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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 15:18

Ma participation sur la BBC, ce jeudi

après midi.


L’accord de paix signé à La Havane entre les Farc et le gouvernement colombien est un événement historique. Il met fin à une longue guerre avec des dizaines, des centaines de milliers de victimes. La Colombie n’avait pas connu la paix depuis 52 ans.

Cet accord a été rendu possible grâce à l’hospitalité, à la patience et à la compétence diplomatique de deux Etats : Cuba et la Norvège. Il pourrait être acté lors du référendum prévu le 2 octobre prochain en espérant que l’extrême droite emmenée par l’ex-président Uribe ne sabote pas cette avancée vers la paix.

L’accord prévoit que les Farc reconverties en force politique soient représentées de droit au Congrès. Il annonce la création d’un conseil national de réincorporation, une commission de suivi et de vérification. Bref, un retour à une vie « normale » avec la dépose des armes, la disparition de forces para militaires, le retour progressif à la démocratie des urnes et la libération des prisonniers politiques.

On comprend l’énorme satisfaction du peuple colombien. Avec deux constatations : la reconnaissance de la rébellion comme une force politique née de l’injustice, de la répression et de la violence d’Etat et l’implication des Etats-Unis durant ces 52 dernières années dans une guerre menée dans les faits contre les couches les plus pauvres du peuple colombien.

22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 19:26

Ma chronique sur Radio Arts-Mada

(Tous les lundi en direct à 19h15)

Ne vous inquiétez pas. Je ne vais pas me risquer à des appréciations sur les Jeux Olympiques, son déroulement, les résultats ou encore les âneries des commentateurs du service public. Un mot quand même sur ces derniers. Ce ne sont pas des aigles, c’est certain. Surtout, beaucoup d’entre eux tètent à droite, sinon plus. Ceci explique cela.

Je veux plutôt m’arrêter un instant sur le palmarès des athlètes français : excellent. Et pour la plupart de ces jeunes gens, une remarquable tenue faisant honneur à leur pays, si l’on excepte la foire d’empoigne chez les stars de la natation et quelques mauvais perdants brocardés à juste titre dans la presse nord-américaine.

Permettez-moi une interrogation : avez-vous noté que dans ce contexte de victoires sportives et humaines, on se pose moins de questions sur la couleur de peau ou la religion des athlètes? Nombre d’entre eux, bien français, ont des parents ou des grands parents venus d’ailleurs. On leur prête les qualités de courage, de travail, de respect du drapeau tricolore en laissant de côté le reste. Une bonne nouvelle pour nous, une mauvaise pour tous ceux qui tentent de nourrir la haine entre Français. La France métissée, c'est la France unie qu’on aime.

Une dernière réflexion. Je n’ai pas utilisé à propos des parents des athlètes la formule qu’on entend à foison : « d’origine étrangère ». Ne pensez-vous pas qu’ils doivent en avoir ras-le-bol les Mohamed et les Fatima de toujours être présentés « d’origine Magrébine ou africaine » alors que nés en France, éduqués à l’école de la République et travaillant dans ce pays hier plus tolérant et accueillant ?

Ma conclusion, je la tire d’un article de Laurent Sagalovitsch qui écrivait sur son blog/Slate, je le cite : « Que nous soyons musulmans, catholiques, juifs, athées, nous représentons à travers nos parcours variés la vraie richesse de ce pays qui sans l’apport de nos différences, ne serait plus qu’un dépotoir désolé, un cimetière à l’abandon crevant de solitude dans l’enfer de son identité consanguine. »

16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 12:36

Je suis totalement d'accord. Lisez.

Par Amar BELLAL

Assez perplexe face à certains arguments tentant de relativiser le phénomène « burkini » en tentant de comparer cette pratique avec des tenues de plongée, ou cherchant à banaliser cette pratique en qualifiant cette tenue de « vêtement comme les autres » comme l’affirme Edwy Plenel par exemple.

D’un côté il y a une nécessité physique et pratique (protéger et réchauffer son corps lors de la plongée) et de l’autre côté on a un phénomène nouveau dans l’espace public, et dont je pense qu’elle n’a rien d’anodin, rien à voir avec un fait culturel ou autre du à l’arrivée de populations nouvelles, mais plutôt à voir avec une démarche politique de revendication.

Dans les années 80-90 il y avait ce qu on peut appeler la première génération, les premiers français issus de parents « musulmans » (en gros, l’ Afrique du Nord, ceux qu’on englobe par le terme « arabe »). A l’époque, pas de Burka, je n ai jamais entendu parler de Burkini, et jamais personne dans mon entourage parmi les parents immigrés, et encore moins leur gosses, n’auraient eu un jour l’idée d avoir cette pratique, et pis, revendiquer de pouvoir l’avoir dans l’espace public. Il y avait plus ou moins (et souvent pas du tout!) tout au plus des pratiques de ramadan, de prières, mais la priorité c’était de s’insérer, de se faire accepter pour le dire vite, de s’intégrer par l’école entre autre, en étant conscient aussi qu’on vivait dans un pays avec une longue histoire, des traditions etc… Au collège on avait droit par exemple à un menu sans porc (au choix), et d’autres signes montraient qu’il y avait un vrai retour, un effort des institutions républicaines qui savaient s’adapter à des populations nouvelles: j’oserais dire que la France a pratiqué une laïcité ouverte, bienveillante on va dire.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César.

Cela fonctionnait aussi car il y avait le pari de l’intégration et de « donner du temps au temps », pour les futurs générations. Je ne cache pas que je suis un pur produit de cette école républicaine et c’est aussi pour cela que je défend les valeurs républicaines et de laïcité, et notre système éducatif (lourdement attaqué, je le sais…) dans ce qu’elles ont de meilleur. Bien-sûr il y avait du racisme, des discriminations à l époque, et encore maintenant…Mais il y a aussi beaucoup de bienveillance et de personnes formidables en France comme mes professeurs qui dans leur écrasante majorité nous encourageaient.

Ce qui m ‘interpelle aujourd’hui hui, c’est que 20-30 ans plus tard, en 2016, on en est à des revendications incroyables de type Burka et Burkini. Il est clair que cela ne peut pas venir des premiers arrivants ouvriers comme mes parents ni même de la première génération de français, mais bien de la 2ème voir 3ème génération, parfois de convertis qui ne sont pas du tout d’origine immigré. C’est donc une démarche qui est apparue en France et non pas importée par la culture des immigrés des années 60-70…rien à voir non plus avec un fait culturel massivement partagé par l’arrivée de populations nouvelles, mais bien le fait d’une minorité avec une démarche clairement politique et prosélyte. Disons le clairement, l’écrasante majorité des musulmans en France ressentent ces revendications comme une provocation inutile et dangereuse pour elle même : en effet, c est pain béni pour le FN ce genre de revendications, et le FN, ses idées, sont la première menace. Parfois quand j’entends les arguments de certains tendant à relativiser ces pratiques, croyant ainsi défendre les musulmans, je me dis qu’on se passerait volontiers de ce type de défense…on a même envie de leur dire : « …svp…taisez vous… ».

Si vraiment on veut défendre le vivre ensemble, avec le fait culturel musulman qui est maintenant une réalité en France, il faut clairement combattre, et ne pas leur trouver la moindre circonstance atténuante, ces prosélytes d’un mode de vie venu d’un autre âge, et que nous ne partageons pas.

15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:11

Il y a un peu plus d’un an, Georges Séguy, décédé dimanche, déclarait à propos des poursuites contre les responsables syndicaux : « La justice de classe s’abat toujours sur les militants et sur les plus faibles ». Le secrétaire général de la CGT, figure emblématique du mouvement ouvrier, animateur des causes émancipatrices et pour la paix savait de quoi il parlait. L’action clandestine, la déportation, la lutte dans son entreprise cheminote, mai 1968 et les considérables avancées sociales, le mépris patronal puis le respect de tous. Séguy a donné.

La justice de classe existe plus que jamais. Il suffit de s’en tenir aux faits, rien qu’aux faits pour ces deux derniers mois.

A Rouen, un SDF est condamné à trois mois ferme pour un vol de yaourt. Son passé de petit délinquant ne peut expliquer une telle sentence.

A Tourcoing, une caissière d’un super marché Auchan est licenciée pour avoir commis une erreur de 85 centimes sur une boîte de concentré de tomate.

A Paris, la ministre du Travail dont il est inutile de citer le nom, son rôle se limitant à exécuter les basses œuvres de Manuel Valls, valide le licenciement d’un délégué CGT d’Air France alors que l’inspection du travail avait prôné l’inverse.

Au Havre, la chasse aux militants CGT est ouverte, des décisions de justice étant attendues à la rentrée.

A Mulhouse, un délégué CGT qui avait lancé à Valls « je t’emmerde » est condamné à une forte amende.

Un peu partout en France, des militants CGT-EDF font l’objet de menaces.

Je m’arrête là, la liste serait trop longue. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux militants CGT de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme. Et personne ne peut oublier que le chef du Medef, l’ineffable Gattaz a qualifié la CGT de « terroriste » tandis que le très servile France-Olivier Gisbert a comparé la centrale syndicale à l’organisation des fascistes-intégristes Daech.

Pendant ce temps-là, tout va bien pour les nantis.

Sarkozy, l’homme aux dizaines de gamelles, aux sales affaires sonantes et trébuchantes se prépare à l’élection présidentielle.

Balkany, le pilleur de Levallois, peut en toute liberté s’ébrouer dans ses palaces du côté de Marrakech, des Antilles et de l’Eure, protégé derrière ses sociétés écrans.

Cahuzac, l’ancien ministre socialiste du budget, embourbé dans ses comptes cachés en Suisse, et ailleurs paraît-il, peut tranquillement vivre sa vie et, dit-on, préparer son retour en politique.

Dassault, distributeur de billets à des fins électorales ne sera pas condamné pour corruption et achat de votes. Il poursuivra ses activités de sénateur, de marchand d’armes et à la direction de l’UMP.

Tapie, l’homme de « Vive la crise » à la fin des années 1980, le chouchou de Mitterrand qui l’avait fait ministre, l’affairiste pas très net, le copain de Sarko et de Lagarde pour récupérer plusieurs centaines de millions d’euros sur le dos des contribuables, l’ancien tolard peut vaquer à ses occupations en toute liberté.

Les dirigeants et actionnaires de Sanofi englués dans des scandales s’augmentent scandaleusement et licencient à la pelle.

Les responsables de la Société générale avaient promis la main sur le cœur qu’ils ne cacheraient plus leur fric dans les paradis fiscaux. Ils viennent de se faire prendre la main dans le sac.

Allez, j’arrête. Permettez-moi simplement de rependre un extrait connu de la fable de Jean de La Fontaine :

« Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »

6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 14:52

J’étais un parmi les quatre milliards d’hommes, de femmes, de jeunes et de ceux qui le sont moins accrochés à mon téléviseur pour suivre la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques dans le mythique stade Maracana à Rio de Janeiro. Une nuit blanche pour un spectacle lumineux, pour un salut à la jeunesse et aux sportifs du monde entier, pour une démonstration de fraternité et un vibrant appel en faveur de la paix dans ce monde malmené. Il n’y aura eu qu’un seul bémol dans ma nuit brésilienne : l’indigence des commentateurs de France2 se croyant investis d’une mission géostratégique alors que leur inculture crasse en crevait nos tympans.

Comme avant chaque JO, nous avons entendu les éternelles pleurnicheries sur les retards, les malfaçons, les plomberies défectueuses. Les aigris et autres pisse-vinaigres en resteront toujours à la petitesse alors que les Brésiliens ont réussi avec talent l’épreuve des premiers Jeux Olympiques organisés sur le continent latino-américain.

La fête a été totale. Avec un public chaleureux accueillant dans la joie les 207 délégations et un peu plus de 10.000 athlètes venus du monde entier et conspuant brièvement mais bruyamment le président fantoche Michel Terner, un des auteurs du coup d’Etat institutionnel commis contre la présidente élue démocratiquement par 52 millions de Brésiliens, Dilma Rousseff.

Hymne brésilien chanté en version acoustique, stade résonnant des plus belles mélodies brésiliennes et transformé en sambodrome avec le défilé d'une douzaine d'écoles de samba, un millier de figurants, triporteurs aux couleurs acidulées précédant les délégations, scènes évoquant les étapes marquantes de l'histoire du pays hôte, insectes, araignées, chenilles en structures métalliques vivant dans l'épaisse forêt amazonienne, caravelles européennes bravant la tempête sur l'océan Atlantique avant d'accoster sur les côtes brésiliennes, esclaves venus d'Afrique, urbanisation chaotique... Avec la volonté affichée de préserver la planète des pollutions meurtrières. Et surtout l’accueil émouvant des sportifs « réfugiés » regroupés sous le drapeau olympique. Devant un tel spectacle qu’il serait fou de faire la fine bouche.

Et puis, il y a la réalité politique. Les auteurs du coup d’Etat contre Dilma Roussef ont été copieusement conspués. Dans la tribune officielle, on notait surtout les absences des principaux chefs d’Etat. Exit Obama, Meckel, Poutine. Exit, les présidents chinois, indien, indonésien… Exit, les présidents vénézuélien, chilien, mexicain, bolivien, équatorien, cubain… Seulement trois présidents latino avaient fait le voyage : le Paraguayen Horacio Cartes, créature d’un coup d’Etat contre le président légalement élu, Fernando Lugo ; le sinistre nouveau président argentin, Mauricio Macri qui après avoir licencié à tour de bras et ouvert le pays à la finance internationale s’attaque désormais aux « Mères de la Place de Mai ». C’est au milieu de ce sinistre entourage mafieux que François Hollande est venu promouvoir la candidature de Paris pour les JO de 2024. Il aura tout faux. Y compris sur cette question qui aurait mérité d’autres lieux, d’autres moments et d’autres interlocuteurs.

José Fort

3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:23

Les assassinats commis à Nice et à Saint-Etienne-du-Rouvray ont nourri l’actualité des derniers jours. L’horreur, la barbarie ont sidéré, traumatisé les Français quels que soient leurs engagements sociaux ou politiques, leurs origines, leurs cultures. Un boulevard a été largement ouvert au Front national. Les fascistes-intégristes manipulateurs d’esprits faibles et de tueurs en sommeil n’en demandaient pas tant. Pendant ce temps, le reste de l’actualité s’enfonce dans les oubliettes permettant les mauvais coups sociaux.

« Ca va mieux », déclarait il y a peu le Président de la République. On le sait amateur d’humour. Mais là, il s’est surpassé. Les chiffres du chômage rendus publics il y a une semaine sont encore et encore en hausse, les manipulations des statistiques et autres gommages de chiffres n’arrivant pas à camoufler le bilan désastreux.

Les mesures de dernière heure pour tenter de faire disparaître 500.000 demandeurs d’emplois avant le mois de décembre en raclant les fonds de tiroir de Pôle Emploi et en sortant du chapeau des formations souvent bidon n’y pourront rien. L’échec de Hollande et du gouvernement en matière d’emploi et malgré les énormes cadeaux faits au patronat est patent.

D’ores et déjà, François Hollande qui assurait qu’en cas d’échec de sa politique en matière d’emploi il se retirerait de la course présidentielle en 2017, peut préparer ses valises.

Une information n’a pas ému outre mesure. Pourtant, elle devrait donner à réfléchir sur l’état réel de la France et sur ces hommes et ces femmes qui pillent le pays. Je veux parler du plan liquidateur à SFR sous la houlette de Patrick Drahi, ce milliardaire franco-israélien repreneur de tout ce qui bouge en matière de communication et d’information, bénéficiant étrangement de largesses bancaires peu claires, aux lendemains périlleux. Comme d’autres, le jour où ça chauffera pour lui, il aura la solution de l’impunité en se réfugiant à Tel Aviv. A chacun son boulot : Miami abritait les anciens dictateurs latino américains, Israël accueille les affairistes bi-nationaux en délicatesse avec la justice française.

Patrick Drahi, patron de Libération, l’Express, BFM, RMC, avait promis après avoir acheté SFR de ne pas licencier. Quelques semaines plus tard, dans un bar de New York, après quelques verres, il s’était laissé aller à regretter sa « déclaration trop rapide ». La semaine dernière, sans gêne aucune, il a annoncé le « dégraissage » : 5000 emplois supprimés, 1/3 des effectifs. Comme à l’Express où une bonne partie de la rédaction a été virée. Les supplétifs de BFM n’ont qu’à bien se tenir : leur tour viendra.

Patrick Drahi, un « exemple » de réussite comme le fut à son époque Bernard Tapie, a des fans. Premier d’entre eux, Bernard Henri Levy. Vous savez l’homme de Bengazi, l’attaché de guerre de Sarkozy, traînant toujours dans les caves de l’Elysée. BHL dit de Drahi :

« Français d’âme et de cœur, ressortissant suisse, citoyen israélien, citizen Drahi vous êtes l’un des « Gidiens » que « l’idéologie française » réprouve depuis un siècle mais dont nous avons cruellement besoin. » Ne riez pas.

Le guerrier au col blanc qualifie Drahi de « Gidien » donc propre à l’œuvre de l’écrivain André Gide et donc de la « théorie gidienne de l’acte gratuit », selon Jean-Paul Sartre. De l’acte gratuit avec Drahi ? A se rouler par terre. 5000 postes de travail, 1/3 des effectifs supprimés à SFR. Ca va mieux, comme dit l’autre.

La mobilisation contre la loi dite sur le travail, les augmentations des tarifs notamment dans les transports et les plans de licenciements notamment à SFR, Air France, Sanofi et d’autres vont marquer la rentrée. Elle sera chaude. Les directeurs des relations humaines, les fameux DRH vont avoir du boulot. DRH, un métier d’avenir.

29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:35

Chacun y va de son couplet. Alors pourquoi pas le mien ?

Je propose trois premières mesures : arrêt immédiat des ventes d'armes aux monarchies arabes; interdiction des financements étrangers des structures islamiques en France ; contrôle de l'argent en provenance de ces pays vers la France et l'Europe. La droite et le PS sont-ils prêts ?

J'ajoute. Enquête sur les liens entre les ciments Lafargue et les terroristes-fascistes

J'ajoute. Ouverture d'une enquête sur les responsabilités gouvernementales du temps de Sarkozy concernant la Libye.

J'ajoute: arrêt immédiat des livraisons clandestines d'armes à de prétendus " rebelles modérés" en Syrie.

J'ajoute. Reprise de l'enquête sur les pays européens ayant bénéficié du pétrole payé à bas prix aux fascistes intégristes.

J'ajoute. Information au Parlement des opérations clandestines menées par les forces spéciales françaises

J'ajoute. Arrêt immédiat des stages de formation des militaires venant des monarchies arabes servant ensuite de " conseillers" aux fasciste-intégristes.

J'ajoute: Interdiction aux moteurs de recherche, de facebook et d'autres de répercuter les messages des fascistes-intégristes.

J'ajoute: recherche et punition des systèmes satellites permettant aux fascistes-intégristes de communiquer.

J'ajoute: arrêt des bombardements aveugles sur la Syrie ayant pour conséquence la mort de centaines d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers au conflit.

J'ajoute. On me dit: d'accord mais quelles solutions pour ici. Cela veut dire qu'on a rien compris sur les racines du mal.

J'ajoute: rejet des déclarations indignes comme celle prononcée par le cardinal André Vingt-Trois utilisant son homélie pour les victimes de St-Etienne-du-Rouvray pour évoquer le " silence des élites devant les déviances des moeurs et la légalisation des déviances."

J'ajoute : enquête sur les raisons qui ont motivé la liquidation par Sarkozy du renseignement de proximité à travers la suppression des RG, et la suppression par ce même Sarkozy de 12 000 postes dans la police

26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 19:39

Face aux crimes de masse ici, ciblés là, il va falloir arrêter de se limiter à ânonner l'émotion presque quotidienne, cesser de laisser insulter une communauté, proscrire la rivalité dans l'expression guerrière, ne pas répondre aux crimes par d'autres crimes, repousser les décisions liberticides souhaitées par les fascistes-intégristes. Il est temps de mettre fin aux effets de manche, aux postures médiatico-électoralistes. L'heure - avec les nécessaires mesures de sécurité, sévères et efficaces - est à mettre sur la table les véritables raisons de ce déchaînement de violences (historiques, politiques, culturelles, économiques) et à prendre les mesures pour assécher les fondements de la barbarie.

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 19:30

Ma chronique sur Radio Arts-Mada (tous les lundi en direct à 19h15)

La société française est malade. Très malade. Voici un florilège non exhaustif d’événements illustrant l’état inquiétant dans lequel s’enfonce la France. A mettre à l’actif de la caste politico-médiatique de droite et du pouvoir actuellement en place.

A Nice, où sa mère a été assassinée la veille, une jeune parisienne mère de famille comme on dit de la deuxième ou troisième génération a pris le premier avion grâce l’aide du personnel d’Air France pour se recueillir sur le lieu du crime. Une vieille bourgeoise endimanchée ou plutôt enguirlandées lui lance sur la Promenade des Anglais : « Rentrez chez vous ». Ignoble.

Toute honte bue, le Front national annonce, je cite, « qu’après les événements survenus à Nice, le FN enregistre de très nombreuses adhésions. » Charognards.

Le président de la région Rhône-Alpes le sinistre Wauquiez aux allures de gauleiter, second de Sarkozy à l’UMP, propose que la dénonciation à la police, je dis bien « dénonciation », d’un « musulman extrémiste » soit immédiatement suivie d’un emprisonnement préventif. Il ne précise pas si, comme au bon vieux temps de la milice, les lettres anonymes seront acceptées. Sordide.

Plusieurs députés et responsables de droite et du PS invitent le gouvernement français à s’inspirer de l’expérience d’Israël en matière de lutte anti terroriste alors que les dirigeants israéliens affrontent, oui affrontent, un peuple colonisé, spolié, martyrisé qui en ce moment se défend avec des couteaux contre une armée suréquipée. Infâme.

A Marseille, une femme entièrement voilée veut retirer son passeport. L’employé refuse, à juste titre et conformément à la loi, de lui remettre le document tant qu’il ne verra pas le visage de la dame en question. Refus, menaces du mari contre l’employé. Inacceptable. On n’avance pas masqué dans notre République. Dans les mairies comme dans les manifestations.

Les responsables d’un centre aéré de Reims distribuent une note aux parents demandant aux filles de porter un short sous leur jupe pour éviter les « comportements déplacés des garçons. Bêtise crasse ? Pas seulement.

Dans le Val d’Oise, un jeune noir sportif est mort après une altercation avec les forces dites de l’ordre. Version officielle : « il était malade. » Une scène qui en rappelle d’autres, aux Etats-Unis où la chasse aux jeunes noirs est une pratique courante.

Le rectorat de Bordeaux proposait il y a peu aux collégiens de travailler un exposé comme si ils étaient chargés par Goebbels de préparer un discours d’Hitler visant à dynamiser les troupes nazies pendant les combats à Stalingrad. Nauséabond.

Sur la plage de Cronesty à Arzon dans le Morbihan, des commerçants ont démonté le stand itinérant de la CGT consacré aux saisonniers et menacé les militants syndicaux, les grèves et manifestations ayant affaibli, disent-ils, leurs chiffres d’affaires. Permettez moi un conseil : si vous êtes dans le coin, évitez d’aller donner vos sous aux commerçants d’Arzon.

La loi dite sur le travail a été adoptée à coup de 49,3. Je rappelle un des articles. Je cite : « lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail. » Bientôt, certains regretteront leur passivité devant une telle atteinte aux droits des salariés. Réveils difficiles en perspective.

C’est tout ? Non, le temps n’est pas à rester l’arme au pied. Il y en a qui se bougent. Tenez, par exemple : les jeunes qui ont collé l’autre soir dans plusieurs villes du Val de Marne des affiches qu’ils avaient confectionnées eux-mêmes appelant à la manifestation du 15 septembre prochain contre la loi scélérate ; ou encore l’hebdomadaire « Le Patriote » de Nice qui refuse en première page que, je cite, « la colère se transforme en haine ».

La France, la belle, la rebelle, la digne, la courageuse est toujours là. Nous en sommes.

21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:53

A droite, à son extrême et au PS, la référence serait à chercher du côté d’Israël. Jusqu’à Gilbert Collard du Front national d’appeler Paris à « accepter les conseils qu’Israël lui propose pour engager la vraie guerre contre le terrorisme. » Ou encore Eric Ciotti, proche de Sarkozy, affirmant : « Israël est un exemple en matière de lutte contre le terrorisme. La France qui a les mêmes ennemis doit s’en inspirer. » Le premier cité est le collaborateur de la fille le Pen, celui du « détail » concernant les fours crématoires. Le second annonce un « même ennemi » : le peuple palestinien. Ces deux exemples illustrent parfaitement l’ignominieuse dérive dans laquelle droite et PS sont engagés. Le gouvernement de M. Netanyahu en exemple, il fallait oser y penser.

Questions.

En quoi les situations seraient-elles à rapprocher ?

La France occupe-t-elle un territoire étranger ?

La France aurait-elle eu à subir, comme à Gaza, il y a deux ans, des bombardements faisant des milliers de morts (plus de 500 enfants) et détruits 80% des infrastructures ?

Le gouvernement français est-il composé en partie d’intégristes religieux ?

L’Etat d’Israël serait-il confronté au prétendu « état islamique » où au peuple palestinien dont il continue à confisquer la terre, qu’il occupe, colonise, assiège et plonge dans la misère et la révolte ?

Faut-il prendre pour modèle en matière de lutte anti terroriste l’Etat d’Israël qui jamais dans l’histoire ne s’est autant attaqué aux libertés de ses propres citoyens ?

Le pouvoir PS, la droite et le FN sont engagés dans une folle spirale antidémocratique. En prolongeant l’état de siège à six mois, ils font plus que le turc Erdogan.

En prenant exemple sur Netanyahu, ils osent nous proposer cette « expérience » alors que les dirigeants israéliens, à commencer par le Premier ministre devraient comparaître devant la Cour pénale internationale. Des assassins comme modèle ? Un terrorisme d’Etat comme idéal ? Laissons-les en cette honteuse compagnie.

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