyrisée par le général fasciste Franco passé sous protection des États-Unis. Dans son HLM de Cachan, Luis nous dira au crépuscule de sa vie : « La libération de Paris, de la France devait être une étape avant la libération de l’Espagne. Nous nous sommes battus puis nous avons été oubliés. »

 

 José Fort

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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 13:05

Biden, l’hypocrite dangereux

 

 

Le président des Etats-Unis, Joseph Robinette Biden, n'a pas mis longtemps à afficher sa véritable nature : prêt à tout pour renforcer la domination nord-américaine dans le monde.

 

En allant plus loin que Trump dans l’étranglement du peuple cubain, en se ridiculisant en Afghanistan, en perpétuant la politique U.S d’ingérence en Amérique du Sud, notamment en ce moment au Pérou, en annonçant un prochain«  sommet des démocraties » visant à affirmer le leadership yankee, en multipliant les actes provocateurs contre la Chine et la Russie entraînant une aggravation de la tension internationale, il perpétue la politique agressive et dominatrice traditionnelle nord-américaine, un moment adoucie par Obama.

Avec Biden, fervent soutien aux Bush  père et fils dans les guerres en Irak, le vernis « progressiste » n’aura pas duré longtemps. L’histoire bégaie-t-elle ? Parfois, même si les réalités d’aujourd’hui reproduisent rarement celles d’hier, les similitudes sont terrifiantes.

 

José Fort

 

 

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 09:29

Pérou : la joie du direct

 

En suivant en direct, mercredi, la prise de fonction à la présidence de la République du Pérou de Pedro Castillo, j’ai passé un moment savoureux en regardant le roi d’Espagne encaissant les mots présidentiels sur l’époque coloniale, le très fasciste président de la Colombie (amis de Biden et Macron) entendre quelques vérités sur l’exploitation et la répression et quelques autres vérités qui ont fait sursauter le président chilien, par exemple.

 

Mais pourquoi donc ce chapeau, s’interrogent nombre d’observateurs? Au Pérou, on sait ce que cela veut dire, la droite citadine, bourgeoise et prévaricatrice de Lima s’offusquant à ne plus savoir qu’en dire ?

Le chapeau de paille que porte Pedro Castillo, c’est celui des paysans des Andes, des paysans pauvres, des populations réprimées, exploitées, marginalisées. Pedro Castillo est un des leurs. Lui, il n’oublie pas d’où il vient.

 

 

Ce chapeau de paille est typique de la région du Cajamarca.  Pedro Castillo, fils de paysans pauvres, instituteur, revendique ses origines. Voilà pourquoi il refuse de vivre et siéger dans le palais historique, héritage du colonialisme espagnol. Il vient de présenter ses premiers objectifs : la santé, l’éducation, des investissements publics dans de grands travaux, la chasse à la corruption…

Il aura à surmonter des opérations de déstabilisation venues de la droite péruvienne très puissante, des coups tordus orchestrés depuis les Etats-Unis et leurs supplétifs régionaux.

L’Amérique latine, celle des peuples, fait entendre sa voix. A nous de l’entendre et de l’accompagner dans son combat.

 

PS. De nombreuses personnalités (chefs d’Etat, ministres …ont assisté à la cérémonie présidentielle. Qui a représenté  la France ?

 

 José Fort

 

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 10:00

Cuba : deux ou trois choses…

 

Pas gentil, gentil un commentaire sur mon mur Facebook à propos d’une de mes réactions à propos de Cuba.

L’auteur que je ne connais pas et qui ne  fait pas partie de ma liste d’ « amis », se présente comme un « jeune » membre du PCF et assène croyant me faire mal: «  Depuis 40 ans vous écrivez des tracts et voici où nous en sommes ».  Me vient à l’esprit : «  Un jeune con est con pour longtemps. »

 

Ce personnage que je soupçonne d’écrire sous la dictée me donne l’occasion de revenir sur mon engagement, jamais tiède, aux côtés de la révolution cubaine.

 

J’aime Cuba et pas seulement pour la beauté du pays, ses plages et ses mojitos. J’aime surtout son peuple, son courage, son intelligence. Face aux agressions, au terrorisme (allant des tentatives d’assassinats de Fidel jusqu’à l’introduction de la peste porcine ou encore d’une bombe dans un avion de la Cubana), face aux pénuries provoquées par un blocus criminel, face aux campagnes de propagande organisées par les officines yankees, le peuple cubain a toujours résisté.

 

Cuba n’est pas un modèle, c’est un exemple pour les peuples latino américains. Ceux qui s’octroient le droit de juger Cuba alors qu’ils ne sont pas imprégnés de la réalité de ce pays et du continent latino américain se réfugient dans leur inculture pour au mieux s’en tenir à des généralités, au pire servir de relais aux forces impérialistes nord-américaines.

 

 

J’ai vécu plusieurs années au milieu de ce peuple. Pas dans les arcanes des autorités pour lesquelles de Fidel Castro à Diaz-Canel j’ai  le plus grand respect. J’ai vécu de près ce que veut dire  peuple, ce que veut dire solidarité lorsque seul, par exemple, ma famille rentrée en France, chaque soir, mes voisins venaient me proposer un peu de riz et quelques fruits.  

 

Avec les Cubains, même ceux qui ne supportent pas les privations, le disent haut et fort sans crainte d’être réprimés, j’ai toujours trouvé une main tendue. Voilà pourquoi et pour de multiples autres raisons, comme la disponibilité cubaine pour venir en aide aux autres, je suis et reste Cubain de cœur.

 

Pourquoi ce soir dire ces mots. Pour une raison simple : ceux qui ne connaissent pas la réalité cubaine (et souvent dispensent des avis après 15 jours de plage à Varadeiro) ne peuvent pas comprendre. Ce peuple, dans sa grande majorité (il y a bien entendu des gens hostiles à la révolution rêvant d’un retour au temps du «  rêve » américain, des bordels, de la mafia, de l’argent facile) ne supportent pas les ingérences venues de l’extérieur. La  défense de la souveraineté reste un facteur de rassemblement au delà des différences politiques, idéologiques, culturelles. Un autre facteur est à prendre en compte : une jeunesse formée, éduquée, d’un haut niveau culturel. Je me souviens d’un jour marchant dans une rue de La Havane avec Georges Wolinski et croisant un type, plein de graisse de la tête au pied, noir,  réparant une  mobylette d’un autre temps. Echange entre lui et Georges sur la littérature française, Victor Hugo, Balzac et quelques auteurs contemporains.  Et Georges de lui demander : «  D’où sortez vous tout ça ? « De l’université, compadre, » répondit-il.

 

Cuba n’est pas un modèle, je le répète. Mais un exemple pour cette partie du monde où la violence s’abat sur les mouvements populaires, où le capitalisme ravage des populations, surtout des minorités, mais où des forces libératrices émergent différentes d’hier et pourtant porteuses des mêmes espoirs.

 

Une dernière chose. A Cuba, il ne se passera pas un effondrement comparable à celui intervenu il y a 20 ans en Europe de l’Est. Le peuple cubain, avec au premier rang les communistes cubains, ne laissera pas faire. Comme hier, sur la playa Giron.

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 17:36

 

 

 

 

 

Cuba, solidarité

 

Le blocus contre Cuba renforcé par Trump et maintenu par le «  démocrate » Biden a des effets dévastateurs sur la population qui doit encore et encore subir des privations. Les gouvernants nord-américains et leurs officines misent sur le désespoir pour tenter de déstabiliser la révolution cubaine. Ils viennent de franchir une nouvelle étape en activant leurs relais locaux et l’organisation de rassemblements d’opposants – limités en ampleur -  mis en musique depuis Miami.

 

Après des années d’agressions, des années de dénigrement, après des années de résistance de ce pays d’un peu plus de onze millions d’habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale, à Cuba on dispose de peu de richesses irrigant la société de consommation mais on mange à sa faim, on étudie et on se soigne gratuitement, on vit dans une société en sécurité et solidaire. Est-ce cela une «  dictature » ?

Ce n’est pas à Cuba qu’on assassine les manifestants mais en Colombie en ce moment. Ce n’est pas à Cuba que la chasse aux Noirs se termine par des meurtres commis par des policiers, mais aux Etats-Unis. Ce n’est pas à Cuba que des enfants crient famine et dorment dans la rue mais au Pérou.

 

Voici un pays du Tiers monde où l’espérance de vie s’élève à 78 ans, où tous les enfants vont gratuitement à l’école, les étudiants à l’université. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs. Un pays qui malgré restrictions et difficultés en tous genres réussit à fabriquer son propre vaccin contre le Covid19.

Un pays qui depuis plus de 60 ans doit affronter le terrorisme, le blocus visant à étrangler son économie. Un pays qui chaque jour doit subir des calomnies à la pelle.

 

 

Pour dénigrer la révolution cubaine, la propagande US servilement relayée en Europe évoque les « libertés » et « les droits de l’homme ».

A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Ce n’est pas à Cuba qu’on réprime actuellement les minorités mais au Chili. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Les opposants au gouvernement ne sont pas assassinés dans les rues de La Havane mais au Honduras, au Paraguay sous protection des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ce n’est pas à Cuba mais au Brésil que le président fasciste organise la chasse aux démocrates dans les universités, menace les populations indiennes et qualifie de « terroristes » les paysans sans terre en lutte contre les grands propriétaires. Quant aux prisonniers soit disant « politiques », liés et subventionnés par la CIA et ses satellites, ils se comptent en quelques dizaines à Cuba alors que les victimes de la justice raciste yankee croupissent souvent depuis des dizaines d’années dans les prisons nord-américaines. 

 

Dans la mémoire de millions d’hommes et de femmes d’Amérique latine et du Tiers monde, Cuba reste un exemple des temps modernes. Alors que les ennemis de la révolution tentent une fois encore un sale coup, Cuba et sa révolution doivent pouvoir compter sur notre soutien, notre solidarité, notre amitié.

 

José Fort

 

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 08:01

 

 

Cuba, peuple étranglé

 

On aurait presque envie d’adresser au peuple cubain un «  pardon ».

 

Pardon de le laisser seul résister, malgré la solidarité venue du monde entier, à une agression permanente yankee depuis plus d’un demi-siècle.

 

Pardon, pour non assistance à un peuple en danger, de ne pas appliquer la décision largement majoritaire des Nations Unies condamnant le blocus imposé à la Grande Ile.

 

Pardon, à ce peuple instruit et en bonne santé contrairement aux pays de la région, d’être interdit de seringue et autres produits de base pour lutter contre les maladies.

 

Pardon,  qu’il ne puisse librement commercer, échanger  car sous menaces des gouvernants nord-américain, hier Trump, aujourd’hui Biden.

 

Pardon, de ne pas  mesurer qu’en étranglant l’économie cubaine, les yankees hier républicains, aujourd’hui «  démocrates » misent sur un possible désespoir de la population.

 

Pardon, de ne pas imaginer ce que serait la France bloquée aux frontières belges, allemandes, italiennes et espagnoles.

 

Pardon, de ne pas suffisamment saluer et remercier les médecins cubains partis combattre les virus, avant-hier l’Ebola en Afrique, hier  le C19 dans plusieurs pays, y compris en Europe.

 

Pardon,  ces complicités politico-médiatiques des officines de la CIA installées à Miami, il n’y a pas si longtemps relayées depuis TDF en France, à Issoudin.

 

Pardon, alors que la science cubaine réalise ses propres vaccins, de négliger une possibilité de contenir l’épidémie à proximité des côtes de La Havane

 

Pardon.

Suffit-il de demander pardon ?

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

 

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 14:13

Afghanistan

Je ne peux oublier le pendu de Kaboul.

 

 

L’Afghanistan fait aujourd’hui la «  une » de l’actualité avec le départ de ce pays des troupes nord-américaines. Comme si depuis des mois et des mois ne se préparaient pas la poursuite d’un massacre programmé.

 

En écoutant les infos, me vient à l’esprit quelques souvenirs : les femmes décapitées dans le stade de Kaboul, les communistes torturés et assassinés dans la capitale afghane et une image qui restera pour toujours dans ma mémoire : celle de mon ami Mohamed Najibulla, dernier chef d’Etat de la République démocratique d’Afghanistan, extirpé d’une mission de l’ONU avant d’être pendu à un réverbère de la principale avenue de Kaboul.

 

J’avais rencontré Mohamed à Moscou lors d’une conférence internationale. Nous avons passé, une partie d’une nuit, à discuter grâce à un ami commun. Il militait pour la «  réconciliation nationale » mais posait la question, la véritable question : «  Pourquoi les talibans sont-ils armés, conseillés, encadrés par les Etats-Unis, les pays occidentaux avec l’aval de vos «  French doctors ? Ils jouent avec le feu, celui qui risque de tous nous détruire ».

 

Mohamed, dont je ne connais pas le sort réservé à sa famille, et je crains le pire, était un jeune cadre communiste qui avait au plus fort des dissensions internes et de la pression internationale, pris ses responsabilités : au prix de sa vie.

 

A temps de Mohamed, en Afghanistan, les femmes avaient accès libre à l’enseignement, pouvait se déplacer librement, exprimer une opinion, choisir un compagnon. Vivre. C’était au temps où les criminels étaient armés par les Etats-Unis, l’Europe avec la complicité des  «  French doctors ».

 

José Fort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 15:10

 

 

PCF, il y a ceux…

 

Faut être clair. Plusieurs courants traversent le PCF. Mieux vaut le savoir et le dire.

 

Il y a ceux parmi lesquels de nombreux anciens dirigeants du PCF qui ont choisi de rejoindre avec armes et bagages  Mélenchon.

 

Il y a ceux qui préfèrent être FI que communistes.

 

Il y a ceux qui croient pouvoir sauver une parcelle de pouvoir.

 

Il y a ceux qui considèrent qu’il vaut mieux disparaître de la vie politique laissant la place à d’autres au titre de la bonne réponse à la menace de l’extrême droite.

 

Il y a ceux qui n’aiment pas le nouveau responsable du PCF et sautent sur n’importe quel sujet pour taper sur Fabien Roussel.

 

Il y a ceux qui refusent une voix jeune et nouvelle.

 

Il y a ceux qui ne disent rien et attendent de voir venir.

 

Enfin, il y a ceux, majoritaires, qui ont décidé une candidature communiste non pas pour propulser un «  chef » mais pour ouvrir le débat avec des propositions neuves, constructives, révolutionnaires. Et affirmer leur identité.

 

Il se trouve que ceux là sont majoritaires.

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 15:06

Péril jaune

 

La Chine ennemi numéro1. Biden le dit, le G7 l’affirme, l’Otan confirme et à la moutonnière, avec quelques prudences de style, Macron et ses collègues acquiescent.

Nous voici revenu vers la fin du XIXe siècle.  Une période durant laquelle les Blancs craignaient que les Chinois ou les peuples venant d'Asie ne les surpassent et ne prennent la direction du monde. C'est pour désigner ce danger que le terme « péril jaune » avait été inventé.

Du «  progressiste » Biden à ses amis du monde « libre », ils savent toujours de quoi nous souffrons et délivrent leurs précieux diagnostics. Aujourd’hui les Chinois, demain qui ?

La  haine de l’autre a toujours été la meilleure façon de combler sa propre vacuité.

 

José Fort

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 15:05

Pérou. Qui est Keiko Fujimori ?

 

La candidate de la droite péruvienne, battue par l’élu des pauvres et des indigènes, Pedro Castillo, n’est pas seulement la fille d’un père, ex-président-dictateur, aujourd’hui emprisonné pour crime contre l’humanité. Elle a, aussi, un sinistre bilan personnel et joue avec l’élection présidentielle son avenir : la liberté ou la prison. Elue, elle aurait bénéficié de l’impunité présidentielle. Battue, elle risque au moins 20 ans de prison.

 

 

 

Poursuivie pour blanchiment d’argent sale, y compris venant de la drogue, elle est accusée d’avoir reçu des pots-de-vin de l’entreprise brésilienne de BTP Odebrecht pour financer sa campagne électorale de 2011.

Elle a déjà effectué treize mois de détention provisoire et est sortie de prison fin novembre 2019.

 

Ses chefs d’inculpation sont multiples : blanchiment d’argent sale, obstruction de la justice, organisation criminelle, fraude de procédure et fausses déclarations.

 

Lors d’une récente audience, le juge a précisé que la peine pourrait s’élever à 15 ans de prison. Le procureur a évoqué 24 ans et 10 mois.

 

Telle est la candidate de la droite  péruvienne, de la bourgeoisie, des multinationales, bénéficiant du soutien des services spéciaux US et de tous ses résidus. Keifo Fujimori et ces gens sont prêts au pire.

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